Bonjour à toutes et à tous :-)
Voici le nouveau chapitre, bonne lecture :-D
*teambonbon972 : l'effet miroir du monde parallèle continue à agir sur Bonnie et Damon :-) Pour le copain de Bonnie, il faudra patienter encore quelques chapitres ;-) Yes Popsugar gagné ! :-)
*MLow277 : merci pour la suggestion, j'ai suivi ton conseil pour ce chapitre, il est un peu plus long que les autres :-)
*Feeli37 : notre Bonnie veut se ressaisir et surtout ne pas paraître faible, mais rien ne se passe jamais comme prévu, n'est-ce pas ? :-) Je te laisse découvrir la suite par toi-même ;-)
Encore merci pour vos reviews et de continuer à suivre cette histoire :-)
XoXo
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A Mystic Falls...
— Ce n'est pas normal ! s'écria Caroline, une note de panique dans la voix. Ni Bonnie ni Damon ne sont joignables au téléphone !
— Relax, Care, ils n'ont peut-être pas beaucoup de réseau en Angleterre, tempéra Matt en nettoyant le comptoir du Mystic Grill.
— Ils ne nous ont donné aucune nouvelle depuis hier, lorsqu'ils ont trouvé la pierre ! s'entêta-t-elle. Il se passe quelque chose, j'en suis sure !
— Arrête de dramatiser..., commença le jeune homme, mais il fut interrompu par Elena, qui venait d'arriver au bar avec Stefan.
— Je crains que cette fois, Caroline ne dramatise pas, leur annonça la brune. J'ai contacté l'hôtel par téléphone, Bonnie et Damon sont introuvables.
— Quoi ?! s'exclama Matt.
— On a perdu toute trace d'eux, confirma Stefan. Aucun appel n'a été émis ou reçu de leur téléphone dans leur chambre, personne ne les a vus quitter l'hôtel, et leurs affaires sont toujours là-bas.
— Cela n'a aucun sens, murmura pensivement la blonde. Ils auraient été... enlevés ?
— Quelqu'un d'autre était peut-être lui aussi à la recherche de la pierre ? suggéra Matt.
Stefan fronça les sourcils.
— J'espère que tu as tort, Matt, parce que sinon, Bonnie et Damon doivent être dans de beaux draps.
— Qu'est-ce qu'on fait, alors ? demanda Caroline.
— On part tous à Londres dès aujourd'hui ! répondit Elena, morte d'inquiétude.
— Très bien, préparez vos bagages, on se rejoint au Manoir dans une heure, décida Stefan, le front plus soucieux que jamais.
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— Prête pour l'entrainement ? demanda Damon à Bonnie lorsque celle-ci l'eut rejoint dans la cuisine pour le petit déjeuner, le lendemain matin.
— Pas vraiment, murmura-t-elle en saisissant la tasse de café qu'il lui tendait, avant de se rendre compte qu'elle ne pouvait pas se laisser aller devant Damon : elle lui avait dit que l'autre Bonnie était heureuse, elle n'avait donc pas de raison de se sentir aussi mal.
Le vampire fronça les sourcils
— Comment ça, pas vraiment ?
— Rien, c'est juste que... notre monde me manque, improvisa-t-elle.
— Justement, plus vite tu connaitras les sorts que t'apprend Emily, plus vite nous serons de retour !
— Tu as raison, répondit Bonnie en se forçant à sourire, avant de lui annoncer qu'elle allait prendre une douche.
Damon la regarda s'éloigner, l'air pensif : Bonnie lui cachait quelque chose, et il avait bien l'intention de découvrir ce que c'était...
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— Rien, il n'y a absolument rien dans cette chambre ni dans l'autre ! s'exclama rageusement Caroline, prête à éclater en sanglots, car elle s'inquiétait pour Bonnie. Mais où sont-ils ?!
— Nous allons les retrouver, murmura doucement Elena en lui caressant le bras.
Les cinq amis avaient voyagé jusqu'en Angleterre, et Stefan avait hypnotisé la réceptionniste pour obtenir des informations ainsi que l'accès à la chambre de Bonnie et à celle de Damon.
— Si Damon a fait quoi que ce soit à Bonnie..., commença Caroline en tendant un doigt menaçant vers Stefan, mais Tyler la retint pour ne pas qu'elle s'en prenne au vampire.
— Caroline, je sais que mon frère a parfois des tendances un peu... psychopathes, répondit-il, mais je suis sur qu'il n'aurait jamais fait de mal à Bonnie.
— Et pourquoi ?
Le vampire baissa les yeux.
— Parce que... la vie d'Elena en dépend.
Un silence gênant s'installa dans la pièce : tout le monde savait que Damon aimait Elena, mais ils ne s'attendaient pas à ce que Stefan en parle aussi ouvertement.
— Hé... attendez une minute ! s'exclama Matt, qui voulait mettre fin à cet instant embarrassant. La réceptionniste t'a bien dit que le ménage n'a pas été fait, pas vrai ?
— En effet, confirma Stefan, sans trop comprendre où le jeune homme voulait en venir. Si le séjour est inférieur à une semaine, le ménage est fait après le départ des occupants. Étant donné que Bonnie et Damon ont disparu mais que leurs bagages sont toujours là, ils ne savaient pas trop quoi faire.
— Et est-ce que ton frère est du genre à refaire son lit lui-même ?
— Matt, à quoi riment toutes ces questions ?!
— Parce que, expliqua-t-il avec un sourire triomphant, un seul lit est défait : celui de Bonnie. Donc soit Damon a refait le sien, ce qui est fort improbable, soit il n'a pas dormi ici.
— Ou bien il a dormi avec Bonnie, rigola Tyler, tandis que Caroline le frappa doucement sur la tête en lui disant d'arrêter de dire des âneries dans un moment pareil.
— Hé bien, il n'y a qu'une seule façon de le savoir, soupira Stefan en prenant un oreiller entre ses mains.
— Stefan, qu'est-ce que tu fais ?! lui demanda Elena.
— Je vérifie la théorie de Tyler, expliqua-t-il, avec de renifler l'oreiller. C'est celui de Bonnie, annonça le vampire en le reposant sur le lit.
Il saisit le second oreiller, et tout le monde retint son souffle. En silence, Stefan respira le parfum familier qui était encore impregné dans le tissu : il n'y avait aucun doute, il reconnaitrait cette odeur entre mille puisqu'il la connaissait depuis plus d'un siècle et demi.
— Damon, déclara-t-il gravement en lâchant l'oreiller.
— Quoi ?! s'exclama Caroline, choquée. Ne me dis pas que...
— Tu vois, je ne dis pas que des âneries, s'amusa Tyler, mais sa petite amie le fusilla du regard.
— Il y a certainement une explication, dit Elena, qui ne pouvait pas croire, elle non plus, que Bonnie et Damon avaient passé la nuit ensemble.
— Parfois, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures, tu sais, lui dit calmement Matt, qui ne comprenait pas comment cela avait pu arriver : Damon avait-il hypnotisé Bonnie pour qu'elle se laisse faire ?
Il s'attendait à tout de la part du vampire, et surtout au pire.
— Nous devons mettre cette hisoire de côté et nous concentrer sur le reste, décida brusquement Stefan, qui avait bien l'intention d'avoir une petite conversation avec son frère lorsqu'il l'aurait retrouvé. Que savons-nous exactement ?
— Bonnie et Damon recherchaient une pierre magique, cachée dans une église en plein milieu de Londres, et ils l'ont trouvée, résuma Caroline.
— Bien, dit Stefan. Si nous parvenons à retrouver l'église en question, nous découvrirons peut-être des indices.
— C'est parti alors, ne perdons pas une minute, répondit Elena, encore troublée par le fait que Bonnie et Damon avaient dormi ensemble, et peut-être même plus.
Avant de quitter la pièce, elle jeta un dernier regard en direction du lit de Bonnie puis secoua la tête : non, elle se fichait de savoir avec qui Damon couchait, ce n'était pas son problème, elle était amoureuse de Stefan. Mais le fait que Bonnie avait peut-être été utilisée, hypnotisée, la mettait hors d'elle. Son esprit ne pouvait concevoir que Bonnie pourrait avoir consciemment couché avec Damon.
Tout en se déplaçant à travers les rues de Londres avec les autres, la jeune femme retourna le problème dans sa tête et fit de son mieux pour se convaincre que sa seule inquiétude, c'était Bonnie. Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de se demander comment elle réagirait si Bonnie et Damon avaient eu une aventure d'un soir, et que son amie avait été consentante...
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Damon n'était pas dénué de conscience : quand il faisait quelque chose de mal, il le savait.
Pourtant, même si risquer de venir mettre la pagaille dans la vie d'une personne qu'il ne connaissait pas n'était pas très glorieux, il parvenait à se convaincre qu'il faisait une bonne action : cela pourrait rendre plus heureuse une personne qu'il connaissait et à laquelle il tenait plus qu'il ne l'avait cru jusqu'à présent.
Non, il ne faisait rien de mal, songeait-il en frappant trois coups sur la porte en bois, plutôt que d'avouer qu'il était un peu poussé par la curiosité également.
— Damon ?
Pris au dépourvu car il ne s'attendait pas à cela, le vampire resta bouche bée : Bonnie!bis avait des cernes autour des yeux, elle n'était ni coiffée ni maquillée, et elle portait de vieux vêtements informes.
— Désolé, tu as fait la fiesta hier et je t'ai interrompu dans ton sommeil réparateur ? lui demanda-t-il en se resaisissant.
— Très drôle, répondit la sorcière. Bon, tu rentres ?!
— Euh... oui, murmura-t-il en s'exécutant.
Il eut à peine le temps de jeter un bref coup d'oeil à la cuisine que Bonnie!bis lui posa une question.
— Alors, de quoi as-tu besoin ? Un sort ? Une potion ?
— Pardon ?!
— Tu diras à Elena et aux autres que je suis désolée d'avoir manqué la fête hier, mais je devais absolument terminer mes potions et revoir quelques formules, expliqua-t-elle en versant une poche de sang dans une tasse, avant de la tendre à Damon.
— Qu'est-ce que c'est que ça ?! s'exclama-t-il.
— Du A positif, c'est tout ce qu'il me reste, désolée, le sang ne se conserve pas si longtemps que ça.
— Je veux dire : toi ! Qu'est-ce que tu es en train de faire de ta vie, bon sang ?! On dirait une... une...
— Une vieille folle, c'est ça ? compléta Bonnie!bis d'un ton sec.
— Je n'ai jamais dit que...
— Damon, le coupa-t-elle, tu es une des personnes que j'apprécie le plus et tu sais pourquoi ? Parce que tu me laisses faire ce que je veux !
— Mais...
— Tu n'es pas comme Elena, Caroline, et les autres, toujours en train de me faire la morale et essayer de me faire sortir. J'aime la magie, c'est ma vie. Tu es le seul à l'accepter. A venir me demander de l'aide, sans me culpabiliser parce que je ne suis pas venue au Mystic Grill avec vous.
— Hé bien j'ai eu tort, répondit durement le vampire, furieux qu'une autre version de lui-même ait laissé Bonnie tomber aussi bas sans réagir.
— Est-ce que c'est Elena qui t'envoie ? demanda-t-elle suspicieusement.
Elle se tapa ensuite le front.
— Mais bien sur, quelle idiote ! C'est Elena qui t'envoie ! Je vais lui dire que c'est gentil de s'inquiéter pour moi, mais m'envoyer son chevalier servant n'était pas nécessaire.
Conscient qu'il ne pouvait pas laisser Bonnie!bis contacter Elena!bis car cela lui causerait d'énormes ennuis, il bondit avec sa supervitesse sur la sorcière et lui enleva le téléphone des mains, avant de la plaquer par terre.
— Damon, laisse-moi sinon je n'aurai pas le choix de te faire un anévrisme !
Elle ont au moins un point commun, songea-t-il, sans relâcher la sorcière.
— Alors je veux que tu m'écoutes, Bonnie ! Écoute-moi avant d'appeler Elena, et je te laisse tranquille, c'est promis.
— Très bien, céda-t-elle avec un soupir.
Lentement, ils se redressèrent, et Damon lui tendit la main pour l'aider à se relever. Une drôle de sensation l'envahissait, c'était comme si... comme si sa Bonnie se trouvait devant lui dans un état lamentable, et il avait envie de la prendre dans ses bras et de la réconforter.
« Arrête de délirer, mon pauvre Damon, tu ne fais que réparer tes erreurs », se dit-il.
Car Bonnie lui avait menti à propos de son « double » : elle lui avait dit que Bonnie!bis menait une vie de rêve alors que c'était tout le contraire. La sorcière ne lui faisait pas confiance, et elle était malheureuse dans les deux mondes. Et le comble, c'est qu'il en était en partie responsable dans ces deux mondes.
— Alors ? Je t'écoute, dit Bonnie!bis, les bras croisés.
— Je...
— Tu ?
— Bonnie, je... je ne suis pas celui que tu crois.
— Excuse-moi ?!
— Ce serait trop long à expliquer, mais je viens d'un monde parallèle et...
Bonnie!bis tendit une main devant lui, comme pour le faire taire.
— J'en ai assez entendu, Damon, tu connais la sortie. Au revoir
— Tu ne me crois pas ?! s'exclama-t-il. Tu pratiques la sorcellerie, mais tu refuses de croire à l'existence d'un autre monde ?!
— Tu es cinglé, c'est tout, et je n'ai rien à ajouter. Maintenant va-t-en avant que je ne me mette vraiment en colère !
— Et si j'arrivais à te le prouver ?
— Quoi ?
— Si je parviens à te prouver qu'il y a deux Damon, me croiras-tu enfin ?
Bonnie!bis soupira.
— Peut-être.
— Alors appelle Elena. Dis-lui que tu t'excuses de ton absence à la soirée d'hier, et essaie subtilement de savoir où se trouve... Damon.
« Cette phrase est vraiment bizarre », songea-t-il.
— C'est ridicule, murmura Bonnie!bis en secouant la tête.
— Bonnie, si c'est faux, quel est mon intérêt à faire tout ça ?
— Je... je ne sais pas, murmura-t-elle. Tu pourrais être de mèche avec Elena, elle me dirait que tu es avec elle alors que tu es ici.
Damon sourit légèrement.
— Tu es vraiment une petite sorcière têtue, pas vrai ? Aux grands maux, les grands remèdes !
— Qu'est-ce que tu veux dire ?
— Je t'emmène voir l'autre Damon de tes propres yeux !
— Damon, non, ça suffit, cette plaisanterie a assez duré !
— Ce n'est pas une plaisanterie, tu en auras la preuve dans les prochaines minutes.
Et, sans prévenir, il prit la sorcière dans ses bras et l'emmèna jusqu'au Manoir grâce à sa supervitesse.
Losqu'il furent arrivés, Bonnie!bis voulut lui hurler dessus mais Damon mit sa main sur sa bouche.
— Arrête, ils vont nous entendre. Super ouïe, tu te rappelles ?
Bonnie!bis acquiesça et il enleva lentement sa main.
— Je vais te tuer, chuchota-t-elle. Tu es un homme mort !
— Allez, viens, rigola-t-il en l'emmenant près d'une fenêtre.
Elena était en train de lire un livre, seule dans le salon.
— Bizarre, tu n'es pas là, ironisa la sorcière à voix basse.
— Sois patiente, Damon et Elena ne sont pas toujours collés l'un à l'autre.
— Bien sur que si, rétorqua Bonnie!bis. Quand ils sont au Manoir, ils ne font que...
Elle cessa sa phrase, rougit, mais elle n'eut pas le temps d'ajouter quoi que ce soit car Damon!bis venait d'arriver dans la pièce.
— Qu'est-ce que tu lis ? demanda-t-il, l'air charmeur, à Elena!bis.
— Oh mon dieu, murmura Bonnie!bis, une main sur la bouche, son regard passant de Damon près d'elle à Damon!bis, à travers la fenêtre.
— Je te l'avais dit, répondit simplement le vampire. Je ne suis pas lui.
« Et je n'ai aucune envie d'être cet homme », ajouta-t-il en pensée pour lui-même.
— C'est... c'est impossible, murmura Bonnie!bis. Tu... tu t'es dédoublé grâce à un sort !
— Je te jure que non. C'est la vérité, Bonnie. Je suis venu dans ce monde avec une mission, mais je m'en suis découverte une nouvelle
— Laquelle ?
Il lui sourit.
— Faire en sorte que tu sois heureuse.
