Auteure: Blanche Malfoy

Titre: Love me, Love me not.

Traductrice: Falyla

Rating: R

Paring: Draco/Harry Draco/Bill

Warning: Cette histoire est un slash, ce qui implique des relations homosexuelles masculines. Si cette idée vous choque ou vous rebute, passez votre chemin, cette fic n'est pas pour vous.

Homophobes, s'abstenir !

Disclaimer: Rien n'est à nous, tout à JKR. L'histoire appartient à Blanche Malfoy, quant à moi, je revendique la traduction.

Onarluca : Toujours la prim's ! Je sais que tu adores ! LOL. Voici la suite. Bisous.

Alinou: Non, Drago ne le sait pas encore, sa réaction est pour le prochain chapitre… Bises.

Zoomalfoy : Merci beaucoup ! C'est avec plaisir ! La suite juste plus bas. Bisous.

Crackos: Bill est pour le prochain chapitre. En attendant, bonne lecture pour ce chapitre-là. Bises.

Lemoncurd: Les explications de toutes ces zones d'ombre arrivent bientôt, promis. Bisous.

Jade : Merci mais ce n'est pas la mienne, elle a Blanche Malfoy, moi, je la traduis avec un plaisir infini. Bises.

Vert Emeraude : C'est vrai que malgré tout, leur relation est touchante. Bisous.

Minerve : Malheureusement, des connards comme ça, on en a tous dans un périmètre proche, non ? T'as pas tort non plus pour les habits ! LOL. Bises.

Nfertiti: Pas grave ! Mais qu'est-ce que tu as fait pour avoir mal partout ? LOL. Bisous.

Vif d'Or : Merci d'être là pour me soutenir ! Le problème de la traduction des paroles de chansons, c'est que la phrase est rarement complète et prise hors contexte donc on n'est jamais vraiment certain de retranscrire les bons mots. Bises.

Echoruby : Je la traduis avec plaisir. Blanche a beaucoup de talent. Bisous.

Sahada: ça arrive mais pas dans ce chapitre-là. Bises.

Vici Black : C'est vrai, le chocolat arrange bien des choses ! LOL. Blanche met en ligne le chapitre 34 demain et en avait initialement annoncé environ 40. D'ailleurs, dans ce chapitre, il y a un petit rappel du temps écoulé. C'est bien pratique mais on a un peu perdu le fil des jours qui passent. Je mets relativement peu de notes en début ou en fin de chapitre mais elles sont là pour être lues ! LOL. Bisous.

Pomme : Pas de quoi, j'adore Blanche Malfoy. Elle a prévu environ 40 chapitres. Bises.

Danielove : Je ne pense pas que ça arrivera un jour non plus mais il est vrai aussi que le récit de JKR n'a rien d'explicite non plus. Et on va dire que l'éveil sexuel de Harry n'est pas vraiment le propos de son histoire, non ? Quant à choquer les plus jeunes, je ne sais pas quoi te dire. J'ai 3 enfants et on ne leur a jamais caché, sans entrer dans le détail bien sûr, qu'il existe différentes façons de s'aimer, que le couple homme-femme n'est pas la seule possibilité. Bisous.

Origine : Salut toi ! Comment ça va ? Merci pour tes compliments. Venant de toi, c'est un honneur ! Au fait, tu n'avais pas mis ta fic qui a été retirée de ffnet sur une page perso ? Si c'est le cas, tu peux m'envoyer le lien ? Merci d'avance. Bises.

Surimi : Merci ! Puisque tu lis la vo, j'espère que tu lis la même chose que moi ! LOL. Bisous.

Babeth : Merci ! Voilà la suite ! Bises.

Eowyn Malefoy : Merci ! Oui, elle l'a dit. Environ 40 chapitres. Bisous.

Lem Black : 6 reviews ? Wahou ! Ta remarque m'a fait rigoler mais j'avoue que je suis assez d'accord. Faire un monde pratiquement entièrement gay ne reflète pas trop la réalité mais bon, les yoïstes pures et dures ne s'embarrassent pas de telles considérations. L'affaire des morsures n'a pas plus d'explications. Et non, ce ne sera pas si simple. En tout cas, merci pour les compliments, ils me vont droit au cœur. Bisous.

Remus James Lupin : Salut P'tit Loup ! Merci d'apprécier toujours autant mon boulot. Au fait, j'attends toujours les articles à traduire… Pour ce chapitre-ci, quelques modifications de concordances de temps mais dans l'ensemble, pareil. Bises.

Chapitre 28. Souvenirs.

- Harry ?

Harry ouvrit les yeux en clignant des paupières puis regarda autour de lui, confus. La pièce ovale dans laquelle il se trouvait était confortable et simple. Il y avait un lit à une place dans le coin, une malle frappée aux armoiries de Poudlard et un bureau près de la fenêtre. Il réalisa, étonné, que c'était sa chambre à Poudlard quand il était en 7ème année. Il regarda le calendrier sur la table et se gela. Il sentit ses mains devenir moites et froides.

- Harry ?

Le cœur de Harry sombra quand il se retourna et vit Remus Lupin vêtu de la vieille robe qu'il avait l'habitude de porter. Remus avait une aimable expression sur le visage mais il ne regardait pas Harry – pas vraiment – mais vers le jeune homme assis sur le lit. Le jeune homme était Harry âgé de dix-sept ans.

Le Harry du présent commença à paniquer, mais il connaissait la marche à suivre. Il n'y avait rien qu'il aurait pu faire stopper la scène qui se jouait sous ses yeux. Il ne comprenait pas pourquoi il revivait ces scènes chaque fois qu'il s'endormait. C'était un cauchemar sans fin. Quand ce n'était pas sa mère qui mourait, il voyait Sirius tombant à travers le voile, ou sa dernière bataille contre Voldemort. Ou ceci. Et de tous ses terribles souvenirs, celui-ci était un des plus douloureux.

Il s'appuya contre le mur et mit sa main sur sa poitrine pour voir s'il pouvait soulager sa peine. Puis il soupira et observa silencieusement ses souvenirs se jouer devant lui comme s'il regardait un film.

D'un côté, il y avait son ancien stupide lui-même, boudant comme un morveux gâté, ignorant les tentatives de Remus de converser avec lui. De l'autre, il y avait Remus, toujours aussi calme et serein, essayant de briser ses défenses et de remplir le vide que la mort de Sirius avait laissé dans le cœur de Harry. Harry sentit le désespoir coutumier l'envahir comme à chaque fois qu'il voyait cette scène.

Depuis la mort de Sirius, Remus avait essayé de son mieux de se substituer à lui. Mais rien de ce qu'il faisait ne satisfaisait Harry. Au contraire, Harry était constamment en colère contre lui. Ce n'était pas parce qu'il le haïssait. C'était juste que Harry tentait difficilement de ne plus se soucier de quoi que se soit ou de quiconque. La seule chose qui l'obsédait était de détruire Voldemort et ainsi venger ses parents, Sirius, et tout autre qui avait un jour souffert des mains de ce monstre. En se focalisant uniquement sur cette tâche, Harry s'était aliéné lui-même de ses amis. Mais il ne pouvait s'en empêcher. Il voulait protéger ceux qu'il aimait le plus et pour ce faire, il s'était éloigné d'eux.

Il passait ses journées toujours tendu et en alerte. Il attendait que la prophétie s'accomplisse. Il se fichait de vivre ou mourir. Il voulait juste en finir.

Alors, lorsque Remus était entré dans sa chambre pour lui dire au revoir avant de partir pour une mission de l'Ordre lors de sa 7ème année, Harry s'était comporté comme d'habitude. Il avait prétendu ne pas entendre la gentille voix de Remus lui demander comment il allait et s'il n'avait besoin de rien. Il avait traité Remus comme si sa présence l'ennuyait. La plupart du temps, il en voulait à Remus d'être vivant alors que Sirius était mort. Il savait que c'était absurde mais il ne pouvait s'empêcher de ressentir ça. Il blessait Remus et Harry se haïssait pour ça.

Il ne savait pas que lorsque Remus eut quitté sa chambre, il ne reviendrait plus jamais. Il n'avait pas idée que cinq heures plus tard Remus serait aussi mort que l'était Sirius, et que cette stupide rancune pèserait tellement dans sa poitrine il avait souhaité mourir aussi.

C'était trop douloureux. C'était pire que de voir sa mère mourir parce qu'il savait qu'il ne pouvait rien faire en ce temps-là pour la sauver, après tout, il n'était qu'un bébé. Mais les choses avec Remus étaient différentes. Harry aurait pu faire quelque chose pour lui. Il aurait pu dire quelque chose. Il aurait pu l'enlacer et lui dire combien il était important pour lui et combien il lui était reconnaissant d'être vivant à ses côtés, de prendre soin de lui. Mais il avait laissé partir Remus sans dire un mot. Il n'avait rien appris de la mort de Sirius. Il avait répété les mêmes erreurs. Il aurait pu empêcher la mort de Sirius et celle de Remus s'il n'avait pas été si stupide et tête brûlée.

- Harry ? l'appela doucement Remus. Si tu as besoin de quelque chose, n'importe quoi, viens me voir. Si tu as besoin de parler –

- Je sais, répondit Harry sans le regarder. Je sais.

Le Harry du présent fixa son ancien lui-même lutter avec ses émotions. Il pouvait encore sentir exactement ce qu'il sentait ce jour-là. Il voulait frapper son ancien lui-même jusqu'à ce qu'il regagne ses sens. Il voulait lui hurler de cesser de se comporter comme un bébé, de dire à Remus les choses qui importaient vraiment. Mais il ne pouvait pas changer ce moment. Il pouvait seulement observer Remus lui jeter un dernier coup d'œil triste pour la dernière fois avant de partir.

Le Harry du présent sentit un pincement dans son cœur et des larmes dans ses yeux. Il regarda le Harry de dix-sept ans et chuchota :

- Tu es tellement stupide. Tu aurais dû lui dire quelque chose. Tu aurais pu l'arrêter. Il serait resté avec toi si seulement tu avais eu le courage de le lui demander. Il serait en vie aujourd'hui. Ils seraient tous les deux en vie. Putain de bâtard sans cœur ! hurla-t-il, donnant libre cours à sa colère.

- Tu es exactement comme moi, Harry. Nous sommes pareils, siffla le jeune Harry avec la voix de Voldemort. Tu déçois tout le monde. Tu es destiné à être seul.

Un rire démoniaque remplit la chambre. Harry se couvrit les oreilles et hurla.

§§§§§

Harry se réveilla en tremblant et haletant. Il prit un moment pour revenir à la normale et réaliser qu'il ne rêvait plus. Il prit une profonde inspiration, essuya ses larmes et regarda autour de lui. Il était dans une pièce caché derrière une des étagères de la bibliothèque. Il était à son bureau et l'ordinateur en face de lui était allumé. A travers sa vision floue, il vit la page blanche sur l'écran. Il soupira de lassitude. Ce n'était pas la première fois qu'il s'endormait sur son ordinateur.

Depuis deux ans, Harry écrivait ses souvenirs scolaires. Un des psys chez qui Hermione l'avait envoyé lui avait dit une fois d'écrire ses mémoires afin de laisser le passé derrière lui et de prendre un nouveau départ. Harry avait trouvé l'idée amusante, ce disant que ce genre d'activité était pour les filles. Mais un jour, il se mit à écrire juste pour passer le temps et il le faisait depuis.

Il devait admettre qu'il aimait ça. Ses trois premières années étaient une promenade tranquille. Même ses souvenirs de Voldemort en ce temps-là ne pouvaient entacher les bonnes choses qu'il avait eues à Poudlard. Les problèmes avaient commencé quand il s'était attaqué à la 4ème année puis la 5ème. Ses mauvais rêves étaient devenus plus fréquents après ça. Si avant il avait eu du plaisir à se rappeler toutes les bonnes choses qu'il avait vécues à Poudlard, maintenant c'était plutôt douloureux.

Ses craintes que Voldemort puisse le posséder le frappèrent à nouveau. Jamais avant dans ses cauchemars, il n'y avait eu quelqu'un qui avait regardé vers lui et lui avait parlé. Il était terrifié par la signification de tout ça. Mais peut-être que ça n'avait rien à voir avec Voldemort. Peut-être que c'était juste lui qui se battait contre ses traumatismes. Peut-être que maintenant il allait faire face à ses peurs. Il avait toujours pensé qu'il ne pouvait pas changer les choses qu'il voyait dans ses rêves. Peut-être que cette fois, il pourrait, uniquement pour apaiser son cœur.

Il soupira lourdement et remit ses lunettes. Puis il quitta la chambre secrète et alla dans le salon prendre un peu d'air. Il était tenté de prendre quelque chose dans le bar mais il se maîtrisa. Il essayait si durement de ne pas boire. Il ne voulait pas gâcher les choses maintenant. Mais il avait besoin de quelque soulagement. Il regarda la grande horloge sur le mur et soupira. Il était seulement quatre heures de l'après-midi, bien trop tôt pour que Drago rentre à la maison. Il lui manquait désespérément. Il avait besoin du corps de Drago près de lui, d'entendre battre son cœur, de sentir ses bras autour de lui. Il laissa échapper un gémissement étranglé.

C'est stupéfiant la façon dont Drago s'était coulé si parfaitement dans sa vie quotidienne. C'était aussi tout à fait terrifiant. Harry ne voulait dépendre de personne comme ça mais il ne pouvait s'en empêcher. Une fois passée leur hostilité initiale, Harry avait réalisé qu'il n'appréciait pas uniquement le côté physique de leur relation mais aussi le côté émotionnel. Drago était intelligent et drôle. Harry aimait son astucieux sens de l'humour. Il aimait même les fois où Drago boudait quand Harry disait ou faisait quelque chose qui lui déplaisait.

Leurs problèmes restaient les mêmes cependant. Drago ne voulait pas s'ouvrir à lui. Son passé était un territoire interdit. Harry ignorait aussi comment se passaient les choses entre Bill et lui. Pour autant que Harry le sache, Bill était toujours le petit ami de Drago. La pensée de Drago et Bill ensemble lui donnait la nausée. Il avait des crises de jalousie chaque fois qu'il pensait que Draco rencontrait Bill en cachette derrière son dos.

Harry savait que c'était irrationnel. Drago n'était pas sa possession. Il ne savait même pas ce qu'ils étaient. En outre, Bill et Drago étaient ensemble depuis longtemps avant que Harry n'entre en scène. Harry était l'autre. Il était l'amant que quelqu'un. Il fit une grimace à cette idée.

Il était certain d'une chose cependant. Ses sentiments pour Drago grandissaient. Amour ou haine, il voulait Drago à ses côtés.

Et le plus effrayant dans tout ça était qu'il ne s'était écoulé qu'une semaine depuis qu'ils avaient couché ensemble et trois depuis qu'il avait débarqué dans sa vie. Ils leur restaient une dernière semaine ensemble. Les choses entre Drago et lui allaient trop vite. Mais Harry ne voulait pas que les choses finissent bientôt. Il voulait encore connaître des tas de choses de Drago.

Résolument il grimpa l'escalier jusqu'à sa chambre, prit une douche rapide puis s'habilla soigneusement. Il garda ses lunettes parce qu'il se sentait plus sûr de lui avec elles qu'avec ses lentilles de contact. Il décrocha le téléphone et attendit. On répondit après trois sonneries.

- Merlin ! C'est vraiment toi, Harry ? Il est arrivé quelque chose ? demanda une voix inquiète.

- Comment tu sais que c'est moi ?

- Ne dis pas de bêtises, camarade ! C'est toi le Moldu ici… Ton numéro apparaît sur l'écran de mon téléphone cellulaire.

- Oh…

Harry se sentit vraiment stupide.

- C'est pas grave. Que se passe-t-il ? Tu vas bien ? Tu as besoin de quelque chose ?

- En fait… ouais.

- Quoi donc ?

- Fred… J'ai besoin que tu me prêtes ta voiture.

A suivre…

Voilà, chapitre court mais, selon moi, très révélateur.

Ce matin, les membres du groupe de Blanche Malfoy ont reçu des nouvelles de sa part. Elle a pas trop la pêche ces derniers temps mais essaie de faire face et elle remercie ses lecteurs qui la soutiennent. Elle annonce aussi la mise en ligne du chapitre 34 pour demain !

Je ne suis pas mécontente de la suivre d'assez près avec ma traduction.

Ça vous a plu, alors faites-moi part de vos remarques.

Bisous.

Falyla