Chapitre 28 : Départ et déclaration.

- PAS QUESTION !!

- NE FAIT PAS L'IDIOT, ASSIED TOI !!

Une infirmière s'approcha d'une chambre attirée par les cris qui en émanaient et passa sa tête par l'embrassure de la porte.

Assit sur le lit, le Fullmetal hurlait comme un gamin car une jeune femme blonde voulait qu'il s'assoit dans une chaise roulante. En face d'eux se trouvaient deux jeune hommes l'un blond et l'autre roux, ainsi que le général de brigade Mustang accompagné de son fidele lieutenant.

Ces quatre là regardaient la scène avec un mélange d'exaspération et d'inquiétude tout en essayant de ne pas éclater de rire.

- Ne vous inquiétez pas. dit Mustang qui avait remarqué la présence de l'infirmière. Ce n'est que notre petit nain de jardin qui pique une de ses crises en essayant de jouer aux durs.

- Je ne suis pas PETIT !! Hurla Ed avant de se replonger dans sa discussion mouvementé avec Winry.

Roy sourit à l'infirmière pour la rassurer. Celle-ci rougit et sortit de la chambre toute chamboulée d'avoir reçu un si beau sourire de la part du général de brigade.

- Tu es vraiment obligé de draguer toutes les femmes que tu croises ??!! souffla Riza entre ses dents.

- Je n'en peux rien si elles tombent toutes sous mon charme dévastateur. Répondit Mustang avec un sourire suffisant.

On entendit à ce moment un déclic très reconnaissable du chargeur d'une arme. Inutile de vous dire qu'il n'en fallut pas plus pour que le petit sourire au coin disparaisse du visage de Roy.

Après un quart d'heure et de nombreux cris, Edward se décida enfin à monter dans cette chaise roulante. Et tous se rendirent à la gare.

- Hé, mais qu'est-ce que tu t'es fait ?? demanda Ed qui venait de remarquer la joue violacée de son frère.

- Oh ça !! répondit Al en se passant la main sur sa joue. Ce n'est rien.

Laurens passa sa main dans ses cheveux pour cacher sa gêne, heureusement pour lui, personne ne remarqua le changement de couleur du jeune homme.

- Tu t'es battu ?? Demanda Winry soudainement inquiète.

- Cela m'étonnerait. Intervient Roy. Ce n'est pas dans les habitudes d'Alphonse, tout le monde n'est pas aussi impulsif et gamin que le Fullmetal.

- Quoi !! Hurla Ed.

- Roy, tu devrais mieux te taire, tu es très mal placé pour critiquer ce genre de comportement. Dit Riza.

- Pourquoi ?? Demanda Roy perplexe.

- Tu veux que je te rappelle comment s'est terminé l'interrogatoire de Benoit Rex ?? Répondit Riza en haussant les sourcils.

- …

- Pourquoi que s'est-il passé ?? Demanda Ed très intéressé.

- Ce n'est pas tes affaires, Fullmetal.

- Comment ça ?? C'est tout de même moi qui l'ai arrêté.

- Ben, on va dire qu'il devra allonger son séjour à l'hôpital de quelques jours.

Quand l'heure des séparations arrivèrent, chacun senti son cœur se gonflé par la tristesse et l'angoisse.

Voyant les larmes montés dans les yeux d'Al, Ed s'approcha de son frère et lui mit une main sur l'épaule.

- Ne t'inquiète pas, je serais vite de retour et complètement guéri, je te le promets. Dit-il avec un grand sourire qui ne cachait tout de même pas la pointe d'angoisse qu'il ressentait.

Dix minutes plus tard, Ed et Winry montèrent eux deux dans le train, puisqu'il avait été décidé que seule Winry accompagnerait Edward à Xing.

Riza et Roy rentrèrent au QG en voiture tandis qu'Al et Laurens décidèrent de rentrer à pieds.

Tout le trajet se passa dans le silence, chacun trop absorbé par leurs propres pensés pour songer à parler.

Al pensait à son frère et à l'espoir de guérison. Il ne remercierait jamais assez Laurens pour ce qu'il avait fait. S'il ne l'avait pas rencontré, son frère serait mort, sans avoir jamais su qu'il y avait peut-être un moyen de le soigner. Mais grâce à Laurens, il était maintenant en route pour Xing. Le jeune homme avait été génial, dès le lendemain matin de leur « bagarre », il avait téléphoné à son maitre pour confirmer la venue d'Edward, il avait même insisté pour qu'une personne puisse l'accompagnée. Il avait tout organisé et usé plusieurs heures à expliquer à Edward ce qu'était la médecine alchimique, ses bases, son fonctionnement,…

Alphonse se tourna vers Laurens et sourit, le destin faisait bien les choses !!

Laurens de son côté, repensait à son début de semaine difficile.

Même si sa bagarre avec Alphonse restait quelque peu confuse dans son esprit, (ben oui quand on a trop bu !!) sa rencontre avec sa sœur le lendemain matin, elle, était gravé à jamais dans sa mémoire et dans les muscles de sa mâchoire (!!!). Elle ne s'était pas ménagée, sa voix avait résonnée dans toute l'école (ses oreilles en bourdonnent encore). Quelques élèves étaient même venus voir ce qui se passait. Il ne risquait pas non plus d'oublier la gifle qu'elle lui avait infligée. Les traces de sa main ne s'étaient effacées qu'après trois jours. Mais la réaction de Mia, il s'y attendait, il faut tout de même admettre qu'insulter la meilleure amie de la jeune fille et frapper le garçon auquel elle commençait à s'attacher, n'aurais plus à personne. Donc, il estimait qu'il avait bien mérité cette gifle.

Heureusement, Mia avait tout de même réussit à lui pardonner grâce à l'intervention d'Alphonse. En effet, après qu'elle ait déblatérer tous ses sermons, insultes et avertissements, Alphonse était intervenu en lui disant que pour sa part, ce n'était pas si grave, car tout le monde pouvait péter les plombs un jour ou l'autre et de plus, Laurens s'était déjà fait pardonner puisqu'il avait téléphoné à son maitre et que grâce à lui, son frère avait peut-être une chance de s'en sortir. Pour ne pas décevoir son ami, Laurens s'était occupé de tout malgré les nombreuses protestations de Al qui lui disait qu'il n'était pas obligé de faire tout ça, qu'il pourrait très bien s'en occupé. Mais le jeune homme n'avait rien voulu savoir.

Donc, les jours qui avaient suivis avaient tous été bien chargé, car en plus de ses cours, il s'était occupé des billets de train et avait rendu plusieurs fois visite au Fullmetal qui avait insisté pour qu'il lui explique la médecine alchimique. Laurens n'avait jamais vu quelqu'un de si curieux avec une telle avidité d'apprendre. De plus, il avait compris que sa réputation de génie en alchimie n'était pas inventée. Edward comprenait tout, très vite et avec une facilité surprenante.

Sans s'en rendre compte, les deux garçons franchirent le portail de l'école.

- Ca va ?? Demanda Laurens en apercevant l'expression qu'affichait Alphonse

- Oui très bien. Dit Al avec un sourire.

Durant toute la semaine, il avait été partagé entre la tristesse du départ de son frère, la joie de l'espoir de guérison et l'angoisse de la possibilité d'échec de maitre Yao. De plus, il n'avait presque pas vu Mia, ce qu'il finissait de lui mettre le moral à zéro.

- Tu ne crois pas qu'il faudrait que tu ailles parler à Lila ?? Demanda Al à son ami.

Ce fut le tour de Laurens d'afficher une expression de tristesse.

Il avait surmonté les sermons de Mia sans trop de difficulté mais l'ignorance que Lila lui avait réservée depuis ce début de semaine lui était insupportable. A chaque fois qu'il la croissait, elle détournait le regard ou changeait complètement de direction. En plus, il savait que par sa faute, Alphonse et Mia ne pouvait presque plus se parler, puisque Mia restait avec Lila et Al avec lui, se qui les forçait inévitablement à s'éviter.

- Oui je sais, mais…

- Mais quoi ?? Tu ne va tout de même pas rester en froid avec elle jusqu'à la fin de ta vie. Je suis sûr qu'elle te pardonnera si tu lui présente des excuses.

- Peut-être mais elle m'évite. Et puis, dès que je suis en face d'elle, je ne sais pas aligner trois mots sans bafouiller et prendre une teinte écarlate. Répondit-il tout penaud.

- Pourtant, je te jure que ce soir-là, tu n'as pas du tout bafouillé. Ricana Alphonse.

- Tu trouves ça marrant, toi ??? dit le jaune homme en lançant un regard noir à son ami. Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ses paroles, je ne les pensais pas du tout. J'avais trop bu et puis, j'étais…

- Jaloux. Acheva Alphonse.

- Oui. Murmura-t-il.

- Ben, tu n'as plus qu'allé lui dire tout ça. Tiens justement les voila, profites-en. Dit-il en apercevant Mia et Lila sortir du dortoir.

Les deux jeunes hommes se dirigèrent vers elles.

- Salut. Dit Alphonse.

- Salut. Répondit joyeusement Mia.

Lila, elle, tourna directement les talons et entra dans le bâtiment d'où elle venait de sortir. Laurens se précipita sur ses talons.

Mia et Al les regardèrent s'en aller.

- Tu crois qu'ils vont se réconcilier ?? Demanda Al.

- J'espère. Répondit Mia.

- Et si on allait se promener en ville en attendant qu'ils discutent. Proposa Alphonse

- Oui, en plus je meurs de faim, tu m'invites ?? dit Mia avec sourire.

Alphonse éclata de rire. C'est fou comme leur relation avait évolué, avant elle n'aurait jamais osé demander quelque chose comme ça. Mais maintenant, c'était différent, une complicité s'était installé entre eux.

- D'accord, je t'invite.

- Lila, attend moi. Cria Laurens tout en la poursuivant.

Mais loin de s'arrêter, elle doubla le pas.

Laurens arriva enfin à la rattraper quand ils arrivèrent devant la porte de la chambre de la jeune fille.

- Arrête de me suivre, je n'ai rien à te dire et je n'ai pas envie de te parler. Dit la jeune fille.

- Mais moi si, et tu n'aura qu'à écouter.

- Tu as deux minutes pas plus. Répondit la jeune fille. allez viens.

Et ils entrèrent tous deux dans la chambre. Lila alla directement s'asseoir sur le canapé bras et jambes croisés.

- Il te reste une minutes et trente secondes.

Laurens ne pouvait pas faire quitter ses pieds du regard tout en se tordant les mains.

- Je voulais m'excuser pour l'autre jour, je ne pensais pas du tout ce que je t'ai dit.

- Une minute.

Soudain, Laurens releva les yeux et le plongea dans ceux de Lila. La jeune femme fut quelque peu déstabiliser par ce changement de comportement. La détermination qu'elle lisait au fond des yeux du jeune homme ne ressemblait pas du tout au caractère du timide Laurens qu'elle connaissait.

- D'accord, je vais être court alors. La vérité, c'est que j'étais jaloux.

Lila arrondi légèrement les yeux.

- Je venais d'apprendre que tu avais embrassé Alphonse et j'étais déprimé, alors j'ai été me souler dans le premier bar que j'ai croisé.Et quand je suis revenu et que je t'ai vu dans les bras d'Alphonse, toute la colère et la frustrassions que j'avais emmagasiné durant ces dernières années à chaque fois que je te voyais avec un nouveau mec, m'est revenu en mémoire. Sous l'effet de l'alcool, j'ai laissé cette fureur envahir mon corps et c'est comme ça que mon comportement a dérapé à ce point.

Laurens respira profondément pour se donner du courage pour la suite.

- Je t'aime Lila, je t'ai toujours aimé depuis le premier jour où je t'ai vu. Au début, je ne voulais pas admettre mes sentiments pour toi, mais maintenant, ils sont très clairs. Cette année loin de toi m'a ouvert les yeux sur ce que je ressentais. Chaque jour sans toi était comme un poignard qui s'enfonçait dans mon cœur. Je sais que tu ne ressens pas les mêmes sentiments à mon égard. Je sais que tu ne me considère que comme un ami, le frère de ta meilleure amie, rien de plus. Mais sache que mon amour pour toi ne disparaitra jamais, il ne pourra que se renforcer. Je t'attendrais toujours Lila, même si cette attente dois me faire énormément souffrir jusqu'à en dépérir. Je t'aime Lila.

Laurens regarda encore la jeune fille dans les yeux plusieurs secondes et tourna les talons.

Alors qu'il était sur le point d'ouvrir la porte, il reprit la parole sans se retourner, tournant le dos à la jeune fille pour qu'elle ne voie pas cette maudite larme qui coulait sur sa joue.

- Je suis désolé de t'avoir tout dit comme ça, mais il fallait que je le fasse, ça devenait trop lourd pour moi, il fallait absolument que tu saches tout ce que je ressens. Tu connais mes sentiments pour toi, maintenant, fais en ce que tu veux.

Et il sortit précipitamment de la chambre.

- Alors tu veux manger où ?? demanda Al.

- Je connais un endroit sympa, ca te dis ??

- Je te suis. Répondit Al avec un sourire.

Dix minutes plus tard ils entrèrent dans une sorte de café-restaurant. Après qu'ils aient mangé et qu'Al ait payé, ils allèrent faire un tour dans le parc.

- Dis Mia, c'est quoi ta spécialité en alchimie ?? demanda Alphonse.

Mia sourit.

- Les fleurs.

- Les fleurs ?? répéta Al perplexe.

Mia traça sur le sol de terre un cercle de transmutation très spécial.

Le cercle s'illumina d'une lumière légèrement rosé lorsque la jeune fille le toucha, la seconde suivante une rose rouge comme le sang était apparu.

Alphonse la prit et la tourna entre ses mains pour l'admirer.

- Parfaite, à l'image de sa créatrice, dit-il avec un sourire charmeur en tendant la fleur à Mia.

La jeune femme dont les joues avaient prit la même couleur que sa fleur prit la rose.

Un silence gêné s'installa jusqu'à que Mia frissonne. Alphonse défit sa veste pour la mettre sur les épaules de la jeune fille.

- Viens, il faudrait mieux rentrer, il commence à faire froid.

Il n'eut pas l'occasion d'achever sa phrase car une fine pluie commença à tomber sur eux, bientôt remplacé pas une véritable averse.

- Merde, viens on va être trempés si on reste ici. Il faudrait mieux retourner à l'école.

- Le temps qu'on arrive à l'école, on sera complètement trempé. Dit Mia en riant.

- Pourquoi tu ris ?? demanda Al stupéfait.

- J'adore la pluie, ca ne me dérange pas du tout d'être trempée.

- Ca m'étonnerait que tu dises encore la même chose quand tu te retrouveras dans ton lit avec 40° de fièvre. Allez viens, l'appartement de mon frère est tout près d'ici. On pourra y rester en attendant que ca se calme.

- D'accord.

Ils se précipitèrent hors du parc en courant.

Lorsqu'ils entrèrent dans l'appartement, on aurait dit qu'ils avaient plongés dans le lac tout habillé tellement ils étaient trempé.

- Tu devrais aller prendre une douche pour te réchauffer. Dit Al à Mia. Première porte à droite.

Un quart d'heure plus tard, Alphonse frappa à la porte de la salle de bains.

- J'ai trouvé des vêtements que tu pourras mettre en attendant que les tiens sèchent, je les laisse devant la porte. Dit-il à travers la porte.

Mia ouvrit la porte juste au moment où il s'apprêtait à partir. Elle était enroulée dans une simple serviette de bain, laissant apercevoir ses longues jambes.

- Qu'est ce que tu as dit ?? Je ne t'ai pas entendu. Demanda-t-elle.

- Des…des …vêtements. Bafouilla Alphonse qui essayait (à grande peine) de regarder Mia dans les yeux.

La jeune femme aperçu les vêtements sur le sol où Al venait de les déposer quelques secondes auparavant.

- Oh merci. Dit-elle en se penchant pour les ramasser.

Alphonse déglutit.

- Je… je vais dans… la salle de bain… euh le salon. Dit Al.

- D'accord.

Et elle retourna dans la salle de bain pour se changer.

Alphonse s'effondra sur le canapé, essayant de se remettre les idées en place.

- Ils sont à qui ses vêtements ?? Demanda Mia en entrant dans le salon.

Alphonse releva la tête pour la regarder.

- Winry. Dit-il tout en l'admirant. Ils n'habitent pas encore ensemble mais ils y a plein de trucs à Winry dans ses appartements.

- Elle ne serait peut-être pas contente si elle me voyait les porter.Dit-elle inquiète.

- Ne t'inquiète pas, je connais bien Winry et je suis sûr qu'elle serait d'accord.

La jeune fille s'approcha de la fenêtre et regarda dehors.

- Ca n'a pas l'air de se calmer !! Dit Mia.

- On a plus qu'à attendre alors. Dit Al.

Il prit la fleur que Mia avait déposée en entrant sur la table basse.

- Ca ne doit pas être très utile des fleurs lors d'un combat. Dit Al songeur.

- Ah tu crois ca ?? répondit-elle ironiquement. Tu ne devrais pas sous estimer le pouvoir des fleurs.

- Si tu le dis, mais je dois voir pour le croire.

- D'accord un jour, je te ferrais une démonstration.

- J'attends ca avec impatiente. Dit Al avec un sourire.

. J'espère que ce chapitre vous a plu !! En tout cas, moi j'ai adoré l'écrire, même si je pense que j'ai peut-être un peu exagérer sur la déclaration de Laurens. Dites moi ce que vous en pensez. Laissez-moi plein de commentaires s'il vous plait.