Pomme en Or, épée de Glace

Bonjour !

Voilà voilà ! Un grand merci à ma correctrice et à vous pour les reviews !

AnnaMerteuil : Il y a un lien étrange entre Elo et Harry. :-)

Et voici, dans ce chapitre, la partie tant attendue...

Dimanche 18 décembre 1994 et semaine suivante

Chapitre 28 : Préparatifs pour Noël

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- Oui, Hermione, c'est ce que vous appelez la Magie Noire, à tort.

- Pourquoi être aussi têtu ? murmura Hella.

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Fred et George, dont l'absence n'avait bizarrement pas été remarquée dans la maison de l'Ordre du Phénix, étaient descendus vers trois heures du matin dans la Salle Ronde.

Ils avisèrent Harry allongé, la tête sur les genoux d'Eloya, Eloïse et Hella blotties l'une contre l'autre, Hermione allongée près de Lukas avec Melwyn sur la tête, et Snape qui devait s'être endormi malgré lui dans un des fauteuils.

- Bonjour vous deux, fit doucement Dorian. Nous avons des invités, mais ils vont devoir regagner leurs endroits respectifs dans quelques heures. Je leur ai donné du thé avec de la potion « sommeil sans rêves », sinon ils ne se seraient jamais endormis…

- Que s'est-il passé ? demanda George.

- Eloïse a été attaquée lors de quelques transplanages d'escortes avec Sebastian. Vous ne le connaissez pas, mais c'était un garçon très gentil. Il a sacrifié sa vie pour la petite. Hermione, Harry et Ron se sont encore disputés en début d'après-midi, d'où leur absence dans la Tour lors des évènements. Luna… je ne sais pas pourquoi elle n'est pas rentrée ici lorsque le château a été attaqué.

Damian, le frère jumeau de Sebastian, a tenté de faire manger Eloïse, mais elle ne se sentait pas bien du tout. Elle a réussi à dormir un peu à ses côtés, mais Snape a dû lui donner plusieurs potions pour qu'elle se remette des attaques.

Harry a été attaqué par derrière et ne s'en est pas rendu compte. Melwyn a pu regarder dans sa tête, votre mère a donné une potion assez rare et dangereuse à votre ami, afin qu'il suive ses instructions et qu'il se renferme lentement sur lui-même. Son Esprit était lié, Melwyn a tenté de défaire les mauvais liens qui le torturaient. Poudlard insinue que Dumbledore est derrière tout cela, que c'est lui qui a ordonné à Molly Weasley de donner la potion. Ce qui est certain, c'est qu'il a un certain pouvoir de persuasion sur elle, et qu'il a lancé un nouveau sort de contrainte sur Harry. Mais le sortilège n'a pas été lancé correctement, ce qui nous a permis de délier quelques liens. Votre mère, ni Ron ni Ginny n'ont apparemment remarqué votre absence. Vos autres frères ne savent rien de tout cela. Dumbledore leur a envoyé un parchemin d'invitation pour Noël. Quelle idée de penser à fêter un Noël en famille en ces moments de guerre… Je peux comprendre, mais pourquoi cela vient de Dumbledore et non de votre mère ? Enfin…

Vous resterez ici avec Hella, Florian, Max et Daniel. Sarah a rejoint ses parents à l'aide du professeur Flitwick, Luna est à Barlheid, Théo et Blaise se sont enfuis pour ne pas être retrouvés par leurs parents. Ils nous écrivent régulièrement dans le Livre. Ils ne veulent pas rencontrer le chemin des mangemorts. Nous leur avons dit de venir ici, mais ils n'ont pas encore répondu.

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- Mini Snape ?

- Quoi Harry ?

- Tu pourrais dire à ton père d'arrêter de me regarder comme si j'avais commis un meurtre ?

- Débrouille-toi, j'ai pas envie de voir une chauve-souris en colère.

Le jeune brun esquissa un léger sourire.

- Normalement tu le colle toujours.

- Pas en ce moment. Il est toujours de mauvaise humeur.

- Toi aussi, remarqua Harry.

- Certes. Qu'est-ce que tu veux ?

- La mère de Ron veut qu'on aide pour les décorations de Noël.

- Noël ? Alors qu'on est en pleine guerre ?

Harry soupira et repartit dans la cuisine. Eloïse n'aimait pas l'absence de Damian. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle aurait tellement aimé qu'il soit présent. Et la distance visible que prenait son père dès qu'ils étaient en public ne lui plaisait pas non plus. Elle n'osait pas l'approcher.

Ça faisait plus de six jours qu'ils étaient bloqués dans cette maison sans pouvoir sortir. Dumbledore était le seul à pouvoir partir et revenir, Snape le faisait mais sans avertir personne, si ce n'est l'Ordre de la Renaissance.

Ils n'étaient pas retournés dans la Tour d'Aélis, mais Eloïse savait que Fred et George arriveraient dans la matinée. Ils avaient discrètement rejoint Barlheid, et Wenzel avait raconté à Dumbledore qu'ils s'étaient mêlés aux quelques centaines d'élèves qui étaient dans le Domaine Secret et n'avaient pas été tout de suite remarqué.

Les adultes n'y virent que du feu.

Ronald énervait Eloïse au plus haut point, surtout par rapport au fait qu'elle dormait dans la partie privée de Snape. Il ne comprenait pas pourquoi, et jouait avec le feu sans s'en apercevoir.

Lukas avait proposé – afin de continuer l'apprentissage de ses élèves favoris sans attirer l'attention – de commencer des cours avancés de combat et d'entrainement. Dumbledore n'était pas totalement contre, Molly avait été outrée et Severus Snape soutenait totalement Lukas.

L'Ordre du Phénix était contre.

- On ne va pas utiliser des jeunes comme de la chair à canon ! avait dit Arthur Weasley.

Mais Dumbledore décida, et Lukas gagna cette petite bataille personnelle sans en avoir l'air.

Ils reprendraient donc, on commencerait en ce qui concernait Ron, les entrainements intensifs après le soir de Noël que Molly souhaitait apparemment fêter.

- La guirlande rouge au-dessus de la porte, s'il-te-plaît Ron ! cria Molly. Oh Eloïse, tiens prends les bougies et mets-les sur la table !

Eloïse grogna, elle n'avait pas à lui donner d'ordre. Elle posa donc les bougies sur une étagère alors que Molly Weasley accrochait une énième guirlande à la porte de la salle à manger.

Fred et George venaient d'arriver et saluèrent leur mère. Peu après avoir aperçu leur petit frère, et afin d'éviter une dispute supplémentaire, les jumeaux demandèrent la permission de sortir.

- Maman, on peut sortir ?

- Non Fred, George ! Vous restez ici, s'écria Molly. Vous venez d'arriver ! Quelle impolitesse !

- On ne veut pas une seconde catastrophe, intervint Arthur plus aimablement. Vous auriez pu rester au château un peu plus longtemps !

- Papa, nous aussi on t'aime ! firent les jumeaux en chœur. Elo, elle est où la chauve-souris ?

- Dans son labo certainement, fit la jeune brune. C'était bien l'Allemagne ?

- Oui, on s'est bien amusé !

- Ca ne m'étonne pas, chuchota Hermione en les regardant d'un air désapprobateur.

- Les profs sont sympas ?

- Ouais.

- C'était immense, rajouta Fred.

- On a entendu une conversation, chuchota George. McGonagall aurait disparu, mais on ne sait rien de plus.

- Dumbledore avait l'air inquiet pour vous, rajouta Fred en jetant un coup d'œil du côté des adultes. On est content d'être avec vous.

- Vous avez prévu des farces pour Noël ?

- Oh oui, mini Snape, chuchota Fred en souriant.

- Super, grogna Hermione.

- Tentez de ne pas nous attirer la foudre du Maître des cachots, fit Harry.

Les jumeaux firent un clin d'œil et s'éloignèrent du petit groupe qui s'était formé. Eloïse et Hermione démêlèrent quelques guirlandes rouges et bleues alors qu'Harry et Ron sortaient l'échiquier magique tout en se regardant méchamment.

- Vous pouvez aller vous préparer les jeunes, fit Mrs Weasley. On mangera vers 20 heures pour le repas de Noël.

Harry, Ron et Hermione montèrent sans se le faire répéter encore une fois, alors que Fred et George se servirent de jus de citrouille. Eloïse retourna dans le salon de son père où elle le trouva assis dans un fauteuil.

- Tu viens ce soir, pour le repas ?

La question avait été posée d'une voix tremblante. Snape se retourna lentement vers sa jeune fille et la fixa un instant, avant de reprendre une gorgée de thé à la menthe.

- Oui. Obligé.

Eloïse s'assit à ses côtés alors que lui se déplaça de quelques centimètres.

- Le professeur Dumbledore devrait arriver en début de soirée, marmonna le professeur de Potions.

La jeune brune laissa courir ses yeux sur la pièce sombre. Le feu crépitait légèrement dans la cheminée.

Eloïse observa à nouveau le bracelet qu'elle avait au poignet. Il avait repris un peu de couleurs et se réchauffait doucement. Damian semblait, si elle se fiait à son instinct, penser à elle à ce moment même.

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Harry et Hermione avaient réussi à ne pas s'énerver contre leur soi-disant meilleur ami. Mais ils brûlaient toujours d'envie de lui remettre les pendules à l'heure.

Et ça risquait d'arriver rapidement…

- Harry, pas trop triste de ne pas pouvoir détruire l'image de l'école en ayant Lufoca au bras ?

- C'est une amie, répliqua durement Harry.

- Une amie, ca ? grimaça Ron. Vous avez perdu la tête, ma parole.

- Je me demande si les autres écoles ont pu rentrer chez eux, fit Hermione.

- Tu penses à l'ennemi ? cracha Ron.

- À l'ennemi ? répéta Eloïse. Ron, on est en guerre ! Au mieux ce sont des alliés mais pas des ennemis ! Voldemort et ses partisans sont des ennemis ! cria presque la jeune fille.

- Oh, tais-toi la garce !

- Quoi ? s'écria Eloïse. Que viens-tu de dire ?

- Ton second prénom ! fit Ron, plus fort.

- Ronald, intervint George. Ne te souviens-tu pas de ce qu'a dit papa ?

- J'en ai rien à foutre de cet idiot ! C'est maman qui commande d'abord !

- Pas pour toujours, marmonna Fred.

George pris l'épaule d'Hermione et celle d'Eloïse, les redirigeant vers la partie privée de Snape. Apparemment, le Maître des Cachots leur avait donné sa bénédiction pour entrer sur son territoire. Eloïse aurait pu en rire, mais l'envie n'y était pas.

Harry avait suivi, laissant Ron en plan sous les yeux coléreux du second jumeau.

Etrangement, il se douta que Ron allait passer un sale moment…

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Flash back – à Poudlard

Il avait apprécié le début du repas, accompagné de Fleur, Luna et d'autres adolescents très aimables. Minerva McGonagall l'avait contacté peu avant le repas de midi, afin qu'il vienne voir de plus près le comportement de son dernier fils pour le reste de la journée. Il avait pu prendre son après-midi sans prévenir sa femme. Ils avaient déjà discuté plusieurs fois, et Arthur se rapprochait, discrètement et contre toute attente de Sirius Black. Molly se comportait de plus en plus étrangement, et il lui avait déjà fait remarqué qu'elle portait bien plus d'attention à Ron et Ginny qu'à tous les autres enfants.

« Oui mais ce sont mes derniers petits anges, mon chéri ! Il faut bien les chouchouter ! » avait-elle alors répondu.

Arthur avait été choqué d'apprendre que sa femme, au nom de la famille, avait envoyé une beuglante à Harry qui n'était même pas leur fils. Sirius avait dû réparer tout le mobilier du salon du Square Grimmaurd lors de cette rencontre improvisée entre lui, Snape et Remus.

Il s'était énervé. Beaucoup plus violemment que l'auraient pensé ses hôtes.

Ils ne s'attendaient pas à ce que le gentil père de cette grande famille connaisse autant de sortilèges de destruction et qu'il soit capable d'hurler ainsi.

Il appréciait Harry, et aurait apprécié être plus présent même si son travail et sa famille lui prenaient tout son temps. Un serment inviolable et un rituel de Magie Ancienne le liait à Nikolaus Wenzel, et donc à Severus et tous les autres qui appartenaient au Groupe Secret. Mais c'était un secret que les adolescents n'étaient pas prêts de découvrir…

Arthur jouait bien le jeu, mais sa femme allait trop loin et en tant que Chef de Famille, il ne pouvait laisser passer une occasion pareille de remettre certaines choses au clair. La famille était déjà tombée assez bas comme ça à cause des préjugés sur les Moldus…

Aucun membre de sa famille ne se doutait de sa présence au château.

Alors, lorsqu'il entendit le ton et les paroles de Ronald, son sang commença à bouillir. Il apprécia l'intervention de ses deux autres fils, mais cela ne sembla guère suffire. La dernière fois qu'il avait voulu reprendre Ronald pour un comportement déplacé, Molly avait défendu son fils qui avait besoin de s'exprimer et Albus avait appuyé l'avis de Molly.

Dumbledore n'était pas présent au château ce jour-là, et Molly n'était pas présente pour prendre la défense de Ronald. Il se leva alors, calmement, et se dirigea vers la table des Gryffondor.

- Ronald Bilius Weasley.

La voix était calme, mais autoritaire. Elle n'admettait aucune réponse.

- Quoi encore ? fit le concerné, sur les nerfs. Oh…

- Oui, « Oh », cher fils. Suivez-moi. Fred et George également.

Arthur pris alors les devants, évitant de regarder autour de lui et marchant la tête haute, gardant un regard qui se voulait neutre.

Ses enfants ne l'avaient jamais vu en costume noir, sa cape verte foncée aux bordures dorées portait l'emblème de la famille et annonçait une sortie officielle.

Arthur se dirigea vers le second étage. Ils marchèrent quelques minutes dans des longs couloirs, avant de passer une porte et de redescendre un peu plus loin un escalier en colimaçon.

- C'est quoi cet endroit affreux ? lança Ronald.

- Tais-toi, fils, fit Arthur.

- Hé, je vais le dire à maman ! répliqua le jeune garçon, énervé.

- Et elle aura intérêt d'être de mon avis !

- Ah ah, on sait très bien que tu suis toujours les ordres de maman, se moqua Ron.

Fred et George lui firent signe de se taire.

- Quoi ? Vous avez peur de papa maintenant ? rit Ron. Faut vraiment le faire.

- Silence !

L'ordre claqua et résonna dans la pièce qu'ils venaient d'atteindre. Ronald voulu répliquer, mais un sortilège l'en empêcha. Offusqué, il se mit à frapper son père qui évita les coups et Fred gifla son petit frère.

- On ne frappe pas les parents, avait-il dit froidement.

Ronald lui tira la langue.

Fred le gifla une seconde fois.

Ronald voulu appeler son père au secours.

George pris l'épaule de son frère afin de le calmer un instant, alors qu'Arthur les laissait faire.

Ce dernier se plaça devant ses trois fils.

Ron se retrouvait collé contre le mur froid, les mains liées dans le dos par un lien invisible. Un nouveau lien apparaissait dès qu'il tentait de se débattre ou avait de mauvaises pensées.

- Ronald Bilius Weasley. Le nom de notre famille a été tâché, selon les soi-disant autres Sang-Purs, par les intérêts de votre arrière-grand-père et de ma fascination pour les Moldus. J'ai été contacté par de grandes familles et les divers responsables de cette école, entre autres par un des membres du conseil d'administration, afin de vous donner une belle et bonne correction comme il se doit.

Fred et George ouvrirent grand les yeux, alors que leur frère levait les yeux au ciel.

- Il va sans dire que je suis contre les châtiments corporels, même si parfois il est nécessaire de vous remettre les idées en place. Je suis votre Chef de Famille. Notre honneur a été tâché par votre insolence, vos mots durs et malhonnêtes. Vos notes en classe sont catastrophiques. Votre comportement est inadmissible.

Fils Ronald Bilius Weasley.

Vous êtes rayé du Testament familial jusqu'à nouvel ordre.

Les jumeaux furent bouche bée. Ils n'avaient jamais vu leur père ainsi, et ils sentaient la rage et la fureur dans laquelle il se trouvait, bien qu'il restât d'apparence froide et détachée. Comportement qu'ils connaissaient mais qu'Arthur n'utilisait jamais. Il préférait rester naturel. Mais l'éducation que leur père avait reçu durant sa jeunesse venait de revenir au galop, et Fred et George osaient à peine respirer.

La porte grinça sinistrement, laissant passer Severus Snape.

Si Neville semblait avoir peur du professeur, son arrivée risquait de marquer les esprits des trois jeunes.

Arthur reprit, tout en pointant sa baguette sur son dernier fils. Snape fit de même.

- Au nom de l'Honneur Familial, au nom de la Magie et en tant que chef de la Famille, voici un premier avertissement. Ce comportement infâme devra cesser immédiatement, et des excuses sont exigées. Et ce, envers chaque personne blessée par ces mots affreux que vous avez prononcés depuis quelques mois. Si cela devait se reproduire, des conséquences affreuses vous attendront au tournant.

La formule avait été claire. Ronald devrait se tenir à carreaux. Un filament argenté atteint le sommet du crâne de l'adolescent, scellant le vœu paternel.

Snape fit un signe à Fred et George de le suivre. Ils refermèrent la porte derrière eux, laissant Ronald aux mains de leur père.

- Ronald est sous emprise d'un sortilège puissant, commença Snape comme si de rien n'était et ayant lancé plusieurs sortilèges autour d'eux avant de prendre la parole.

- C'est-à-dire ? demanda George.

- Nous pensons que Dumbledore le manipule, et votre frère a un caractère trop malléable. Arthur est très en colère, et il va s'occuper de lui bien que je pense que ca ne serve à rien tant que l'on ne l'aura pas défait de ce sortilège.

- Vous ne pouvez pas ?

- C'est très complexe. Le sortilège appartient à une classe dangereuse et nourrit, en quelque sortes, le cerveau de votre frère. Si nous arrêtions le processus, il risquerait d'en mourir. Bien que ça ne me déplairait pas, rajouta Snape.

- Qui a fait ça ? Dumbledore ? fit Fred.

- Nous le pensons, oui. Harry avait fait remarquer que son ami était bien plus vivable lorsqu'Albus n'était pas dans le Château.

Quelques cris se firent entendre dans la pièce d'à-côté. Fred et George frissonnèrent. Leur frère avait beau être exécrable, ils ne voulaient pas qu'il souffre…

- Arthur ne bat pas votre frère, rassurez-vous. Il instaure la Magie Familiale et tente certainement de trouver la source du lien qui relie Ronald à son « agresseur ».

Snape avait ensuite amené ses deux élèves dans la Tour d'Aélis, afin de leur changer les idées. Ils burent du chocolat chaud avec Sirius avant de partir en cours.

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Eloïse, Hermione et Harry avaient écouté le discours de George, choqués par les évènements.

- Arthur Weasley penche plutôt de notre côté murmura Snape. Ne pensez pas qu'il soit idiot. Il en sait plus que vous ne pensez.

- Ronald est mal parti… fit Harry.

- Ce n'est pas de ta faute, répondit George.

- Les enfants, essayez de penser à autre chose, rajouta Snape. Vous allez tous me regarder bizarrement, je n'en doute pas, mais c'est Noël aujourd'hui et je vous promets que je n'ai pas envie de ressasser les mauvaises surprises. Déjà que nous allons devoir supporter Albus toute la soirée…

Et effectivement, les jeunes le regardèrent étrangement. Snape avait envie de s'amuser peut-être ?

- Par ailleurs, c'est dommage que nous ne passions pas Noël avec nos amis. N'oubliez pas de leur souhaiter vos vœux, ils en auront tous bien besoin.

- J'aurais bien aimé que Luna soit là, fit Eloïse.

- Moi aussi, renchérit Hermione. Et Hella et Daniel !

- Tu t'entends bien avec Daniel dis-moi, taquina Harry.

- Oui, un peu… marmonna Hermione.

- C'est bon, tu es ma meilleure amie et comme une sœur pour moi, répliqua Harry alors que George se moquait gentiment avec Eloïse. Tu peux tout nous dire !

- Aussi curieux qu'une fille, taquina Eloïse.

- Mais ! fit Harry.

Snape se leva en souriant, laissant les jeunes discuter. Il alla leur chercher du thé.

- Oui on s'entend très bien, t'es content ? fit Hermione qui commençait à bouder, malgré ses yeux rieurs.

- Vous vous êtes déjà embrassé ? questionna George.

- Non !

- Hermione rougit ! s'écria Eloïse.

- Il devait m'accompagner au Bal…

- Ah ! réagit Harry. Ça aurait été chouette !

- Oui…

- Bien, les jeunes, fit Snape. Pas que je ne vous apprécie pas, mais buvez votre thé. Ensuite, vous irez tranquillement aider Molly pour mettre la table. Eloïse et Harry par contre, vous resterez un instant ici, j'aimerais vous parler un instant.

Il vit sa fille se crisper.

- George, si tu veux tu peux rester également.

Il était conscient qu'Eloïse ne souhaitait pas être seule avec Harry, et la présence de George pourrait certainement aider à rendre la situation un peu plus… détendue.

Il appréciait de plus en plus les jumeaux Weasley, et ils s'étaient avérés être une grande aide pour les réserves de l'Infirmerie. Ils avaient maintenant leur propre stock de potions.

Le petit groupe discuta tranquillement tout en feuilletant le Livre bleu d'Hermione. Ils écrivirent un petit mot à tous les membres de l'Ordre de la Renaissance et signèrent tous ensemble. Ils rirent un instant aux pitreries qu'écrivait Blaise.

Théodore et Blaise avaient trouvés refuge avec Fleur en France, et passaient les fêtes avec la grande famille des Delacour en tant qu'invités de la jeune élève. Les parents de Fleur étaient heureux que leur fille ait des amis et les amène avec elle. Ils étaient conscients de ce qui se passait en Angleterre et avaient promis à Théodore et Blaise une fête de Noël inoubliable.

Théodore avait déjà prévu de donner de l'argent en dédommagement à la mère de Fleur, mais celle-ci avait catégoriquement refusé. Ils étaient en fuite et devaient garder leur argent pour eux.

Au final, Hermione et George furent contraints de partir rejoindre Mrs Weasley qui avait frappé à la porte, surprise de ne trouver George nulle part. Elle lui intima sérieusement de ne plus jamais remettre les pieds de ce côté de la maison, alors qu'Hermione n'eut pas un seul regard de sa part. Eloïse et Harry s'étaient discrètement reculés, afin que la mère de George ne les voit pas.

Lorsque la porte se referma, Snape grogna à son tour contre cette mère de famille envahissante.

- Asseyez-vous, tous les deux. J'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer.

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