L'automne commençait à s'annoncer.
La frondaison de la forêt interdite se parait d'or et rouille. Les reflets cuivrés de l'automne se mêlaient aux verts des arbres. Le fond de l'air était encore chaud signe de l'été qui n'était pas totalement partit.
La rentrée avait eu lieu il y a deux semaines déjà et les élèves de Poudlard prenaient leurs aises dans le parc du château. Profitant de leur week-end trois jeunes riaient dans une allée d'arbres colorés qui menait au lac. Leurs rires résonnaient dans l'air et un curieux rire semblable à un aboiement faisait frémir certaines feuilles prêtes à tomber.

Ils étaient jeunes, insouciants et prenait le temps de profiter de leur dernière fin d'été à l'abri des murs de leur école. Comme si elle le sentait la nature tirait sa révérence sur la fin d'une époque. Plus ils avançaient sur le chemin et plus les arbres semblaient se parer de leurs beaux atouts de cuivre et d'or. Les sentinelles silencieuses leur créer ainsi une allée qui les menaient vers le soleil qui se couchait sur le lac. En tendant la main ils avaient l'impression de pouvoir cueillir cette boule d'or à même la main. Heureux, confiants ils se sentaient prêt à croquer à pleine dent les merveilles du monde qui s'offrirait à eux demain lorsqu'il sera venu le temps de quitter Poudlard.

Ils étaient trois, ils étaient si soudés.
Il y avait Sirius qui s'amusait comme un chien fou s'émerveillant de tout ce que le monde pouvait lui offrir lui qui avait été si longtemps enclos derrière les barrières d'un monde étriqué. En ce moment il rigolait de tout, de rien et surtout de son meilleur ami qui accélérait le pas maintenant qu'ils étaient en vue du vieux saule pleureur qui s'abimait dans la contemplation du lac qui s'étendait à ses pieds.

Il y avait James qui pressait la marche un sourire aux lèvres maintenant qu'il voyait la chevelure rousse de Lily qui se confondait avec les feuilles cuivre qui couvrait le sol d'un tapis épais. Il était amoureux et ne doutait pas de la vie qu'il souhaitait mener avec celle qu'il avait un temps désespéré de conquérir.

Il y avait Remus qui heureux profitait de la vie que ses amis lui avait offerte. Il ne savait pas ce que la vie pouvait lui réserver mais il ne doutait pas de ses amis qui eux ne le laisserait jamais tomber malgré son petite problème de fourrure.

Autrefois ils étaient quatre. Mais depuis quelque temps il n'y avait que Peter et sa solitude. Il avait toujours au fond de ses yeux une lueur inquiète qui semblait l'empêcher de prendre part aux réjouissances.

Il ne manquait plus qu'une personne pour compléter ce tableau aux couleurs automnale. Et son absence qui pour l'instant n'était qu'une petite tache dans automne qui arrivait annonçait l'arrivée de l'hiver.