Kikou.
Alors si vous, vous avez été ému par le chapitre précédent et ben moi, j'ai été ému par vos reviews. Merci à toutes pour cela.
Sinon, pas de réponse individuelle aujourd'hui, mais la prochaine fois sans faute.
Une dernière chose, ce chapitre est bof bof mais c'est une explication /transition pour le suivant qui sera soit le dernier, soit l'avant dernier chapitre de cette fic.
Voilou, et bonne lecture.
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- Alors mon cher, pourquoi avez-vous commis tous ces crimes ? Peut-être pour nettoyer le monde de ses dealers, après tout vous remettiez les corps à vos anciens collègues. Mais justement pourquoi deux d'entre eux ? J'avoue que j'ai du mal à vous comprendre. Jethro m'a donné votre dossier personnel. Il est vrai que vous n'avez pas eu la vie facile. Mais est-ce une raison ? Et Anthony, je pense qu'il aurait pu vous aider, au lieu de cela vous lui avez fait, . . .
- Alors Ducky ?
- Ah Jethro ! Je viens juste de finir l'autopsie. Monsieur Palmer est en train de finir de le refermer.
- Je vois ça. Tu as eu le temps d'étudier le dossier.
- Oui. Je pense qu'il manque quelques pièces au puzzle, mais j'ai quand même pu établir un profil.
- Je t'écoute.
- Enfant, il était déjà perturbé. Il a été admis dans un centre de redressement en Italie à dix ans. Sachant, que ce centre a fermé y a quinze ans pour cause de violence envers les pensionnaires. Plus tard, il a intégré une école de sport, puis l'école de police, pour ensuite intégrer le FBI en tant qu'agent de liaison pour l'Italie. Comme Anthony, il aurait pu prendre un abonnement à l'hôpital. Mais quelque chose me chagrine. D'après les rapports des médecins, toutes ses blessures ont été dues à des chutes, des bagarres, des accidents domestiques . . . Or, j'ai pu constater lors de l'autopsie, des cicatrices qui remontent à l'enfance et qui ressemblent plus à des flagellations.
- Il a été battu à l'aide d'une ceinture ?
- Je le crains. Ensuite, un enfant de douze ans, malgré son fort caractère, ne peut pas avoir une épaule luxée due à un combat dans la cour de l'école.
- Son dossier médical a été falsifié ?
- Y a pas de doute.
- Mmm, son père a le bras long.
- Je pense que Spennelli a toujours suivi ce que son père voulait et avec le temps, a accumulé une haine envers lui, qui s'est transformée en folie. Il a recréé ce que lui faisait subir son père.
- Pourquoi sur des dealers ?
- Spennelli avait sans doute des moments de lucidité, et comme il était avant tout un agent du FBI, il remplissait son devoir. Mais je ne sais pas pourquoi Anthony?
- Haine et jalousie.
- Oui, c'est probable. Bon sinon, la cause de la mort, tu t'en doutes, est due aux dégâts causés par les différentes balles. Mais cet homme n'avait pas du tout une vie saine. Ses poumons et son foie montrent qu'il avait une grande passion pour la nicotine et l'alcool. Et ses analyses toxicologiques prouvent également la présence de drogue.
- Merci Ducky.
- Jethro !
Gibbs s'arrête entre les deux portes de sortie de la salle d'autopsie et se retourne sur Ducky qui l'a interpellé.
- Comment va Anthony ?
- Ca va aller.
- Il s'est réveillé ?
- Pas encore.
- Abby est toujours avec lui ?
Gibbs acquiesce simplement d'un hochement de tête.
- Et comment elle va ?
- Elle est inquiète, mais ça ira mieux quand Tony se réveillera.
- Ca ne devrait plus tarder.
Gibbs se ré-avance du légiste.
- Justement Ducky, ça fait déjà vingt-quatre heures que . . .
- Il n'est pas dans le coma Jethro.
- Je sais mais pourquoi il ne se réveille pas alors ?
- Il a perdu beaucoup de sang et sa blessure à l'abdomen aurait pu être fatidique. Sans parler de ses plaies qui commençaient à s'infecter. Mais ne t'inquiètes pas. Si ça se trouve, il est en ce moment même en train de se réveiller.
Gibbs sourit.
- Ca ne m'étonnerait pas qu'il attende que je ne sois pas là pour le faire.
. . . . . . . . . .
- A l'heure où sonne la mort, perdre un être cher est une douleur intense, mais si Dieu rappelle vers lui cette personne, c'est simplement pour lui offrir une nouvelle vie à ses côtés, car la mort n'est pas une fin, mais une autre vie, dans un monde meilleur. Il faut que vous tous ici présents, sachiez que la mort d'un proche donne à la vie du sens. La mort n'est pas fatalité. Nos corps sont mortels, mais nos âmes sont, elles, éternelles, ainsi que l'amour que vous lui portiez.
Tony se lève d'un coup et part en courant.
- Junior !
- Laisse Anthony, j'y vais.
- Je peux papa ?
- Bon, très bien vas-y, ta mère a besoin de moi.
Tony s'assoit au pied d'un arbre, les jambes recroquevillées avec sa tête posée dans ses bras.
- Tony ?
Tony relève la tête pour y voir son cousin.
- Je peux m'asseoir ?
- J'm'en fiche.
Giovanni se pose à côté de lui et regarde le ciel.
- C'est bizarre, j'aurais pensé que lors d'un enterrement le ciel était triste et donc qu'il pleuvrait, pas toi ?
Tony regarde son cousin et lève la tête à son tour pour y voir un ciel bleu.
- Tu crois que le paradis existe Gio ?
- J'en suis sûr, et ta mère doit faire un magnifique ange. D'ailleurs, c'est pour cela qu'il fait si beau aujourd'hui. Ta mère a dû le demander pour que ta peine soit moins douloureuse.
Les deux cousins se regardent à présent.
- Tu restes avec moi, j'ai peur de me retrouver seul.
- Je suis là pour l'instant, alors n'aie pas peur.
- Mon père dit que je ne dois pas pleurer. Qu'il n'y a que les filles et les faibles qui le font.
- Tu sais Tony, quand il pleut c'est le ciel qui pleure, ce qui veut dire que tout homme a le droit de montrer ses sentiments.
Tony regarde son cousin et verse une larme. Giovanni le prend par le cou pour mettre sa tête sur son épaule et Tony éclate en sanglot. Giovanni l'enlace de ses bras.
- Vas-y Tony, tu verras tu te sentiras mieux après, crois-moi.
. . . . . . . . . .
Tony ouvre les yeux doucement. Sa vision est trouble et aperçoit, qu'un plafond blanc. Il sent une main dans la sienne et ferme délicatement les doigts sur celle-ci. L'autre main se met à bouger et Tony tourne la tête vers son propriétaire en souriant.
- Salut !
- Ah Tony, tu es réveillé.
Abby se lève sans lâcher la main de son protégé et l'étreint doucement.
- Tu m'as tellement manqué.
Tony ferme les yeux et soupire.
- Toi aussi Abs.
Abby se redresse ensuite et Tony rouvre les yeux.
- Comment te sens-tu ?
Tony s'inspecte du regard.
- Et ben, vu les circonstances pas trop mal. Il tourne la tête vers le goutte-à-goutte et lève sa main où il y a l'intraveineuse. Cela doit être d'une grande aide. Tony regarde ensuite le bras d'Abby et plisse les yeux en faisant un signe de tête. Et toi ?
Abby pose sa main sur son bras.
- Ca va. C'est même plutôt cool, j'ai eu des points de suture, je n'en avais jamais eu. Tu sais comment ils font ? Alors tout d'abord il t'enveloppe le bras avec du papier bleu avec simplement un trou où il y a besoin de recoudre. Ensuite, il t'enfonce l'aiguille avec le fil et cousent, c'est très différent de Ducky. Mmm, d'ailleurs quand j'y pense, ça me fait penser à quand on referme le croupion d'une dinde après l'avoir farcie. . .
- Abby, Abby, c'est bon j'ai compris.
- Bon comme tu veux.
- Tu sais Abs, j'ai vraiment crue t'avoir perdu hier.
- Hier ?
- Bah oui après l'explosion de la station.
- Tony ça fait trente heures que tu es dans le coltard.
Tony se redresse légèrement.
- Quoi ?
- Et oui, trente heures que je t'attends. J'ai l'habitude de ton retard mais là, tu as fait fort. Heureusement que j'avais des jours de congé à poser pour rester auprès de toi.
Tony se repose sur ses oreillers abasourdi.
- Mouai. En tout cas, ça ne change rien, j'ai vraiment eu peur.
Abby s'assoit sur le rebord du lit et pose une main sur sa joue en la caressant, où quelques hématomes se font encore voir.
- Je n'ai rien Tony, et je suis en pleine forme. C'est plutôt toi qui nous a fait peur, mais l'important c'est que maintenant tout est fini. D'accord ?
Tony fait un hochement de tête pour acquiescer. Abby se relève d'un coup et fait les cent pas dans la chambre.
- Bon reste à faire payer Sacks pour ce qu'il t'a fait. Non mais quel, quel abruti celui-là.
Tony se met à sourire et tourne la tête vers la fenêtre pendant qu'Abby élabore un plan de bataille pour se venger de Sacks.
Abby a raison, tout est fini maintenant.
Il fronce les sourcils en s'apercevant que dehors, une forte pluie se déverse.
- Oui, enfin presque.
Abby s'arrête au pied du lit.
- Hein, tu disais ?
- Non, non rien. Alors ton plan ?
