Disclaimer : depuis hier, je n'ai hélas toujours pas réussi à récupérer les droits de Bleach...

Pairing : Shuuhei Hisagi x Akon

Total : 1196 mots

Setting : whatever

Warning : oh là là, Wilwy elle écrit des cochoncetés ! (merci Loan :D)

Prompt : Comfort

Béta-lecture : Loan the Daughter of Neptune

Comme tous les jours depuis qu'il était en couple avec Akon, Shuuhei quitta son bureau et se dirigea presque en sautillant vers la Douzième division. Il avait pris l'habitude d'aller déjeuner avec son amant, parce que celui-ci avait une nette tendance à oublier de manger, pris qu'il était dans sa Science, et il se retrouvait le soir à devoir s'occuper de lui parce qu'il était épuisé. Et puis, ça lui permettait aussi d'avoir son câlin de mi-journée, ce qui l'aidait à affronter un après-midi de travail.

Il franchit la porte d'un pas guilleret, adressant un petit geste à la caméra de surveillance. Les gens de la Douzième étaient habitués à le voir, maintenant, et ils ne faisaient plus attention à lui. Personne ne l'empêcha donc d'aller jusqu'à la salle des ordinateurs où il savait que son scientifique personnel travaillait toujours à cette heure. Il poussa la porte, une salutation sur les lèvres... et s'arrêta net. Contrairement à son habitude, Akon n'était pas en train de regarder ses écrans en prenant des notes à une allure qui défiait les lois de la physique (et rendait Expérience et le chat lumineux complètement fous). Il avait les bras croisés sur sa console, et la tête posée dessus, enfouie même. C'était inhabituel. Très inhabituel.

Shuuhei s'approcha à petits pas, pour ne pas le déranger ou le faire sursauter, et posa une main sur son épaule. Akon ne bougea pas. Il le secoua alors légèrement, jusqu'à obtenir un grognement pas très rassurant. Bon, changement d'approche. Il passa les bras autour des épaules du scientifique, le serra contre lui, et demanda :

- Qu'est-ce qui t'arrive ?

Tout d'abord, pas de réponse, à tel point qu'il faillit bien répéter la question, mais ce n'était peut-être pas le plus judicieux. Il attendit donc, sans bouger, jusqu'à ce qu'Akon se redresse, et changea de position sans le lâcher pour pouvoir le fixer dans les yeux. Qu'à bien y regarder, il avait rouges, de fatigue ou de tristesse. Akon coinça une cigarette entre ses lèvres, l'alluma (avec un peu de difficulté car elle tremblait), tira une bouffée, et répondit :

- L'expérience sur l'hybridation de reiatsu. Elle n'a pas marché.

Ah. Shuuhei avait entendu parler de cette expérience. Tous les soirs depuis deux mois, en fait. Akon travaillait avec Mayuri sans ménager ses efforts, et plus d'une fois, il était resté plus tard au laboratoire pour l'améliorer. Lui et son capitaine avaient dépensé leur temps sans compter. Et voilà qu'ils avaient échoué... pas étonnant qu'il soit au trente-sixième dessous. Ca devait être décourageant... Mais c'était à lui, compagnon d'Akon, de faire de son mieux pour le réconforter, maintenant ! Il vint donc s'asseoir sur les genoux de son scientifique, lui ôta sa cigarette, et l'embrassa, prenant tout son temps. Akon mit un peu de temps à y répondre, mais il se prêta au jeu quand la main de Shuuhei descendit entre eux, et sans faire plus de manières, se glissa dans son hakama. Il émit un délicieux petit gémissement qui encouragea son amant à redoubler d'effort. L'autre main glissa sur sa poitrine, et il sursauta en sentant les doigts froids sur sa peau, mais ce n'était pas désagréable. Surtout que leurs agaceries étaient... intéressantes. Il grogna quand elles cessèrent, mais Shuuhei était en train de se préparer pour ce qui allait suivre, ça valait bien le coup d'attendre un peu, surtout qu'il le caressait toujours, lui arrachant des grognements rauques qu'il avait l'air d'apprécier.

Satisfait avec sa réaction, et sentant bien qu'Akon n'allait pas tarder longtemps avant de casser quelque chose ou de lui sauter dessus, Shuuhei se releva. Il ne lui fallut que quelques secondes pour se déshabiller entièrement. Il se soumit un instant à son regard appréciateur, puis revint s'installer sur ses genoux pour écarter la cigarette de son chemin et échanger un long baiser. Avec une précision venant d'un long entraînement, il cala ses jambes de part et d'autre de celles d'Akon sur la chaise, et s'empala sur son membre, sans rompre le baiser. Les mains du scientifique se posèrent sur ses hanches, l'encourageant à bouger, ce qu'il ne se fit pas prier pour faire. Très vite, la bouche d'Akon délaissa la sienne pour explorer son cou et ses épaules à grands renforts de morsures. Ce n'était pas pour déplaire à Shuuhei, qui ne se priva pas de le lui faire savoir par ses gémissements. Leurs va-et-vient s'accélérèrent, poussés par les mains du scientifique pour le prendre à chaque fois plus longuement, plus profondément. A chaque fois qu'il descendait sur lui, le membre d'Akon touchait un point précis en lui qui le faisait crier de plaisir. Plaisir qui d'ailleurs montait sans cesse, et il n'allait pas pouvoir se retenir encore longtemps. Et à en juger par les sillons sanglants laissés par les ongles sur ses hanches, le scientifique non plus n'était pas loin. Shuuhei glissa une main entre eux pour se caresser. Cela suffit à le faire basculer. Son corps se tendit en un arc parfait, et il vint dans un cri qui aurait pu être le nom de son amant. Akon effectua encore deux va-et-vient et le suivit, mordant l'épaule de Shuuhei pour étouffer son propre cri.

Ils restèrent l'un contre l'autre un long moment, tentant de reprendre leur souffle. Finalement, Shuuhei leva la tête, et eut la satisfaction de voir revenu l'habituel sourire en coin de son scientifique, auquel il était en train d'accoler sa cigarette habituelle. Il passa les bras autour de son cou et demanda :

- Alors ? Comment tu te sens ?

Akon passa la main dans les cheveux noirs ébouriffés par leurs ébats et répondit :

- Mieux. Tu as la manière de me remonter le moral.

Shuuhei sourit et se plaqua davantage contre lui pour lui voler sa cigarette et un baiser, et les bras d'Akon se refermèrent autour de sa taille pour le serrer contre lui en une étreinte réconfortante. Après un long moment de silence, le scientifique demanda :

- Il faudrait peut-être qu'on pense à se bouger, non ?

- On doit vraiment ? Je suis bien, là...

- Moi aussi, mais si Mayuri-sama entre et nous voit comme ça, il nous disséquera tous les deux, et je serai bien embêté. En plus, le repas que tu as amené a l'air bien appétissant... et j'ai faim.

Shuuhei rit et l'embrassa encore, avant de lui rendre sa cigarette. Il se décida enfin à se séparer de son amant pour se rhabiller. Il faudrait qu'il prenne une douche en rentrant à la Division, et il allait certainement en payer le douloureux prix tôt ou tard. Mais, se dit-il en revenant s'asseoir sur les genoux d'Akon avec les deux bentô soigneusement préparés, c'était un prix à payer bien léger pour avoir réussi à consoler son scientifique.


Rhooolàlà, qu'est-ce qu'ils font pas dans le labo, Akon et Shuuhei, je suis choquée ! En même temps, faut bien ça pour remonter le moral à Akon ! Et faut bien un drabble sexy pour remonter celui de Loan :D

Et le pire, c'est que j'ai même pas honte ! (même si bientôt, je vais renommer ce recueil de drabbles "The Akon story", mais enfin... Il est cool, Akon !)

Deux drabbles en deux jours ! Vous êtes vernis, et vous le serez encore plus, parce qu'il y en a encore qui arrivent ! Ma muse ne chôme pas, en ce moment !

Review ? :3