« Il naît dans tes reins et meurt dans tes bras

L'amour est un enfant qu'on nourrit au seins

Parce que ce petit à besoin de soin

Parce que ce petit à besoin d'un toit »

OxOxRubisxOxO

C'était le silence d'or dans la chambre du jeune médecin de la Wammy's House. On entendait que le bruit des respirations et de la neige qui tombaient dehors, aucun mouvement, si ce n'est celui des arbres à l'extérieur. Bref : il n'y avait rien pour troubler le calme matinal de cette chambre, si ce n'est une chose : un réveil.

- Saloperie de piaf, ronchonna Abysse en écrasant d'un coup de poing son réveil en forme de « saloperie de piaf ».

L'appareil tomba par terre, un œil avisé aurait pu voire la toute dernière heure qu'il avait affiché avant sa mort prématuré : 7h30, soit une heure presque tardive pour un jour de semaine à la Wammy's House, mais Abysse s'en fichait, elle n'était pas de service ce matin, et en cas de problème on serait venu la réveiller. Elle se redressa légèrement, si elle avait le temps, autant y aller en douceur. Elle interrompit brusquement son mouvement en se rendant compte qu'un poids anormal pesait sur son bas ventre. Elle ouvrit les yeux qu'elle avait garder clos jusqu'ici et aperçut une masse de cheveux noirs à l'endroit où aurait dû se trouver son estomac.

Les souvenirs de la soirée de la veille lui revinrent en mémoire... le baiser de L, la chaleur presque insupportable de ses lèvres, puis encore un baiser, et un autre, et une infinité d'autre, plus sûr et plus passionné à chaque fois, tantôt sur ses lèvres, tantôt dans son cou. Elle rougit en se souvenant de la suite des événement... les vêtements qui volent, deux corps qui reviennent à la nudité des premiers instants et qui se pressent, découvrant de nouvelle courbes et de nouvelles sensations, toujours cette chaleur malgré le froid hivernal, la sensation des mains qui caressent, et...

- Bon sang de bonsaï*...

A présent, la jeune femme n'avait qu'une envie : fuir, parce qu'elle ne savait pas comment réagir, parce qu'elle n'avait jamais vécu cette expérience, parce qu'elle était encore vierge quelques heures auparavant. Abysse rougit un peu plus en tirant le drap pour sortir de son lit, pour cause : elle avait un L à poil à moitié allonger sur elle. Elle respira un grand coup puis elle essaya de ce dégager le plus délicatement possible, pour ne pas le réveiller.

- Keskispasse ? fit le jeune détective d'une voix pâteuse.

Mais de toute évidence, elle ne réussit pas sa manœuvre, le brun la serra contre lui, comme un enfant serre son doudou. Sa peau était plutôt froide alors que celle d'Abysse brûlait. Il se redressa un peu et la regarda, les yeux embué par cette nuit trop courte.

- Tu t'en vas ? grogna t-il.

Elle ne lui répondit pas, trop occupé à détailler leurs différences : elle était blonde, il était brun. Il avait les yeux noirs, elle les avaient bleus. Elle avait la peau légèrement halé, la sienne était terriblement pâle. Son corps était incroyablement maigre et anguleux, le sien était tout en rondeur et en souplesse... Ils étaient si différent, alors pourquoi était-elle attiré par lui et lui par elle ? Elle admettait l'adage qui dit que « les opposés s'attirent », mais un autre lui vint aussitôt à l'esprit pour le contredire : « qui se ressemble, s'assemble », et puis, c'était vraiment stupide de comparer l'amour à des aimants... bien que leurs noms suggèrent le contraire.

Elle fronça le nez, peu satisfaite de cette réflexion sans intérêt, puis elle baissa les yeux et rougit un peu plus.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda le détective. Tu as honte ?

- Un peu, oui, avoua t-elle.

- De quoi ?

Elle lui sourit d'un air désolée, c'était au dessus de ses forces de répondre à cette question, L sembla le comprendre, alors -pour une fois- il fit preuve de délicatesse et se contenta de se redressé pour se laisser tomber dans la poitrine de la jeune femme et de ramener la couverture sur eux.

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda Abysse sans savoir comment réagir.

- Je nous met au chaud, répondit-il en enfouissant son nez entre ses seins.

La blondinette leva la main sans trop savoir pourquoi, puis elle la posa sur la tête du le crâne du brun et commença à jouer avec ses cheveux, il grogna de satisfaction mais ne bougea pas. Ils restèrent ainsi un long moment, puis Abysse se décida à poser la question qui la torturait :

- Qu'est-ce qu'on va faire ?

- A propos de quoi ? demanda L, la voix étouffé.

- De nous deux.

Le détective se redressa, il prit appuie sur ses bras pour regarder la jeune femme rosissante sous lui, puis après avoir savouré cette vision quelques instant il répondit :

- J'en sais rien, il n'y a rien à faire de spécial, non ? On continu nos vies comme avant, en essayant de se voire le plus souvent possible, plus qu'avant en tout cas. Watari finira par être au courant, parce qu'il sait toujours tout... je me demande comment il fait parfois... Mais à part lui, je ne vois pas qui ça concerne... Qu'est-ce que tu en pense toi ?

- Oui... tu as raison.

- J'ai toujours raison, dit-il en se penchant en avant pour l'embrasser.

- Il n'empêche que... commença t-elle en le repoussant.

L pouffa et Abysse ne pu s'empêcher de remarquer à quel point il était beau avec ce sourire doux, frais, spontané et avec quelques heures de sommeil dans les yeux. Il se mit à genoux sur le lit, laissant tomber les draps autour de lui et laissant la jeune femme le temps détailler son corps maigre et nu, puis il prit les mains du médecin entre les siennes et dit doucement, revenant à la triste réalité de la vie :

- Qu'est-ce que je dois faire pour Mello ?

- Rien, je pense qu'il faut faire confiance à Matt sur le coup, je ne sais pas comment, mais j'imagine que Mello lui en a parler, et qu'à se moment là il a chercher à dédramatisé la situation. Je le connais plutôt bien, et je pense qu'il est capable de beaucoup de chose pour soulager Mello.

- Et pourquoi tu le connais aussi bien ? Je vais être jaloux moi.

Abysse sourit à la tendresse que lui offrait L, puis elle reprit :

- Je crois qu'il me considère un peu comme la mère qu'il n'a jamais eu, j'étais là au moment où il en avait besoin et j'ai comblé son manque affectif.

- Moi aussi j'ai un manque affectif à combler.

- T'es con, fit Abysse en le tirant vers elle pour l'embrasser.

Aucun des deux ne fit attention lorsque la porte de la chambre s'entrouvrit, personne ne fit attention à Watari qui apportait le petit déjeuné, et pour finir le jeune couple ne remarqua pas le sourire plein de sous entendu que le vieil homme affichait* lorsqu'il referma la porte. Non, il était trop occupé à se découvrir l'un l'autre, comme si c'était la première fois qu'ils se rencontraient, comme si tout le reste du monde n'existait pas.

OxOxRubisxOxO

* Oui, je l'avoue, je regardais un épisode de GTO en vf en écrivant se chapitre. Je sais se que vous pensez : honte sur moi ! Mais, je trouve que leurs expressions sont vraiment excellente en français !

* Watari passe pour un putain de pervers... J'ADORE !

OxOxRubisxOxO

Hey, hey, hey,

Comment allez-vous vous autre?

Perso : ça baigne un peu moins...

Mais on s'en fout !

J'espère que ce chapitre vous aura plu !

Et si c'est pas le cas...

Ben...

RAF !

(pour info: c'est mes initiales, mais on s'en fout)

Oui, aujourd'hui j'ai décidé qu'on se foutait de tout !

La vie n'est-elle pas plus simple ainsi?

Bon, j'arrête ici mes délires pseudo-philosophiques...

...

A la prochaine !

Signé : Lulu Murdoc, célèbre elfe bleu pyromane de niveau 14 accompagné de son tout aussi célèbre lynx argenté Mellow