Et voici le dernier chapitre, après ça il ne restera que l'épilogue. je sais, c'était court, mais en même temps je l'avais dis dès le début ! Et c'était même finalement plus long que ce que j'avais imaginé ... enfin bref !

C'est un long chapitre alors ne râlez pas ! J'en suis par contre moins satisfaite que du chapitre précédent, j'espère néanmoins que ça vous plaira tout de même un peu.

Un grand merci à Marie, Lill, sandrine, halay, laurie, Nonni, BonaVenture, Océania, momo61340, Letmesign23 et petitefilledusud pour leurs reviews !

Twilight et ses personnages appartiennent à Stephenie Meyer. Cette histoire et les modifications apportées au sujet d'origine sont entièrement miennes.


- Chapitre 28 -

- Initiation -

« Un quoi ? » Le coupai-je. « Quelles créatures ? Réponds-moi Edward qu'est-ce que je … que sommes-nous ? » M'énervai-je lorsqu'il ne répondit pas.

« Des vampires. » Souffla-t-il.

Cette fois-ci c'était certain. J'étais en plein rêve, ou bien en plein délire, mais rien de tout ça n'avait de sens. Des vampires ? Vraiment ? Je n'aimais pas vraiment qu'Edward -même si ce n'était que l'Edward de mes rêves- se moque de moi.

Les vampires n'existaient que dans les livres, des livres que je n'avais moi-même pas lus. Il s'agissait de créatures mythiques dont j'avais entendu parlé une seule et unique fois il y avait de cela des années. Mon père avait lu le roman Dracula de Bram Stoker. Moi j'avais huit ans et une curiosité passionnée pour la littérature, je l'avais interrogé sur l'ouvrage comme je le faisais avec tous les autres et il m'avait fait un résumé à vous glacer le sang. Ce n'est pas la peine de préciser que je n'avais jamais lu ce livre et que les vampires avaient hanté mes cauchemars pendant quelques jours avant d'être définitivement oubliés. Enfin … définitivement jusqu'à ce que le mot quitte la bouche d'Edward.

« C'est aberrant. » Marmonnai-je pour moi-même, étant persuadée que tout ça n'était pas réel et donc qu'il était inutile d'en discuter davantage.

« Je sais que ça peut être terrifiant, mais tout va bien se passer Bella. » Répondit Edward alors qu'il n'aurait jamais dû entendre ce que je venais de dire.

« Les vampires n'existent que dans les livres ! » Contrai-je. « Si vous étiez tous les trois des vampires vous auriez tué des gens pour boire leur sang. Il y aurait eu des disparitions inexpliquées ! »

« C'est vrai. C'est ainsi que les choses auraient dû se passer. » Admit-il. « Mais ce qu'on lit dans les romans, ce que l'on raconte sur les vampires n'est pas la vérité. »

« Alors tu ne bois pas de sang ? » Demandai-je, à la fois étonnée et agressive.

« C'est plus compliqué que ça. Si tu me laisse t'expliquer tu sauras tout ce qu'il y a à savoir d'ici quelques minutes. » Répondit-il toujours aussi calme.

« Alors fait vite. J'ai le sentiment d'avoir perdu ma patience. »

« C'est normal, tu es différente, il te faudra un temps d'adaptation. » Sourit-il avant de commencer ses explications. « Par où veux-tu commencer ? »

« Le sang. » Répondis-je immédiatement, grimaçant un peu à l'idée.

« Les vampires se 'nourrissent' effectivement de sang, et uniquement de cela. » Commença-t-il.

« C'est ignoble ! » M'écriai-je. « Je refuse ! Je refuse de tuer quelqu'un pour boire son sang ! » Me braquai-je.

« Si nous ne buvons pas de sang, nous pouvons bien sûr survivre puisque nous sommes immortels, mais nous perdons nos forces. Nous sommes moins rapides, moins forts et nous devenons des cibles faciles pour les autres vampires. »

Deux informations capitales venaient de m'assaillir. La première étant que je vivrai éternellement, la seconde, qu'il existait d'autres créatures comme eux. Comme nous. Je fronçai les sourcils, montrant à Edward que j'avais besoin de plus de précisions.

« Laisse-moi finir avec le sang et ensuite j'élaborerai un peu plus. » Indiqua-t-il. « La plupart des vampires suivent leurs instincts les plus primaires. Notre nature fait que nous voulons du sang et nous sommes prêts à tout pour l'obtenir. Tuer n'est qu'un maigre obstacle. » Continua-t-il en grimaçant. « Certains y prennent même beaucoup de plaisir. Lorsque Carlisle a été transformé dans les années 1600, il chassait les vampires. Quand il s'est rendu compte de ce qu'il était devenu, il a tenté de se tuer par tous les moyens connus de l'homme mais rien n'a fonctionné. Pendant des semaines il n'a bu aucune goutte de sang et s'est affaiblit jusqu'à trouver une alternative. Il n'a jamais tué d'être humain, à aucun moment, et survit depuis grâce au sang animal. Ce n'est pas aussi satisfaisant ou nourrissant que le sang humain, mais c'est de cela que nous nourrissons dans cette famille. »

« Je n'aurais pas à tuer ? » Geignis-je.

« Pas plus qu'un chasseur tentant de nourrir sa famille. Je t'aiderai à chaque instant Isabella, je ne te quitterai pas d'une semelle, je ne te laisserai pas devenir ce que tu refuses d'être. »

De nouveau, j'assimilai ses paroles et tentai de me rassurer. Je ne deviendrai pas un monstre, une meurtrière. J'avais confiance en Edward, je savais qu'il tiendrait parole et m'aiderait à m'adapter à ma nouvelle nature.

Soudain, toutes les questions qui m'étaient venues pendant ses explications me revinrent en tête et je ne pu les retenir davantage.

« Comment est-on transformé ? Les vampires ne meurent-ils vraiment jamais ? Pourquoi tout est si différent autour de moi, et même en moi ? J'ai l'impression que ma tête va exploser avec toutes ces choses qui traversent, ces sentiments fugaces mais tellement passionnés. »

« Les vampires … sont immortels. » Reprit-il avec hésitation. « Lorsque l'on est transformé, le corps est figé dans son état actuel. Tu ne vieilliras plus, ne grandira plus, tes cheveux et tes ongles resteront dans leur état. L'ensemble de tes organes ne te servira plus. Ton cœur a cessé de battre, et comme nous ne mangeons pas, ton appareil digestif est lui aussi inutile. Le sang que nous buvons nous apporte nos forces et est ainsi consommé. Plus aucune sécrétion corporelle, d'aucune nature. » Termina-t-il avec un peu plus de gêne.

J'étais donc figée à jamais dans mes dix-neuf ans avec cette masse de cheveux informes. Heureusement que mes ongles étaient impeccables eux !

« En plus de ne pas manger ni boire -en dehors du sang bien entendu- nous ne dormons pas, ça ne nous est pas nécessaire. Toute notre énergie nous vient du sang que l'on consomme, et est nécessaire pour permettre à notre corps d'agir comme le vampirisme nous le permet. Les vampires ont une force et une vitesse exceptionnelles, il n'y a qu'à voir la rapidité de tes mouvements et l'état de la tête de lit. » Plaisanta-t-il.

Mon regard se tourna vers le panneau de bois que je tenais entre mes mains un peu plus tôt, et je grimaçai devant le délabrement.

« Je suis désolée. » Grimaçai-je honteuse.

« Ça n'est absolument rien. J'ai détruit et mur lorsque je me suis réveillé, Esmé elle a arraché une porte et son encadrement ! » Me rassura-t-il. « Tu auras remarqué que ta vue, ton ouïe et ton odorat se sont considérablement développés, de même que tes instincts. Sur certains points, le vampire se rapproche plus de l'animal que de l'homme. » Marmonna-t-il presque dégoutté. « Notre conversation te semble-t-elle normale ? » S'enquit-il soudainement.

« Normale ? » Répétai-je. « Tu veux dire, outre les créatures mythiques s'abreuvant de sang ? » Ne pus-je m'empêcher d'ajouter.

« Je ne parlais pas tellement du contenu mais davantage de la manière. » Précisa-t-il et je fronçai les sourcils. « Nous parlons assez bas et vite pour qu'aucun humain ne puisse s'en rendre compte. Tout ce qu'il captera au mieux sera le faible tressaillement de nos lèvres. »

« Cela explique beaucoup de choses. » Marmonnai-je repensant aux conversations silencieuses que semblaient avoir les deux frères Cullen.

« Oui. » Répondit-il avec gêne. « Passons aux changements qui sont davantage d'ordre mental. Carlisle a une hypothèse là-dessus. Il pense qu'entant qu'être humain, nous n'exploitons pas entièrement notre cerveau, et que lorsque nous sommes transformés nous utilisons la totalité de nos capacités. Ça couplé à l'instinct sur-développé, tu vas être la proie de tes émotions pendant un temps, mais tu t'y feras rapidement ! Avec le temps, tes souvenirs humains vont s'effacer -à moins que tu t'y accroches vraiment- et toute cette vie vampirique te semblera normale et plus aussi extraordinaire. »

« Je vais perdre la mémoire ? » Demandai-je bêtement.

« Non, pas exactement. Ce que tu as vécu avant ta transformation ne sera plus qu'un souvenir lointain. Ça apparaitra un peu comme lorsque tu repensais à un rêve en t'éveillant le matin. En revanche, tout ce que tu verras, entendras, apprendras à partir d'aujourd'hui inscrira une trace parfaite et définitive dans ta mémoire et tu t'en souviendras jusqu'à la fin de l'éternité. »

« C'est pratique. » Souris-je et il acquiesça silencieusement, m'observant pour voir comment je réagissais à tout cela. « Ne jamais mourir … voilà qui est une notion étrange. »

« Le temps n'a aucune influence sur nous, de même que tous les éléments extérieurs qui pourraient conduire au décès d'un être humain, mais certains vampires sont déjà morts. »

« Comment ça ? » M'enquis-je.

« Tous ne possèdent pas la même humanité que Carlisle et cèdent rapidement à leurs instincts les plus bas. Comme je te l'ai dis ils s'attaquent sans scrupules aux humains pour leur sang, mais peuvent aussi combattre d'autres vampires s'ils considèrent qu'il lui font obstacle. »

« On peut donc tuer un vampire ? Avec un pieux ou de l'eau bénite ? » Demandai-je immédiatement, me remémorant le livre de Stoker.

« Non. » Rigola Edward avant de ses ressaisir. « Ça, ça fait partie du mythe. Pour tuer un vampire, il faut le démembrer et brûler les morceaux. » Dit-il et je grimaçai, horrifiée. « Le démembrement est horriblement douloureux mais on peut s'en remettre … sauf si on est réduit en cendre avant. » Continua-t-il avant de se rendre compte de mon dégoût. « Je suis désolé, je n'aurais pas dû parler de ça. Il ne faut pas t'inquiéter ma Bella, je serai là à chaque instant et jamais je ne laisserai qui que ce soit te faire du mal. » S'excusa-t-il avec empressement.

« Non, il fallait que je sache qu'il existe un risque. Évitons seulement d'en reparler plus que nécessaire s'il te plait. » Le rassurai-je.

« Bien sur. » Accepta-t-il avant de tomber silencieux.

Il hésitait maintenant à parler de peur que ce qu'il dirait ne me plaise pas. Mais nous ne discutions pas pour le plaisir ! Je l'encourageai donc à continuer en reposant la question à laquelle il n'avait pas répondu.

« Qu'est-ce qui déclenche la transformation ? »

« Le venin. » Répondit-il aussitôt. « Le venin remplace le sang dans nos veines et, lorsque nous avons soif de sang, il afflue vers la bouche, un peu comme de la salive. » Expliqua-t-il et je me concentrai sur ma propre bouche.

Elle était aussi humide qu'avant, mais ça n'était effectivement pas de la salive, le goût était différent. J'avais remarqué ce détails mais j'avais mis ça sur le compte des nombreux changements et n'avais pas pensé que j'étais devenue venimeuse. Je voulu le ravaler comme on avale sa salive mais la brûlure dans ma gorge, que je sentais depuis un moment déjà, se raviva brusquement. Aussitôt mes mains volèrent à ma gorge comme si elle pouvait apaiser la douleur.

« Cette brûlure que tu ressens, c'est la soif. Lorsque tu le voudras nous irons chasser. » Répondit Edward alors que je n'avais pas posé la question.

Je voulais plus que tout faire disparaitre le feu dans ma gorge, mais l'idée de boire du sang me paraissait encore complètement ignoble et ma conscience refusait de plier face à l'instinct.

« Comment le venin est-il arrivé en moi ? » Questionnai-je à nouveau.

« Par la morsure. » Dit-il simplement, semblant retissant à aborder ce sujet de conversation.

Ma main se porta instinctivement à mon épaule alors que je me rappelais la douleur que j'avais subie. En voyant mon geste il continua tout de même.

« Quand le vampire mord sa proie pour la vider de son sang, le venin passe dans les veines de la victime et la paralyse entièrement. Si on absorbe la totalité du sang, on la tue et il n'y a pas de suite. Par contre, si on se retient ou qu'on est éloigné avant d'avoir pu tuer, le venin amorce la transformation. C'est ce qu'il s'est passé pour toi. »

« Qui m'a mordue ? » Demandai-je aussitôt, tout en fouillant mes souvenirs.

Esmé me portait puis m'avait posée pour que je cours, Carlisle et Edward n'étaient pas avec nous. Était-ce un autre vampire ?

« Un nomade. Un vampire qui boit du sang humain. » Cracha-t-il avec dédain et je su que nous venions de toucher une corde sensible. « Il t'a attaquée et sa compagne l'a convaincu de s'éloigner. »

« Alors ils ne sont pas si horribles. » Ne pus-je m'empêcher de dire immédiatement. « Si elle l'a empêché de me tuer c'est que … »

« Ce sont des monstres Isabella ! » Me coupa-t-il en criant. « Nous le sommes tous ! Nous ne sommes pas humains, nous n'avons pas d'âme, nous devons tuer pour survivre ! Jamais je n'aurais accepté de te transformer et de te condamner à cette vie ! »

Ces propos me glacèrent le sang -même si cette expression ne collait plus avec ma nouvelle nature- et je me figeai, les yeux fixés sur lui.

« Je ne comprends pas. » Chuchotai-je.

« C'est pour ça que je suis parti ! Pour te protéger de moi, pour que tu ais une vie normale et pas un semblant d'existence sanguinaire. »

« Alors tu serais parti de nouveau ? » Criai-je à mon tour, me levant pour faire face au lit sur lequel nous étions assis. « Quand j'aurais continuer à vieillir alors que tu ne changeais pas d'un cheveux, tu m'aurais de nouveau abandonnée malgré toutes les belles promesses que tu m'avais faites ? »

« Je serais resté là et je t'aurais protégée depuis l'ombre. » Contra-t-il.

« Je croyais que tu m'aimais ! » Hurlai-je, énervée de ne pas pouvoir pleurer comme je le voulais.

« Mais je t'aime ! » S'exclama-t-il en se levant à son tour. « Et c'est pour cette raison que je voulais t'éviter ça. J'aurais vécu pour toi. Je t'aurai regardée vivre et vieillir, j'aurais tout fait pour que tu sois heureuse, et le jour où la mort t'aurait emportée je t'aurais suivie parce que je ne peux pas vivre dans un monde où tu n'es pas. C'est ça l'amour d'un vampire ! Éternel ! »

« Pourquoi refuser de nous accorder cette éternité ensemble alors ? » Demandai-je doucement, calmée par ses déclarations.

« Je ne me le serrai jamais pardonné. » Répondit-il, immobile, et je me jetai dans ses bras incapable de rester éloignée plus longtemps.

« Alors il me faudra remercier celui qui l'a fait pour toi. » Chuchotai-je contre son torse.

Edward se tendit immédiatement et m'éloigna pour me tenir à bout de bras. Il me fixa, le regard dur et la mâchoire serrée.

« Le remercier ? » Répéta-t-il.

« Sans lui je n'aurais jamais eu l'éternité avec toi. Je n'aurais jamais rien su de tout cela. Edward … si j'avais su qu'il était possible pour nous de ne jamais avoir à se quitter, j'aurais tout fait ! Y comprit mourir. »

« Même vendre ton âme au diable ? » Demanda-t-il sèchement.

« Tu n'as pas vendu ton âme. Tu n'as pas choisis cette existence et tu fais même tout pour être le plus humain possible ! Combien de vampires sont médecins ? Dis-moi un peu combien consacrent leur existence à sauver des vies ! D'après ce que tu m'as raconté, très peu … »

« Là n'est pas la question … »

« Je crois que voilà un point sur lequel nous divergeons. » Le coupai-je. « Je refuse d'en parler davantage. Aucun de nous ne pourra convaincre l'autre alors autant en rester là. »

« Te sens-tu prête à chasser ? Esmé s'inquiète, elle se demande comment se passe ton réveil. » Lança-t-il pour changer le sujet.

« Comment sais-tu qu'elle s'inquiète ? Où sont-ils ? » Demandai-je en me focalisant sur mes sens.

« Pour certains d'entre nous, la transformation apporte aussi des sortes de pouvoirs. »

« De la magie ? » M'enquis-je en riant à moitié.

« Pas exactement. Si tu as une capacité particulière entant qu'humain, elle sera développée lorsque tu deviendras vampire. Pour ma part je lis dans les pensées. » Dit-il fièrement.

Et si j'avais pu, j'aurais blanchi, de surprise et de honte. Il lisait dans les pensées depuis tout ce temps ! Il avait entendu la moindre petite chose me passant par la tête !

« Il n'y a qu'avec toi que mon pouvoir ne fonctionne pas. Impossible d'entrer la dedans. » Continua-t-il en prenant ma tête tendrement entre ses mains. « L'autre vampire nomade a elle aussi du mal à faire fonctionner son pouvoir lorsque tu es concernée. Carlisle pense que tu as une sorte de bouclier. »

« J'ai un pouvoir ? » Lançai-je étonnée et incrédule.

« Il semblerait. »

« Et les autres ? » M'enquis-je curieusement.

« Pas Carlisle, ni Esmé. Les deux nomades eux … Alice voit le futur en fonction de ce que décident les gens. Jasper … » Continua-t-il en crachant le nom avec dédain. « … il peut ressentir et manipuler les émotions des gens autour de lui. »

« C'est Jasper qui m'a mordue. » Affirmai-je plus que je ne demandai.

« Oui c'est lui. Alice a vu notre famille et notre mode de vie. Elle a convaincu son compagnon de nous rejoindre et de vivre comme nous. Elle ne t'avait pas vue dans ses visions et lorsqu'ils sont arrivés, Jasper a été surpris et a attaqué. » Raconta-t-il.

« Alors ils vont vivre avec nous ? » Demandai-je enjouée.

« C'est hors de question ! » Cria Edward. « C'est lui qui t'a mordue. Jamais je ne lui pardonnerai, je refuse qu'ils rejoignent notre famille. »

« Et bien moi je le pardonne. Nous ne reviendrons pas sur cette conversation Edward, tu n'arriveras pas à me faire changer d'avis ! » Dis-je fermement. « Maintenant allons-y. Si Esmé est inquiète je veux aller la rassurer que tout va bien. Ais-je dormi longtemps ? »

« La transformation dure trois jours. » Répondit-il en bougonnant.

« Mais … l'hôpital ? » M'exclamai-je.

« Il est impossible pour toi d'y retourner. Résister au sang humain demande bien plus que de la volonté. Te laisser aller là-bas serait condamner tous ces gens et je sais que tu ne voudrais pas tous les tuer. »

Une pensée frivole me traversa alors l'esprit.

« Ce n'est pas convenable pour moi de vivre avec vous ! Que vont dire les gens ? » Criai-je et Edward éclata de rire, lui qui faisait tout pour ménager ma réputation.

Sa joie se dissipa pourtant rapidement et un air sombre gagna son visage.

« Il faudra plusieurs mois, voire des années avant que tu puisses mener une vie plus ou moins normale au milieu d'êtres humains. »

« Comment allons-nous faire alors ? » Demandai-je.

« Nous avons dû te faire passer pour disparue. » Répondit-il simplement.

« Disparue ? »

« Il aurait fallut un corps pour te faire passer pour morte. Lorsqu'Esmé et moi avons été transformés, c'était le chaos, nos disparitions sont passées inaperçues. La Carneille est un bien trop petit village pour qu'une absence ne se remarque pas. Pour les autres, je suis à ta recherche. Dans quelques jours Carlisle recevra un courrier où je lui indiquerai t'avoir retrouvée morte, et la famille Cullen quittera le village où plus rien ne les retient et où les souvenirs sont trop douloureux. » Expliqua-t-il.

« C'est très élaboré. » Commentai-je.

« Notre vie doit l'être. Tout est planifié au détail près pour que nos mensonges soient les plus réels possibles. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous faire remarquer. Mais je t'expliquerai tout cela plus tard. Il nous faut rejoindre Carlisle et Esmé, et tu dois chasser. »

« Je ne sais pas comment faire ! » M'affolai-je.

« C'est inscrit en toi, ça se fera tout seul. Et je te promet de ne pas te quitter un seul instant. Pour l'éternité Bella. »


Et voilà ! Je rappelle donc qu'il ne reste plus que l'épilogue et qu'il arrivera avant le 14 juillet. Je mettrai aussi (avant cette date) l'épilogue de Pour de Faux (fictions pour le concours Hot Summer).

Les liens vers le concours est sur mon profil. De même que le lien pour le blog où je regroupe tout ce qui concerne mes fictions !

Nous sommes le premier juillet et un nouveau mot a été donné pour "Le mot du mois". Si vous voulez participez, n'hésitez pas les liens sont (encore une fois) sur mon profil !