Bonjour à tous ! Comment allez-vous ? J'espère que vous avez bien profité du soleil parce qu'il va disparaitre o_O l'horreur quoi, pluie, pluie et encore pluie ! Et oui je suis la Miss Météo ^^ Bref, j'arrête de vous embêter et je vous laisse avec ce chapitre !
Mais avant, appel à tatalulu, t'as disparu ? tes reviews me manquent xD
scpotter : merci ! Et oui un peu de suspens hihi
Aurelie L merci !
Camille: merci pour ta review ! Ah ! bizarre en effet lol tu le sauras bien vite…
Juls : merci ! Et oui, il fallait bien que ça bouge un peu pour Ron & Pansy ! Pour Harry, ça se fera petit à petit mais pas trop quand même alors… xD
Bonne lecture !
Chapitre 28
Arrivés au garage après avoir transplané, Pansy se mit à pleurer. C'est l'appel de sa fille qui la sortit de sa torpeur. Elle avait abandonné Ron. Comment avait-elle pu faire ça ? Pour ses enfants, se souvint-elle. Elle n'aurait pas pu aider Ron de toute façon. Sa baguette ne pouvait que la défendre et ses enfants auraient pu être blessés et ça, elle ne pouvait l'imaginer, Ron le savait. Automatiquement, elle installa les enfants dans les sièges auto, comme Ron le lui avait montré et démarra. Ils avaient presque une heure de route pour aller jusqu'à la maison. Une heure de terreur. Gabriel pleurait. Il avait faim et n'avait pas apprécié d'être réveillé injustement. Cassiopée essayait de le calmer mais elle pleurait elle-même, terrifiée à l'idée que Ron ne revienne pas. Pansy se mit alors à chanter une chanson, une chanson douce qui berça ses enfants. Ils finirent par s'endormir et Pansy se calma comme elle pouvait, se posant mille questions. Comment Jason avait-il fait pour les retrouver ? Pourquoi n'avaient-ils pas attaqué ? Comment Ron allait-il s'en sortir face à au moins dix hommes ? D'accord, il était un bon auror mais quand même… Pansy se refusa de penser au pire. Toutefois, quand elle vit des hommes devant leur nouvelle maison, la panique la saisit une nouvelle fois. Il y en a un qu'elle aurait reconnu entre mille. Il était toujours chez eux quand elle habitait encore avec Jason. Elle continua sa route sans s'arrêter. Il ne pourrait pas la reconnaitre, il ne tourna même pas la tête. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle arrive en voiture. Un bon point pour Ron. Mais où aller ? Elle roula encore une heure et s'arrêta sur un parking rempli de moldus. Cassiopée se réveilla à ce moment là
-On est où, qu'est-ce qu'on fait ?
-Je, on,
-Tu t'es perdu ?
-Non mais il y avait des gens devant la maison.
-On va où alors ?
-Je, je sais pas.
-On a qu'à aller chez Ron. Chez sa mère.
Pansy regarda sa fille, les yeux ronds. Bien sûr, quoi de mieux. Elle pourrait appeler d'autres aurors de là-bas et sauver Ron. Elle redémarra la voiture et trouva un coin tranquille pour reprendre ses enfants et transplaner. Direction le Terrier. Elle y arriva sans problèmes et, tremblante, frappa à la porte. La mère de Ron vint ouvrit et la reconnu tout de suite.
-Mais vous êtes…
-Je suis désolée de venir mais Ron a des soucis et je ne savais pas où aller ! Il faut appeler d'autres Aurors, s'il vous plait.
-Par Merlin ! Bill ! Bill !
D'un geste, Molly la fit entrer et soudain un des frères de Ron apparut.
-Transplane au Ministère, Ron a des ennuis. Appelle Kingsley et le nouveau !
Bill transplana et Molly se tourna vers elle, elle lui prit d'office le petit dans ses bras en lui ordonnant de s'asseoir.
-Que s'est-il passé ?
-Je, je sais pas si je peux en parler, je, je suis tellement désolée.
-Vous avez bien fait de venir mon petit. Heureusement que mon Bill était là. Fleur, va donc chercher Hermione, elle pourra aider.
Fleur transplana à son tour et en effet, quelques secondes plus tard, plusieurs aurors avaient investi le salon. Le Ministre de la Magie Kingsley lui demanda ce qu'il s'était passé. Elle raconta alors que Jason était apparu devant la maison, que Ron lui avait dit de fuir comme il l'avait prévu mais que l'autre maison avait aussi été repérée.
-Où est la maison ?
-Je sais pas ! Il ne me l'a jamais dit ! Je sais où est la nouvelle mais l'ancienne… près d'une petite ville…
-Ah Hermione ! Où est la maison où Ron se cache ?
-Je ne sais pas non plus, qu'est-ce qu'il s'est passé ?
-Ça a merdé, pas le temps, fit Werner, aucune idée ?
-Hastings ! Fit soudain Pansy, c'est près de cette ville. Une petite maison près de la falaise mais il y a le fidelitas dessus !
-On y va !
Plusieurs aurors transplanèrent sans prendre en compte ce qu'elle venait de dire. Pansy serra ses mains les unes contre les autres, remerciant intérieurement Molly et Fleur de s'occuper de ses enfants. Hermione s'approcha d'elle et lui prit les mains, lui demandant ce qu'il s'était passé. De mauvaise grâce mais sachant qu'Hermione était aussi très inquiète, elle lui répéta ce qu'il s'était passé.
-Comment ont-ils pu vous retrouver ?
-Aucune idée, fit Pansy, ça faisait des jours qu'on n'était pas sorti, en plus. Je comprends pas…
-Ron est très bon, il va s'en sortir.
-Ça fait deux heures que je suis partie !
-Il va s'en sortir, répéta Hermione comme si elle ne l'avait pas entendu, mais elle avait pâlit.
Pansy se leva brusquement pour retrouver ses enfants, elle avait besoin de leur chaleur. Molly rejoignit alors Hermione, l'air ravagé. Hermione l'enlaça en lui promettant que tout irait bien, sachant que ce n'était peut-être pas vrai.
-Pourquoi Potter n'est pas là ? Demanda Pansy en revenant, Gabriel dans les bras et Cassiopée accrochée à sa main.
-Il… il s'est absenté, bredouilla Hermione. Werner est très bon.
-Il y a intérêt.
Kingsley, qui avait transplané au Ministère, revient et interrogea de nouveau Pansy. Avec l'aide d'Hermione, il mit plusieurs protections sur la maison pour ne pas que les hommes de Jason les retrouvent.
-Je me demande comment il a pu les retrouver, fit-il à Hermione.
-Vous croyez que Parkinson ?
-Beaucoup doutent de ses dires…
-Je ne pense pas Ron a confiance en elle. Et elle a l'air sincèrement inquiète. Pourquoi attendre des mois si elle était coupable ?
-Je ne sais pas. Et Harry qui n'est pas là.
-Je sais.
Hermione s'en voulut d'avoir fait partir Harry. S'il arrivait quelque chose à Ron…
Pansy ne savait quoi faire. Tout le monde autour d'elle s'inquiétait, remuait, lui parlait mais elle avait juste envie de voir Ron. Aussi, quand il apparut soudain devant elle, elle eut à peine un sursaut, abasourdie. Il allait bien, sauf quelques marques de sang et des vêtements froissés. Cassiopée, en pleurs, sauta de sa chaise et courut vers lui. Il l'accueillit contre lui alors que tout le monde les regardait.
-Et ma puce, je t'avais dit que je reviendrais.
Mais Cass ne pouvait parler, elle avait eu trop peur de perdre son nouveau papa. Aussi, elle resta dans ses bras à pleurer. Il regarda Pansy, heureux de voir qu'elle allait bien, il aurait aimé l'embrasser mais il savait que ce n'était pas le bon moment. Rien que ce regard où il avait pu voir toute la peur qu'elle avait eue et le soulagement de le revoir lui prouvait que cette volonté était partagée. Molly et Hermione ne se continrent pas longtemps et, chacune leur tour, le serrèrent dans ses bras – serrant Cassiopée avec – en étouffant un sanglot. Il les embrassa sur le front, content de revoir son amie et sa famille.
-Pourquoi on est là ? demanda-t-il enfin.
Kingsley lui raconta tout alors qu'il s'asseyait, épuisé par la lutte. Cassiopée s'était endormie contre lui, épuisée par les larmes. Ron lui expliqua également ce qu'il s'était passé et tous se demandaient comment, d'un coup, ils avaient pu les retrouver.
-Avant qu'il ne parte, Diggs m'a dit que c'était grâce à toi, déclara Ron en regardant Pansy.
-Moi ?
Pansy vit que tout le monde lui lançait des regards méfiants, comme si elle allait soudain jaillir et les attaquer. Cela lui fit mal mais elle vit que Ron ne pensait pas du tout à ça, ni Hermione, ni Molly. Elle comprit qu'elle les avait de son côté.
-Oui, mais je comprends pas comment.
-Tu les as appelés ? Demanda un auror.
-Non ! S'écria-t-elle.
Ron fusilla cet Auror du regard qui sembla un peu se ratatiner sur place.
-Même si elle les avait appelé, commença Hermione, il faut un papier de Ron pour qu'il voit la maison. Tu as un bijou de ton ancienne vie ? Alliance ? Collier ?
-Non. Je… Cass en a un.
Ron dégagea Cass de ses bras et chercha son collier qu'il défit. Cela la réveilla et elle se coula contre lui. Hermione sourit devant cette image. Elle n'aurait jamais imaginé Ron si doux avec une enfant. Bien sûr, il l'était avec ses neveux et nièces mais ça n'avait rien à voir avec l'expression qu'il avait maintenant sur le visage.
-Attends ma puce, fais moi voir ton collier.
-C'est une photo de maman et moi.
Ron ouvrit le collier, en effet, une photo de Pansy et elle quand elle était petite.
-J'ai cru voir Louis tout à l'heure ? Maman ?
-Oui, oui.
-Emmène Cass jouer avec lui. Tu vas voir, on a plein de jeux ici.
Molly prit Gabriel dans ses bras avant de prendre la main de Cass.
-Je m'en occupe.
Ron attendit qu'elle soit partie pour se tourner vers Pansy.
-C'est Diggs qui lui a offert ?
-Oui, il y a des années.
-Il m'a dit qu'il me retrouverait partout avec ça.
Tout le monde se retourna vers Cassiopée qui était revenue.
-Qu'on pourrait jamais m'enlever à lui. J'aurais du le dire ?
-Non mais chérie, ne t'inquiète pas, fit Ron. Retourne t'amuser. Et merde ! Jura-t-il dès qu'elle fut partie en se tournant vers Kingsley, je croyais que tous leurs bijoux, vêtements étaient passés au crible avant de partir ! Comment quelqu'un a pu louper ça !
-Peut-être parce que ce n'est pas de la magie noire, intervint Hermione.
-Comment ça ?
-Et bien, ce n'est pas de la magie noire, ça doit être une magie pure qui relie un père à son enfant.
-Mais pourquoi il n'est pas venu avant alors ?
-Parce qu'il s'en fiche, fit Pansy, ça ne devait pas lui servir de nous retrouver si tôt…
-Ok, mais qu'est-ce qu'on fait ? On ne peut pas rester là.
-Pourquoi pas, fit Molly, revenue. On a gardé Harry au temps de Tu-Sais-Qui, vous pouvez très bien rester là.
-La famille peut pas savoir que Pansy est là !
-Quoi, tu n'as pas confiance en la famille ? Demanda sèchement Fleur.
-Si, plus que tout, mais ce serait les mettre en danger parce que 1-, il est facile que vous en parliez entre vous devant quelqu'un qu'il ne faut pas, 2-s'ils l'apprennent, ils pourraient vous menacer et vous agresser. Tu as vu ce qui est arrivé à ces jeunes filles ? Tu veux qu'il arrive la même chose à Victoire parce que j'ai ramené Pansy ici ? Je mettrais pas ma famille en danger. Tu crois que je suis parti pour le plaisir ? C'est pour vous protéger autant que pour protéger Pansy.
-Condamnons une partie de la maison, tenta Molly.
-Il y a toujours le Square Grimmaurd, tenta Hermione. Harry n'est pas là mais on a les clés et il ne nous en voudra pas, au contraire.
-Et dire qu'il n'est pas là… Enfin, oui, le square, c'est une bonne idée. On peut refaire un fidelitas. Et je pourrais même retourner travailler. Ok, mettons ça au point, décréta Ron.
.
-OK, on va devoir se rapprocher un peu.
-Quoi ?
-Harry, on est sensé être amoureux, on doit... s'embrasser, se toucher un peu. Fais pas cette tête. Je te demande juste de prendre ma main, de me prendre par la taille, des petites choses comme ça. On va être devant plus de monde. Ils vont se méfier un peu, c'est normal.
-Je croyais que tu étais acceptée ?
-Je le suis, mais là j'introduis quelqu'un de nouveau.
-Ce qui n'est pas juste, tu les fréquentes depuis une semaine et moi...
-Tu vas les rencontrer, on dîne avec eux demain et tu as eu le temps de te préparer, de revoir Lily seule. C'est déjà un grand pas. Tu n'as pas à m'embrasser tout le temps mais juste te détendre un peu à côté de moi. J'ai dit à Lily que tu étais timide et elle l'a bien remarqué mais il faudrait que tu te détendes.
-C'est pas facile.
-Je sais que ce n'est pas facile, bien que je ne sois pas de nature timide. Mais tu as la chance d'être avec tes parents, ne la gâche pas à ne pas savoir quoi leur dire. Profites-en.
Harry se prit la tête dans les mains. Cela faisait plus d'une semaine qu'il était là et il ne ressentait rien d'autres que de la frustration. Madison était agréable mais... il se tendit quand il sentit sa main sur son épaule mais il la laissa faire pour prendre ses mains dans les siennes.
-Tu vois ? Tu te tends comme pas possible, limite, tu sursautes. Ce n'est que moi. Pourquoi tu sursautes dès que je m'approche ? Je veux dire, tu as été marié, ta meilleure amie est une fille... tu as des nièces, enfin bref tu n'es pas contre les femmes alors pourquoi ?
-J'en sais rien, on ne se connait pas beaucoup, tu es jeune et...
-Encore ça ! Le coupa-t-elle en se levant. Harry, passe au dessus, merde ! T'as plus 10 ans quand même. Moi j'en ai 22, ok ? Je suis pas une petite fille. Je suis une psychomage, j'ai été diplômée de Poudlard, de Sainte Mangouste. C'est quoi ton problème avec mon âge ?
-Je, euh, je sais pas.
-Et tu es auror, bordel, tu ne bafouilles pas quand je te parle.
-Ne me parle pas comme ça ! Tu te prends pour qui ?
-Je te parle comme je veux !
T'es pas sensé rester polie ?
-Polie ? Mais merde Harry, tu parles toujours poliment toi ? Faudrait que tu lâches prise, tu sais. Non mais vraiment, Harry. J'aurais peut être pas du m'énerver mais j'habite avec toi et... en tant que psychomage, lâche prise. Fais une chose folle pour une fois ! Arrête de penser aux règles !
-Je ne respecte pas toujours les règles.
-Je sais, j'ai entendu parler de tes exploits à Poudlard. Tu n'as pas envie de retrouver ça ? Cette adrénaline à ne pas respecter les règles, à élever un peu la voix à l'encontre d'un professeur, juste pour voir. De traverser la ligne ?
-Je suis auror, je dois faire des...
-Oui mais là tu ne l'es pas, le week-end, tu ne l'es plus. Tu t'es tellement enfermé dans une vie de règles et de formalisme que tu n'arrives plus à vivre ni à rire. Tu sais qu'en une semaine, je ne t'ai pas vu sourire une seule fois à part quand Lily est repartie la première fois ? Que je ne t'ai jamais entendu rire ? Même pas quand j'ai fait tomber ce bol ou quand j'ai trébuché. Tu sais que je l'ai fait exprès ? Et tu ne réagis simplement pas.
-Parce que c'est sensé faire rire ?
-Bien sûr, voir tomber quelqu'un, c'est hilarant, Harry ! Je... ok, on y va, sortons, on va faire un truc de marrant et de totalement fou...
-Quoi ?
-Je suis sûre que tu n'as jamais fait de saut de balai...
-Du quoi ?
Madison se mit à rire et se dirigea vers sa chambre.
- Mets-toi à l'aise, on va faire du balai ! On part dans cinq minutes.
Madison disparut dans sa chambre et Harry finit par se diriger vers la sienne pour se changer, un peu remué parce que Madison venait de lui dire. C'était facile pour elle, elle était pleine de vie, toujours joyeuse et enthousiaste. Il aurait aimé être comme ça mais il n'y arrivait pas. Elle toqua à la porte alors qu'il était à peine habillé mais entra tout de même, ses yeux pétillants de malice.
-Grouille ! On va aller louer des balais !
-C'est quoi le saut de balai ?
-Un truc de notre époque, enfin de la mienne, toi tu es visiblement trop vieux pour ça ! Se moqua-t-elle en le regardant.
Il enfila un t-shirt puis un pull, un peu gêné d'avoir été à moitié nu devant elle. Visiblement, elle n'avait aucune gêne, elle. Il la suivit sur le chemin de traverse, dans le magasin de balai. Cela faisait une éternité qu'il n'en avait pas fait. Elle loua les deux plus chers et sans rien lui dire, lui prit la main pour transplaner. Arrivés dans une grande plaine, il la fusilla du regard.
-Tu aurais pu me prévenir !
-Pourquoi ! La surprise est mieux ! Allez, volons un peu histoire de nous échauffer.
Et pour elle, voler, ce n'était pas juste voler, c'était se pourchasser. La première fois, surpris, il faillit tomber de son balai. Il avait entendu son rire se percuter entre les montagnes. S'il reconnaissait bien l'endroit, il ne devait pas être loin de Poudlard. Décidant d'entrer dans le jeu, il la poursuivit à son tour. Elle ne cessait de changer de direction mais il finit par la rattraper. Elle eu du mal à réussir une deuxième fois à le prendre au dépourvu. Rusée, elle fit semblant de tomber pour qu'il s'arrête.
-C'est de la triche.
-Et alors, on n'a pas édité de règles à ce que je sache. Finis l'échauffement. Je te montre.
Harry se cala sur son balai pour observer Madison qui monta loin au dessus de lui.
-Ne me rattrape pas, cria-t-elle avant de se laisser tomber de son balai.
Paniqué, Harry la regarda tomber, prêt à intervenir. Elle lui avait demandé de ne rien faire et il ne savait pas pourquoi mais il avait tendance à lui obéir, peut être à cause du ton qu'elle utilisait quand elle lui donnait ses ordres. Soudain, son balai qui tombait plus vite qu'elle ralentit et elle atterrit dessus debout avec une certaine grâce. Elle finit ensuite par venir le retrouver, les joues rouges, les yeux pétillants. Il aurait juré entendre son cœur battre à mille à l'heure tellement elle paraissait joyeuse.
-T'es folle, murmura-t-il.
-A toi, dit-elle en riant.
-Jamais de la vie.
-Mais si, c'est génial. Prépare ta baguette bien sûr, laisse toi tomber et dit accio quand t'es prêt à te laisser réceptionner !
-T'as déjà fait ça, Souvent ?
-Bien sûr, c'était la mode à Poudlard. Les retenues qu'on a eues à cause de ça ! Mais c'est génial. Essaye.
Résigné et souhaitant ne pas passer pour un vieux et un lourd, il monta vers le ciel. Il hésita un long moment :
-Ne ferme pas les yeux, sinon tu ne verras pas le sol arriver. Pour la 1ère fois, laisse toi tomber en piqué et atterris assis.
Harry hocha la tête et se laissa tomber. La chute était rapide. Même pas dix secondes. Mais il sentit l'adrénaline monter en flèche. Il entendit Madison rire, de son rire jeune et frais et il rappela son balai. Il atterri lourdement dessus mais ne tomba pas et alla rejoindre Madison sur le sol. Elle frappa dans les mains et lui sauta dessus pour le serrer contre elle rapidement.
-Génial ! Alors ?
Harry haussa les épaules et il sut qu'elle avait compris. Un grand sourire marquait son visage et son visage à elle, rayonnait.
-On recommence ? Demanda-t-il.
-Ouiii, chantonna-t-elle. Plus haut pour moi.
-Tu vas beaucoup plus haut.
-Oui, mais il faut y aller petit à petit.
-Je te regarde.
Madison sourit et monta en flèche vers le ciel, vraiment contente de voir Harry s'amuser, de l'avoir - enfin - fait sourire. Un sourire béat, heureux, surpris. Elle tomba une nouvelle fois et fit quelques cascades, roulades avant de retomber sur son balai à quelques centimètres du sol seulement.
-T'es folle, répéta-t-il. Tu me fais peur.
-Mais non, j'ai fait ça des milliers de fois.
-Et tu n'es jamais tombée ?
-Oh si ! Une fois, je me suis foulée le poignet. Mais vu que je le fais avec mes amis, il y en a toujours un pour te retenir au cas où, lancer un sort ! Et puis au début, je sautais mais pas de très haut...
Harry secoua la tête en souriant.
-Tu recommences ?
Harry hésita qu'une petite seconde. Oui, il avait vraiment envie de recommencer. Il monta plus haut, hésita et monta encore plus haut. Madison lui ordonna de redescendre mais il ne l'écouta pas et sauta. La hauteur le faisait vibrer mais il comprit vite qu'il était allé trop vite, il se rattrapa à son balai comme il pouvait.
-Ça va ? Demanda Madison, j'ai du lancer un sort, j'ai cru que t'allais te fracasser par terre !
-Me fracasser ? S'amusa Harry de ce mot.
-Oui, fracasser, ce n'est pas drôle ! Faut être prudent les premières fois.
-Je vais bien, je suis agile avec un balai mais tu as raison, je suis allé un peu trop haut. On recommence ?
-Une dernière fois, il ne faut pas abuser de bonnes choses !
Ils refirent chacun un saut et rentrèrent à l'appartement. Harry ne s'était pas amusé ainsi depuis longtemps et il remercia Madison pour cela. Il prit sa douche dans cette minuscule salle de bain, c'était le seul hic à cet appartement. Quand il ressortit, il découvrit Madison dans la cuisine.
-J'ai fait des crêpes et j'ai demandé à Lily de venir si elle voulait avec James !
-Quoi ? Mais, mais, ça devait être demain, je suis pas prêt.
-Mais si t'es prêt. Justement, ce sera plus cool que demain et ils ne vont peut être pas venir. Je sais que c'est difficile mais essaie de ne pas penser à eux comme à tes parents. Ok, je retire, je sais que ce n'est pas possible. Détends-toi, je vais prendre ma douche.
Il ne savait pas si elle l'avait fait exprès mais à peine fut-elle dans la douche qu'on sonna à la porte. Anxieux, toute la sérénité ressentit dans l'après-midi envolée, il alla ouvrir. Lily et James s'y trouvaient, accompagnés de Sirius, Remus et Peter.
-Bonjour, entrez.
Lily les présenta.
-Madison a parlé de crêpes alors les gars vont voulu venir, ça ne dérange pas ?
-Pas du tout, c'est un plaisir. Je, installez-vous, je vais chercher Madison.
Il leur tourna le dos, les entendant rire dans son dos et entra dans la salle de bain où Madison s'habillait.
-Hé ! Je suis à moitié nue.
-Désolé, dit automatiquement Harry.
Il se mit à rougir puisqu'en effet, elle était à moitié nue, juste vêtue de ses sous-vêtements. Elle enfila un t-shirt et le fusilla du regard.
-Désolé, répéta-t-il se disant qu'il aurait pu tourner la tête mais c'était vraiment une jolie femme. Euh... ils sont là.
-Et alors ?
-Il y a Sirius, Remus et... Peter ! Celui qui a trahi mes parents.
-Merde.
-T'es obligé de...
-Oui, Harry, je sais que ça va être dur de le voir mais tu dois me promettre maintenant que tu ne diras rien quant à Peter ! Ils ne doivent en aucun cas se douter, tu comprends, ça changerait tout et...
-Mais...
-Pas de mais, Harry, promets-moi. Sinon je te ramène de suite. Pense qu'en compensation, tu vas apprendre à les connaitre, à être leur ami.
-Tu crois que c'est possible ?
-Bien sûr, si tu te décoinces un peu. Sors pendant que je finis de m'habiller.
-Ok.
-Détends-toi, dit-elle une nouvelle fois alors qu'il sortait de la salle de bain.
Harry les rejoignit au salon, le corps de Madison encore bien ancré dans sa tête. Cela lui permit d'être un peu détendu et de répondre aux quelques questions sur les États-Unis que lui posèrent ses parents et leur groupe d'amis. Ils étaient tellement liés que Madison et lui étaient presque de trop, ils parlaient, riaient, chahutaient… comme des enfants, ce qu'ils étaient encore un peu malgré leur maturité due à la guerre. Ils adorèrent les crêpes de Madison. Madison qui ne cessait de le toucher, ce qui le rendait vraiment nerveux. Elle lui jeta un ou deux regards durs pour lui signifier qu'il devait se détendre. Comme si c'était facile devant ses parents avec elle...
-Alors, dites-nous, comment vous vous êtes rencontré ? Demanda Lily, curieuse.
-Oui, quelle différence d'âge, s'amusa Sirius, enfin on comprend, ajouta-t-il en faisant un clin d'œil à Harry, Madison est à croquer !
-Et bien c'est un collègue de mon frère, déclara Madison. Ils travaillent au Sous-ministère des sports aux États-Unis. Un jour, il l'a invité à la maison et boom.
-Je suppose, commença doucement Remus, que tes parents ne l'ont pas bien pris, enfin c'est ce que Lily nous a dit.
-Oui, je vois pas pourquoi, Harry n'a que 12 ans de plus que moi, à peine, ce n'est pas la mer à boire. Je comprendrais s'il avait l'âge de mon père et tout mais là... ils sont trop protecteurs vis-à-vis de moi parce que je suis la petite dernière, ce qui est ridicule. Enfin, et vous James et Lily ?
Tout le monde se mit à rire. Harry tenta d'éviter de sourire lui aussi.
-Il y a deux ans, elle me détestait encore, admit James en passant son bras autour des épaules de sa femme.
-Ah bon ! S'étonna Madison.
-Il a un ego sur dimensionné, expliqua Lily, c'était horrible à Poudlard. Il se prenait vraiment pour quelqu'un et puis on a finalement appris à se connaitre et...
-Elle a compris que j'étais vraiment irrésistible.
-Vous êtes trop mignons. Et vous les gars, pas de jolies filles à l'horizon ? Ou garçons, je ne suis pas compliquée.
Ils la regardèrent tous avec des yeux ronds et Harry lui fit un petit coup de coude. C'est vrai, à cette époque, l'homosexualité n'était pas un sujet dont on parlait librement. Déjà que de nos jours...
-Madi est une avant-gardiste.
-Ça nous dérange pas, intervint Lily mais on n'a pas l'habitude d'en parler comme ça.
-Désolée. Alors ?
Ils répondirent par la négative et la conversation partit vers un autre sujet. Harry écoutait simplement, totalement béat d'avoir la chance d'être là, au milieu du groupe d'amis de ses parents. Il avait parfois des envies de meurtres vis-à-vis de Peter ou envie de tout dire à ses parents mais il profitait à fond de ces moments précieux. Il ne se tendit même pas quand Madison lui prit la main ni quand elle lui passa son bras autour de sa taille au moment des au-revoir, se promettent de se revoir le lendemain pour un repas un peu plus officiel avec d'autres membres de l'Ordre.
La porte refermée, Madison se détacha un peu pour regarder Harry.
-Ça va ?
-oui.
-Ça s'est bien passé ?!
-Oui, merci.
-Arrête de me remercier, ils sont vraiment tous super, on sent un lien tellement fort entre eux ! J'aimerais avoir des amis sur qui je pourrais compter ainsi.
-Tu n'en as pas ?
-Si, j'ai des amis sur qui je peux compter mais comme ça... je sais pas, c'est peut-être parce que je sais ce qu'il va se passer et que ça me brise le cœur.
-Oui la guerre. Je pense… tu sais, comme avec Ron et Hermione, quand on a vécu quelque chose d'aussi traumatisant que la guerre, ça rapproche et on sait qu'on doit vivre...
-Oh vraiment, et tu vis, toi, Harry ?
-Aujourd'hui oui et c'est grâce à toi, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas senti aussi... vivant !
-Depuis quand ? Demanda Madison sérieusement en s'asseyant.
Harry fit de même et prit un moment pour réfléchir.
-Ça fait loin... peut être... nos 25 ans. Je l'avais fêté avec Neville en plein mois d'août et on avait fêté les 26 ans d'Hermione en même temps, on était allé à Bora Bora, je venais de me marier avec Ginny, tout allait bien, tout était parfait. Nos boulots allaient bien, tout le monde allait bien. Je sais pas pourquoi ça a tant changé après ça.
-Ça va changer de nouveau.
-Tu crois ? Quand je serai rentré, ça sera pareil.
-Mais non, tu auras changé, tu feras en sorte que ça change. Tu sais, pour vivre, il faut se battre parfois.
.
Un peu secouée par le retour de Ron, Hermione rentra chez elle. Elle était heureuse de revoir son ami, encore plus de savoir qu'il allait probablement s'installer au Square Grimmaurd, ce qui voulait dire qu'elle allait pouvoir le revoir régulièrement. Depuis quinze ans qu'ils se connaissaient, ils n'avaient jamais passé un si long moment sans se voir. Et dire qu'Harry n'était pas là ! Elle s'en voulait parfois de l'avoir fait partir. Était-ce une bonne idée ? Elle espérait néanmoins que tout se passe bien pour lui. Elle trouva une note de Drago qui lui demandait de venir chez lui plutôt. Elle grimaça, elle n'aimait pas trop aller chez lui, là où il avait vécu avec Astoria, non merci !
Dire qu'elle allait devoir témoigner. Cela faisait deux jours que le procès avait commencés et Hermione n'avait pu y aller à cause de son travail. Elle témoignerait dans deux jours et le lendemain, elle allait devoir "travailler" avec l'avocat sur ce qu'elle devait dire ou non. Elle se refusa d'y penser et transplana directement chez Drago. Elle aurait aimé lui dire que Pansy allait bien mais il fallait déjà qu'elle en parle à Ron. Il accepterait peut-être si cela faisait plaisir à Pansy, il semblait tellement amoureux. Elle le trouva dans le salon en train de lire. Il lui sourit quand elle s'assit à côté de lui.
-Comment ça s'est passé aujourd'hui ?
-Je comprends pas pourquoi ça prend autant de temps, c'est vraiment du théâtre pour eux ! Et Christopher s'en amuse. Turner n'a pas vraiment réussi à lui faire baisser la garde. T'es prête toi ? Je suis désolé de te faire subir ça.
-T'inquiète pas, ils me font pas peur !
Un hibou frappa soudain à la porte et Drago alla chercher la lettre qu'il tenait, un peu surpris de recevoir du courrier à cette heure là.
-Un problème ? Demanda-t-elle en le voyant sans réaction.
-Oui, répondit-il machinalement sans lever la tête.
Inquiète, elle s'approcha. Il lui tendit la lettre.
-Je suis divorcé, murmura-t-il comme surpris.
Hermione releva vivement la tête. Sa voix l'inquiétait, ce n'est pas ce qu'il voulait ?
-Qu'est-ce qu...
Mais elle ne put finir sa phrase. Drago posa sa main sur sa joue et l'embrassa. Aussitôt, la passion l'emporta. Il aurait voulu que leur premier baiser soit tendre et romantique mais il avait trop attendu, il était trop heureux. Il encadra son visage de ses mains, la rapprochant de lui et découvrit ses lèvres avec ardeur. Elle répondit avec autant de plaisir, se collant contre lui, passant ses bras autour de sa taille. Contre son cœur, il sentait celui d'Hermione battre à l'unisson avec le sien. Le souffle court, il se recula un peu pour voir les étoiles qui brillaient dans les yeux d'Hermione. Il lui embrassa les joues avant de reprendre sa bouche, il n'aurait jamais pensé prendre autant de plaisir à l'embrasser. L'attente rendait encore plus beau et bon ce moment. Il se détacha enfin, Hermione s'appuya sur lui pour ne pas tomber, ce qui le fit sourire. Il la garda contre lui, posant des myriades de baisers sur ses joues, dans son cou.
-Désolé, fit-il, je suis... je me sens libre et j'ai trop attendu.
Hermione ne répondit pas, elle était trop secouée par ce baiser. Jamais elle n'avait ressenti quelque chose d'aussi fort avec quiconque. Elle se contenta de rester dans ses bras et de le serrer contre elle, heureuse. Il était divorcé, heureux de l'être et voulait visiblement d'elle. Elle se mit à rire en pensant qu'elle était dans les bras de Drago Malefoy, son pire ennemi au lycée.
-Qu'est-ce qui te fait rire ? Demanda Drago en s'asseyant, l'entraînant avec lui.
-Nous. A Poudlard, qui aurait imaginé ça ?
Il laissa aussi échapper un rire et l'embrassa de nouveau ; il ne pouvait plus se passer du goût de ses lèvres, de la pression de ses mains quand elles se posèrent sur son torse, de son souffle qui s'accélérait. En effet, qui est au lycée aurait pu croire qu'il tomberait amoureux d'Hermione Granger, lui, Drago Malefoy ?
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Hihi ! Voili voilou ! Alors ? Le retour de Ron au Terrier, Harry et Madison et au final Drago et Hermione… beau chapitre nan ? Oui je me vante et alors ? Des reviews, je veux des reviews !
Bientôt plusieurs OS…
Bisous, bisous, à la semaine prochaine !
