Bon... une fois de plus, je vous demande de m'excuser pour ces deux semaines d'attente du nouveau chapitre... C'est très bizarre, mais plus je devrais avoir de temps pour écrire, moins j'en trouve... Je suis désolée. En tout cas, ne vous inquiétez pas, je finirai cette histoire! Quand? je ne sais pas précisément. Mais je la finirai. :)
Il faut aussi dire pour pardonner mon retard que j'ai reçu une longue review d'une nouvelle lectrice qui déjà m'a fait très plaisir, mais qui m'a aussi rappelé ce que je vous avais promis, au tout début: essayer d'écrire une fic SBOC qui ne soit pas trop banale. Ce chapitre que je vous poste devait de toute façon être présent. Mais peut-être qu'il aurait été retardé... Et pourtant je ne me complais pas à écrire des scènes supers romantiques, dégoulinantes de rose bonbon :) Bref, j'espère être revenue dans ce que je considère comme "mon droit chemin" , ou au moins avoir pris la bonne direction pour y retourner
Merci pour toutes vos reviews, merci de lire cette fiction qui, j'espère vous plaît (ouais, bon, sinon, vous n'en seriez peut-être pas là ).
Bonne lecture!
-Et le devoir de sortilèges, tu t'en es sortie ?
La plume d'Ellen, qui quelques secondes auparavant parcourait hâtivement le parchemin, resta en suspend à quelques millimètres du support.
-Ellen ? Ne me dis pas que…
Elle se mordit la lèvre, les yeux toujours baissés. Le devoir de sortilèges. Comment avait-elle pu oublier ? Zach passa sa main entre le visage de son amie et le parchemin, pour la faire réagir.
-Ouhou… Tu dors ?
Relevant brusquement la tête, elle lui répondit d'un air coupable.
-Je n'y ai pas touché…
Il leva les mains au ciel.
-Merlin qu'avait vous fait à notre petite Ellen ?
-Ah l'amuuuuuur….
Chloé se prit un coup de coude dans les cotes.
-Hé !! Qui est ce qui a passé touuuut son samedi à Pré-Au-Lard avec son Sirius et une bonne partie de son dimanche au stade pour accompagner ce même garçon ? Tout ça pour voir l'équipe de Gryffondor s'entraîner, en plus…
Ellen ne put s'empêcher de rougir et essaya sans grande réussite de se justifier, jusqu'à ce que Zach fasse cesser tout propos en lançant que cela ne ferait en aucun cas avancer le devoir. Ellen lui jeta un regard suppliant. Il s'autorisa un sourire.
-Mais bien sûr que je vais t'aider, ma petite Ellen…
Il s'installa à ses côtés et ils se mirent au travail. Pendant quelques minutes, Ellen se sentit revenir en arrière de quelques semaines. Puis elle regarda sa montre.
-Oh non… je dois aller en retenue.
Zach haussa un sourcil. Il avait le même air inquisiteur qu'arborait Chris quand Alexander ou Eric faisaient des bêtises, regard qui ne lui avait que rarement été adressé. Nouveau retour dans le temps, mais cette fois de quelques années.
-Oui… je … C'était en partie pour ça que… vendredi soir, je… Une malheureuse histoire de couvre-feu…
Restant un moment silencieux, il finit par fermer brusquement le livre de sortilèges.
-Black n'a pas qu'un effet positif sur toi, Ellen.
-Mais… vendredi soir… c'était à cause de mes frères…
-C'était une simple remarque. File. Tu vas pas non plus être en retard…
-Ce n'est qu'un devoir de Sortilèges. Et cela ne se reproduira plus.
Il ne releva même pas la tête de ses parchemins pour rétorquer :
-Je ne parlais pas que des devoirs.
Ellen traînait des pieds. Une retenue. Comme si elle n'avait rien de mieux à faire à la place. Finir son devoir de Sortilèges, par exemple. Ou parler avec ses amis. Enfin, avec un peu de chance, le professeur Hebert ne serait pas trop dur avec elle : c'était bien la première fois qu'elle se prenait une heure de colle.
Elle frappa à la porte du bureau du responsable de sa maison et après un « entrez », elle pénétra dans la pièce.
-Ah, Miss Clark, vous voilà. Je ne m'y fais pas : il n'est vraiment pas courant de vous avoir en retenue. Contrairement à vous, monsieur…
Ellen se souvint alors et retint un sourire avant de se tourner vers celui avec qui elle risquait de passer les prochaines heures. Sirius. Qu'avait-il fait, au juste, pour se retrouver là ? Elle ne lui avait pas posé la question.
- Bien, suivez-moi, nous allons aux serres.
Hebert était leur professeur de Botanique, et son bureau se trouvait eu rez-de-chaussée. Les deux étudiants le suivirent en restant en retrait de quelques pas.
-Tu pensais échapper à une soirée avec moi ?
-Sirius…
-Je plaisante. Mais bon, ça me fait quand même très plaisir de partager cette retenue avec toi. La dernière fois, je me suis collé Snivellus. Une horreur.
-Une retenue avec Rogue ?…Je parie qu'en plus il n'avait rien cherché…
-Mais c'est de sa faute s'il est aussi répugnant. J'avais juste voulu le rendre un peu plus attrayant. Il n'a pas adoré sa nouvelle coupe, et…
-Je crois que je n'ai pas très envie de connaître tous les détails. Et cette fois, qu'est ce que le professeur Hebert te reproche exactement ?
-Je…
-Vous allez me réparer les dégâts que vous avez causés, M. Black. Je ne sais pas ce que vous avez envoyé sur l'établi de M. Parkinson, mais cela résiste à toute formule de nettoyage. Vous n'avez qu'à espérer que la manière moldue fonctionnera mieux.
Ils étaient entrés dans une serre. Sirius murmura à l'attention d'Ellen :
-C'était ma cousine Black que je visais… Malheureusement elle m'a calculé et Parkinson s'est tout pris dans sa tête de chihuahua ! (nda : ouais, sa fille ressemble à un pékinois, alors lui ce sera un chihuahua !)
Elle soupira. Il sourit. Le professeur les sonda du regard. Peut-être avaient-ils l'air un peu trop complice pour deux simples camarades de promotion.
- Quant à vous, Miss Clark, suivez-moi.
Sirius fronça les sourcils et Ellen haussa les épaules, affichant une expression désolée avant de sortir docilement de la première serre. Une fois dehors, il lui confia :
-Je ne tenais pas à vous laisser avec ce jeune homme… C'est un bon garçon, mais… un peu trop agité.
Elle ne tenait pas spécialement à savoir ce à quoi le professeur Hebert songeait en avançant que Sirius était « agité ».
-Bien.
Il ouvrit une autre porte.
-J'ai juste besoin que vous me fassiez un peu de tri. Pas passionnant, mais cela reste une retenue… J'espère que cela ne se reproduira plus, Miss Clark.
Elle hocha la tête, honteuse. Lui indiquant une étagère en fouillis, et après lui avoir expliqué que faire de ces trop nombreuses fiches, il conclut :
-Je vous laisse. Mais que ce soit bien fait demain matin.
A peine la porte fut elle claquée qu'elle se mit au travail. Plus vite ce serait fait, plus vite elle pourrait retourner travailler. Elle examina la première fiche. Tue-Loup des Alpes Italiennes, 1950. Zach avait probablement raison, Sirius avait une mauvaise influence sur elle : rien que pour les études, elle n'avait jamais eu autant de retard. Mais elle ne pouvait s'empêcher de songer aux derniers mots de son ami : « Je ne parlais pas que des devoirs ». Dictame de Poudlard, 1948. Autant être honnête avec elle-même, et avec ses amis. Depuis cette histoire avec Sirius, elle ne leur avait pas accordé beaucoup de ses temps libres. Et les rares fois où elle avait été avec eux, elle parlait de lui. Objectivement, elle pouvait comprendre Zach. Mais pourquoi être aussi sec ? Il suffisait de lui en toucher un mot. Elle aurait modifié son comportement. Quoique… quand il lui avait demandé ce qui n'allait pas, il s'était fait violemment renvoyé. Cricasse (ramenée par H. de Bulgarie). En même temps, il ne pouvait pas lui reprocher d'être un peu plus épanouie, alors même qu'il essayait depuis un certain temps de la convaincre avec l'aide acharnée de Chloe, de se caser. Elle était avec Sirius. Cela ne lui allait-il pas ? Elle n'aurait jamais osé lui faire une remarqué sur son choix concernant sa petite amie. Il n'était jamais que…
-…Mon meilleur ami, souffla-t-elle.
Un sentiment de honte la submergea. Elle sursauta alors. La porte de la serre venait d'être poussée. Pas de doute sur la personne qui venait de pénétrer dans la pièce : elle ne tarda pas à sentir la présence de Sirius dans son dos.
-Sirius, il faut que je fasse ça vite…
Son ton était presque suppliant, car elle savait qu'une fois que si elle se retrouvait dans ses bras, ses capacités de refus risquaient de considérablement diminuer. Et ce soir, elle ne voulait pas se faire avoir. Mais comme d'habitude, il ne s'en formalisa pas et emprisonna la taille d'Ellen.
-Il a dit que ce devait être fait pour demain matin.
-Justement, mais avant demain matin, je dois aussi…
Il la serra un peu plus fort contre lui et les mots d'Ellen moururent sur ses lèvres.
-Ca veut dire qu'on a toute la nuit devant nous…
Elle se raidit et se retourna. Il essaya de l'embrasser, mais elle se dégagea.
-Sirius, je ne…
Il posa ses lèvres sur les siennes puis lui murmura :
-Ne t'inquiète pas…
Alors il s'écarta, et la força à se retourner face à l'étagère.
-On va finir ça tous les deux…
Elle aurait pu jurer qu'il avait ajouté un « d'abord » mais elle ne dit rien. Sirius se chargea de faire la conversation pratiquement à lui tout seul : elle ne participait que très sommairement, se contentant de quelques hochements de tête.
Quand elle eut rangé la dernière fiche, elle soupira de soulagement et mit ses lunettes sur le haut de sa tête, avant de se tourner vers Sirius.
-Merci… sans toi j'aurais mis deux fois plus de temps…
-Temps qu'il aurait été dommage de gâcher.
Elle ne répondit rien, trop occupée à s'efforcer de croire qu'il n'y avait là aucun sous-entendu vaseux.
-Tu sais que sans tes lunettes, tu es vraiment belle.
-Désolé pour toi, je compte bien les garder…
-Dommage… Mais il est vrai que comme ça, je suis le seul à en profiter…
-Dis tout de suite qu'en temps normal, je suis à peine regardable.
-Qu'est ce qui se passe Ellen ? Tu es très jolie, même avec tes lunettes.
Détournant la tête, elle plongea son regard dans le bleu du ciel, qu'elle apercevait à travers une fenêtre.
-Je suis ridicule.
-Quoi ?
-Faire une histoire pour une malheureuse paire de lunettes. Si on m'avait dit que j'aurais réagi comme ça il y a quelques semaines…
-Tu lui aurais ri au nez ?
Elle le dévisagea.
-Je n'ai jamais ri au nez de personne. Et ça, ça ne risque pas de changer.
Il fit une grimace.
-Excuse-moi. Je le sais bien.
Un ange passa. Elle regardait les étoiles, il la regardait. Puis elle annonça qu'il fallait qu'elle rentre au château travailler. Mais elle ne bougea pas pour autant. Il n'en fallait pas plus à Sirius pour se rapprocher d'elle et l'embrasser sur la joue. Elle se tourna vers lui en haussant les sourcils. Il réitéra son geste mais cette fois sur les lèvres de la jeune fille. Elle enfoui son visage dans le col de sa chemise et il la prit dans ses bras, sans très bien comprendre ce qui passait dans la tête d'Ellen. Elle se redressa et comme elle remettait correctement le col du vêtement, il remarqua qu'elle évitait son regard. Il prit cela pour une certaine gène. En réalité, elle était simplement songeuse. Toujours les mots de Zach qui résonnaient dans sa tête. Elle ne vit pas venir Sirius et eut un tressautement quand elle sentit ses mains froides sous son chemisier à elle. Il se mit à l'embrasser et elle mit un temps à réagir et à le repousser gentiment mais fermement.
-Je dois vraiment rentrer, Sirius…
Ce fut à peine un murmure qui lui parvint à l'oreille.
-Reste avec moi…
Non, elle n'aurait pas dû ressentir ce quelque chose de pas si désagréable mais de terriblement troublant dans le ventre. Elle prit alors sur elle et répéta :
-Je dois rentrer.
-Qu'est ce qui t'oblige à rentrer ?
-Il faut que je travaille.
-Et moi je travaille à te faire céder pour que tu restes avec moi…
Elle était vraiment partagée et se tordait les mains. Il les prit dans les siennes. Elle devait retourner à son dortoir, elle devait aller étudier, elle devait aller retrouver ses amis, comme elle l'avait promis. En même temps, elle avait vraiment envie de rester. Même si ce n'était pas sérieux. Or, elle avait longtemps été trop sérieuse… Il serra ses mains et reprit :
-Tu ne vas pas ruiner tous mes efforts…
Il n'aurait pas dû dire ça. Elle retira ses mains et se dirigea vers la porte en remettant ses lunettes sur son nez.
-Que… qu'est ce qu'il y a ?
Sirius se précipita à sa suite, mais elle n'y fit pas plus attention qu'à un botruc et il faillit se prendre la porte qu'elle ne lui avait pas retenue.
-Ellen !
Elle ne s'arrêta que lorsqu'elle se retrouva dans la lumière du clair de lune.
-Je suis désolée Sirius, je t'ai dit qu'il fallait que je rentre. Ne le prends pas mal, mais j'ai dit à mes amis que je rentrais tôt. Et je dois bosser. On se voit demain.
Elle posa un léger baiser sur le coin de ses lèvres et tourna le dos.
-Et si je le prends mal ?
Elle fit une pause après avoir fait seulement quelques pas. Il poursuivit.
-J'ai pas l'habitude d'être relégué au deuxième rang des préoccupations de mes petites amies.
La réplique, pour une fois, ne mit pas longtemps à venir.
-Essaye seulement de me faire croire que je passe avant tes amis !
-Je…
-Si tu me le dis, non seulement tu me mentiras et en plus ce serait ridicule de ta part. Je ne veux pas me convaincre que j'ai une place si importante dans ta vie. Simplement, comprends-moi.
-Mais pourquoi, brusquement, tu… Enfin… C'est pas comme si je t'empêchais de voir tes potes ! Mais quand je compte passer la soirée avec toi, je ne pense pas à eux, et je m'attends à ce que tu restes avec moi.
-Enfin, Sirius, c'était une retenue, pas une soirée romantique ! Et tout mon monde ne tourne pas autour de toi ! Moi, j'avais prévu autre chose, après. Et que ça te plaise ou non, je rentre.
Il la laissa prendre un peu de distance avant de lancer :
-Tu ne sais pas à côté de quoi tu passes…
-Bonne nuit.
Cette fois, elle ne s'était même pas arrêtée pour lui répondre.
J'essaye d'écrire le chapitre suivant avant de partir en vacances, soit d'ici samedi matin. J'essaye vraiment! Bonne semaine à tou(te)s! Zxxxxxxxx
