Bonjour à tous ! Voici la suite des aventures de Roxas, sans trop de retard, pour une fois ! Je vous annonce également que cette fic touche bientôt à sa fin ;) J'espère qu'elle vous aura plu, et qu'elle vous plaira jusqu'au bout !
Chapitre 28 : Le magasin des suicides
- Roxas !s'exclama Naminé en se jetant sur moi. Je suis tellement contente de te voir.
La jeune fille me serra dans ses bras frêle, m'embrassant les joues alors que je venais à peine de lui ouvrir la porte. Je lui avais téléphoné il y a peu pour l'inviter et ainsi la présenter à mon club de ratés lors d'une fête, mais également lui présenter Axel. Mes parents m'avaient une fois de plus laisser l'appartement, me menaçant néanmoins de mort si je leur rendais dans un piteux état. Et malheureusement pour moi, j'étais presque sûr que réunir Axel et Larxène dans une même pièce était le meilleur moyen d'éviter une guerre nucléaire et quelques assiettes cassées, surtout après quelques verres d'alcool dans les veines. Sora m'avait en plus averti qu'il ramènerait du lourd à se mettre dans le gosier, aussi je ne pouvais empêcher une petite boule d'angoisse de se créer dans mon ventre pour tous les vases du salon. La diplomatie avait elle une chance de vaincre ? Je l'espérais plus que fortement.
- Je suis content de te voir également, Naminé, répondis-je finalement à la jolie blonde qui me tenait toujours par la taille.
- J'ai hâte de rencontrer enfin ces amis dont tu me parles, dit Naminé avec un grand sourire sur les lèvres. Je suis sûre que nous allons très bien nous entendre.
Je hochai la tête, sans pour autant pouvoir retenir un pincement des lèvres. Je priais plus que tout pour qu'ils s'entendent tous bien. Je priais plus que je n'avais jamais prié. Il fallait qu'ils s'entendent bien. Tous autant qu'ils étaient. De toute manière, je m'étais juré de foutre à la porte pour une bonne heure la moindre personne qui commencerait à chercher des ennuis à cette pauvre fête, même s'il devait s'agir de la pauvre petite Xion. C'était peut être à présent une des personnes que je redoutais le plus. Elle avait la fâcheuse tendance à regarder Axel de travers chaque fois qu'elle la croisait, sans parler de ses petits commentaires douteux dès qu'elles se fréquentaient sans le vouloir. Et les dieux seuls savaient à quel point il était dangereux d'agir ainsi avec ma belle rouquine. J'en avais moi même fait l'expérience, et je qualifierais à présent toute personne s'y risquant de candidat pour le dont d'organes. Je ne voulais pas que Xion termine empalée à ma porte, qu'elle titille ou non Axel.
- Alors dis moi, en quoi je peux t'aider pour organiser tout ça ?
La voix de Naminé me ramena à la réalité.
- Tout est déjà prêt.
La voix venait de l'entrée du salon, et je me retournai pour tomber face à Axel. Ce que je vis me surpris vivement. La rouquine avait enfilé une robe noire dentelée. Elle avait quitté son éternel blouson noir et ses pantalons déchirés pour dévoiler un peu de sa féminité, pour se dévoiler au mieux à tous mes amis, se présentant ainsi comme elle était vraiment, quelque chose qu'aucun d'eux n'avaient encore vu.
- Naminé, je te présente Axel, déclarai-je alors en souriant largement.
Axel esquissa un bref sourire, et croisa ses mains dans son dos. Elle me semblait gênée et plus douce encore qu'un agneau, chose qui ne lui ressemblait absolument pas.
- Axel ?!s'exclama la blonde amie en ouvrant de grands yeux. Mais tu ne m'avais pas dit que …
Je plaquai une main sur la bouche de Naminé, avant de me retourner vers Axel d'un geste lent et inquiet.
- Elle peut le dire, finit néanmoins par soupirer la rouquine. La salope d'Axel qui t'a fait passer tant de mauvais quarts d'heure.
- Je suis désolée, je ne voulais pas dire ça de cette manière, s'excusa Naminé, penaude. C'est juste...surprenant.
Je hochai doucement la tête en passant de Naminé à Axel au moins cinq fois d'affilées.
- Et bien, tu peux voir que cette histoire s'est plutôt bien terminée, lançai-je avec un grand sourire. Il n'y a plus vraiment de quoi être inquiet, Naminé. Je vais bien.
Je me tournai vers Axel. Elle avait croisé les bras contre sa poitrine, et elle étudiait le sol avec attention.
- Et tu vas bien, Axel, soufflai-je, à peine audible.
Elle m'entendit, car elle redressa une tête étonnée, dans ses yeux se mêlant sentiment de gratitude et de malaise. Jamais Axel n'avait l'habitude qu'on lui parle de la sorte, et chaque fois que je le faisais, elle avait l'amère tendance à se remettre sur la défensive.
Je saisis la main de Naminé, l'incitant enfin à s'avancer plus dans le salon, fermant la porte derrière elle. Un coup d'oeil à la fenêtre m'indiqua que mes autres amis n'allaient plus tarder. En effet, la nuit était tombée, et plusieurs pizzas, saladiers de chips et bières les attendaient avec impatience. Et jamais, absolument jamais Demyx n'était en retard pour savourer une bière et une part de quatre fromages comme un fan de foot devant sa télé. La sonnette me donna d'ailleurs raison. A peine avais-je fermé la porte qu'elle retentit de nouveau. Elle retentit même un nombre de fois incalculable, et je sus dans l'instant que c'était le rockeur qui attendait au bas de l'immeuble que je lui ouvre la porte. Cela me fit soupirer, et je m'approchai d'un pas traînant de l'interphone.
- Demyx, putain, mais tu peux pas t'empêcher d'être chiant en toute occasion, grognai-je en appuyant sur le bouton de déverrouillage.
Quelques secondes plus tard, il y eut une cavalcade dans l'escalier, et je n'eus pas le temps de poser ma main sur la poignée que Demyx me bondissait dessus, ouvrant la porte d'un grand coup, manquant sans doute de peu de l'éclater sur un des murs du couloir.
- Tout ceci sent la joie, la pizza, le mal au foie !s'écria le blond, toujours accroché à moi comme un fou.
Il manqua de m'étrangler trois fois avant que je ne parvienne à m'en débarrasser. Je poussai un profond soupir, puis je me tournai vers Naminé et Axel. La petite blonde avança jusqu'à mon camarade de chambre pour lui faire la bise. Ce dernier la serra si fort que je crus qu'il allait la briser, lui répétant à tue tête à quel point elle lui avait manqué, alors qu'ils ne s'étaient vu qu'une fois. Axel, en revanche, semblait plus gênée. Elle avait reculé de quelques pas dans le salon, se heurtant finalement à un mur. Je la vis bomber le torse et inspirer profondément. Visiblement, elle ne savait que faire ou comment agir face à mon ami. Cependant, elle n'eut pas à réfléchir longtemps. Dès qu'il eut lâché la pauvre Naminé, il se dirigea vers Axel le plus naturellement du monde. Il l'attrapa gentiment par les épaules, et lui fit la bise en lui demandant comment elle se portait, déstabilisant profondément la rouquine. Cela me fit sincèrement sourire, et intérieurement, je remerciais mille fois le rockeur pour ce qu'il faisait. C'était très simple à comprendre. A sa manière, il l'intégrait. Et il la traitait comme une humaine douée de sentiments, chose que plus personne n'avait osé faire depuis longtemps.
- Salut Roxas !
Je me tournai pour découvrir Aqua, Terra, Xion, Sora, et Kairi dans l'entrebâillement de ma porte.
- Désolée, reprit Aqua. On n'a pas pu empêcher Demyx de se jeter dans ton escalier comme un chien fou.
- C'est pas comme si on était habitué, soupirai-je en souriant, alors que Demyx était toujours occupé à faire la conversation à Axel.
Conversation à sens unique, mais qui jusque là ne semblait pas dégénérer.
- Et on du champagne !s'écria Sora en brandissant une bouteille au dessus de toutes nos têtes.
- Parfait, dis-je en applaudissant. Je sens qu'on va tous finir bien gais, ce soir.
Terra hocha négativement la tête, puis désigna Demyx d'un doigt.
- Non, c'est Demyx le gai !s'exclama-t-il sans la moindre gêne.
Le rockeur se retourna, consterné, et nous tira la langue.
- Pas gai, enfin, pas gai !
- Rame ?demanda Sora le plus sérieusement du monde.
Je me claquai le front avant de me pincer l'arrête du nez. Ils étaient infernaux. Abominablement infernaux, et pourtant, c'était dans ces moments de haute intelligente que je réalisais sans cesse à quel point je pouvais les aimer. Je me dirigeai vers la table pour poser le champagne.
- Il manque encore du monde ?me demanda Aqua.
- Non, c'est bon.
La voix venait de la porte que je n'avais pas eu le temps de fermer. Larxène se tenait là, à moitié dans le couloir, à moitié chez moi, et j'en conclus vite qu'elle avait profité de la rentrer d'un autre locataire de l'immeuble pour passer la porte magnétique. Elle était en pantalon, chose plutôt étonnante chez elle. Elle portait des chaussures plates, et était très peu maquillée. Tous la regardèrent de la tête aux pieds. Les yeux de chacun s'écarquillèrent, alors que les miens se faisaient joyeux et rieurs. Larxène était belle, en réelle Larxène. Comme Axel était belle. Toutes les deux avaient ce soir choisi de faire tomber tous les masques. Alors elles se retrouvaient à se regarder et à se faire regarder sans gêne. Elles étaient elles même, et cela me fit un bien fou, m'ôtant un poids monstrueux de la poitrine. L'angoisse qui m'avait pris quelques heures avant la fête chuta brutalement pour laisser place à une grande allégresse. Alors je gagnai la hauteur de Larxène pour lui claquer l'épaule en guise de salutation, et pour ensuite fermer ma porte.
- Comme quoi, tout le monde ici se connaît sans se connaître, lâchai-je plus ou moins innocemment à mes amis.
Il me sembla qu'Aqua comprit ce que je voulais dire par là au regard qu'elle me lança, et j'en fus rassuré. Puis, je me détournai d'elle pour aller attraper Naminé par les épaules.
- Cher tous, je vous présente Naminé, déclarai-je en les regardant tour à tour. C'est elle qui m'a aidé à survivre toutes ces années dans le Sud.
- En même temps, avant de débarquer ici, t'avais jamais réellement frôlé la mort, répondit Xion en croisant les bras contre sa poitrine.
Axel lui décocha un regard plus meurtrier que jamais, et je sentis une boule naître dans mon ventre. Première remarque. Première tentative de meurtre de cette soirée. Aqua regarda la petite brune avec colère, et manqua de lui décocher un coup dans les côtes. Elle n'en n'eut pas le temps. Axel traversa la pièce, et se planta juste devant Xion. Elle la dominait d'une tête, et tenait ses yeux fermement baissés sur ceux bleus de notre amie. Cette dernière sembla réaliser l'ampleur de sa bêtise, aussi elle recula de quelques pas.
- Tu peux le dire, Xion, cracha Axel. Axel, elle s'appelle Axel, la fameuse mort qu'il a soit disant frôlée. Axel.
Xion déglutit, et Axel s'écarta un peu d'elle pour regarder la troupe entière de mes amis.
- Je ne suis pas là ce soir pour casser des dents, déclara-t-elle d'une voix plus calme et plus basse. Je crois… je crois même que je vais bien vous aimer. Laissez moi juste une chance. Une dernière.
Tous se regardèrent avec gêne, à l'exception d'Aqua. Cette dernière affichait un grand sourire, et elle vint se placer devant Axel, posant une main sur son épaule. Cela sembla surprendre la rouquine, qui devait s'attendre à un retour de feu un peu plus violent.
- Tu es avec Roxas, dit la jeune fille aux cheveux bleus. Tu es ici en sécurité, avec des gens qui ne te veulent plus le moindre mal. Alors profite.
Axel entre ouvrit la bouche, puis la referma. Alors, aussi étonnant que cela pouvait être, elle attrapa Aqua par les épaules et la serra contre elle. Elle nicha son visage dans son cou, et parut secouée par quelques sanglots. Aqua posa délicatement ses mains dans le dos de la rouquine, et lui rendit peu à peu son étreinte. Puis elle écarta Axel d'elle, et la regarda droit dans les yeux. Elle souriait à pleine dents.
- Depuis le collège j'attends que tu m'ouvres un peu ton monde, plaisanta alors la jeune fille.
- Profites en, répliqua Axel en essuyant ses yeux. Cela n'arrive que tous les jeudis de pleine lune.
Les deux filles éclatèrent d'un rire hystérique et bienfaisant que nous ne comprîmes pas réellement. Pourtant, chaque personne dans la pièce fut contaminée, et c'est avec une joie immense que nous rîmes tous de bon coeur au milieu du salon de mon appartement, alors que quelques mois auparavant, soumis à une pareille situation, il aurait rapidement eu l'air d'un étal de boucherie.
- Bon, et maintenant, on picole ?s'exclama Sora à côté de la table, son décapsuleur en main.
ooo
- Nan mais je te jure, t'es vraiment super belle comme fille, mais tu vois, tu donnes pas envie d'être abordée. Tu situes le problème ? C'est hyper dommage parce qu'en fait t'es trop belle.
Je regardai avec amusement Larxène faire la cour à Axel sur mon canapé, la blonde en ayant pris un sacré coup dans le nez, son énième verre menaçant de se renverser sur le tapis de mon salon. La pauvre rouquine se reculait au fur et à mesure que Larxène et son haleine alcoolisée se rapprochaient d'elle, allant jusqu'à abandonner sa bière à moitié vide sur ma table basse. Si Axel avait les joues rouges et l'air légèrement pompette, Larxène était quant à elle totalement beurrée, finie, et sans exagérer.
- Je n'ai pas l'air de vouloir être abordée parce que je ne veux pas être abordée, c'est tout, répliqua finalement Axel en repoussant la blonde d'une main.
- Mais j'te jure t'es trop belle, c'est fou ça, reprit Larxène de plus belle, avalant une gorgée de son verre. T'as de la chance que Roxy il se soit accroché, parce que moi, j'crois que j't'aurais tué.
Axel pinça les lèvres et regarda dans ma direction, appelant nettement au secours. Je levai des mains innocentes, une bière à la main, lui indiquant qu'elle allait devoir passer cette épreuve seule. Puis mon regard se porta vers Demyx. Ce dernier ne cessait de chercher des poux à la pauvre Kairi, qui, rouge de colère de voir le rockeur se moquer une fois de plus de sa couleur de cheveux, ne faisait que le traiter un peu plus de connard en rétorquant à la suite que ses cheveux n'étaient pas roux, mais bien lit de vin. Les provocations de Demyx marchaient fichtrement bien, et je manquai d'éclater de rire aux côtés de Sora, qui paraissait comme toujours se délecter des sautes d'humeur de sa copine. Son sourire Colgate aux lèvres, il engouffra une part de pizza avant de se servir un autre verre d'alcool mélangé à du jus d'orange.
Xion et Naminé discutaient ensemble. De loin, elles avaient l'air tout à fait fraîches et cohérentes dans leurs propos, mais en me rapprochant d'elles, je constatai qu'il ne s'agissait là que d'apparences bien trompeuses. En effet, les deux filles avaient plus que bu et s'amusaient à classer les dinosaures du plus laid au plus attirant, se battant visiblement pour accorder une place du podium ou non au vélociraptor. Cela me fit également bien rire. L'alcool aidait décidément bien à délier les langues, et bien que je me sente moi aussi plutôt joyeux, j'étais encore capable d'écouter les conversations et de marcher plus ou moins droit. Cela me permit de remarquer qu'il manquait deux personnes à la fête. La musique retentissait lourdement dans tout l'appartement, les pizzas se mangeaient, les chips se promenaient de main en main, mais au milieu de toute cette cohue, il m'était impossible de voir Terra et Aqua. Je fronçai les sourcils, et, étouffé par la chaleur, je finis par ouvrir la porte de mon lieu de vie afin de me réfugier un instant dans le couloir. Et je découvris à quelques mètres de moi, dans l'escalier, une scène toute à fait sympathique. En effet, les jambes enroulées autour de la taille de Terra, reposée sur la rampe d'escalier, se tenait Aqua, solidement agrippée aux lèvres du jeune homme. Cela me fit hausser les sourcils d'amusement, et voyant qu'ils ne m'avaient pas remarqué, je décidai de m'appuyer contre un des murs du couloir pour siroter ma bière en les regardant mélanger leur bave avec délice. Je dus me mordre les joues pour ne pas rire. Depuis le temps que nous attendions de voir cela, je ne voulais pas en rater une miette. Aqua et Terra se tournaient autour depuis bien trop longtemps, et voilà qu'ils en étaient presque à copuler dans mon couloir, sur les escaliers menant à mon palier. Comme quoi l'alcool ne déliait pas que les langues.
- Roxas ?!
Je tournai un visage innocent vers Aqua, qui remet pied à terre en à peine une seconde. Son rouge à lèvre avait légèrement déteint sur Terra, et ce dernier s'essuya les lèvres à plusieurs reprises.
- Vous savez, il y a des hôtels autrement plus confortable que mon escalier pour faire ce genre de chose, finis-je par dire le plus naturellement du monde.
Aqua entre ouvrit la bouche, puis la ferma. Puis, ne sachant visiblement que dire, elle envoya promener la moindre de ses pensées d'un grand geste de la main, manquant de peu d'assommer Terra.
- Au moins tu sais que maintenant faudra nous bloquer une demi heure dans une chambre, à nous aussi, lâcha la jeune fille au cheveux bleus d'une voix alcoolisée et mal assurée.
J'éclatai de rire, et une idée folle me traversa la tête. Aqua sembla la comprendre, puisqu'au moment où je me mis à courir vers ma porte, elle se jeta sur moi, m'agrippant le bras avec force. Malheureusement pour elle, elle ne parvint pas à me retenir bien longtemps, et j'ouvrai la porte avec violence, avant de me planter au milieu de mon salon.
- Aqua et Terra se sont roulés des patins !criai-je à l'intention de tous mes invités.
Un grand silence me répondit. Aqua se claqua le front. Terra rougit. Puis l'ensemble de mes amis finirent par lâcher un monstrueux, monumental, et tant attendu « OUAAAAAAAAAAAAAAAAAIS » que j'en ris aux larmes, alors que derrière moi le nouveau couple se tassait pour éviter toutes les accolades bourrues de Sora et Demyx. Cela me fit à nouveau beaucoup rire. Puis mon regard se posa sur Axel. Elle souriait comme jamais, allant jusqu'à rire. Cela me remplit le coeur d'une douce chaleur, et je compris à cet instant précis que si jamais mes parents n'avaient pas pris la décision de déménager, alors je serais passé à côté d'une des plus belles choses de ce monde. Qui ne donnerait pas sa vie pour voir éclore une chrysalide si tempétueuse et élégante ? J'aimais Axel, j'aimais mes amis, et plus que tout, ce soir, j'aimais la vie. Cette soirée était une réussite, une renaissance, et plus jamais je ne voulais que cette camaraderie nous quitte. Plus jamais je ne voulais lire le moindre chagrin dans les yeux d'Axel. Pour toujours je voulais la voir ainsi, et je me promis de toujours être à ses côtés, que ce soit pour ses joies ou ses peurs.
