J'avais perdu une fois de plus…Encore face à lui…Il me souriait, me disais des mots rassurant à l'oreille, me caresser la joue. Ses mains s'approchaient de mon bas-ventre et passèrent doucement sous mon haut. Elles remontaient peu à peu. Il allait voir…J'avais peur…J'avais cette angoisse rongeant mon cœur. Il avait beau me dire des mots gentils, j'étais sure que ça allait le dégouter. Je sentis ses lèvres sur mon cou. Ses mains remontaient toujours jusqu'à ce que mon torse soit à la vue de tous. Il s'écarta un peu pour mieux voir. Moi je fermis les yeux aussi fort que possible. J'étais sur le point de craquer, de le repousser et de m'enfuir…Mais ce doux contact contre ma peau me fit changer d'avis. Ses doigts se mirent à caresser les horreurs que je cachais depuis des années. Après ça, il fit en sorte que je le regarde dans les yeux en m'attrapant doucement le menton.

Nevra : Raconte-moi.

Moi : Je ne me rappelle pas…

Nevra : Tu dois bien avoir quelques souvenirs.

Moi : Des hommes et des femmes, armes à la main, s'acharnant sur moi…

Nevra : Pourquoi ?

Moi : Je ne sais pas…

Nevra : Pourtant tu n'étais qu'un enfant, comment pouvaient-ils croire que tu étais une menace ?

Moi : Mon apparence peut-être… J'entendais crier « monstre », « démon », « enfant des enfers »…

Nevra : Ce sont eux les monstres…

En disant cela, il me prit dans ses bras. Me serrant contre lui. Nous étions allongés, l'un contre l'autre. Je sentais sa main dans mes cheveux.

Nevra : N'est plus honte de ton corps…

Après m'avoir dit ses dernières paroles, nous avons finis par nous endormir. Et pour la première fois de ma vie, j'allais bien dormir…

La nuit fit courte mais calme. Le jour s'était levé et le silence régnait. Il n'y avait pas les cris de Miiko. Ni même les petits couinements que faisait Alys pour me réveiller d'habitude. En revanche, je sentais quelque chose contre ma joue et ce n'était pas Alys car j'entendais comme des rires mais très discret. Curieux, j'ouvris les yeux.

Nevra : Bonjour amour.

Moi : Bonjour…

Nevra : Bien dormis ?

Moi : Oui et toi… ?

Nevra : Ça peut aller.

Moi : Dis-moi, pourquoi riais-tu ?

Nevra : Tu m'as donc entendu ? Eh bien si je riais c'est à cause de toi.

Moi : Et pourquoi ça ?

Nevra : Car tu as des mimiques terriblement mignonnes en dormant !

Moi : Pardon ?

Nevra : Tu ne savais pas ? Franchement, tu es à croquer durant ton sommeil.

Moi : Je te conseille de te taire si tu tiens à ton deuxième œil.

Nevra : Ne te fâche pas pour si peu mon ange.

Moi : Je ne suis pas fâché ! Et arrête avec tes surnoms !

Ezarel : Hey vous deux !

Soudain, Ezarel ouvrit la tente et y rentra à moitié.

Nevra : Qui t'a donné la permission d'entrer ?

Ezarel : Je t'en prie Nevra, pas de ça entre nous après tout je sais que tu ne peux pas te passer de moi.

Nevra : Va mourir avec tes potions.

Ezarel : Moi aussi je t'aime…Enfin bref ! On bouge !

Moi : Où allons-nous ?

Ezarel : Voir quelqu'un.

Je n'eus pas le temps de lui poser plus de question. Il était sorti de la tente. J'étais plus qu'intriguer. J'entendis Nevra soupirais.

Moi : Sais-tu où l'on va ?

Nevra : Voir un vieux fossile.

Moi : Et en quoi ça va m'aider ?

Nevra : T'inquiète, la vieille a réponse à tout.

A suivre…