Coucou mes lapins :)
J'espère que vous avez passé un bon Noël ! Voici comme prévu le chapitre 27 :)
MERCI INFINIMENT pour votre fidélité, votre soutien, vos petites reviews quotidiennes adorables et encourageantes. C'est vous qui faites vivre cette fiction :)
BONNE LECTURE et je vous dis rendez-vous en bas ;)
(vous allez me tuer)
Lorsque Newt se réveilla le lendemain matin, le soleil pointait à peine. Il tourna la tête vers Thomas qui dormait toujours à poings fermés contre lui. Il cligna des yeux avec surprise en se rendant compte qu'il étreignait toujours le brun. Avec tant de force qu'il ne sentait même plus les muscles de ses bras.
Il resta comme ça, à s'agripper à un Thomas complètement endormi et à regarder pensivement le soleil se lever doucement, jusqu'à ce que sa vessie finisse par se réveiller (et on ne pouvait pas discuter avec cette sale peste). Avec mille précautions, il se détacha de son compagnon qui fronça aussitôt les sourcils à la perte de contact. Newt put s'empêcher de sourire à cette vision. Il observa le brun se recroqueviller en boule et ramener la couette sous son menton. Il paraissait tellement innocent quand il dormait.
Le blond se leva à regret du lit et sortit de la chambre à pas de loups, en traitant de tous les noms sa stupide vessie qui l'obligeait à quitter les bras de Thomas.
C'est lorsqu'il retourna vers sa chambre qu'il entendit quelqu'un toquer à la porte.
Le jeune homme cligna des yeux.
Un visiteur ? À cette heure là ? Ils ne recevaient jamais de visiteurs en plus.
Il ouvrit la porte avec lenteur, le visage suspicieux, avant d'être presque projeté un sol par une boule d'énergie asiatique.
« Salut Newtie ! Tu m'as manqué ! » S'écria Minho avec force en déboulant dans l'appartement, brisant le silence serein qui y régnait. « Désolé de ne pas être rentré hier soir. Je me suis dis que tu dormirais de toute façon. Mais me voilà ! Il faut vraiment que je fasse refaire une autre clé et que je la laisse à Ben. »
Ses yeux bridés pétillaient de joie, ses cheveux de jais se dressaient en pique au sommet de sa tête, et son sourire était plus lumineux que jamais... mais Newt avait quand même envie de le tuer. Avec une batte de base-ball.
« Chuuuuuut ! » Gronda-t-il en lançant un regard sévère à son ami. « Baisse d'un ton, tocard, S'il-te-plaît ? Il dort encore ! »
Le blond regretta ses mots à le seconde où les prononça. Et alors qu'il s'administrait une volée de claques mentales (bon Dieu, pourquoi avait-il fallu qu'il révèle le fait que Thomas avait dormi ici cette nuit avec lui ?!), les yeux de confus de Minho se concentrèrent sur point juste derrière l'épaule de Newt.
Putain.
Le blond se retourna.
Et ouais. Là, dans l'encadrement de la porte de la chambre de Newt, se tenait Thomas, le visage encore endormi, les yeux bouffis, ses cheveux partant dans tous les sens. Ses vêtements étaient débraillés (sa chemise à carreaux était complètement déboutonnée, dévoilant son torse lisse orné de tatouages, et la fermeture éclair de son pantalon était zippée, mais les boutons étaient dégrafés...ce qui offrait un rendu franchement étrange.
En gros, il ressemblait à quelqu'un qui venait de passer une nuit torride à se faire baiser.
Ce qui, par la même occasion, faisait de Newt le principal suspect.
« Oh », lâcha Minho avec surprise, et son sourire s'élargit. « Je ne savais pas qu'on gardait Thomas ici maintenant. « Salut mon pote. Jolie chemise. »
Et tout en parlant, le Coréen jetait de temps en temps des coups d'œil victorieux à Newt (qui déployait toutes les forces du monde pour résister à l'envie d'arracher la tête de ce petit merdeux). Minho s'avança vers Thomas et lui ébouriffa affectueusement les cheveux.
Et Newt sentit le coin de ses lèvres tressaillir lorsqu'il avisa la moue de chaton de Thomas, qui chassa aussitôt la main de Minho avec un froncement de sourcils.
« T'inquiète Tommy, laisse-le faire », fit Newt un petit sourire. « Ça ne peut pas être pire que ça ne l'est déjà », ricana-t-il en œillant sur les cheveux de Thomas, et son sourire s'intensifia lorsque le brun leva une main inquiète pour les toucher.
Il passa machinalement ses doigts dans ses épis, les yeux rivés sur le sol. Il ne réagit pas à la plaisanterie de Newt.
Il semblait... ailleurs. Thomas semblait ailleurs.
Thomas le sonda du regard en fronçant les sourcils.
Les yeux de Minho oscillèrent de l'un à l'autre pendant plusieurs secondes, puis l'Asiatique haussa les sourcils et recula d'un pas.
« D'accoooord. Je crois que vais aller chercher de quoi manger. À cette boulangerie au coin de la rue. Envoyez-moi un message si vous voulez quoi que ce soit, un mille-feuilles ou un truc du genre, d'accord ? »
Sur ces mots, il lança un dernier sourire amusé à Newt avant de tourner les talons et de se diriger vers la porte.
« Euh... », lâcha soudain Thomas, et en un éclair, Newt fut auprès de lui.
« Tu as faim ? » Demanda-t-il instantanément (du calme Withman, du calme).
Il réprima son envie de dégager les cheveux du front de Thomas pour l'inspecter de plus près (s'il continuait ainsi, il finirait par l'emmailloter et lui changer sa couche).
Du calme Withman.
Thomas lui lança un regard surpris et recula prudemment d'un pas.
« Un peu, ouais. »
« Quand est-ce que tu as mangé pour la dernière fois ? Demanda Newt, comme une mère-poule (bordel, il fallait impérativement qu'il trouve une pelle pour s'ouvrir le crâne avec).
Les pensées de Thomas semblaient suivre le même chemin car il recula à nouveau d'un pas.
« Ça fait un moment », marmonna-t-il en fixant attentivement Newt, les sourcils froncés.
Bon Dieu, il devait être affamé.
« D'accord. Min', je veux que tu nous dévalises la boulangerie et que tu nous ramène une tonne de pâtisseries ! » Annonça énergiquement Newt en se tournant pour faire face à Minho.
Lequel sourit et ouvrit la bouche pour répondre lorsque...
« Vas-y », dit doucement Thomas en pressant l'épaule de Newt.
Le blond lui jeta un regard étonné.
« Moi ? »
Thomas hocha la tête.
« Ouais, vas avec lui. Achète-moi ce qu'ils ont de meilleur, d'accord ? Tu... »
Il déglutit lentement et son regard tomba au sol un instant, puis il releva la tête et esquissa un sourire pincé.
« Tu connais mieux mes goûts que Minho. Je ne pourrais jamais manger un mille-feuille un samedi. »
Quelque chose clochait.
Newt sentit ses entrailles se tordre, mais il sourit malgré tout et acquiesça.
« Bon d'accord. Envoie-moi un message si tu veux quelque chose en particulier. Sinon, compte sur moi pour te ramener les trucs les plus moches. Je sais pertinemment que tu entretiens secrètement une obsession pour les trucs moches », dit-il malicieusement en enfilant une veste.
Un petit rire échappa à Thomas, et le nœud qui s'était formé dans l'estomac de Newt se relâcha un peu de soulagement.
Il fallait vraiment qu'il arrête de s'inquiéter autant.
« Oh il y a du thé dans le placard de la cuisine, au-dessus de l'évier. Je collectionne tous les goûts, ça devrait t'intéresser », reprit Newt en ignorant les marmonnements impatients de Minho. « Maman me prend pour un fou quand elle voit tout ce que j'ai. »
Une étrange lueur se mit soudain à danser dans les yeux de Thomas à ces mots, mais elle fut bien vite remplacée par de l'inquiétude et de la tristesse.
« Ta maman ? » Demanda-t-il doucement.
Newt acquiesça, les sourcils froncés.
Quelque chose clochait vraiment.
Thomas déglutit et baissa la tête.
« J'aimerais bien avoir ma mère. »
Newt se figea. Cette phrase lourde de sens lui résonna dans les entrailles. Thomas venait littéralement de lâcher une bombe dans leur salon.
Quelque chose clochait sérieusement.
« Thomas ? » Souffla le blond en s'avançant, mais Thomas fit un pas en arrière.
« On parle plus tard ? » Demanda-t-il en se raclant la gorge. « J'ai faim. »
Un sourire penaud écorna ses lèvres.
Putain. Newt était tiraillé. Déchiré.
« Bordel de merde, la prochaine fois, je pars tout seul sans me poser de question », soupira Minho en croisant les bras, la mine boudeuse.
Newt regarda Thomas une dernière fois pour se rassurer. Devrait-il prendre le risque de partir ? Alors que Thomas tenait manifestement en équilibre dangereux au-dessus d'un précipice ?
« Vas-y », le pressa-t-il en lui faisant signe d'avancer, un sourire encourageant sur les lèvres.
« D'accord, j'y vais », répondit Newt en pressant doucement la main de Thomas pour se rassurer.
« À plus tard mon pote ! » Lança Minho en levant les yeux au ciel avant de passer la porte, la laissant ouverte pour Newt.
« J'arrive, j'arrive », grogna Newt en s'arrachant à Thomas (un réel combat). « On revient dans une minute, d'accord ? » Promit-il avant de commencer à refermer la porte derrière lui.
« Newt. »
Le blond s'immobilisa et se retourna pour regarder Thomas qui s'approchait de lui, le visage sérieux. Une ombre passa à travers les yeux du brun qui finit par soupirer et par ployer des épaules en clignant des yeux.
« Achète un danois au fromage, d'accord ? »
Le timbre de sa voix indiquait clairement que ce n'était pas ce qu'il avait voulu dire. Que quelque chose n'allait pas.
Mais Newt ne savait pas quoi. Alors, avec un rire et un hochement de tête, il répondit simplement :
« Trou du cul. »
Avant de fermer la porte et de rattraper Minho, bridant fermement ses inquiétudes.
-X-
Newt n'aurait pas dû être surpris de découvrir leur appartement vide à leur retour.
Mais son cœur se brisa quand un petit peu.
...
SMS de Newt à Tommy :
11h24. T'es où ?
SMS de Tommy à Newt :
11h26. J'ai eu un truc à faire
Newt soupira de frustration et résista à l'envie de balancer son téléphone par le fenêtre.
« MINHO », brailla-t-il depuis sa position sur le canapé, le visage fourré dans les coussins.
Une petite voix s'échappa de la salle de bain, dont on pouvait entendre la douche couler.
« QUOI ? »
« ON SORT CE SOIR ? »
« PUTAIN OUAIS. »
Le blond sourit et retourna à l'écran de son portable.
SMS de Newt à Tommy :
11h32. Tu sors avec nous ce soir ?
La réponse mit un certain temps à arriver. Et au moment où Newt commençait à se dire que Thomas ne lui répondrait pas, son portable vibra et un message s'afficha à l'écran.
SMS de Tommy à Newt :
11h43. Bien sur.
Merci putain.
-X-
Newt et Minho arrivèrent chez Teresa à cinq heure, vêtus de leurs plus beaux vêtements et empestant le parfum de marque. Ils trouvèrent Teresa et Alby serrés l'un contre l'autre près du feu. Alby embrassait tendrement le cou de Teresa qui gloussait doucement. Ils étaient tous les deux magnifiques, comme d'habitude.
Cette vision arracha un sourire à Newt.
« Vous êtes vraiment écœurants putain », lâcha Minho en faisant immédiatement mine de vomir, avant de s'emparer d'un cigare et d'une bouteille de Hennessy. « C'est pas fatiguant à force, d'être toujours à se lécher le cul à longueur de journée ? »
Le sourire d'Alby s'élargit.
« Jamais », souffla-t-il sans quitter Teresa des yeux.
La jeune fille lui adressa un clin d'œil malicieux et nicha son nez contre son cou.
En temps normal, Newt serait intervenu et aurait lancé un commentaire amusant qui aurait fait s'éclater de rire Minho, mais...
Mais.
Mais malheureusement, les yeux du blond étaient focalisés ailleurs.
Parce que Thomas était là.
Et Thomas n'était pas seul.
« Thomas », lâcha-t-il platement.
Thomas, qui était actuellement prostré dans un fauteuil entourés d'une horde de garçons et de filles, leva immédiatement les yeux. Ses cheveux avaient été ébouriffés par plusieurs mains différentes, et quelques paillettes scintillantes parsemaient ses joues. Ses yeux étaient vitreux.
« Newt Withman », chantonna-t-il avec un sourire avant de reporter son attention sur la petite blonde qui était actuellement en train de mordiller sa mâchoire.
Mordiller. Sa. Mâchoire.
Cette traînée était littéralement en train de le mordre. Comme un jouet pour chien. Et Thomas rit. Bon Dieu, il aimait être mâchouillé ou quoi ? Il aimait bien qu'on le prenne pour un morceau de poulet ou un vieux journal roulé ? Pourquoi se laissait-il faire ?
Putain de bordel de putain de merde.
Newt avait l'impression d'être le fils de Zeus. Ses yeux envoyaient des éclairs et son corps était parcouru d'électricité.
« Bonjour », marmonna-t-il à voix basse.
Une sensation étrange enserrait le fond de sa gorge. Ses yeux étaient vissés sur le spectacle immonde qui se déroulait sous ses yeux. Tous ces corps qui entouraient Thomas, toutes ces mains qui le touchaient, tous ces yeux braqués sur lui. Ses poings ses serrèrent lorsqu'il vit un garçon passer sa cigarette au brun et lui caresser lui joue.
Et Thomas ne répondit même pas à son bonjour.
Quelque chose n'allait pas du tout.
« Alors où est-ce qu'on va ce soir ? » S'enquit alors Minho.
Newt ne se tourna même pas vers son ami. Il sentait déjà son regard inquiet sur posé sur lui.
« On va en boîte ? » Demanda-t-il nonchalamment en se détournant de l'effroyable scène et en forçant un sourire.
Thomas avait décidé de l'ignorer ? Thomas avait décidé de le repousser et de traverser une de ses crises insupportables ? Il était hors de question que Newt laisse entrevoir à quel point cette situation le déchirait de l'intérieur. Il ne lui donnerait pas cette satisfaction.
Ce soir, Newt passerait une bonne soirée.
(Et dire qu'il avait même envisagé l'idée de faire de cette soirée une fête d'anniversaire improvisée pour ce petit con).
« En boîte, moi ça me va », acquiesça Alby alors que Teresa allumait sa cigarette.
« Moi aussi, je suis d'humeur à danser un peu », approuva Teresa.
« Parfait ! » Dit Newt en élevant la voix (car il venait d'entendre le bruit caractéristique de lèvres en train de s'embrasser et il il était incapable d'endurer ça). « Allez, c'est parti allons-y ! »
« Il n'est même pas six heures ! » Rit Teresa avant de tendre une bouteille de cognac au blondinet. « On n'a qu'à prendre quelques verres avant ? Alby ? »
Alby acquiesça.
« Ça me paraît bien », sourit-il en recrachant une bouffée de fumée qui monta gracieusement vers le plafond.
« Ça me va aussi. Je suis assoiffé », fit la voix ronronnante de Thomas derrière eux.
La mâchoire de Newt se crispa.
Il se retourna et croisa les yeux whisky de Thomas. Et pendant la brève seconde où leurs regards se rencontrèrent, Newt le vit. Il vit un éclat d'excuse et de culpabilité briller dans les yeux du brun.
Puis Thomas détourna la tête en pinçant les lèvres.
-X-
Lorsqu'ils arrivèrent enfin en boîte, la première chose que fit Teresa fut de descendre une série de shots et d'en passer aux autres. Newt entendit une des filles du harem de Thomas murmurer un « Est-ce que je peux boire le mien dans ton nombril ? » avec un petit gloussement, et le blond faillit exploser son petit verre dans son poing serré. Il avait l'impression de se faire transpercer par un million de petites aiguilles.
Allez les gars, dansons ! Rugit Minho sans quitter Newt des yeux (il avait probablement remarqué la tension dans la poigne du blond et la frustration dans ses yeux), et il lui prit la main pour l'entraîner dans la masse de corps tournoyants.
Alors Newt dansa et laissa Thomas derrière lui.
-X-
Durant les plusieurs heures qui s'écoulèrent, Newt ne perçut que vaguement le rythme lourd et fort de la musique assourdissante qui résonnait dansa sa cage thoracique, faisait cogner son cœur et obstruait sa gorge, et les flashs aveuglants des lumières stroboscopiques. Les ombres projetées sur les murs étaient effrayantes, et les bras que les danseurs levaient en l'air ressemblaient à des serpents.
Newt avait l'impression de se noyer.
Un garçon plutôt mignon dansait contre lui depuis les cinq dernières chansons. Il palpait ses hanches et frottait vulgairement son bassin contre le sien.
Minho, qui dansait non loin d'eux, lui faisait souvent des signes pour lui demander : « Il t'emmerde ? » et « Tu veux que je me débarrasse de lui ? ». Que Dieu bénisse Minho et ses instincts protecteurs.
En toute honnêteté, Newt était vraiment ennuyé par ce garçon qui le collait. Et il avait vraiment envie de se débarrasser de lui.
Mais il ne le fit pas. Il ne le fit pas, parce que depuis que Joli Garçon dansait contre lui, Thomas ne les avait pas quitté des yeux.
Et Newt, lui, ne quittait pas Thomas des yeux.
Joli Garçon s'était collé au dos de Newt, à présent. Il embrassait et suçotait son cou, tandis que ses mains glissaient sur le torse du blond.
Et Newt avait toujours le regard plongé dans celui de Thomas. Ils se fixaient dans le blanc des yeux sans ciller.
« Hey, ça te dirait de rentrer avec moi ? » Demanda Joli Garçon à l'oreille de Newt.
Leurs hanches bougeaient au rythme de la musique, et Newt ferma les yeux en sentant les mains de l'inconnu commencer à descendre vers son entrejambe.
Son cœur cognait fort contre ses côtes. À cause de la musique entraînante, à cause de l'alcool qui circulait dans ses veines, à cause des mains envahissantes de l'inconnu. À cause de Thomas.
« Alors ? » Demanda Joli Garçon en commençant à mordiller sensuellement son oreille.
Newt rouvrit les yeux. Thomas le regardait toujours. Et semblait torturé.
« Non. Non... Je... », marmonna Newt en sentant ses yeux s'embuer. « Je ne peux pas... »
Thomas continuait de les fixer, aussi figé qu'une statue de pierre.
« Quoi ? » Lâcha Joli Garçon d'un air déboussolé, et il força Newt à se retourner pour le regarder. « Pourquoi ? »
Newt sentait encore le regard de Thomas brûler sa nuque.
« Je ne peux pas, c'est tout. J-Je... Je ne... », balbutia le blond, mais il s'arrêta, perdu.
Il n'avait même pas d'explication. Il était à l'université, bordel. Il avait une libido saine, un historique sexuel super impressionnant et, soyons francs, il était canon comme pas possible. Il devrait rentrer avec ce beau mec et passer une nuit de folie avec lui, comme n'importe quel jeune homme de normale constitution le ferait. Mais il ne pouvait tout simplement pas.
Il sentait toujours le regard de Thomas dans son dos.
Il se mordit la joue.
Voilà pourquoi il ne pouvait pas.
Il ouvrit la bouche, prêt à décliner fermement l'offre, quand soudain, un corps chaud se pressa contre le sien, et des bras s'enroulèrent autour de son cou.
« Hey mon pote. Du calme d'accord ? C'est avec mon petit-ami que tu danses là, trouduc. »
Newt regarda Minho, bouche bée.
« Petit ami ? » Couina Joli Garçon en rougissant et en reculant d'un pas. « Je suis désolé mon pote ! Je ne savais pas, je le jure ! Je... »
« Nan, nan. C'est rien », le coupa Minho en levant la main. « Mais dégage, d'accord ? Je pourrais devenir jaloux », ajouta-t-il en adressant un clin d'œil à Newt.
Le blond se mordit la lèvre pour se retenir d'exploser de rire avant de dire :.
« Ouaip. C'est mon copain. Mon lot quotidien. »
Il aimait Minho, putain. Meilleur ami pour la vie.
Joli Garçon ne mit pas longtemps à disparaître dans la foule après s'être excusé à profusion. Dès qu'il fut parti, Newt et Minho éclatèrent de rire.
« Comment t'as su que j'avais besoin d'être sauvé ? » S'esclaffa Newt.
« Je gardais un œil sur toi. Tu as un visage très expressif, Newtie. Tu serais incapable de garder un secret même si ta vie en dépendait. »
« Bah écoute, maintenant que tu es là, tu ne veux pas rester et faire semblant d'être mon copain ? J'ai encore envie de danser, mais en paix », cette fois, fit-il avec un clin d'œil.
Minho lâcha un éclat de rire avant de commencer à frotter son derrière contre Newt. C'était tellement obscène et il était tellement ridicule que Newt partit dans un rire incontrôlable. Pour être honnête, le blond ne se serait jamais attendu à passer la majeure partie de la soirée à danser et à se frotter salement contre Minho Kimiura. En particulier lorsqu'il se retrouva penché en avant à se trémousser, tandis que Minho lui donnait la fessée en rythme avec une chanson de Katy Perry. Il aperçut brièvement Alby qui les regardait en riant hystériquement et en prenant des photos. Il ne vit pas Teresa ni Thomas.
Thomas.
Comme s'il venait de recevoir une décharge électrique, Newt sursauta et se redressa en scannant minutieusement la foule du regard.
« Où est Thomas ? » Cria-t-il alors que Minho faisait des clins d'œil à un groupe de filles qui s'étaient rassemblées autour d'eux pour les observer avec admiration.
« J'en sais rien mon pote. Bon, je reviens, j'ai besoin de pisser », répondit l'Asiatique avant de s'éloigner.
Newt se fraya un chemin à travers la foule de danseurs à la recherche de Thomas. Il était en nage, ses vêtements étaient débraillés, ses tempes bourdonnaient et sa tête tournait. Il lâcha un cri de surprise lorsqu'il trébucha sur quelque chose. Ou plutôt quelqu'un.
« Teresa ? » S'écria-t-il en s'accroupissant auprès de son amie.
La jeune fille était affalée contre le mur et semblait complètement déphasée. Ses yeux étaient brumeux et sa tête dodelinait doucement.
« Newt », baragouina-t-elle en esquissant un sourire absent. « T'es là depuis quand ? »
Newt fronça les sourcils. Elle était complètement défoncée.
« Qu'est-ce que tu as pris ? » Marmonna-t-il en l'aidant à se relever.
Teresa se laissa faire et s'affala à moitié contre le blond. Ses jambes ne la portaient même plus.
« J'ai rien pris », bredouilla-t-elle en riant paresseusement.
« Où est Alby ? »
« Je l'ai perdu. »
Elle fronça les sourcils lorsque Newt la déposa sur un canapé en velours. Elle vacilla un moment et faillit s'effondrer au sol, mais le blond la stabilisa par les épaules.
« J'ai dû aller aux toilettes. Et je ne l'ai jamais revu... », continua-t-elle en regardant autour d'elle d'un air désorienté.
Newt soupira et s'approcha de la table basse où étaient posés plusieurs gobelets plus ou moins vide. Il en prit un qu'il renifla. De l'eau, dieu merci. Au diable les microbes, il le fourra dans les mains de Teresa. Elle était beaucoup trop ivre pour réaliser à quel point c'était dégoûtant.
« Bois ça », ordonna-t-il, et la jeune fille s'exécuta sans discuter. « T'aurais pas vu Thomas ? »
Elle acquiesça et s'essuya la bouche.
« Il est dehors », articula-t-elle avant de se pencher vers Newt pour lui caresser maladroitement la joue. « Il est triste tu sais ? »
Le cœur de Newt manqua un battement.
« Triste ? »
« Ouais. Tu le rends triste », souffla-t-elle avant de se laisser tomber contre le dossier du canapé en fermant les yeux.
Putain. La phrase résonnait encore dans le crâne de Newt. Ses tripes se tordirent.
Finalement, Alby arriva.
« Bordel. Je la cherchais partout », dit-il d'un air contrarié, son portable serré dans son poing. « Elle va bien ? »
« Elle vient de tomber dans les pommes », marmonna Newt.
Alby secoua la tête et ramena délicatement quelques mèches de cheveux de Teresa derrière son oreille.
« Merci d'avoir veillé sur elle. Je prends le relais. »
Newt hocha la tête et jeta un dernier regard soucieux à Teresa.
« Thomas est dehors. »
Le blond se tourna vers Alby qui le regardait avec gravité.
« Teresa me l'a dit. »
Il y eut une lourde pause, seulement remplie par la musique chaotique qui régnait autour d'eux.
« Parle-lui », dit fermement Alby.
Newt hocha la tête.
« Je vais le faire. Envoie-moi un message, d'accord ? Pour me dire comment va Teresa. »
Alby lui en fit la promesse, puis le blond s'en alla.
Il sortit dans le froid, et sa peau se recouvrit aussitôt de chair de poule, mais il ne put s'empêcher de soupir de soulagement. Un peu d'air frais faisait du bien après la chaleur étouffante de la boîte. Il était sur le point de sortir son portable pour envoyer un message à Thomas lorsqu'il entendit une altercation, non loin de lui.
Il fit volte-face.
C'était Thomas et Minho.
« Je te l'ai dit putain, je le cherche juste pour voir s'il va bien bordel ! Je le trouve plus, qu'est-ce que tu veux que je fasse ?! » Cracha Minho d'un ton venimeux.
Newt ne l'avait jamais vu aussi furieux.
« Et pourquoi tu le cherches, putain ? » Grogna Thomas en le bousculant sèchement.
Les deux garçons se faisaient face, raides, les poings serrés, comme deux chiens de faïence.
« Il a disparu espèce de con. Je le cherche parce que c'est mon pote. T'as quand même du culot de faire genre de t'en soucier après la façon dont tu le traites ! »
« Ferme ta gueule. »
« Il n'est pas à toi bordel ! »
« Il n'est pas à toi non plus ! » Gronda Thomas, et il s'avança vers Minho de façon menaçante, toutes griffes dehors. « Alors arrête ton cirque ! »
Mais Minho n'avait jamais semblé aussi peu effrayé de toute sa vie.
« Mais putain qu'est-ce qui te prend ? » Éclata-t-il. « Je pensais qu'on était potes ! À quoi tu joues merde ?! »
Thomas cligna frénétiquement des yeux, et son visage se tordit d'un air féroce. Son expression manifestait une rage inimaginable.
« Pourquoi est-ce que tu veux savoir où il est ? Qu'est-ce que vous faisiez là dedans ? » Demanda-t-il.
Une angoisse sourde perçait dans ses mots.
« Mais bordel de merde c'est mon meilleur ami ! » S'écria Minho avec frustration. « Pourquoi est-ce que ça te pose problème ?! Je me soucie sincèrement de lui, contrairement à toi, espèce de putain de connard égoïste. Tu le rends malheureux ! »
D'un geste brutal, Thomas saisit Minho par le col et le plaqua contre le mur le plus proche avant de lever le poing, prêt à frapper.
« STOP ! » Cria Newt en se précipitant sur les deux garçons, et il attrapa le bras de Thomas.
Les pupilles de Minho étaient dilatées, et son regard disait clairement qu'il était prêt à se battre, mais Newt lui lança un regard chargé d'avertissements.
Le blond se tourna vers Thomas, l'air alarmé.
« Qu'est-ce que tu fais ?! »
« Laisse-moi tranquille », marmonna Thomas sans le regarder.
« Thomas... »
« Je me tire putain. Laisse-moi tranquille ! » S'exclama-t-il, et Newt le relâcha, hébété, lorsqu'il s'aperçut qu'il pleurait.
Sans un mot, le brun s'éloigna et disparut dans la nuit.
Newt s'apprêtait à lui courir après, mais Minho l'attrapa par le bras et l'arrêta.
« Laisse-le partir. Quelque chose ne va sérieusement pas chez lui putain. »
« J'en ai rien à foutre, Minho. Laisse-moi aller lui parler. »
« Newt. Mon pote », protesta fermement Minho. « Tu arrangeras les choses plus tard. Quand il sera sobre. Il est déchiré là, il n'est pas dans son état normal. Tu as vu la taille de ses pupilles ? Il est complètement stone, il ne sait probablement même pas ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. Il pourrait être dangereux... »
« Thomas n'est pas dangereux », le coupa Newt.
« Mais il pourrait l'être dans cet état », insista calmement Minho. « Comme n'importe qui d'autre le serait après avoir pris autant de drogues. Peu importe ce que t'as à lui dire, ça pourra attendre demain, d'accord ? »
Il fallut quarante-sept bonnes secondes à Newt pour qu'il finisse par accepter à contrecœur.
« D'accord. J'irai le voir demain à la première heure. »
« Voilà. À la première heure », approuva Minho en relâchant enfin le bras du blond.
Newt acquiesça et se laissa raccompagner à l'intérieur, le cœur lourd.
-X-
Le lendemain matin, Newt fit à peine attention au morceau impressionnant que jouait Minho au piano. Il se réveilla aux aurores, prit sa douche et s'habilla. Puis :
« Je vais chez Thomas. Je vais lui parler. »
« Il t'a devancé », dit Minho sans détacher ses yeux du clavier qu'il martelait frénétiquement.
Son jogging était remonté jusqu'aux genoux et il portait un énorme t-shirt de foot. Un verre de Cognac était posé sur le piano, juste à côté d'une pile de tablettes de chocolat.
« Quoi ? » Demanda Newt en le fixant avec incrédulité. « Comment ça ? »
Minho désigna le comptoir du menton.
« Regarde. »
Totalement confus, Newt se dirigea vers la cuisine et trouva un morceau de papier plié en deux posé sur le comptoir.
Son nom, Newt Withman, était écrit dessus.
Il l'ouvrit.
Retrouve-moi au parc pour déjeuner.
Cordialement,
Thomas
Un large sourire illumina aussitôt le visage de Newt.
« Il est aussi passé pour s'excuser », l'informa Minho d'un air narquois.
Le cœur de Newt se souleva.
« Ah ouais ? »
Minho hocha la tête.
« Je lui ai pardonné. C'est mon ami, et il a beau être parfois taré, il a un bon fond. Juste... un peu cinglé, n'est-ce pas », dit-il avant de lancer un regard prudent vers Newt. « Qu'est ce que tu as entendu ? Hier soir ? »
Ah.
Newt haussa les épaules, tout en enfilant ses tennis blanches.
« Quelques trucs. »
« Tu sais de quoi il était question ? »
Et non. Newt ne savait pas vraiment. Il avait entendu son prénom à plusieurs reprises, avait compris qu'on parlait de lui. Mais ça s'arrêtait là.
« Pas vraiment non. »
Minho acquiesça sans rien ajouter de plus.
Et en temps normal, Newt n'aurait absolument pas laisser passer ce silence, mais il devait retrouver Thomas pour déjeuner, et c'était tout ce qui comptait à l'heure actuelle, alors il ne chercha pas plus loin (pour le moment) et enfila sa veste avant de déposer un baiser sur la tempe de Minho.
« À plus tard, Fripouille », chantonna-t-il en se dirigeant vers la porte.
« Amuse-toi bien avec ton époux », sourit Minho.
Newt ignora la moquerie et referma la porte derrière.
-X-
Il repéra Thomas près de la fontaine recouverte de glace. Il portait sa longue veste noire, un pull lie-de-vin et un pantalon gris étroit. Une petite fleure était épinglée à sa veste (ce qui aurait fait cucul sur n'importe qui d'autre, mais faisait poétique sur lui) et un Fedora noir recouvrait sa tête.
« Newt », salua-t-il avec un signe de tête, les mains plongées dans les poches de sa veste ouverte.
« Thomas », sourit Newt. « Tu m'as devancé.
« Devancé ? » Répéta Thomas en arquant un sourcil.
« J'étais sur le point de venir te voir, ce matin, mais tu m'as trouvé le premier », expliqua-t-il avec un sourire rayonnant en brandissant le petit morceau de papier plié.
Thomas fixa le message, l'air assombri. Puis, il reporta son regard de nouveau vide sur Newt.
« Effectivement, super timing. On y va ? » Demanda-t-il en faisant signe à Newt d'avancer.
« Allons-y », acquiesça le blond d'un ton léger.
« J'ai pensé que le café au coin de la rue serait pas mal », dit Thomas.
Il regardait droit devant lui, les mains dans le dos, les sourcils froncés.
Il semblait distant. Ses mots n'étaient que...politesse formelle. Étrange.
« Dis donc, t'es drôlement sérieux aujourd'hui », le taquina Newt en lui donnant un léger coup d'épaule.
Thomas cligna des yeux et lança un regard de biais au blond.
« Ah bon ? Je déteste être sérieux. »
« Moi j'aime bien être sérieux. Je déteste l'humour et la rigolade. Et surtout le bonheur », dit Newt sur le ton de la conversation en joignant également ses mains derrière son dos.
Thomas leva les yeux au ciel.
« Tu n'es jamais sérieux. »
Newt lâcha un rire.
« Mais je peux l'être, quand je veux », dit-il en regardant Thomas en coin. « J'ai été sérieux avec toi. »
Thomas se mordit la lèvre mais resta silencieux. Ses yeux fixaient toujours droit devant lui.
Lorsqu'ils arrivèrent au café, ils s'installèrent dans un coin isolé, près d'une grande baie vitrée donnant sur le parc tapissé de neige.
« Choisis ce que tu veux, c'est moi qui invite », dit Thomas, et ils commandèrent leurs boissons.
Newt prit un thé et Thomas choisit de l'eau pétillante, et un long silence s'installa. Thomas sortit son paquet de cigarette et son Zippo.
« T'as le droit de fumer ici ? » S'étonna Newt.
Le brun eut un rictus.
« Le propriétaire est un bon ami. Je peux t'assurer que je n'aurai pas de problèmes. »
Il coinça une cigarette entre ses lèvres avant de l'allumer, puis il inhala profondément la première bouffée avant de relâcher un nuage de fumée.
Newt était un peu hypnotisé. Par ses gestes, son élégance, son charisme, sa beauté.
« Alors », commença-t-il en se raclant la gorge. « Déjeuner dans un café ? Il y a une raison particulière ou je suis juste d'une si bonne compagnie que tu ne peux pas te passer de moi ? » Sourit-il en prenant une gorgée de son thé.
« Ah. Eh bien en fait, Newt... Il y a une raison », répondit Thomas en faisant tomber les cendres au bout de sa cigarette dans un petit cendrier orné à coté de lui.
Il fit signe à Newt de manger lorsqu'un serveur leur apporta un plateau garni de petits pains et de confiture, suivi d'une grande corbeille de fruits et de petits fours.
C'était un petit-déjeuner très étrange. Mais typiquement Thomas.
Newt mordit dans un petit four avant de peler une orange.
« Je ne sais pas trop comment te dire ça », dit doucement Thomas.
Il étudiait Newt du regard, le visage neutre, sa cigarette se consumant entre ses longs doigts ornés de bagues.
« Dis-le rapidement alors », proposa Newt en proposant un quartier d'orange au brun qui déclina.
Il pinça les lèvres avant de reprendre.
« Tu sais, les phrases que je traverse ? » Commença-t-il avec hésitation, et Newt cligna des yeux, confus.
« Genre les fraises et le pain d'épice ? »
« Exactement. Et bien, j'ai toujours été comme ça, vois-tu. Je me fascine pour quelque chose, je m'immerge dedans... et après, j'en ai fini avec cette chose. C'est toujours fugace, je me lasse vite des choses que j'adore et qui m'attirent irrésistiblement. À partir du moment où j'ai déjà pris tout ce que je pouvais en tirer, je passe à autre chose. »
Newt hocha la tête. C'était probablement la pire façon au monde de voir les choses, mais il acquiesça quand même. Il avala un dernier quartier d'orange avant de reposer le fruit. Une sourde appréhension commençait à couver au creux de son ventre, comme des braises mal éteintes.
« Et ce n'est pas seulement avec les objets que je ressens cela », continua calmement Thomas en écrasant sa cigarette et en posant pleinement son regard sur Newt.
Ses yeux étaient vides. Merde.
« Je suis aussi comme ça avec les personnes. »
Newt sentit son sang commencer à se glacer et son cœur s'emballer.
« Je trouve des personnes qui me fascinent. Je joue avec elles. Je m'amuse. Je profite d'elles. Et ensuite ? »
Il marqua une pause et prit une lampée de son eau pétillante avant de poursuivre :
« Ensuite, j'en ai fini avec elles. Je m'ennuie. Et je ne veux plus les fréquenter. »
Il reposa son verre tout en transperçant Newt de ses yeux ambrés.
« La nuit dernière m'a fait prendre conscience que tu étais l'une de ces personnes, Newt. »
Bang.
Newt sentit un poids lui tomber sur les entrailles tandis qu'un étau se refermait autour de sa poitrine. Sa tête se mit à tourner.
« C'est-à-dire... ? » Souffla-t-il.
« C'est-à-dire que j'en ai fini avec toi, Newt, dit calmement Thomas, comme s'il récitait une leçon qu'il venait d'apprendre.
« Tu en as fini avec moi », répéta platement Newt.
« Je voulais juste t'informer. Je sais qu'on est devenu amis ma...
« Tu fais toujours ça putain », le coupa Newt d'une voix rocailleuse.
« Newt. »
« Pourquoi est-ce que tu essayes toujours de te débarrasser de moi ? » Persifla le blond en se penchant en avant. « Pourquoi tu essayes toujours de me repousser comme ça ? »
« Newt », soupira Thomas. « Je ne suis pas en train de te repousser, je ne suis pas en train de faire le... peu importe ce que tu penses que je fais. Je fonctionne juste différemment. Je ne suis pas fait pour garder définitivement les personnes dans ma vie. »
« Bordel de merde Thomas », s'étrangla Newt en passant une main tremblante dans ses cheveux.
La boule d'angoisse logée au creux de son ventre s'était soudain changé en bloc de chagrin, lourd et glacé. Il se sentait nauséeux.
« Je suis vraiment désolé », reprit Thomas d'un ton absolument pas sincère. « Mais je voulais te le dire en personne. Seul à seul. »
Il s'arrêta un moment. Seule la respiration de plus en plus hachée de Newt meublait le silence.
« Tu es quelqu'un de bien, Newt. Je suis content de t'avoir rencontré. Mais ton temps est écoulé. »
Il se pencha en avant et essaya de capter le regard effaré de Newt.
« Tu comprends ? »
« Non, je ne comprends pas putain », gronda Newt. « Je ne comprends pas ça du tout. On est potes...meilleurs potes, même... »
« Je te l'ai déjà dit on...o-on ne peut pas... », bredouilla Thomas en détournant les yeux et en se raidissant soudain.
« À chaque fois que tu te comportes en connard et que tu me repousses, je reviens. Je suis toujours là putain. Je ne partirai pas... quand est-ce que tu vas le comprendre ? Bordel de merde, pourquoi tu fais ça ? » Grogna Newt en élevant la voix.
Il avait envie de saisir sa tasse de thé pour l'écraser sur la tête de Thomas, et lui fourrer une serviette en papier dans la bouche pour le faire taire.
« On aurait peut-être dû faire ça en privé », murmura Thomas avec un soupire théâtral, alors que plusieurs paires d'yeux commençaient à converger vers eux.
En privé ? Sérieusement ?
« Thomas, qu'est-ce qui ne va pas ? » Murmura Newt en tendant une main suppliante vers l'autre garçon.
Il avait juste besoin que Thomas lui parle. Il avait besoin que Thomas s'ouvre à lui. Il avait besoin de voir le vrai Thomas, pas cette surface flippante aussi dure que du ciment.
« Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tu es parti, ce soir-là ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Tu peux pas me mentir, je sais qu'il s'est passé quelque chose... »
Thomas lui lança un regard déboussolé. Il resta immobile lorsque Newt posa délicatement sa main sur la sienne. Il semblait terrifié, paniqué, même, mais le blond n'en avait cure. Il le tenait, ne le laisserait pas partir, et c'était ce qui comptait le plus.
« Rien Newt. Je te l'ai dit, j-... »
« Pourquoi est-ce que tu es venu à mon appartement à cinq heures du matin ? D'où est-ce que tu venais ? Pourquoi est-ce que tu es venu me voir moi Thomas ? Pourquoi moi ? » Insista-t-il.
Le désespoir teintait sa voix.
« Newt, s'il-te-plaît. Je te l'ai dit, nous avons été amis pendant un temps, mais maintenant c'... »
« On était encore amis il y a seulement deux jours ! »
« Mais les choses ont changé », contra Thomas en retirant sa main. « Je suis désolé, Newt, mais je ne veux plus de toi dans ma vie. »
Newt sentit une écharde de glace lui transpercer le cœur.
« Thomas », souffla-t-il, et sa voix se fissura.
Et merde. Merde merde merde. Des larmes traîtresses commençaient à envahir ses yeux. Il ne pouvait pas pleurer putain. Il ne pleurerait pas bordel. Newt Withman ne pleurait pas. Pas même pour Thomas Murphy.
« T'es mon meilleur pot »e, dit-il doucement.
Putain.
Thomas déglutit et passa une main dans ses cheveux sombres.
« Je dois y aller », déclara-t-il, la voix lourde.
« Thomas », dit encore Newt, avec force, colère.
Une larme dégringola et roula sur sa joue. Putain putain putain.
« S'il-te-plaît, ne dis pas mon prénom », supplia Thomas en fixant le sol avant de sortir du café sans un regard en arrière.
Putain.
-X-
Cela faisait six heures que Thomas avait dit à Newt qu'il ne voulait plus de lui dans sa vie. Le blond était assis sur le canapé de son salon, le cœur aussi lourd qu'un bloc de ciment. Il envoyait des messages à Winston pour oublier un peu son mal-être, priant pour que Minho rentre vite du club d'aviron.
C'était trop silencieux, il faisait trop froid, putain, il avait besoin de se défoncer, besoin d'oublier, besoin de réconfort.
Heureusement, la porte finit par s'ouvrir avec fracas, et Minho déboula dans l'appartement.
« Prêt à sortir ? » S'écria joyeusement l'Asiatique, les vêtements trempés de sueur.
Newt lui lança un regard vide. Il avait juste envie de regarder des vidéos YouTube de chats et de manger du fromage.
« Non, j'ai pas envie de sortir, Min', » marmonna-t-il en fixant le plafond.
Il avait la nausée.
« Qu'est-ce qui ne va pas ? » Demanda Minho en s'approchant de lui et en s'appuyant sur le dossier du canapé.
« Tout. »
« Thomas ? »
« Oui. »
« Ah. »
Sans un mot de plus, Minho se rendit dans sa chambre pour fouiller dans ses placards.
« Mais on sort quand même, hein ? »
« J'ai pas envie », grommela Newt. « J'ai juste envie de dormir. »
« Allez Newtie. Sois pas ennuyeux. Tu as besoin de faire sortir Murphy de ton esprit, ce soir. Il faut que tu t'amuses un peu, ça va te faire du bien ! »
« S'amuser », répéta Newt une voix morne. « Jamais entendu parler de ce mot. »
« Allez viens », insista Minho en sortant de sa chambre pour se diriger vers la salle de bain, une serviette sur l'épaule. « Oublie toute cette merde un moment. Tout ce que tu as fait dernièrement c'est t'apitoyer sur Thomas. C'est malsain, c'est moi qui te le dis. »
Il n'avait pas tort. Il n'avait vraiment pas tort.
« D'accord », soupira Newt en se redressant.
Minho fit un petit bruit approbateur avant de s'enfermer dans la salle de bain pour prendre une douche.
Newt avait envie de vomir.
-X-
Lorsque Minho avait proposé à Newt de sortir, le blond s'était attendu à ce qu'ils passent une soirée rien que tous les deux.
Mais non. Ils étaient tous là.
Tous.
Y compris Thomas.
Newt vomit pratiquement.
Thomas semblait être dans un état similaire.
« Min-ho », grogna le blond à voix basse. « Tu as oublié de préciser qu'il serait là. »
« Qui ça ? » Demanda Minho, confus.
Wow. Juste... wow.
« Thomas, espèce de branleur ! »
« Oh. Bah. Teresa lui a demandé de venir. Mais ça ne t'empêchera pas de t'amuser. »
Mais Newt n'arrivait pas à détacher ses yeux de Thomas, qui avait un garçon à chaque bras et qui refusait de regarder le blond.
« Ça va être une super soirée », ironisa-t-il.
« Tu veux un verre ? » Demanda Alby en lui proposa en même temps une cigarette.
« Oui et merci », répondit Newt en plaçant la cigarette entre ses lèvres.
Teresa s'approcha aussitôt de lui pour l'allumer avec on briquet, et Alby lui mit un verre d'alcool entre les mains.
« Prêt pour une nuit splendide les enfants ? » Demanda Newt en levant son verre tout en recrachant un filet de fumée.
Les autres sourirent en levèrent leurs verres (même Thomas, qui observait la scène d'un air indifférent).
Ça faisait tellement mal putain. Newt détestait que ça fasse autant mal, que quelque part au cours de cette histoire il en soit arrivé à souffrir autant.
« Parfait », s'entendit-il dire, et il but son verre d'une traite.
-X-
La soirée entière ne fut qu'un brouillard épais, flou et vague.
Newt se rappelait de quelques trucs...
Il se rappelait avoir bu verre après verre avec Teresa.
Il se rappelait avoir fumé un nombre incalculable de cigarettes.
Il se rappelait avoir vu Thomas danser au milieu de la piste en riant et en prenant des photos avec Teresa et Alby.
Et puis, au beau milieu de la nuit, il décida de partir.
Parce qu'il était fatigué et énervé. Parce qu'il avait besoin de s'éloigner d'eux. Parce qu'il avait besoin de se perdre. D'oublier.
Juste une nuit, se promit-il. Une nuit de disparition, d'évaporation. Il voulait oublier se libérer de sa vie, alors il chancela vers la porte, défoncé comme jamais, aussi bourré qu'il ne l'avait jamais été et puant la transpiration et le parfum. Puant la solitude. Vraiment pathétique putain.
Il se rappelait avoir vu une dernière fois le visage de Thomas, qui souriait à une charmante brunette, avant de franchir le pas de la porte.
Il se rappelait avoir erré dans les rues. Il se rappelait avoir croisé un groupe de jolies filles qui l'avaient guidé par la main dans une autre grande maison luxueuse où était organisée une autre fête.
Il y avait de la fumée partout. De l'alcool partout. De la cocaïne partout. Et beaucoup de sexe. Le genre de fête que Thomas adorerait.
Non.
Plus de Thomas. Il devait oublier ce petit branleur démoniaque qui lui pourrissait la vie.
Alors il but encore plus et avala tout ce qu'on glissait dans les mains. Il avait besoin d'oublier.
Et puis, un beau garçon vint à sa rencontre. Encore plus beau que Joli Garçon de la veille.
Minho lui avait dit de s'amuser. Alors il allait s'amuser.
« Salut », souffla-t-il en souriant au garçon, car il avait besoin d'oublier.
« Hey », sourit le garçon en ratissant le corps de Newt d'un air appréciateur.
Ses intentions étaient claires.
Newt se rappelait avoir agrippé la chemise de l'inconnu avant de l'embrasser à pleine bouche, comme s'il voulait se nourrir de lui, lui coupant le souffle. Un baiser complètement bordélique, si intense que leurs dents s'entrechoquèrent. Leurs langues se mêlaient l'une à l'autre. Puis, Newt avait entraîné le garçon à l'écart, car il avait besoin d'oublier. Il l'entraîna dans un coin abandonné et désert et ne perdit pas de temps. Désespéré de ressentir quelque chose, il dégrafa le pantalon du garçon et s'empara de son corps offert, se perdant dans cette sensation de luxure, d'euphorie, de perdition.
Et maintenant, il était dehors.
Dehors, dans l'air glacial. Il avançait en trébuchant et en fixant les fenêtres allumées des villas qui l'entouraient, du sperme incrusté dans son pantalon et du vomi de quelqu'un d'autre sur sa chemise. Il était frigorifié, putain – il avait dû perdre sa veste quelque part. Sa bouche avait le goût de la menthe, mais il ne se rappelait pas avoir mâché du chewing-gum, ni avalé quoi que ce soit avec un goût aussi agréable.
Il n'avait aucune putain d'idée de où il allait. Il n'a aucune idée de l'endroit où il se trouvait. Il n'avait pas regardé son portable depuis plusieurs heures. Il était dans la poche arrière de son pantalon.
« Hé ! » Cria soudain une voix.
Il se retourna.
Deux garçons fumaient des cigarettes sur le perron d'une autre maison somptueuse.
« T'es perdu ? » Demanda l'un d'eux en recrachant une bouffée de fumée.
« Jamais perdu », baragouina Newt en se dirigeant vers eux.
« Tu fumes ? » S'enquit l'autre d'un air amusé.
« Tout et n'importe quoi », marmonna Newt en vacillant sur ses jambes.
Il cligna des yeux, perplexe, lorsqu'une nouvelle cigarette fut fourrée entre ses lèvres.
« Allez, entre », l'invitèrent les deux inconnus.
Le monde oscillait autour de lui. Il tira une taffe de sa cigarette, et se sentit soudain planer. Tout était soudain plus vibrant autour de lui, et le sol se mit à tanguer dangereusement sous ses pieds.
On le guida à l'intérieur de la maison qui, exactement comme les autres, était remplie de jeunes en train de danser, de boire, de se défoncer, ou de se rouler des pelles.
Il passa le reste de la soirée sur un canapé, à fixer d'un air absent ce qui se passait autour de lui. La pièce tournait et tourbillonnait étrangement.
Il ne pouvait pas bouger.
Il était tellement fatigué.
Il était tellement pathétique et misérable. Putain.
Finalement, un vertige plus intense que les autres le saisit, et le décor se mit à tanguer plus violemment autour de lui, jusqu'à ce qu'il tourne de l'œil et s'effondre sur le velours du canapé.
-X-
Il se réveilla à moitié en sentant des bras chauds se verrouiller autour de sa taille et le hisser pour le redresser. Son cerveau était trop embrumé pour articuler autre chose qu'un grognement. Il percevait vaguement le son de la musique qui emplissait ses oreilles. Il n'arrivait pas à ouvrir les yeux. Il y avait trop de lumières autour de lui.
Il lui fallut un moment pour comprendre qu'il était toujours à la fête.
Il cligna des yeux, la gorge totalement sèche, le crâne palpitant. Il sentit qu'on commençait à le déplacer. Un peu comme on déplace un meuble dans son salon, lorsque, franchement, le-canapé-rouge-jure-dans-ce-coin-de-la-pièce,-non ?. Ses jambes participaient mystérieusement à l'effort. Il plissa les yeux et regarda vers le visage à coté de lui, vers le corps qui le soutenait, mais il n'arrivait pas à coordonner les neurones qui flottait dans la mare d'alcool et de drogue qui noyait son cerveau pour comprendre de qui il s'agissait. Ils passèrent le seuil de la porte et sortirent à l'extérieur.
Il se rendit compte qu'il portait une veste lorsque le vent glacé ne mordit pas sa chaire. Lorsqu'il réalise qu'il avait chaud. Peut-être que la personne lui avait donné une veste ? Il essaya à nouveau de concentrer son regard sur ladite personne.
Des cheveux bruns.
Une nez pointu.
Une peau pâle.
... Thomas.
C'était Thomas.
Mais Newt était tellement torché, putain, qu'il parvint à peine à prononcer son nom.
Thomas le souleva pour le déposer dans une voiture. Il se rendit compte qu'une litanie de « Thomas » s'échappait de ses lèvres dans un murmure presque désespéré, totalement désincarné. Mais Thomas n'y répondit pas et se contenta de s'asseoir à côté de lui et de le serrer contre lui. Son visage était dur.
« Tu m'as trouvé », parvint finalement à articuler Newt en nichant son visage dans le cou de Thomas et en empoignant sa chemise. « J'ai cru que tu m'avais perdu. »
« Shhh », murmura Thomas sans le regarder, mais en raffermissant sa prise autour du corps du blond.
« J'ai cru que tu m'avais oublié », marmotta Newt, les paupières lourdes.
-X-
D'une manière ou d'une autre, ils arrivèrent chez Newt.
Thomas le fit entrer en le portant à moitié. Newt essayait de comprendre ce qui se passait, mais il n'y arrivait pas. Mais il sentait Thomas à ses côtés. Et c'était tout ce qui comptait.
Sans un mot, Thomas l'allongea sur le lit. Le matelas grinça sous son poids. Il voulut dire merci. Peut-être qu'il le fit. Ses oreilles bourdonnaient trop.
La pièce était plongée dans le noir complet. Il sentit Thomas lui retirer ses chaussures. Il sentit les couvertures être tirées sous lui et le recouvrir. Puis il sentit son matelas ployer, et se rendit compte que Thomas venait de s'asseoir au bord de son lit.
Que se passait-il ? Thomas n'était-il pas censé le détester ? N'était-il pas censé en avoir fini avec lui ?
Il voulait poser la question, il voulait le hurler au visage de Thomas, mais il ne pouvait pas. Il arrivait à peine à rester conscient. Il se contentait de respirer lourdement. Il luttait pour rester éveiller. Parce que Thomas était à côté de lui.
Et soudain, il sentit une main se poser sur son front et dégager quelques mèches. C'était un toucher doux, délicat. Il lui procura une sensation incroyablement apaisante, et il soupira de bonheur. Thomas lui caressait les cheveux, et il se délecta de cet instant. Même s'il ne le comprenait pas.
Il était sur le point de sombrer dans le sommeil lorsqu'il sentit des lèvres chaudes se déposer sur son front.
Ce contact le réveilla en sursaut et le raccorda brutalement à la réalité. Lui rappela que Thomas était là, à côté de lui, dans le noir. Il essaya de dire son nom, mais seul un grognement incohérent s'échappa de ses lèvres.
« Shhh, tout va bien », le rassura Thomas en continuant à caresser ses cheveux.
Ils restèrent comme ça pendant un moment, jusqu'à ce que la respiration de Newt se calme et que le sommeil commence à s'emparer de lui.
Thomas dut penser qu'il s'était endormi, car soudain, la main cessa de caresser ses cheveux et glissa plus bas pour aller se poser délicatement sur son torse, contre son cœur. Puis, le blond sentit vaguement des lèvres effleurer les siennes.
« Je ne pourrais jamais t'oublier. Je te trouverai toujours. »
Newt sentit ensuite ces mêmes-lèvres se poser sur sa main, que Thomas serrait fermement entre les siennes.
Il voulait réagir, vraiment, mais le sommeil le paralysait.
La dernière chose qu'il entendit, à part le sang qui battait à ses tempes et son cœur qui martelait brutalement dans sa poitrine, fut un « bonne nuit » murmuré. Puis, le poids de Thomas disparut de son lit.
-X-
Newt se réveilla avec une gueule de bois impressionnante et un cœur qui hurlait en rythme avec les coups de marteau dans son crâne. Il reprit conscience en quelques secondes et sentit l'urgence de vomir tout son saoul qui montait comme un rampant le long de son œsophage. Il courut aux toilettes et vomit pendant plusieurs longues minutes, éjectant toutes les merdes qui avaient empoisonné son corps cette nuit-là.
Il vomit jusqu'à ce qu'il ne puisse plus, sa gorge irritée, ses yeux larmoyants, et soudain il se mit à sangloter. Il se mit à sangloter, penché sur les toilettes, un goût affreux de vomi dans la bouche, le front transpirant et les cheveux gras.
C'était probablement le moment le plus pathétique de sa vie.
Il resta comme ça, à agrippé la cuvette des toilettes, laissant les larmes dévaler ses joues pâles sans discontinu.
Il se demandait comment au juste il était parvenu à tomber amoureux de ce putain de Thomas Murphy.
Kakeei : Heyyy coucou toi :p J'espère que tes partiels se sont bien passés en tout ças (et si c'est pas le cas, AU PIRE tu auras la possibilité de te rattraper au deuxième semestre ou aux rattrapages :P c'est ce que je me dis toujours) AHHHH merci ça fait plaisir de voir que la nouvelle relation Newtmas te plaise. Et oui, effectivement Thomas a fui. Et il a également fui dans ce chapitre 27, parce qu'il a peur de ce qu'il ressent pour Newt, parce que c'est nouveau pour lui, et que l'inconnu le fait flipper. Et Minho sera toujours pour Newt ;) Par contre, pour Teresa, je réserve encore quelques petites choses pour elle du côté de cette façon si destructrice qu'elle a de se comporter aux soirées... En tout cas, je stresse pour ce chapitre...j'espère qu'il t'a plu :3
Amelayy : WAH MERCI t'es trop adorable *_* tu me rassures mdrrr, j'avais vraiment des doutes pour le chapitre 26... Merde, vous avez vraiment calé le fait que j'aime bien quand une merde arrive pour tout casser mdrrr Eh bien, tu voulais savoir quand Newt allait se rendre qu'il était amoureux de Thomas, tu as ta réponse dans le chapitre 27 :P Et le pourquoi du comment Thomas s'est retrouvé à aller chez Newt en pleine nuit, je l'expliquerai un peu plus tard promis :) Héhé on a touts envie d'un Minho dans notre vie... Passe de bonnes vacances et rencez-vous la semaine pro *cœur*
Vagabonde : Effectivement, Newt a la patience d'un saint pour rester avec Thomas, MAIS c'est aussi son amour pour le brun qu'il se force à rester :P Eeeeet tu as enfin eu ton bisous dans ce chapitre ! BON, je sais, Newt n'était pas totalement conscient, mais y en aura d'autres où les deux auront pleinement le contrôle sur leurs esprits promis :3
TMRChoupinou : Merci pour ton commentaire, tu donnes toujours autant la pêche dans ce que tu dis ;) Eh oui, Newt commence à être un peu jaloux, mais il s'est vite rendu compte de sa connerie. Teresa n'est plus amoureuse de Thomas comme lorsqu'ils étaient plus jeunes. Elle et Alby sont parfaitement heureux tous les deux :)
HomeSweetHome : Newt un petit chaton, trop mignooon hihi Mais siiiii c'est bien d'avoir 19 ans, je te jure, tu voles de tes propres ailes, tu peux prendre des décisions pour toi, mais en même, tu restes jeune, beau et en forme ;p
Lenny : Ah mais non meurs pas, je veux continuer à lire tes reviews moi *fait la moue* Merci à toi pour ton commentaire luv :3
Mookie : Wow, ton commentaire...m'a littéralement laissée sans voix. C'est tellement beau, et que quelqu'un dise ça de ma fiction...tu m'as projetés dans les nuages là... Merci *cœur sur toi*
Solstice : Aww trop d'émotions d'un coup :P Merci, en tout cas, ta review m'a vraiment remontée le moral, tu es adorable. Tu me mets la pression, maintenant j'ai peur de ne pas pouvoir atteindre la hauteur de tes attentes.. luv luv *keur* J'espère que tu aimeras la suite...
Futuramaa : Merci pour ta petite review ! Beaucoup de gens ont l'air d'adorer Minho, c'est vrai qu'on font facilement devant un ami aussi parfait mdrrr J'espère que la suite te plaira aussi en tout cas :3
Visiteuse : Wow, merci beaucoup. Un p'tit message simple mais efficace, tu m'as énormément touchée là :3
Tchaïkovski : Ahah Newt est un peu maladroit et veut bien faire, mais il dit toujours les choses au mauvais moments, et ça casse toujours l'ambiance xD Alooooors qu'est-ce que tu as pensé de la suite *attend ton avec impatience*
