***** Je voulais vous dire merci, je ne pensais pas atteindre les 500 vues, pour moi c'est énorme avec ma petite histoire merci à tous et à toutes, mes lectrices fidèles elles se reconnaîtront, moi aussi j'aime ce que vous faites. Marie-f vous souhaite une bonne lecture *******
\ PDV Marie-f /
Je quittai la table, trop énervée contre Thorin Fili et Kili attendaient devant la porte d'entrée, surpris de me retrouver si vite, ils me dirent : - « Vous avez déjà fini de manger ? »
- « Non les garçons, je vous remercie pour vos efforts mais votre oncle est insupportable ; je vous conseille d'aller le retrouver, je crois qu'il n'a pas la tête dans son assiette. »
Je récupérai mon sac pour le poser là où allaient dormir Bilbo et Bofur, il n'était pas question que je couche à côté de ce nain dominateur. Mes amis n'étaient pas encore là donc je pus préparer mon couchage tranquillement quelqu'un rentra précipitamment en bougonnant, c'était Thorin. Je m'accroupis pour qu'il ne me voit pas, il retrouva Gandalf qui fumait devant la cheminée de là où j'étais, j'entendais très bien leur conversation sans être vue.
Gandalf donna un verre de bière à Thorin qui était très contrarié : - « Gandalf, je ne comprends rien aux femmes quand vous pensez que vous les avez apprivoisées elles vous échappent une fois de plus, à croire qu'elles sont insaisissables. »
- « Je suppose que vous parlez de votre dispute avec Marie-f ? » Thorin fit signe que oui.
Le magicien reprit : - « Marie-f et vous, c'est le choc des cultures et de deux mondes différents, il n'y a rien d'étonnant à cela. »
Thorin écoutait tout en sirotant sa bière.
Gandalf poursuivit : - « Thorin, par votre éducation de prince et de futur roi et les protocoles que vous avez, vous les nains, pour protéger les naines, et bien je peux vous dire que vous avez une fausse opinion en ce qui concerne les femmes vous les voyez fragiles, soumises et j'en passe. »
J'écoutais Gandalf et je souriais en me disant « Bingo, t'as tout compris. »
\ PDV général /
- « Gandalf, vous savez très bien que c'est plus fort que nous, et si cette personne est votre Unique et bien tous ces sentiments sont amplifiés, je ne peux rien y faire. »
En entendant Thorin, Marie-f leva les yeux au ciel.
Le magicien continua : - « Marie-f est différente, elle vient d'un autre monde, la place des femmes chez elle a évolué beaucoup d'entre elles vivent sans hommes, elles sont fortes, indépendantes, volontaires, courageuses. Toutes ces qualités Marie-f les a, et elle vous l'a prouvé plus d'une fois. Je pense que c'est ce qui vous dérange, qu'elle puisse être aussi forte de caractère que vous Thorin et en même temps vous la trouvez exotique car elle n'a rien de comparable aux femmes que vous avez pu rencontrer, et c'est ce qui vous plaît chez elle. » Gandalf fit une pause pour regarder le nain, qui avait le regard dans le vide et le sourire aux lèvres.
Marie-f, toujours attentive sur les dires de Gandalf, pensa étonnée comme un magicien pouvait être aussi calé sur la psychologie féminine, il venait de dresser le profil de tout ce qui la caractérisait.
Le magicien reprit : - « Thorin, je vois que vous souriez, vous pouvez bien m'avouez que vous aimez qu'elle vous tienne tête car vous savez qu'elle fera une reine parfaite. »
Marie-f tendit encore plus l'oreille pour entendre la réponse de son Unique grincheux.
- « Gandalf, vous avez trouvé les bons mots qui me faisaient défaut elle sait me remettre à ma place et me rappelle que je suis un Nain avant d'être un prince et un futur roi, elle sait me remettre sur le droit chemin lorsque cette part d'ombre se réveille en moi mais gardons ça pour nous, elle serait trop contente d'entendre mes aveux. Je ne veux pas perdre Marie-f. »
C'est un waouuuu ! qui criait dans la tête de Marie-f, elle aurait sauté au cou de Gandalf pour avoir réussi à faire dire tout ça à Thorin. Un sourire malicieux apparut sur sa bouche, alors comme ça il la trouvait exotique et il aimait qu'elle lui tienne tête en secret, fichtre, en voilà des révélations.
\ PDV Marie-f /
« Gandalf, il faut que je vous confie autre chose si je suis aussi irritable c'est que je suis inquiet pour cette rencontre avec l'Humaine Camille elle est la compagne de Thranduil, j'ai peur qu'elle mette de mauvaises idées dans la tête de Marie-f pour la garder chez les elfes. »
Toujours silencieuse, j'écoutais leur discussion et je découvris le fin mot de l'histoire, voilà pourquoi Thorin était mécontent Dwalin et Féline n'étaient qu'un prétexte, la vérité était qu'il redoutait cette rencontre avec Camille chez son ennemi juré du passé. Je regrettais notre dispute, ma perte de sang froid et la gifle que je lui avais donnée, et puis notre repas raté de ce soir. Je m'engueulais mentalement, mais pourquoi je n'y avais pas pensé plus tôt, c'était évident, il détestait les Elfes mais surtout un en particulier : il était le roi de vert-bois, il avait renoncé à soutenir les nains quand Smaug était venu attaquer la montagne. J'aurais du anticiper sa réaction, mais j'avais été trop butée et têtue.
Je devais prendre l'air après toutes ces révélations.
Gandalf allait répondre lorsque je sortis de ma cachette, ils sursautèrent, pensant qu'ils étaient seuls. Je me dirigeai vers la porte pour sortir, les ignorant totalement. Ils se jetèrent un regard interrogateur et se demandèrent si j'avais tout entendu de leur conversation.
Je m'accoudai a la barrière du potager de Beorn, je regardais le ciel étoilé et je ressentis une grande fatigue ma journée avait été riche en émotions à force de passer du rire aux larmes. Beorn et Féline allaient faire leur sortie nocturne pour surveiller leur territoire avant qu'ils ne partent, je les remerciai pour leur hospitalité pendant les quatre jours de répit qu'ils nous offraient. Beorn me conseilla d'aller me coucher pour ma sécurité, et de passer le message aux nains. Il ajouta qu'il était préférable de verrouiller la porte et toutes les fenêtres de sa maison. Je leur souhaitai une bonne nuit.
Je fermai à double tour la porte et vérifiai les fenêtres, tous les nains étaient couchés, même Gandalf avait trouvé sa place prêt de la cheminée, sur un large banc. Je rentrai dans la grange où nous dormions tous, je passai à côté de Thorin sans m'arrêter mais il me retint par la cheville il me regarda d'un air suppliant pour que je le rejoigne, je fis signe que non de la tête. Il me relâcha, déçu, et je rejoignis Bilbo et Bofur pour dormir entre eux. Je regardais les poutres qui formaient le toit je devais trouver une idée pour un rapprochement entre Dwalin et Féline, il nous restait trois jours pour agir et la tâche n'était pas facile puisque Dwalin était comme Thorin : deux handicapés du sentiment expressif, ils avaient du mal tous les deux à dire ce qu'ils ressentaient.
Je finis par trouver le sommeil, sous la surveillance de deux yeux bleus qui cherchaient un moyen pour se faire pardonner.
Le jour était levé depuis longtemps et personne ne m'avait réveillée je retrouvai tout le monde dans la cuisine pour le petit-déjeuner, je constatai qu'il ne restait plus qu'une place, et je vous le donne en mille... à côté de Thorin ! Franchement ces nains sont vraiment prévisibles, que croyaient-ils ? Qu'après une bonne nuit de sommeil oupsss on efface tout ? Je souhaitai un bonjour général à tous, sans m'attarder.
Féline était assise sur le rebord d'une fenêtre, je décidai de la rejoindre, elle se poussa pour me faire de la place elle m'offrit la moitié de sa pomme puis elle me donna un coup de coude pour me montrer que Dwalin et Thorin étaient en grande discussion.
Elle me dit : - « Alors, tu as trouvé une idée ? » Je hochai la tête sans rien dire, mais j'avais un sourire banane qui la rassura. Je lui fis signe de me rejoindre dans la grange pour mettre notre plan en action je lui dis : - « Féline, j'ai une question à te poser, que va dire ton père si tu décides de partir ? Il n'aime pas les nains, et si tu le quittes pour en suivre un, quelle va être sa réaction ? » Elle baissa la tête et me dit : - « Hier soir j'ai eu une discussion avec lui, je lui ai expliqué ce que mon instinct ressentait pour Dwalin, et le sens de l'Unique pour les nains il m'a écoutée sans rien dire donc je ne sais pas ce qu'il en pense, mais je ne compte pas en rester là, je trouverai un moyen de venir avec vous. »
Elle me sourit et attrapa nos affaires pour nous changer. Sans complexe, nous nous retrouvâmes toute nues, je n'étais pas pudique devant une fille, nous étions toutes faites pareilles, enfin presque. Je portais la chemise bleue de Thorin, puisque tous mes tee-shirts étaient troués ou sales, sur un pantacourt noir avec mes baskets noires et roses Féline avait choisi une chemise blanche avec un pantalon marron et des bottes sans talons, plus commodes pour marcher sur la pointe des pieds.
Féline était aussi grande que moi mais bien plus fine, elle avait des hanches minces mais une poitrine généreuse et les épaules bien carrées elle avait une longue chevelure noire très raide qui lui tombait sur les fesses, et elle avait comme son père un fin duvet noir qui lui couvrait le haut des épaules et descendait le long de sa colonne vertébrale. Ses yeux verts avec des pupilles verticales me faisaient toujours un peu bizarre, ce qui était le plus troublant et un peu terrifiant c'était son sourire : elle avait deux canines prononcées, un peu comme un vampire. Sa démarche était souple, elle ne marchait que sur la pointe des pieds elle avait toute l'attitude d'un félin sur deux jambes. C'est dans cette fille très atypique que Dwalin avait trouvé son Unique.
C'est toutes contentes que nous sortions de la maison, et c'est avec surprise que nous constatâmes que nous avions eu la même idée Thorin et moi je voulais que Féline s'entraine avec Dwalin, sauf que les deux nains s'entraînaient ensemble, zut de zut.
Thorin me jeta un coup d'œil entre les échanges qu'il faisait avec son ami Féline et moi décidâmes de nous asseoir sur le rebord de la barrière pour les voir se battre. Nous échangions des commentaires sur la façon de nous défendre si nous devions nous battre contre eux dans le coffre que Beorn nous avait prêté, nous avions pris toutes les deux des épées en bois.
Dwalin n'avait pas encore remarqué la présence de Féline, je balançai une vanne sur les neveux de Thorin et Féline éclata de rire Dwalin tourna la tête et la vit, ce qui le déconcentra. Thorin en profita pour lui donner un coup d'épaule pour le déstabiliser, le grand nain se retrouva au sol.
Les deux guerriers avaient fini de se battre. Thorin proposa que Féline et moi nous nous battions à l'épée, nous n'avions pas vraiment le choix et nous prîmes leur place dans la cour. Je m'approchai de Féline pour savoir si elle avait déjà combattu avec une épée, elle me dit « pas trop bien », je lui demandai de ne pas retenir ses coups, je lui donnerai en même temps des conseils pour améliorer ses postures.
Nous commençâmes à faire des échanges lents pour que Féline apprenne quelques passes je la félicitai, elle apprenait vite, je constatais qu'elle gagnait en assurance, elle maniait l'épée avec plus de souplesse, je lui dis : - « Allez on va plus vite, lâche tes coups. » Thorin et Dwalin, qui étaient assis sur la barrière, étaient étonnés d'entendre mes conseils j'appliquais tout ce qu'ils m'avaient appris. Dans les yeux de Thorin, il y avait une certaine fierté à me voir me battre.
Nous étions toutes les deux essoufflées, nous nous étions données à fond Thorin proposa un nouvel échange, il demanda à Féline si elle était partante pour combattre avec Dwalin. Elle me regarda d'un air enjoué et répondit oui avec un large sourire, bien qu'elle était essoufflée elle était prête, ce qui fit rougir Dwalin je retournai m'assoir à côté de Thorin et levai les pouces pour encourager ma nouvelle amie. Thorin conseilla Dwalin : - « N'y va pas trop fort, elle m'a l'air fragile, je ne voudrais pas que tu la casses en deux. » Je répondis à sa place : - « Féline, ne retiens pas tes coups, défonce-le, il ne craint rien, c'est un dur. » Thorin était choqué par mes encouragements.
Je gardai le silence et continuai à l'ignorer nous étions assis côte à côte, coude contre coude. J'étais un peu gênée par notre prise de tête de la veille, mais je jubilais aussi car enfin Féline était proche de Dwalin, même si c'était pour un combat à l'épée.
Le silence était pesant entre nous, nous regardions toujours nos amis se battre, je n'en pouvais plus je devais lui parler. Au même moment, nous tournâmes la tête pour nous regarder et nous dîmes : - « Je m'excuse. » En même temps, ce qui nous fit sourire.
Thorin allait continuer, mais je le devançai : - « Non n'ajoute rien d'autre, tes excuses valent tous les mots que tu pourrais dire moi aussi j'ai ma part de torts, je n'aurais pas du te gifler, je le regrette, je déteste lorsque l'on se dispute comme ça. » Il me prit la main pour l'embrasser.
Thorin avait le regard soulagé et compléta : - « Mon aimée, cette histoire d'Unique n'était pas la seule chose qui m'inqui… »
Je lui coupai la parole : - « Je vous ai entendu toi et Gandalf, c'est à cause de Camille ? »
Il fit oui de la tête : - « Comprend-moi, elle vit depuis un certain temps chez Thranduil et nous ne savons pas ce qu'il a pu lui dire sur nous je crains qu'il ne lui ait monté la tête d'idées fausses. »
Je posai ma main sur celle qu'il me tenait pour le rassurer : - « Ecoute, pour le moment ne cherchons pas plus loin, nous aviserons le moment voulu. » Je me rapprochai plus de lui pour lui glisser : - « Alors comme ça tu me trouves exotique ? » Je lui donnai un coup de coude avec un sourire malicieux.
Thorin se recula pour me regarder avec un air surpris et il me dit : - « Tu nous as entendu ? »
Sans rien dire, je lui fis un clin d'œil. Thorin paraissait ennuyé et gêné que je puisse entendre ses confidences avec le Magicien.
Pour le détendre, je me penchai contre lui pour que personne ne m'entende : - « Les nains 0, les filles 1 point. » Il me regarda, levant un sourcil interrogateur, et me dit : - « Qu'entends-tu par-là ? » Je repris : - « Je te décode, tu étais prévisible ce matin en ne laissant qu'une place à tes côtés, mais là je t'avoue que nous avons eu la même idée pour le tournoi. » Je lui donnai un coup de poing dans l'épaule, en retour de mon attaque il me donna un coup de coude et s'approcha de mon oreille pour me dire : - « Je ne savais pas que nous étions en compétition mais ça me plaît, et ça va bientôt être notre tour, nous verrons si les nains ont toujours 0 point. » Zut de zut, j'avais pas pensé à ça.
Féline se tenait face à Dwalin, ils se fixaient avec beaucoup d'intensité le nain lui demanda de parer une attaque et le combat démarra. Elle faisait des passes d'armes, il était patient avec elle, il lui demanda de faire attention à sa posture il posa son épée à terre pour venir derrière Féline, il guida de ses grosses mains les avant-bras de son Unique pour les mettre à la bonne hauteur, tous deux étaient très concentrés. Dawlin descendit ses mains sur ses hanches, ce qui les fit rougir tous les deux il lui expliqua que pour plus de stabilité elle devait mettre ses pieds à plat. Féline prit de l'assurance contre Dwalin, elle trouva une feinte pour toucher le nain et d'un coup de jambe le faucha, il tomba lourdement sur le dos et Féline en profita pour le chevaucher et coller son épée dans son cou en lui disant : - « Je t'ai eu ! » Elle lui vola un baiser sur la joue. Féline se remit sur pied et tendit la main à Dwalin pour le relever, et c'est sans effort qu'elle le releva, cette fille avait une force surprenante.
Dwalin et Féline nous rejoignirent, mon amie nous dit : - « Allez, c'est à votre tour. » Je soupirai fortement, je n'avais pas envie de me battre je tenais mon épée maladroitement, Féline m'encouragea, je repoussai quelques attaques venant de Thorin. Le nain commençait à perdre patience, il voyait que je n'étais pas motivée il passa à l'action, d'un pas vif il me contourna et, du plat de son épée, il me tapa sur les fesses en me disant, moqueur : - « Féline a gagné un point de plus, ne veux-tu pas en gagner un autre ? »
Je me frottai le postérieur, les sourcils froncés. Thorin avait repris son visage impassible, il attendait ma réaction je ripostai avec un peu plus de vigueur, mais là encore il me ceintura contre lui avec son épée sous mon cou, et il déposa un baiser dans le creux de ma nuque, ce qui me donna des frissons. Il me repoussa en avant un peu fort, car je faillis perdre l'équilibre il voulait que je m'énerve contre lui pour me forcer à être plus combative. Je me retournai pour lui faire face, cette fois-ci je me concentrai pour de bon, je fermai les yeux et, les poings serrés autour du manche de mon épée, je plaçai mes pieds, je respirais lentement pour plus de concentration quand j'ouvris les yeux, j'étais prête à donner une leçon au nain qui faisait battre mon cœur. Nos épées se cognaient de plus en plus fort et Thorin me dit : - « C'est bien mon aimée, mais je pense que le point va me revenir. »
- « Je vois clair dans ton jeu, tu cherches à me faire faire un faux pas. » dis-je.
- « Moi je pense que c'est toi qui est prête à tous les moyens. »
- « Je ne comprends pas, de quoi parles-tu ? »
- « Tu cherches à me troubler en me laissant voir que tu ne portes rien sous ma chemise. »
Nous avions nos épées croisées l'une contre l'autre, je baissai les yeux sur sa chemise bleue, deux boutons avaient sauté et Thorin avait une vue imprenable sur le haut de ma poitrine. Je n'avais pas mis de soutien-gorge, le dernier qu'il me restait ne tenait plus que par une bretelle. Je le repoussai de toutes mes forces en arrière en poussant un grognement. Je repartis à l'attaque, ce qui fit sourire Thorin, il avait gagné, je perdais patience.
Je tentai une parade qui ne servit à rien, il l'esquiva une fois de plus il se rapprochait dangereusement de moi par ses coups, je ne voulais pas lui céder ce point alors je voulus faire comme Féline, le faire basculer pour qu'il tombe, mais je me pris les pieds dans ses jambes et c'est moi qui tombait sur le dos en entraînant Thorin dans ma chute. Pour ne pas m'écraser de son poids, il se tint sur un coude j'étais essoufflée, ma poitrine montait contre son torse, ses cheveux longs cachaient nos visages. Nos bouches n'allaient pas tarder à s'effleurer, j'avais des picotins dans le bas du ventre, je fermai les yeux pour attendre ses lèvres mais il ne fit rien. Il me chuchota dans l'oreille : - « Madame, malgré vos efforts, le point me revient. » Il déposa un baiser sur mon front, il se releva et m'offrit sa main pour me relever.
Je me redressai sur mes fesses qui me faisaient mal, je déclinai son aide en refusant sa main, c'est vrai que je n'aimais pas perdre. Je me suis mise debout avec un peu de difficulté, je me massai mon derrière, j'étais sûre d'avoir des bleus. Thorin me prit par le bras et me dit, tout sourire : - « Madame, voulez-vous un massage pour soulager votre séant ? »
- « Merci mais non, mon postérieur se passera de vos mains, je peux le faire toute seule. »
Nous allions rejoindre Féline et Dwalin lorsque mon amie me fit les gros yeux, je compris qu'elle voulait un peu d'intimité. Je m'arrêtai et je dis à Thorin : - « On dirait que Bilbo nous appelle, viens. »
- « Mais non, je n'ai rien entendu. »
Je levai les yeux au ciel, je lui dis : - « Si je te dis que Bilbo nous appelle c'est qu'il nous appelle. » J'insistai sur la fin de ma phrase, puis pour nous éloigner je tirai sur la manche de Thorin, qui n'avait rien compris.
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\ PDV Féline /
Marie-f avait compris mon regard, j'avais besoin d'être seule avec Dwalin depuis que nous étions assis pour regarder Marie-f et Thorin, nous n'avions pas échangé un mot. Je voyais bien qu'il était gêné, il ne me regardait pas. Je soufflai un bon coup intérieurement pour prendre les devants. Je sautai à terre et lui dis : - « Viens avec moi Dwalin, je voudrais te montrer quelque chose. »
Je lui tendis la main, il leva enfin les yeux sur moi pour l'encourager, je lui souris. Je l'emmenai dans mon coin préféré de mon jardin, c'était le bassin aux carpes, mon père en avait mis plusieurs elles proliféraient, du coup nous avions du poisson régulièrement. Depuis la maison, personne ne pourrait nous voir, mon père avait planté de grands roseaux qui bordaient le bassin, nous étions cachés. Je m'assis par terre et l'invitai à me rejoindre, je lui expliquai qu'ici c'était l'endroit où j'aimais réfléchir et prendre des décisions.
\ PDV général /
Le grand nain attrapa une herbe folle qu'il mâchouilla, le grand costaud au physique robuste perdait tous ses moyens devant cette jeune femme.
- « Dwalin, n'as-tu pas quelque chose à me dire ? » Demanda Féline, un peu timide.
Le nain tatoué cherchait ses mots en fixant le bout de ses bottes. Féline voyait que Dwalin n'était pas décidé à lui avouer ce qu'elle représentait pour lui, alors elle fit en sorte de lui faciliter la tâche elle se rapprocha un peu plus du nain, elle lui prit une main et la posa sur sa poitrine, là où se trouvait son cœur, et mit sa propre main sur celui de Dwalin il releva la tête avec le même regard que quand il avait découvert qu'elle était son Unique.
Féline lui avoua : - « Marie-f m'a expliqué ce que veut dire l'Unique pour vous les nains, et l'engagement qu'il représente pour toi. Tu sens mon cœur, il bat aussi fort que le tien Dwalin. Je sais bien que nous ne nous connaissons pas beaucoup, mais mon instinct de changeur de peau lui ne me trompe pas, il a déjà accepté que je sois ton Unique. Je ressens des choses pour toi, je ne sais pas si c'est de l'amour, mais quand tu es là près de moi je sens des émotions que je ne connaissais pas.
Dwalin retira sa main pour prendre les deux mains de Féline et pour y déposer un baiser, puis il lui dit : - « Féline, je ne t'obligerai pas à faire un tel choix nous les nains sommes préparés à un refus. Tu es bien plus jeune que moi, je ne veux pas que tu te sentes obligée sur un coup de tête à cause de l'envie de partir de chez ton père, et qu'ensuite tu le regrettes après. »
Féline continua sur sa lancée, montrant au Nain qu'elle était déterminée : - « Marie-f m'a expliqué que pour elle, ça n'avait pas été facile d'accepter d'être l'Unique de Thorin d'après ce que j'ai compris, ça avait été compliqué entre eux. Je ne vois pas les choses comme elle, je ne me pose pas autant de questions. »
Dwalin fronça les sourcils et lui dit : - « Féline, je ne suis pas quelqu'un qui parle beaucoup, je suis avant tout un guerrier on me reproche de cogner et de poser des questions après. » Féline éclata de rire mais elle s'excusa tout de suite, il reprit : - « J'aime te sentir près de moi, et lorsque tu l'éloignes de moi, c'est comme s'il me manquait de l'air pour respirer. »
Féline se mit à genoux pour être encore plus près de Dwalin, ils se tenaient toujours les mains fermement, elle reprit : - « Moi je vis à l'instinct Dwalin, et il me dit que je ne me trompe pas je veux être ton Unique, ne me parle pas de différence d'âge entre nous, je te vois comme tu es, fort, solide, loyal envers ton futur roi. Je t'ai vu faire pour le protéger de mon père hier, même si je savais qu'il ne ferait rien contre Marie-f. Tu as été courageux de désobéir à ses ordres, il y a quelque chose de sauvage en toi qui m'attire. »
Dwalin prit le visage de Féline entre ses mains, il l'approche de son visage ils se fixaient yeux dans les yeux, Féline avait le cœur qui battait à cent à l'heure. Les mains du nain tremblaient un peu et ses yeux allaient de la bouche de son Unique à ses yeux avec une fougueuse envie de l'embrasser Féline passa ses bras autour du cou du nain et plaqua ses lèvres contre les siennes. Elle le poussa, ils tombèrent dans l'herbe les mains du nain attrapèrent la taille de la jeune femme pour la coller contre lui, leurs lèvres étaient toujours scellées, leurs respirations s'accéléraient tandis qu'un certain désir montait en eux. Dwalin rompit leur baiser, les mains du nain repoussèrent son Unique sur le côté dans l'herbe, il devait rependre sa respiration et surtout le contrôle de son corps. Féline qui se collait contre lui avait réveillé des envies qu'il avait réussi à maîtriser. Féline ne comprit pas sa réaction et lui demanda : - « Pourquoi tu me repousses, tu n'aimes pas m'embrasser ? Ou je t'ai fait mal avec une de mes dents ? Excuse-moi, je n'ai pas l'habitude d'embrasser. »
Dwalin sourit et la rassura : - « Non ce n'est pas toi, j'aime tes dents pointues c'est plutôt moi. » Il fit une pause pour choisir ses mots : - « Comment te dire, il y a longtemps que je n'ai pas eu de femme contre moi et mon corps... Il, euh... Et bien… » Féline posa une main sur la bouche du nain et lui dit : - « Tu es excité quand je suis sur toi. »
Le nain écarquilla les yeux, elle avait comprit son embarras, et il ajouta : - « Je ne veux pas précipiter les choses entre nous et encore moins pour faire euh... Je pense que tu es... Enfin t'as pas... »
- « Dwalin, c'est ta façon de me demander si je suis vierge ? »
Le nain s'étouffa en avalant de travers, elle était vraiment directe, il fit oui de la tête.
- « Dwalin, je suis vierge et je ne veux que toi pour m'apprendre les choses de l'amour. »
Le nain rougit, il n'avait jamais parlé de ce genre de chose avec une femme, en général il les prenait tout court sans se poser de questions pour Féline, il fera les choses comme il faut, il prendra le temps avec son Unique.
De l'autre côté du jardin, une voix retentit : c'était Balin qui cherchait son frère Dwalin pour lui annoncer que le repas était servi. Ils restèrent assis encore un moment dans l'herbe, les bras l'un contre l'autre, savourant ce moment d'intimité tous deux voulaient que leur relation reste encore secrète pour la compagnie, ils se mirent d'accord sur le fait qu'il n'y aurait que Marie-f et peut-être Thorin à savoir pour eux.
Dwalin redoutait que son roi refuse la venue la jeune femme dans leur quête, car si Féline était son Unique, Dwalin devait allégeance à son roi, il ne pourra rien faire contre un refus il angoissait déjà, mais à comparer il y avait pire : quelle serait la réaction de Beorn ? Qu'allait-il dire pour le choix de sa fille ? Féline lui dit : - « Nain de mon cœur, chaque chose en son temps, je vais parler avec Marie-f de nous deux, bien qu'elle ait tout découvert et pour Thorin, s'il est contre ma venue dans la compagnie, nous trouverons toutes les deux les bons arguments pour le faire changer d'avis.
Elle se releva et tendit la main à son nain qu'elle releva d'un bond, Dwalin était encore étonné par le physique de son Unique, si mince et fragile à la fois et malgré tout avec une force qui se cachait dans son corps. Ils avaient du mal à se séparer de leur bras, Féline ajouta : - « Pour ce qui est de mon père, je m'en charge, il connait mon envie de partir, il acceptera ma décision. » Elle embrassa une dernière fois Dwalin et ils se séparèrent pour prendre chacun un chemin différent.
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\ PDV Marie-f /
Je tirai par la manche Thorin pour laisser à Féline et Dwalin plus de tranquillité. Nous rentrions dans la maison quand Balin demanda un entretien avec Thorin.
J'en profitai pour prendre dans mon sac mon tube de gel Arnica pour me soigner, je cherchai un endroit pour plus d'intimité pour pouvoir enfin me masser, je n'avais pas envie qu'un nain puisse reluquer mon postérieur. L'endroit idéal était la remise de Beorn, j'avançai jusqu'au fond de la pièce pour me cacher derrière plusieurs caisses entreposées je baissai mon pantalon pour voir les bleus lorsque j'entendis un grincement, je sursautai et demandai s'il y avait quelqu'un. Personne ne répondit, il n'y avait plus de bruit je recommençai mon inspection et d'un coup je me retrouvai plaquée contre le mur de planches avec une main sur ma bouche. De peur et de surprise je fermai les yeux, je sentis un souffle chaud et une barbe qui grattait mon cou une main s'aventurait sous ma chemise, j'ouvris enfin les yeux pour comprendre que c'était Thorin qui m'écrasait de tout son poids contre le mur, m'empêchant de bouger. Il enleva sa main de ma bouche et me retourna pour la remplacer par ses lèvres, je tentai de le repousser, mais il força mes lèvres avec sa langue un de ses bras m'entourait la taille et l'autre explorait mon corps et tout ce qu'il pouvait toucher sous ma chemise, il n'y avait aucun doute, dans son regard brillant, sur ce qu'il avait dans la tête.
Je le repoussai en posant mes mains sur sa poitrine et lui dis en chuchotant : - « On ne peut pas faire "ça" ici, on pourrait nous surprendre. »
Thorin n'avait pas envie de comprendre mon refus, il commença à déboutonner ma chemise et à embrasser mon épaule nue ses lèvres chaudes et le frottement de sa barbe courte sur ma peau me mettait dans tous mes états, ma respiration s'accéléra.
Il me souleva sans effort en passant ses mains sous mes fesses endolories, m'obligeant à croiser mes jambes autour de sa taille j'avais l'impression de peser une plume. Bien que j'assumais mes formes, malgré tout comme beaucoup de filles je trouvais que j'avais un peu trop de poitrine, des hanches un peu trop larges et un peu trop de fesses lorsque Thorin me portait ainsi, il m'ôtait tous mes complexes physiques.
Il continuait de m'embrasser, ses lèvres suivaient le chemin de mon épaule nue jusque dans le creux de mon cou, il s'approcha de mon oreille et je l'entendis me dire : - « Puisque nous sommes réconciliés mon aimée, que dirais-tu de finir ce que nous allions commencer en haut du Carrock ? »
Je fermai les yeux pour reprendre mes esprits : - « Non Thorin, pas ici, la compagnie ne doit pas savoir que nous l'avons... Déjà fait. » J'avais le souffle court, ce nain savait comment s'y prendre pour me faire perdre la tête, mais j'insistais : - « Surtout un en particulier. »
Thorin me reposa au sol, et d'un regard intrigué, me dit : - « De qui parles-tu ? »
- « Monsieur barbichette blanche qui a toujours un œil protecteur sur toi. »
- « Tu parles de Balin ? »
- « Oui, lui-même, maître nain et vieilles traditions il m'avait déjà mise en garde sur ce que représentait l'Unique pour vous les nains, il m'a fait clairement comprendre que je ne devais pas jouer avec toi sur tes sentiments. Je dois t'avouer que cette discussion m'avait beaucoup fait beaucoup réfléchir, voilà pourquoi j'ai mis du temps à me décider, je n'avais pas envie de le décevoir. »
- « Je ne vois pas en quoi ça le regarde, je suis le futur roi, je fais ce que bon me semble. »
- « Non justement, la compagnie sait que je suis ton Unique et que je porte cette prophétie, mais cet enfant doit être conçu à Erebor, tu dois le savoir aussi. » Je fis une pause pour reboutonner ma chemise et remonter la taille de mon pantalon.
Thorin s'était assis sur une caisse pour m'écouter, je repris : - « Lorsque j'ai fait mon ascension pour découvrir mon père, il m'a expliqué que ton grand-père était pour le sang pur de votre race. » Thorin s'était levé d'un bond pour protester, je posai mes mains sur ses épaules pour le rasseoir et lui dit : - « Calme-toi et laisse-moi finir, je n'aime pas ce mot "race", je trouve cela très dégradant, mais ton grand-père était très clair, pour votre descendance il ne voulait pas de sang mélangé. Pour en revenir à Balin et bien... Je crois qu'il pense comme lui, mais il ne le dira jamais pour ne pas te contrarier. »
Thorin se leva et me prit dans ses bras, je me blottis contre sa poitrine et il me dit : - « Je ne laisserai pas ces vieilles traditions nous séparer, crois-moi mon aimée. »
Je relevai la tête et lui dis : - « Il n'y a pas que Balin qui me fait peur, je suis lucide pour notre avenir lorsque tu seras roi, les clans ne voudront pas de moi comme reine, je me doute que beaucoup pensent comme ton grand-père, ils t'obligeront à prendre une naine d'une grande lignée, tu pourras garder l'enfant mais moi je serai... » Je n'arrivais pas à finir ma phrase, j'avais la gorge serrée. « ... Reléguée comme ta favorite, pour ne pas dire autre chose de plus vulgaire. » J'avais du mal à retenir mes larmes.
Par notre discussion j'avais coupé toute envie à Thorin, il me serrait dans ses bras, je sentais bien que toutes ces questions allaient le faire réfléchir.
La voix de Balin retentit, il appelait son frère, le repas était servi. Je me reculai des bras de Thorin, je lui demandai de me laisser seule une minute pour sécher mes yeux avant que la compagnie ne se pose des questions, et ensuite je viendrai le rejoindre pour passer à table.
Je m'assis par terre pour me reprendre et ravaler mes larmes le problème que je venais de soulever avec Thorin était l'un des scénarios qui pourrait se passer, notamment s'il survivait à son combat avec Azog, mais depuis que j'étais là tout partait de travers.
Une voix se fit entendre dans ma tête, je la reconnus tout de suite, c'était mon père : - « Fille, ce que tu viens d'imaginer avec ton nain n'arrivera jamais il n'y a que deux choix qui s'imposent à toi, ton nain Thorin devra mourir ou tu prendras sa place en devenant roi pour lui sauver la vie, il n'y a pas d'autre alternative. » C'est à voix basse que je lui répondis : - « C'est vraiment pas juste, Thorin ne vit que pour ce jour depuis qu'il a perdu son royaume, si je lui prend sa place il ne me le pardonnera jamais, et je ne veux pas qu'il meurt, c'est vraiment horrible le choix que vous m'imposez. » Sa voix résonnait dans ma tête comme un orage : - « On a tous des choix à faire et le tien est très simple je trouve, n'oublie pas que tu n'es pas seule va retrouver l'autre Humaine. » Il se tut, il avait quitté ma tête.
Je me retrouvais seule dans la remise, j'étais frustrée et en colère contre mon père, contre moi-même, contre toute cette histoire j'en avais marre de me prendre la tête, comment j'allais pouvoir regarder Thorin après ça ? Je devais lui mentir encore une fois sur notre futur et sur mon lien avec Camille. Justement, quand je pensais à elle, je ressentais quelque chose de bizarre, une forte attirance s'agitait en moi elle n'était pas physique, mais il s'agissait plutôt du besoin d'être près d'elle, d'un besoin d'être complémentaire avec elle.
Je me relevai, et avant d'ouvrir la porte, je soufflai un bon coup.
