Chapitre 28 : Perdre

Du point de vue de Felicity :

Une grande inspiration, un peu de motivation. J'en avais bien besoin, d'un côté pourquoi je serais inquiète de présenter cette lettre du médecin à Oliver ? Si le docteur est d'accord alors il n'a pas son mot à dire.

En sortant de l'ascenseur, je pris la direction de son bureau, son assistante une jeune femme superbe et sexy était là me fusillant du regard. Je m'agrippais à ma feuille en faisant attention à ne pas la froisser. A-t-il couché avec elle aussi ? Je repris mes esprits en secouant la tête. « Puis-je voir Oliver ? ». Elle me répondit que en insistant dessus ne recevait personne aujourd'hui. « Felicity ! » en l'entendant prononcer mon nom, je tournis la tête vers la bée vitrée qui me séparait de son bureau. Il me fit signe d'entrer. Je plaçais de nouveau mon regard sur la jeune fille qui me regardait avec haine. On ne devait pas trop s'entendre elle et moi à l'époque.

En entrant dans le bureau. Je pris une nouvelle inspiration et une bonne dose de détermination. J'avançais vers lui et je mis la feuille dans ses mains. Il examina l'autorisation rapidement. Avant de me la tendre de nouveau en me disant « il n'en est pas question ».

Felicity : « je suis apte à travailler »

Oliver : « je me fiche de ce que dit ce bout de papier. Tu n'es pas prête »

Felicity : « qu'est ce que tu en sais ? »

Oliver : « je le sais c'est tout. Ecoute je te connais. Et la femme dont je suis tombé amoureux est différente. »

Felicity : « ne me parle pas d'amour. Pas toi, alors que tu m'as menti »

Oliver : « Felicity »

Felicity : « non je suis prête et je veux travailler. Je ne vais pas rester chez moi à me morfondre »

Oliver : « je veux que tu prennes le temps nécessaire de le faire justement »

Felicity : « pourquoi ça ? »

Oliver : « parce que tu as perdu trop de choses en même temps, ta meilleure amie, ton bébé, ta mémoire et moi »

Lui, lui je l'avais perdu aussi. Je n'étais pas encore certaine de le vouloir alors comment pouvait-il l'affirmer ? Peut-être ne veut-il plus de moi ? Il fallait que je reste forte.

Felicity : « je suis là en tant que ton employé Oliver et j'aimerais que tu me traites comme tel. Signe ce papier s'il te plaît. »

Il me regarda sévèrement avant d'abdiquer et de signer.

Oliver : « je le transmettrai au RH. »

Il ne prit même pas la peine de me regarder et il se remit sur son dossier en cours.

Je pris congé, je ne voulais pas le déranger plus.

Du point de vue d'Oliver :

Je n'arrive pas à le croire, elle veut reprendre son poste, maintenant, après tout ce qu'elle a vécu. Elle devrait être allongée, elle devrait être entrain de réfléchir à notre situation. Notre situation. Comme si elle existait encore. Elle m'a demandé de partir alors que je lui avais ouvert mon cœur. Pour moi c'était clair elle ne voulait plus qu'on se voit.

Signer ses papiers était peut-être ma meilleure chance d'avoir un œil sur elle.

Les jours passèrent et voir Felicity m'était impossible. Je voulais la protéger maintenant que Alexey était sortit. J'avais demandé à Andrei de garder un œil sur lui et de me prévenir s'il se passer quelque chose. J'avais choisi de ne pas tuer cet homme parce que Felicity m'a convaincu qu'il y avait un autre moyen mais sa libération m'a prouvé le contraire, j'ai mis celle que j'aime de nouveau en danger et il ne s'arrêtera pas tant que je serais en vie. Oui, c'est moi le coupable et il pense que ma mort est trop facile, il veut me faire souffrir en tuant celle que j'aime. Il doit se douter que j'en ai après lui, il sait que je vais frapper un jour et que je vais vouloir me débarrasser de lui. Mais ce qui doit être encore plus clair pour lui c'est que je ne vais pas laisser Felicity seule. Il sait que je ferais le choix de la protéger et pour le moment le seul moyen que je connaisse et d'effacer celui qui est l'objet de sa vengeance. Moi.

Après ce qu'il s'est passé avec Felicity, je ne suis plus capable d'être un tueur, elle m'avait traité d'assassin et elle n'avait pas tord j'en étais un. Pas par choix mais parce que je ne connaissais pas d'autre moyen avant qu'elle me le dise. Mais elle ne s'en souvient pas. Celui qu'on connaissait comme étant le justicier et le tueur et maintenant l'archer, je rends justice et je confis les criminels que j'attrape à la police. Le détective Lance est le premier surpris, j'ai encore du mal à le convaincre que j'ai changé mais il accepte mon aide. Tant que je n'aurais pas une entière confiance en son jugement je ne peux pas me montrer devant lui.

Diggle fait de son mieux pour me faire oublier Felicity, il a tout essayé, les entrainements, les patrouilles, il a même organisé une soirée entre homme avec Tommy, mais rien à faire, elle reste dans ma tête. Je ne suis plus capable de vivre sans elle.

J'avais suivi son conseil et j'avais pris rendez-vous chez un psychiatre afin de parler de mes problèmes, 5 ans en enfer et aujourd'hui je suis un archer non je n'allais pas lui parler de ça. Mais j'avais besoin de parler de ce que j'ai perdu, mon bébé, la femme que j'aime. J'avais besoin qu'un œil extérieur me dise ce qui a mal tourné. Je ne pouvais pas faire référence à ma croisade alors j'allais lui dire seulement que je lui ai caché une chose importante de ma vie, quelque chose qui a complètement changé sa façon de me voir.

Je suis en retard pour mon troisième rendez-vous et j'arrive dans la salle d'attente où miraculeusement je trouve Felicity assise sur une chaise. Qu'est ce qu'elle fait ici ?

Oliver : « pourquoi ? »

Felicity : « tu n'es pas le seul à avoir besoin de parler »

Dr Richards : « Ha très bien vous êtes là, on attendait plus que vous M. Queen »

Oliver : « On ? »

Felicity : « oui le Dr. Richards m'a appelé et il m'a dit que tu venais le voir pour lui parler du bébé »

Oliver : « Vous ne connaissez donc pas la signification de confidentiel ? »

Dr Richards : « M. Queen quelque chose est confidentiel quand on en parle. Là cela fait 3 semaines et vous ne m'avez rien dit sur les pertes que vous avez connues. »

Oliver : « je ne peux pas faire ça devant elle »

Felicity : « je croyais que tu pouvais tout me dire »

Oliver : « je croyais que tu m'aimais » m'énervai-je avant de regretter systématiquement mes mots.

Dr Richards : « Ecoutez passons dans mon bureau, si vous ne voulez pas parler M. Queen alors je ne vais pas vous y obliger mais peut-être que Felicity le souhaite et que cela vous permettra de vous ouvrir l'un à l'autre. »