Le prochain maintenant.
J'ai posé la question et après réflexion, je me suis dis que le mettre à la suite de l'autre était la meilleure chose à faire.
Rating: K+
Pairing: SaboLomeo - ZoLaw
Disclaimer: Les personnages et l'univers d'OP ne m'appartiennent pas.
Résumé: -
Bonne Lecture.
Épilogue 2
Un chapeau se vise sur une tête, des gants reviennent en place et un regard noir fixe l'océan, le sourire aux lèvres.
S'adressant poliment à cette jeune femme qui l'accompagne partout et qui soutient toutes ses décisions, un regard tendre se pose et de petites instructions se montrent.
Grimpant ensuite jusqu'à la barre de navigation, des mots continuent de s'échapper jusqu'à ce que le navire reprennent sa route.
En pleine mer et ayant terminé sa quête avec brio, ils s'en vont rejoindre les leurs et certainement aussi recevoir un autre ordre de mission.
Le sourire aux lèvres, l'apaisement des vagues fouettant sa peau, il est toujours ravi de pouvoir sentir l'odeur particulière que la mer lui apporte.
Cela fait un peu moins de deux ans qu'il n'a pas revu son frère mais durant cette période, il a suivit –et suit toujours- avec exactitude les actions du noiraud.
Il s'inquiète pour lui –sans le vouloir- mais il est fier de son parcours et de toutes les décisions qu'il peut prendre. Sabo veille sur lui de loin et il ne manquera pas de l'aider si jamais quelque chose devait arriver –il ne veut plus le laisser seul comme à la mort d'Ace-.
Étirant ses muscles engourdis, il espère arriver le plus rapidement possible mais en attendant et se posant sur l'un des coins du bateau, il se permet d'être inattentif et de fermer l'œil un moment.
Son corps a besoin de se ressourcer en énergie et sa tête également.
Quand il se réveil, le révolutionnaire se retrouve à bon port.
Le bateau amarré, s'étirant et observant les environs, il n'a plus qu'à attendre maintenant.
Cherchant du regard la petite blonde souriante, Sabo trouve des informations sur la destination de celle-ci et décide de faire un tour sur cette île, un peu trop au sud.
Sautant par-dessus bord, il vise correctement son arme dans son dos et faisant ses premiers pas, il dégourdit ses jambes et avance tranquillement.
Faisant attention aux différentes boutiques, il n'entre dans aucune d'entre-elles. Ce doré se contente simplement de repérer les lieux et de s'en faire une opinion.
Depuis la dernière fois, rien n'a vraiment changé, si ce n'est peut-être…, la multiplication des pirates.
Ses mains dans les poches, il continue son ascension. Continue de marcher droit devant –sans jamais prendre de virage- et tombant sans le vouloir sur le lieu recherché, il reste un instant sans bouger.
Cette fille, non cette femme, Sabo est sûr d'en être amoureux.
Mais pourtant, il a déjà fait deux/trois erreurs avec elle. Sans le vouloir, sans réfléchir. Il a juste…, continué tout droit. Comme toujours.
Baissant légèrement la tête et restant devant cette façade, il veut faire les choses bien à présent. Il veut, être un homme honnête. Un homme sans regret.
Alors, quand il entend son nom voler dans les airs, il se dit que le destin ne peut pas être plus présent que cela. …Un signe. Il est sûr que c'est un signe.
_ Sabo-san !
Ne voulant d'abord pas entendre n'y voir, ce blond fait semblant de rien et essaie de comprendre comment cet abruti a réussi à échouer ici. Sur cette île isolée.
Ensuite, une main l'oblige à affronter ce « problème » et à rencontrer ce sourire gigantesque sur ce visage toujours semblable à son souvenir.
Combien de temps ne se sont-ils pas vu !? …Peut-être six mois, peut-être un peu moins. Il ne sait plus et ne veut même pas se rappeler.
Il sait juste que…, qu'il ne doit pas croiser la route de Koala. Il ne veut pas risquer de tout foutre en l'air à cause d'un pirate bruyant.
_ Que fais-tu ici !?
_ On sait légèrement perdu et depuis hier soir, notre navigateur cherche des informations.
Définitivement cet équipage n'est pas doué –c'est ce que Sabo pense- néanmoins, il ne peut faire autrement que de sourire face à cet embarras.
Bartolomeo est du genre à être gêné pour des choses inutiles et à être confiant pour des trucs lourds de conséquences. …En réalité, il ne l'a jamais compris.
Comment pourrait-il comprendre un idiot comme lui !?
_ Eh bien, tu devrais te renseigner toi aussi. Prend vers le nord, là-bas, tu trouveras certainement ce que tu cherches.
_ Sabo-san, j'suis tombé dessus alors ce n'est plus la peine que je cherche.
Souriant comme un enfant, comme un abruti qui n'a rien demandé, il se fait frapper.
Le blond serre les poings et retient sa colère de ce qu'il entend. Il en a marre d'entendre toujours la même chose à chacune de leur rencontre. …Marre d'être « attendu ».
Il ne veut pas l'être. Ne veut plus l'être. Il…, récemment il a pensé qu'il ne voulait plus croiser cette erreur qu'il a commise.
Mais quand il pense cela, il sent toujours un étrange pincement –presque invisible mais pourtant légèrement ressenti-.
_ Viens par-là, toi !
Attrapant le bras de ce géant vert, il le traine dans une ruelle inoccupée. Une ruelle qui est pour la plupart du temps évitée et contournée.
Poussant ensuite ce rookie vers le mur le plus proche, il s'éloigne et scrute un instant les environs avant de reprendre. …Il n'aimerait pas être entendu. Il n'aimerait pas qu'on le démasque. …Il n'aimerait pas que cette blonde le surprenne dans cette mauvaise posture –encore une fois-.
_ On ne joue plus maintenant. …J'ai quelqu'un Bartolomeo, elle est très gentille et je ne veux pas lui faire de mal.
_ Tu m'as déjà sortie cette excuse, ce n'est plus marrant.
_ Je suis sérieux. Je ne veux plus te voir, coïncidence ou non, je ne veux plus que nos chemins se croisent. Je ne veux plus de toi. Je l'aime tu comprends et j'aimerais pouvoir oublier cette mascarade ridicule.
Les rubis fixés sur le blondin paraissent réfléchir. Essaient de comprendre les mots froids et sincères.
Il est blessé, le Kannibal est blessé d'être vu comme une erreur de parcours mais il ne peut s'empêcher de penser, qu'il l'a bien cherché.
Après tout, tout ça est de sa faute. …Il a tout, absolument tout fait pour que Sabo le remarque. Lui parle. Lui porte un peu d'attention.
Peut-être a-t-il ce qu'il a récolté. Et Bartolomeo croit avoir perdu à son propre jeu même s'il a envie d'insister. Parce qu'il est idiot et qu'un idiot persiste toujours. … …Malgré tout.
_ Si tu es heureux alors… … …je le serais aussi, Sabo-san.
Et là, dans cette petite ruelle qui s'assombrit à cause d'un soleil déplacé, un silence assourdissant les enveloppe. Un silence où le vide prend toute la place.
Les mots de ce vert semblent sincères. Sont plus sincères qu'il n'y parait et pourtant, sa cogite à une allure vole dans sa tête.
Il prend sur lui pour ne pas agripper ce blond, pour ne pas lui dire de renoncer mais, il ne peut pas. Même s'il a un millier de question, il ne peut pas.
…Il a un peu de fierté, un peu de dignité à garder même si cela veut dire « se quitter ».
La voix était incroyablement plate, sans fausse note et avec un cruel sourire qui semblait triste.
Pis continuant de sourire, de faire face à ce blond qu'il pourrait toucher s'il tendait la main, Bartolomeo reste immobile. …Aimerait-il se battre !? Évidemment.
_ Bien alors, tout est clair maintenant. …C'est un adieu, Bartolomeo.
_ Sabo-san- !
_ Et ne m'appelle plus comme ça. On ne se connait pas. Nous ne sommes pas amis toi et moi.
Baissant légèrement le regard mais continuant de sourire, les poings de ce vert se resserrent un peu –beaucoup-. Ça fait mal d'être rejeté ainsi mais, il croit comprendre et il croit être ridicule d'avoir cru que ce blondin pouvait l'apprécier à minimum.
Puis laissant réapparaitre ses prunelles sangs, il reprend sa phrase. Choisi d'autres mots. Des mots plus distants, plus éloignés. Qui ne marque aucunes intimités.
_ Commandant. …Au revoir commandant, tu as raison, je devrais me dépêcher de partir d'ici.
_ Effectivement, tu n'as plus rien à y faire.
Il a bien fait. Il ne peut y avoir aucun avenir avec ce rookie indiscipliné, joueur et idiot. Rien n'est possible et il sait qu'il a fait le bon choix.
Quand il regarde à ses côtés, Koala est tout ce qu'il a besoin. Elle est mignonne, ne dit jamais de choses obscènes, elle est gênée quand ils se retrouvent enfermés dans la même pièce, elle peut être timide ou au contraire colérique. Et il peut la protéger. …Il se sent utile à ses côtés.
Tandis que cet abruti fini en plus d'être simplet, médiocre et bruyant, il est aussi un homme et ils n'ont rien à faire ensemble, Sabo le sait.
Quittant l'impasse et rejoignant la jeune femme qui sort dans le même temps de la boutique, un fin sourire se dessine sur les lèvres du révolutionnaire tandis qu'il laisse derrière lui des souvenirs déjà presque effacés.
Observant ce couple s'éloigner, Bartolomeo le laisse partir. Parce qu'il n'y a rien de compliqué.
Tout a été dit et ce blond n'a pas besoin de ce justifier à lui. Tout le monde disparait un jour et les explications sont inutiles parce que soit il y a de l'amour, soit il n'y en a pas.
C'est aussi simple que ça. Aussi simple qu'un adieu. Qu'un dernier sourire marqué pour se voiler la face.
Continuant de les suivre du regard, ses rubis s'imprègnent une dernière fois de cette silhouette, de cette carrure, de ce bout de rien qu'il a pu gouter ou du moins toucher –effleurer-.
Il compte jusqu'à 10. Comme un décompte pour lui-même. Un décompte pour ne pas hurler une question qui tourne en boucle. Un décompte pour se forcer à oublier qu'il forçait son équipage a échoué ici. …A échoué pour être vu, pour apercevoir cette ombre blonde.
Et alors que cet oiseau vert arrive au décompte de 9, alors que Sabo resserre sa prise sur la fine main qu'il tient dans la sienne, alors que la rue parait curieusement silencieuse, un irritable pincement se manifeste dans les entrailles du révolutionnaire.
Il se sait incorrect. Il se reconnait idiot pour une fois mais, il ne veut pas revenir sur sa décision.
C'est mieux pour eux deux. Ils n'ont rien en commun. Un avenir différent. …Mais, au fond de lui, rien qu'un peu, il s'autorise à garder des souvenirs. De bons souvenirs il en est sûr –même s'ils se disputaient souvent-. …Il s'autorise –une fois dans l'année- à repenser à ces quelques semaines passées en sa compagnie, ces quelques escales aussi.
Puis, arrivé à 10, le temps reprend son cours. Le temps se rattrape lui-même et accélère les secondes pourtant, dans cette accélération –entre ce 10 et ce 11- un visage regarde en arrière pour apercevoir une silhouette floue trop grande et des prunelles trop rouges.
Son dernier geste pour Bartolomeo –en dehors de l'avoir rejeté- aura été ce regard désolé, ce regard noir pour la première expressif avec ce vert.
Après, le 12 se montre et revenant vers la jeune femme, la dévisageant durant des tas de secondes indéchiffrables, il sait qu'il a pris la bonne décision –du moins sa tête le pense-.
Pour l'instant, à cet instant précis, c'est la meilleure décision du monde bien qu'une partie –une infime partie de son cœur et de son subconscient- soit contre.
… .
Elle était fine, belle avec de long cheveux noirs.
Elle lui a donné ce qu'il attendait. Ce qu'il était venu chercher. Et ensuite, elle est partie puisqu'il préférait terminer sa nuit seule.
Elle n'a pas fait de bruit –comme les autres-. Elle ne s'est pas vexée –puisqu'il n'y avait aucune raison à cela-. …Elle n'a fait aucunes vagues.
Il a pris une douche après elle. S'est partiellement rhabillé et ensuite, il s'est laissé tomber dans ce lit pour finir sa nuit déjà bien entamé.
Ce n'était pas une auberge malfamée ou un bar étrange. …C'était un lieu assez joli, propre et sans emmerde. Un lieu où le bruit se faisait quasi inexistant.
Lui et son équipage avaient accosté sur cette île deux jours auparavant.
Ils n'avaient pas touché terre depuis pas mal de temps déjà –près de 4 mois- et il n'avait pas eu l'occasion de coucher depuis près de 6 mois. …Alors ce soir-là, c'était l'opportunité rêvée.
Il avait pris cette petite chambre en fin d'après-midi quand il eut compris qu'il ne retrouverait pas le port d'aussitôt et il s'était mis à chasser.
Pas au hasard –jamais au hasard-, avec des critères précis –des critères à lui- et après quelques recherches, il a trouvé cette jeune femme.
Ils ont couchés ensemble une bonne partie de la nuit, il s'est montré un peu brusque –mais pas trop- et a évité avec soin les lèvres qui essayaient de l'aguicher.
Il n'y a pas eu de baisers comme avec tous les autres. …Rien, seulement un échange charnel. Un ébat sexuel dépourvu de tous sentiments. Un corps à corps qu'il appréciait.
La jeune femme fut ravie –lui aussi- et alors qu'un « au revoir » se faisait –où un « à bientôt »-, elle est partie sans bruit. En laissant son coup d'un soir derrière la porte.
Et là entre le moment de son départ et le moment où il s'est levé pour prendre sa douche, il y a eu un moment de répit.
Un moment où il a repensé à la texture douce de ces cheveux sombres –la couleur profonde ceux-ci- qui en rappelait d'autres.
Un moment où il a repensé à un ordre –un ordre qu'il respecte avec précaution- et où il a dessiné un sourire à l'évocation de celui-ci.
Ensuite, l'histoire on la connait. Il a pris sa douche, est ressorti de celle-ci trempé et il s'est allongé dans ce lit payé pour se reposer l'esprit et dormir.
Son avant-bras sur ses prunelles, il a simplement relâché ses muscles et ensuite, il n'a plus pensé à rien. …Il préférait ne plus penser plutôt que de se poser des questions inutiles et remplies de tortures.
Il préférait obéir plutôt que de croire des choses qu'il inventait. Il préférait se reposer pour pouvoir retrouver son chemin le lendemain.
…Et c'est ce qu'il a fait. Il a perdu pied et s'est calmement retrouvé dans les bras de Morphée qui l'accueillait toujours avec joie et délicatesse.
Un rayon traverse la fenêtre ce matin. Il a dormi plus longtemps que prévu mais rien n'a l'air de le perturber.
Restant amorphe sur ce lit et grognant plus qu'autre chose contre, je cite « ce maudit soleil inutile », Zoro s'étire et laisse ses articulations craquer une par une.
S'essayant peu de temps après et scrutant l'environnement, il laisse un soupir s'échapper pour s'observer par la suite et ré-entrer dans la salle d'eau.
Se passant de l'eau sur le visage et frappant ses joues pour se réveiller, il préfère utiliser les grands moyens et passer sous une douche froide plutôt que de rester dans cet état de demi-sommeil emmerdant !
Il préfère –et de loin- retirer immédiatement les pensées que ses songes lui ont données pour ensuite, rejoindre ses nakamas et passer le reste de son séjour en toute quiétude.
C'est après trois quart d'heure, qu'il rend les clefs de sa chambre et s'échappe de cette auberge.
Ses sabres à la taille jouent une douce musique, ses pas l'amènent dans une rue marchande qu'il ne connaissait pas et sans trop de soucis, il essaie de retrouver un navire et des personnes qu'il connait.
Ça fait un peu moins de 2 ans qu'ils ont quittés Dressrosa, un peu moins de 2 ans que les Hearts sont partis, un peu moins de 2 ans qu'il tient cette promesse.
Et ça lui va. Ses lèvres attendent patiemment. Il n'est pressé –ou pas-. Il n'a pas de manque –ou alors seulement de cette bouche-. …Et pendant ces 2 ans, il sait dit qu'il ne voulait plus en gouter d'autres.
Comme ce médecin lui a dit « baiser ce n'est rien, c'est naturelle et nécessaire à la bête qu'il est ».
Mais ce bretteur ne pensait pas qu'un docteur aussi arrogant que lui pouvait créer un tel manque.
Soupirant ou souriant de sa dernière pensée, Zoro continue son bout de chemin et sans s'en rendre compte, il tombe sur des quais. …Sur des marchands de poissons, d'équipements de pêches et toutes autres choses, des navires sagement accostés et se reposant de leurs voyages.
Heureux de ce constat, sa progression continue. …Continue jusqu'à apercevoir un bateau familier –devenu familier- et entendre la voix –le cri- de son capitaine enthousiaste.
S'avançant et essayant d'apercevoir Luffy, son pas s'arrête quand il voit la « monture » du Mugiwara.
-Monture qui n'est autre qu'un ours blanc ressemblant à une peluche mais surtout au second des Hearts répondant au nom de Bepo-.
Continuant d'observer –de scruter maintenant-, il n'en croit pas bien ses yeux et pourtant, quand on parle de Trafalgar Law, il comprend étrangement bien et fait demi-tour.
Il a couché avec 5/6 personnes. Toutes pareilles. Toutes ayant une ressemblance avec des cheveux noirs, un air glacial –ou hautain- et une allure arrogante.
Hommes ou femmes n'avaient pas d'importance. L'importance était dans cette ressemblance factice.
Ressemblance qu'il trouvait agréable. Agréable et bonne à prendre.
Mais maintenant, tout ce qu'il veut toucher c'est l'Original !
Trafalgar Law a dit qu'il ne fuirait pas à leur prochaine rencontre, qu'il « capitulerait », qu'il accepterait –enfin cela n'est que l'interprétation que Zoro a fait de ces mots-.
Il est sûr d'avoir vu l'enseigne d'un apothicaire dans les parages. Il est également sur d'avoir entendu ce mot dans la conversation entre son capitaine et Shashi.
Alors épiant et scrutant, ses pas trouvent au même titre que ses yeux après des minutes et des minutes de recherchent intensives.
Et par-delà la fenêtre, il a bien vu un chapeau noir et blanc. Une silhouette fine. …Une aura froide.
Prenant donc appuie entre deux boutiques, dans un chemin sombre pour ne pas être vu, il attend qu'une opportunité se présente.
Qu'un médecin sorte de son antre pour l'attraper.
Aujourd'hui, Roronoa Zoro a de la patience. Il pensait cette journée comme toutes les autres. Pensée découvrir une autre île et encore une autre avant de recroiser ce chirurgien et comme un coup de chance –un coup du destin-, ils ont atterrit au même endroit.
Entendant une porte, une cloche raisonnée, un coup d'œil suffit pour examiner la situation et pour empoigner un bras et l'attirer dans ce chemin au passage proscris.
Saisissant, un dos frappe un mur et laissant ces paupières s'ouvrir lentement après le choc –dans un doux ralenti- il lève son regard et reconnait son agresseur –ou kidnappeur-.
Ouvrant sa bouche pour souffler un mot –une parole-, les iris ne se détachent pas de son vis-à-vis maintenant très près.
_ …Roron-
Le vert ne laisse pas le temps à sa victime de terminer son mot qu'il attrape ces lèvres des siennes.
Hargneusement. Odieusement. Férocement.
Il le plaque à ce mur avec toute la force dont il dispose et augmentant l'ardeur de ce baiser plus sauvage et agressif encore, une sorte de soupir s'échappe de tous ceux-ci.
Un soupir soit pour reprendre son souffle, soit pour communiquer une chose qu'on ignore.
Et le baiser ne se termine pas, il s'amplifie encore et encore –toujours plus-, le sabreur dévore littéralement ces lèvres qu'il a capturé. …Les croquent. Les mangent. Les savourent ardemment.
Écrasant le corps contre ce mur, les respirations saccadées se font entendre de plus en plus et accrochant le tissu de ces bras qui font le tour de sa taille, l'agressé continue de suivre ces lèvres et cette langue « mangeuses d'hommes » pour repousser celui aux cheveux verts et le plaquer au mur face à lui.
Continuant de l'embrasser, l'ébène amorce enfin un sourire et se détachant spontanément et éloignant son visage, il garde plaqué à ce mur froid son assaillant connu qu'il épie.
Reprenant un peu d'air mérité et laissant son sourire mesquin qu'on lui connait trainer sur sa frimousse, des aciers fixent une émeraude inchangée.
_ Ne t'as-t-on jamais dit que c'était mal d'agresser des personnes qui ne t'ont rien fait, Roronoa-ya~
Leurs orbes ne se lâchent pas. Elles se contemplent seulement encore et encore et Zoro ne répond rien. Il n'a pas envie de parler ou de répondre à des absurdités.
De toute façon, il ne sait pas pourquoi il s'est montré si impulsif. …Ou alors si, ces lèvres, …ces incroyables lèvres lui ont manquées.
_ …Ne t'avais-je pas donné un ordre !?
_ Et je l'ai respecté à la lettre. Maintenant tais-toi, Doc' à la manque !
Attrapant la nuque de Law, il le ré-embrasse de toutes ses forces, de tout son appétit et l'accolant de nouveau à cette ruelle étroite, il laisse son autre main vagabonder sur ce corps si froid qu'il a longuement recherché.
Cramponnant le fessier du médecin et dévorant sa mâchoire puis cette nuque, une grande respiration se montre et le parfum enivrant revient aux narines d'un Marimo heureux.
Il vient de retrouver celui qu'il a cherché pendant deux ans. Il vient de remettre la main sur son précieux médecin et il en est horriblement heureux.
Plus tard, on les retrouve dans la même position sauf qu'ils sont entourés de quatre murs. Enfermé dans une chambre et ne se souciant aucunement de faire du bruit ou non.
[…]
Terminé.
Je sais, le résultat est mitigé mais, je n'ai pas et ne voulais pas de troisième vision. C'est également le résultat d'inspirations diverses. Néanmoins, j'espère que cela vous plait ou vous a plu jusqu'à la fin !
On peut dire que cette fiction est définitivement terminé mais avant de nous quitter pour de bon, je tiens à laisser un dernier "chapitre" ou plutôt une dernière page !
L.
