Tifus : La question est vont-elles réellement se retrouver?

Guest : oui mais retourner à Seattle mettrait tout le monde en danger! Vous êtes plus fou que moi!

ShanaWings: Je ne saurais dire si quelqu'un va mourir ou non ^^.

Elphset : Ton avis m'intéresse toujours!

Forget-or-Forgive : Eh oui, pour elle Arizona est morte, il faut bien avancer. Et elle est jeune! ^^

76aria : Merci ^^ C'est adorable!

Audrey: Eh bien j'avoue que j'y avais pensé au début de la partie 2 mais en fait, non...

Marmionne: Voilà pour Jane! Moi aussi j'aime la relation entre Callie et Mark, pour moi, le trio est le meilleur de la série! Quant au dédommagement j'y ai pensé mais Brook ne sera jamais d'accord! Je la connais! ^^ Au fait, j'avoue, j'aime qu'on me déteste! ^^

mum's : Ari est un petit dragon tout mignon, mais un dragon quand même! Quant à l'argent, je suis totalement d'accord! Il n'achète pas l'amour. Pour Ethan je suis plutôt fière de ce qu'à répondu Arizona, et pour Jane... voilà la suite! Ahah! j'ai réussi à me faire haïr! Yess!

Bonne lecture! Et n'oubliez pas de reviewer! J'ai besoin de savoir ce que vous en pensez!


Chapitre 6 All I want

« Oubliez le fait que vous soyez complètement paniqué. Si vous saviez que c'était votre dernier jour sur terre... Comment voudriez-vous le passer ? »

Callie resta près de la cuvette encore un instant et sans vraiment le vouloir, se mit à pleurer et hurler de toute la rage qu'elle avait au fond d'elle. Prise d'un accès de colère, elle se releva, son bras balaya les fioles de parfum et produits diverses qui s'étalaient sur l'étagère au-dessus du lavabo. Elle était furieuse de ne pas avoir compris par elle-même, et furieuse de l'apprendre maintenant, après la mort d'Arizona. Mais maintenant qu'elle savait, des pièces du puzzle se mettaient en place et elle parvenait à comprendre les distances qu'imposait sa compagne, son incapacité à faire l'amour sans que Callie ne lui parle. Elle prit un galet décoratif et le jeta dans le miroir qui lui faisait face. Il éclata en un million de morceau qui tombèrent en cascade et se répercutèrent ici et là. Quelques miettes vinrent s'échouer à ses pieds mais elle ne les vit pas. Elle regarda son reflet dans un segment qui était resté accroché au cadre et fut choquée de l'image qu'elle renvoyait.

Elle jeta un œil à son horloge : 3h00. Il fallait qu'elle dorme, elle avait une grosse opération le lendemain et il ne fallait pas qu'elle la loupe. Elle avait assez fait de remue-ménage au sein de son service et même si Hunt essayait de la couvrir le plus possible, il ne pourrait pas continuer bien longtemps. Elle sortit de la salle de bain destinée aux invités se retrouvant dans son salon où ses vêtements trainaient un peu partout, preuves de son infidélité. Alors qu'elle se dirigeait vers sa chambre, elle remarqua un soutien-gorge qui trainait par terre. Ce n'était pas le sien. Elle leva les yeux aux ciels. Melissa. Elle déglutit avec difficulté et jeta le morceau de tissu sur le canapé. La blonde aux yeux très bleus viendrait sans doute lui quémander le lendemain. Callie se pencha pour reprendre le petit carnet noir et décida d'aller le ranger dans sa table de chevet. Elle ne savait pas si elle le continuerait un jour, si elle oserait le refeuilleter.

Elle s'enferma dans la salle de bain jouxtant sa chambre pour se laver avec minutie, elle aussi se sentait souillée maintenant, pire encore, elle avait souillé la mémoire d'Arizona. Après sa douche, elle alla s'installer sur son lit. De son côté du lit et caressa l'oreiller de sa femme. Puis, elle se pencha pour prendre le flacon de parfum d'Arizona et en aspergea les draps avant de se glisser sous la couette. Son menton trembla et elle agrippa l'oreiller d'Arizona pour plonger son visage dedans et respirer son odeur. Durant quelques secondes, elle eut l'impression de la serrer contre elle et elle s'endormit instantanément.

Son réveil sonna quatre heures plus tard l'arrachant durement de son sommeil. Elle repoussa le coussin qu'elle tenait toujours contre elle et retint un sanglot. Arizona n'était pas là. Et elle se retrouvait seule, dans sa chambre, malheureuse et coupable. Elle poussa un long soupire et se leva, s'habilla, lissa ses cheveux avec soin, elle se maquilla et prit un petit tube de rouge à lèvre –le rouge qui allait tant à Arizona- puis sortit dans la nuit prête à laisser place au jour.

Il n'y avait personne lorsqu'elle arriva devant le cimetière. Les arbres s'élevaient hauts pour crever les nuages lourds. Les sentiers, fait de gravier crissaient sous les pas de la chirurgienne. Elle savait parfaitement où aller et trouva rapidement la tombe de sa femme. Au début, elle resta debout mais trouva rapidement cela stupide. Jamais elle n'aurait parlé à Arizona debout si celle-ci était allongée. Alors, elle s'accroupit devant la tombe, puis, elle s'installa dessus, après tout, c'était un peu comme si elle se lovait contre elle. Elle resta là une heure, sans aucun son, sans aucun pleur, elle n'était pas prête à lui parler, elle ne lui pardonnait pas le fait d'avoir caché un aussi gros secret. Que lui avait-elle caché d'autre ? Y avait-il eu autre chose ? Elle ne voulait pas y penser pour l'instant. De toute façon si Arizona la regardait de là-haut, elle devait certainement voir qu'elle lui faisait la tête et elle lui enverrait un signe pour se faire pardonner.

Callie se releva, prit son sac, et sans jeter un seul regard derrière elle, comme elle l'aurait fait si sa femme était toujours vivante, elle quitta le cimetière pour se rendre au Seattle Grace Hospital.


Arizona ouvrit la porte des toilettes pour filles et les trouva vides, pourtant, elle venait de voir Jane s'y précipiter pour l'éviter. Elle prit le temps d'ouvrir chacun des cabinets et ne fut pas étonnée lorsque l'un d'eux ne céda pas. Elle s'appuya sur la paroi, à côté et se racla la gorge. Elle attendit quelques secondes et déclara à travers la porte :

-Jane, j'aimerai que nous finissions cette conversation de façon civilisée. Mais je ne parlerais pas dans les toilettes pour dames, nous sommes deux femmes beaucoup trop intelligentes pour avoir une conversation de ce type dans les toilettes. Alors, je vous laisse le choix. Si vous voulez finir cette conversation, je vous attends dans dix minutes dans mon bureau.

A la fin de sa tirade, elle quitta la pièce, laissant le soin à la jeune femme de prendre sa décision. De tout son cœur elle espérait que Jane viendrait la voir et elle pensait avoir déposé une bonne carte en lui laissant le choix. Cela ne l'empêcha pas de faire les cents pas. Tout à coup, quelqu'un frappa trois fois contre le carreau de sa porte et elle s'installa dans son fauteuil pour se donner une certaine contenance.

-Entrez, appela-t-elle.

Jane franchit le seuil de la porte, la tête baissée. Elle avait l'air fatigué même si elle avait pris soin de mettre de l'anticerne.

-Vous vouliez me voir ? Entama l'étudiante en se rapprochant du bureau.

-Fermez la porte et asseyez-vous, Jane, ordonna Arizona en se tenant droite. Elle replaça une longue mèche de ses cheveux derrière son oreille. Dégageant ainsi une partie de son visage. Elle regarda l'élève s'assoir en face d'elle et fixa ses mains. Etonnée, elle demanda :

-Jane, vous copiez les cours sur votre ordinateur c'est ça ? demanda-t-elle en reportant son attention sur le visage de la jeune fille mal à l'aise.

-Oui, madame.

Il y eut un petit silence durant lequel Arizona se demanda si elle devait poursuivre sur son idée ou non. Si elle avait tort, elle pouvait définitivement rompre le lien avec son élève, sinon, elle allait devoir l'aider le plus possible.

-Mais à l'écrit, tu es droitière ou gauchère ? interrogea-t-elle en faisant le tour de son bureau pour venir s'assoir sur le fauteuil à côté de celui de son élève. De cette façon, elle se rapprochait d'elle et ne lui laissait aucune chance de sortir sans répondre à ses questions.

-Droitière.

Une incroyable tension régnait dans la pièce et Arizona pouvait voir des larmes perler dans les yeux de la jeune fille. Il aurait suffi qu'elle cligne des yeux pour les faire tomber, mais visiblement, elle était trop bouleversée pour fermer les paupières. Doucement, presque avec tendresse, Arizona emprisonna le poignet droit de son élève. Au début, elle sentit une petite résistance mais elle lutta avec douceur pour conserver son bras entre ses doigts.

-Jane, laisse-moi voir, murmura-t-elle en se penchant pour essayer de capter le regard de l'étudiante. Comme elle fuyait ce lien, Arizona se mit à genoux devant elle et se remercia pour avoir eu la présence d'esprit de demander à Jane de fermer la porte en entrant.

Lentement elle lui fit tendre son bras et attrapa sa manche qui recouvrait sa main jusqu'aux phalanges. Elle la releva avec soin, jusqu'au coude et ce qu'elle vit ne l'étonna guère. Cependant, elle cilla plusieurs fois avant d'oser poser la question qui lui brûlait les lèvres. La figure qui lui faisait face n'avait plus rien d'agressif. Non, Jane avait plus un air de stupeur peint sur son visage. Une crainte non feinte transparaissait dans ses yeux et elle avait la bouche légèrement ouverte. Sa poitrine se soulevait rapidement, elle était visiblement en état de choc.

-On t'a cassé la main, murmura Arizona avec une petite boule dans la gorge.

Jane se leva brutalement, retirant sa main de celle de son professeur. Elle resta plantée là, regardant Arizona tel un animal apeuré. Soudain, l'ancien médecin eut l'étrange impression que Jane était son miroir. Ce regard, cette façon de se lever, ces larmes qui ne veulent pas sortir, tout ça, elle l'avait connu. Brook, Callie, Teddy, Mark, tous avaient forcément vu cette même expression chez Arizona après son retour. Et tous, l'avaient conduit à sa presque guérison. Aujourd'hui, les rôles n'étaient pas vraiment les mêmes… C'était à Arizona d'aider cette enfant. Après tout, elle savait quoi faire.

-Jane…

-Non ! Souffla l'étudiante en voulant contourner le siège pour fuir le bureau.

-Dis-moi qui t'a fait ça ?! Ton petit ami ? Questionna la blonde en bloquant le passage de manière à ce qu'elle ne puisse pas passer totalement. Si Jane voulait sortir, il allait falloir qu'elle pousse l'un de ses professeurs.

-Je… je veux sortir ! Dit-elle.

-On pourrait en parler à tes parents ! Jane, je suis certaine qu'ils doivent voir que tu ne vas pas bien…

A la mention de ses parents, elle changea brutalement d'attitude. Elle ne voulait plus sortit mais convaincre Arizona de ne rien dire.

-Ne dites rien ! N'en parlez jamais ! supplia la jeune femme.

-Il faut bien que quelqu'un t'aide ! Tu n'y arrives pas seule apparemment ! Je peux t'aider moi !

Elle posa une main sur l'épaule frêle de son élève et ce fut comme si pour la première fois, Jane avait un point de repère dans sa vie. Elle plongea les yeux dans ceux de son professeur pour vérifier si elle pouvait avoir une confiance totale en elle.

Au beau milieu d'une tempête, Arizona savait que chacun avait besoin d'un roc. Le sien avait été Callie. Elle fit assoir son étudiante avec autorité mêlée à la tendresse. Et la regarda droit dans les yeux. Il fallait du temps à Jane pour digérer l'information. Puis, elle souffla un peu et attendit que la jeune femme en face d'elle lui pose une question.

-Est-ce que c'est ton petit ami ? interrogea Arizona en passant une main dans ses cheveux.

-Je n'ai pas de petit ami.

-D'accord, est-ce que quelqu'un te menace ? Te fait du chantage ?

-C'est… Ce n'est pas grave, il était juste un peu en colère parce que j'avais cassé sa…

-Sa quoi ? De qui est-ce que tu parles ?

-Ce n'est rien ! Ca va se remettre ! Et puis, il s'est excusé !

Arizona tenta une autre approche.

-Est-ce qu'il s'excuse tout le temps ?

-Oui, bien sûr c'est…

Prenant conscience de sa réponse, Jane voulut faire marche arrière mais elle fut interrompue par la main de son professeur qui se leva pour la faire taire.

-Ecoute-moi, ce n'est pas quelque chose de normal ! Tu le sais très bien, c'est pour ça que tu t'es énervée hier contre moi. Et même si tu avais toutes les raisons de le faire, je pense que ce que tu n'avais pas le droit de faire, c'est de louper ton test parce que ton père t'a cassé la main. C'est bien ton père n'est-ce pas ? demanda la chirurgienne en voyant l'expression stupéfaite de Jane. Après un long moment, elle hocha positivement la tête et essaya de trouver une excuse, un prétexte mais comme rien ne venait, elle se mit à paniquer et sans qu'elle ne contrôle rien, ses larmes se mirent à couler et ses mains tremblèrent.

Devant une telle détresse, Arizona aurait habituellement saisit la main de la personne en face d'elle. Mais Jane semblait tellement détruite, qu'elle la fit se lever et lui passa une main dans le dos en la frictionnant pour qu'elle arrête ses pleurs. Voyant que ça ne marchait pas, elle la prit entre ses bras, comme Callie le faisait lorsqu'elle avait fait un cauchemar.


Mark prit une grande inspiration avant de donner une réponse à sa meilleure amie. Il avait bien compris que « le petit carnet d'Arizona » avait donné des informations qui n'auraient pas dû être mises au grand jour. Il garda le contact visuel et retira sa chemise pour passer sa blouse de docteur. Il déglutit difficilement même s'il n'avait rien à se reprocher.

-Je le savais, effectivement, mais si tu l'as lu dans son journal c'est que… c'est vrai.

-Oui je sais que c'est vrai… mais, ce que j'aimerai savoir c'est pourquoi elle t'en a parlé à toi !

Mark fronça les sourcils et regarda dans les coins de la pièce pour être sûr qu'elle ne lui faisait pas de blague.

-Tu… tu ne veux pas savoir pourquoi je ne t'en ai pas parlé ? demanda-t-il surpris.

-Non ! Ca me parait évident ! C'est un secret qu'elle t'a confié à toi ! Tu n'avais pas le droit de m'en informer. Mais pourquoi à toi ? Réitéra Callie en buvant sa tasse de café.

Mark referma l'armoire métallique où il venait de ranger ses chaussures pour venir s'asseoir à côté de la brune.

-Je l'ai un peu brusqué et je pense qu'elle ne voulait pas se confier, c'est juste sorti comme ça ! Elle a voulu se défendre contre moi, et le meilleur moyen de me prouver qu'elle avait raison c'était en me le disant clairement, expliqua-t-il de sa voix profonde.

-Mark, tu crois qu'elle n'avait pas assez confiance en moi ? demanda Callie en tournant vers lui un visage inquiet.

Il le prit entre ses mains et l'obligea à le regarder dans les yeux.

-Arizona Robbins avait une grande confiance en toi ! La preuve étant que vous avez refait l'amour ! Imagine comme elle devait t'aimer pour guérir aussi rapidement !

-Elle n'était pas guérie Mark, et tu le sais bien ! répondit sèchement Callie.

-Pas en tout ! Mais elle était capable de se montrer à toi comme avant, alors qu'elle était persuadée de ne pas être la même. Arizona t'aimait, et elle avait confiance en toi, seulement, c'est le genre de chose que tu ne peux pas confier à la personne qui partage ta vie ! Ça t'aurait anéantie et il aurait fallu que vous guérissiez toutes les deux ! Elle a voulu te protéger en faisant ça !

Callie pinça les lèvres et dégagea son visage des mains chaudes de Mark. Un sanglot était venu se coincer dans sa gorge.

-Elle me manque, murmura-t-elle.

-A moi aussi, MacFossette me manque ! répondit Mark en entourant les épaules de son amie avec un bras protecteur.

-Elle était tellement exceptionnelle ! Rappela la brune en soupirant.

-Pizza ce soir ?! proposa Mark afin de prolonger ce moment jusqu'à la nuit tombée.

Callie releva la tête vers lui et la secoua de haut en bas plusieurs fois avant de dire :

-Je ne louperais ça pour rien au monde !

Arizona rentra un peu tard, il avait fallu parler à la directrice après les cours, faire un signalement à la police, remplir des papiers administratifs, sans oublier de corriger quelques devoirs supplémentaires. Elle ne fut pas surprise de voir que la maison était éclairée. Sans doute Brook ne parvenait-elle pas à dormir. La jolie blonde sourit en ouvrant la porte. Elle avait l'impression de retrouver sa maman qui s'inquiétait toujours trop. Elle chercha la rouquine dans la maison et la trouva au sous-sol, dans la piscine, en train de faire des longueurs. La musique raisonnait fort. Mendelssohn et son concerto pour violon. Arizona s'installa sur le banc pour regarder son amie nager, les longues plongées sans remontées l'impressionnaient toujours. De plus, elle avait l'impression que la nageuse se laissait bercer par la musique et que cela lui donnait le rythme. L'ex pédiatre appuya son dos contre la pierre froide et ferma les yeux pendant un instant, profitant, elle aussi de n'appartenir à personne durant quelques instants. Elle les ouvrit en entendant des sanglots. Elle se demanda s'ils venaient de son imagination ou de la musique mais elle vit Brook sur le bord de l'eau, recroquevillée sur elle-même, pleurant bruyamment. Elle porta son regard à sa montre, elle était rentrée depuis une heure. Elle secoua la tête afin de se réveiller totalement. Brook n'avait sans doute pas vu qu'Arizona s'était endormi sur le banc. Celle-ci hésita durant plusieurs secondes pour savoir si elle devait quitter la pièce sans bruit ou non. Elle décida d'être présente, comme Brook l'avait toujours été pour elle elle se plaça donc derrière elle sans bruit et s'accroupit pour être à sa hauteur. Dans un élan d'affection, elle l'enserra dans ses bras et déposa un baiser sur ses cheveux mouillés. Brook en profita pour laisser libre court à son chagrin et même si Arizona ne savait pas de quoi il s'agissait, elle pouvait dire que c'était grave. Brook ne pleurait jamais.

-Qu'est ce qui se passe ? demanda-t-elle en lissant les mèches rousses.

-Il y a eu une bombe ! s'écria Brook en agrippant les bras de la blonde décontenancée.


Callie ouvrit la porte d'entrée, les bras chargée de sa fille et d'un sac de course. Mark la suivait derrière avec trois sacs identiques. Ils se dépêchèrent de rejoindre la cuisine pour déposer les paquets. Quant à Sophia, elle retrouva vite ses jouets et s'imagina un château dans le salon pendant que ses parents rangeaient les courses. Mark se retourna avec une bouteille de vin et chuchota :

-Une fois que Sophia dormira, on pourrait bien se rendre saoule ?!

Il leva plusieurs fois les sourcils comme s'il voulait créer un mystère. Callie éclata de rire et lui prit la bouteille des mains pour la poser sur le plan de travail.

-Non, on ferait des bêtises et je ne veux pas d'un deuxième enfant ! dit-elle avec tendresse.

-T'as raison, le premier est déjà parfait ! Se vanta Mark en regardant la petite jouer. On a fait du bon travail !

Callie ignora la remarque et préféra ne pas rappeler que leur petite perfection avait bien failli faire tomber son couple parfait. Elle ferma le placard où elle venait de mettre la farine et passa dans le salon pour ranger un peu. Elle prit le soutien-gorge en espérant que Mark ne le voit pas. Mais peine perdu, le regard avisé du plasticien avait déjà repéré depuis longtemps le morceau de tissu.

-Ce n'est pas ta taille ça, susurra-t-il en attrapant l'une des bretelles.

-Non, ce n'est pas ma taille effectivement ! Mais si tu allais préparer la pizza au lieu de fouiller dans mes affaires, répliqua-t-elle avec un petit sourire. Elle tira brusquement sur le soutien-gorge afin de le récupérer.

Mark revint quelques minutes plus tard, alors que son amie finissait de ranger le salon. Il s'installa près de sa fille et prit un de ses jouets pour s'amuser avec elle, Callie se joignit à eux et on pouvait entendre des éclats de rire dans le salon.

Soudain, les éclats de rire furent couverts par une explosion tonitruante.

« Si vous saviez que c'était votre dernier jour sur terre, Comment le passeriez-vous ? "


Pas de message de haine, pas d'insulte! Merci ^^

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