Secrets
Par : Vorabiza
Traduit par : Insane_Dumbass/ a commencé à être traduit par merrymee, puis Miss Sona sur ce même site.
Beta: La fabuleuseTheWhiteFerret :D
Résumé : Après six ans à Poudlard, l'été d'Harry débute non sans mystères et secrets en tous genres dès l'arrivée inattendue de Drago Malefoy chez les Dursley. Tandis que l'été avance, Harry recrute plusieurs alliés auxquels il n'aurait jamais songé et devient, bien malgré lui, le dirigeant du Bien. H/D/H
Genre : Drama, Romance
Coté : NC-17
Crédits : Harry Potter appartient à J.K. Rowling et les films à WarnerBros.
Cette Histoire appartient à Vorabiza, w w w . thehexfiles . com, et peut être trouvée sur archiveofourown . org
Avertissements : NC-17: relations homosexuelles Harry/Drago/Harry explicites, mentions de Severus/Remus, relations sexuelles et langage inapproprié,
*Il y aura du travestisme, dans un chapitre et vous en serez avertis.
*Il y aura aussi une légère notion de mortalité, mais personne de trop près d'Harry ne mourra, sinon je serais trop triste! (c'est l'auteure qui le dit, pas moi! xD)
*Ni l'auteure de la fic, ni moi ne sommes J.K.R.
*In Character (IC) ou (Out of Character) OC dépendamment de l'interprétation, mais ce serait plus IC que OC, ce qui signifie que les personnages seraient fidèles à leurs caractères d'après les livres de J.K.R. ~.
*AU (Alternate Universe) - Univers parallèle: cette histoire remplacerait le 7e livre au complet, ce qui veut dire qu'il faut l'oublier en entier!
Chapitre vingt-huit
Le groupe quitta le pub et traversa lentement le village de Godric Hollow. Techniquement, Harry, Ron et Hermione cherchaient des indices en chemin mais Harry était plutôt en train de rêver, se demandant comment aurait été sa vie dans ce petit village pittoresque qui lui rappelait Pré‑au‑Lard, malgré le fait qu'il était habité par des Moldus et non par des sorciers.
Il trouvait étrange qu'on le reconnaisse dans la rue. Il recevait des hochements de têtes cordiaux et plusieurs personnes le saluaient d'un « Monsieur Potter ». Tout le monde était plutôt respectueux et personne ne faisait une histoire de sa présence.
Remus les guida à travers un sentier envahi de mauvaises herbes, couvert par de grands arbres feuillus, jusqu'à ce qu'ils arrivent à une sorte de petite prairie. Entourée d'arbres, la propriété était effectivement bien à l'abri. Le sentier menait à ce qui avait un jour été une maison.
Harry était surpris de voir que des fleurs poussaient dans ce qui avait dû être le jardin de sa mère. Si on ne portait pas trop d'attention à la pelouse et aux jardins négligés, c'était un beau petit coin de paradis. Il ne put s'empêcher de remarquer qu'il y avait amplement d'espace pour y jouer au Quidditch.
La maison en tant que telle avait pratiquement été rasée et trahissait le sentiment de quiétude qui aurait dû y émaner. Attiré par l'endroit dans lequel il avait passé les premiers quinze mois de sa vie, Harry s'avançait lentement vers les ruines. Il monta le porche encore intact mais il n'y avait plus de porte à ouvrir. Certains murs tenaient encore debout et on pouvait voir une partie d'une cage d'escalier encore discernable mais ce n'était plus qu'une pile de bois et de pierres.
C'était tellement… injuste.
Harry sortit brusquement de ses rêveries lorsqu'il sentit un courant d'air devant lui. Drago avait légèrement levé la cape pour lui parler.
- La Marque brûle, souffla-t-il. Je crois qu'il sait que tu es là.
Harry n'hésita pas une seconde. Il avait senti comme un picotement magique lorsqu'il était monté sur le porche mais il s'était dit que ce n'était peut-être qu'une ancienne protection de la maison. Il se tourna aussitôt vers les autres qui avaient gardé leur distance, se mettant en mode militaire.
- Je crois que j'ai déclenché une sorte d'alarme qui avertit Voldemort de ma présence, dit-il rapidement.
- Alors nous devons déguerpir au plus vite! s'exclama Ginny.
- Non, ça veut dire que ce que je cherche se trouve bien ici, répondit sèchement Harry.
- Harry! Nous ne pouvons pas en être certains! cria nerveusement Hermione.
- Tu as raison. Je l'ignore, lui rétorqua-t-il sur le même ton. Mais je ne peux pas perdre cette chance.
- Désillusionne-les, siffla Drago tout près de l'oreille d'Harry. Maintenant!
Harry cligna des yeux une fois qu'il eut compris son idée et la répéta aux autres. Tandis que tout le monde s'affairait à lancer leurs sortilèges, Harry prit un bout de parchemin et une plume du sac d'Hermione afin d'inscrire une courte note à McGonagall. Attaque possible à Godric Hollow. Immédiatement!
Il appela Fumseck et l'envoya aussitôt livrer sa note. À peine quelques secondes plus tard, plusieurs craquements se firent entendre et des Mangemorts apparaissaient un par un dans la clairière. La cicatrice d'Harry était soudainement douloureuse, ce qui témoignait de la présence de Voldemort parmi eux.
Harry était plus que certain que l'Horcruxe était bel et bien caché là. Là où Voldemort avait assassiné ses parents et là où il avait tenté de le tuer aussi.
Un peu plus tôt, il avait réussi à contenir sa colère, puisque son esprit était embrumé de tristesse et de deuil. Il sentait une fureur brûlante prendre le contrôle de son corps au moment où il aperçut Voldemort parmi une vingtaine de ses Mangemorts. Il les observa regarder autour d'eux pour le trouver lui et quiconque l'accompagnant.
- Où est-il? hurla un des Mangemorts.
- Il est là, répondit froidement Voldemort. Je sens sa présence.
Harry pouvait sentir son cœur battre la chamade dans sa poitrine. Sa tête tournait et lui faisait horriblement mal. Il n'était pas prêt à combattre Voldemort, pas encore. Il devait trouver un moyen de s'en débarrasser et ne pas mettre ses amis - et lui-même - en danger. Quelle tâche facile à effectuer. Comme il aurait souhaité avoir un plan ou ne serait-ce qu'un indice sur comment procéder. Ses yeux se promenaient frénétiquement, cherchant n'importe quoi qui pourrait l'aider en attendant l'aide de l'Ordre.
Tout à coup, il entendit le bruit infernal des feux d'artifices derrière les Mangemorts. Harry en profita pour leur lancer quelques sortilèges de Stupéfixion en se déplaçant furtivement autour de l'ennemi et s'aperçut que certains membres de son groupe semblaient avoir eu la même idée, jetant plusieurs Mangemorts désemparés au sol.
- Harry Potter! Je sais que tu es là! hurla furieusement Voldemort. Sors de ta cachette et montre-toi!
Malgré la tentation, Harry décida de rester silencieux et d'attendre en observant la situation.
- Ah, Petit Potter serait-il trop effrayé pour se battre comme un homme? On joue à cache-cache comme un môme, se moqua une voix distincte qui enrageait Harry.
- Silence! Ordonna Voldemort. Potter, je refuse de jouer à ce jeu.
Une deuxième explosion de feux d'artifices retentit, cette fois beaucoup plus près, encerclant les Mangemorts. Les sorts de Stupéfixion fusaient de toutes part et Harry changea d'emplacement pour ne pas se faire repérer.
- C'en est assez de ces enfantillages, menaça froidement Voldemort. D'un coup de baguette magique, il dissipa leurs sortilèges de Désillusion.
Harry regarda autour de lui. Tout le monde allait bien mais ils étaient dispersés autour des Mangemorts. Remus transplana près de Ginny pour l'emmener rapidement près d'Harry et les autres suivirent son exemple, entourant le jeune Gryffondor.
Voldemort avait levé la main pour retenir ses Mangemorts et riait à ses dépens.
- Quel groupe pathétique de partisans! se moqua-t-il.
Harry le dévisagea d'un air défiant et s'avança d'un pas vers lui. Il espérait pouvoir gagner assez de temps pour permettre aux membres de l'Ordre et aux Aurors, avec un peu de chance, d'arriver.
- Je n'ai pas de partisans, ce sont des amis, rétorqua-t-il.
Voldemort éclata d'un rire cruel qui fut joint par la plupart des Mangemorts.
- Je t'aurais cru assez vieux pour comprendre que l'amitié est une futilité. Le pouvoir, c'est tout ce qui importe, Harry Potter.
- J'ai plus de pouvoir que vous ne le pensez! cria imprudemment Harry.
- Tu ne sais strictement rien, tu ne comprends pas la notion du pouvoir, cracha froidement Voldemort. Tu n'es qu'un pathétique enfant qui se livre à des jeux puérils.
Harry ricana avec dérision.
- Des jeux? Ce n'est pas moi qui joue à suivre le maître à l'aveuglette comme un idiot, se moqua-t-il en s'adressant aux Mangemorts qui se tenaient derrière et aux côtés du Seigneur des Ténèbres.
Les Mangemorts s'agitaient impatiemment, furieux de s'être fait ridiculisés. Voldemort les immobilisa à nouveau en levant simplement la main pour les avertir, dévisageant Harry de son regard rouge perçant.
- Endoloris!
Sans crier gare, d'un fluide coup de baguette, Harry reçut le sortilège de plein fouet, le faisant se recroqueviller. C'était si intense qu'il hurla d'agonie, sentant un feu se disperser dans ses veines et sa cicatrice brûler comme s'il venait de se faire marquer au fer rouge, embrasant tout son crâne.
Puis, il reprit soudainement conscience. Il était conscient qu'il se trouvait au sol alors qu'il n'en avait pas l'intention. Tout en reprenant connaissance de ses alentours, il plaça ses pieds sous son corps et s'accroupit, ne sachant pas si ses jambes pouvaient le supporter.
En plissant les yeux pour lutter contre la douleur et la lumière, il essayait de voir autour de lui. Ses amis étaient tous physiquement indemnes mais ils semblaient effrayés et figés sur place. Il ignorait s'ils étaient littéralement physiquement figés ou non.
Au son désagréable du rire cruel des ennemis, il tourna son attention sur les Mangemorts et comprit qu'ils avaient jeté un sort sur ses amis qui les empêchait de riposter.
Il plongea son regard dans celui de son bourreau et se releva lentement, surpris d'être en pleine possession de son corps et d'avoir encore sa baguette sur lui. Voldemort ne faisait que se jouer de lui.
- Pourquoi es-tu là, Potter? demanda Voldemort.
Harry savait ce qu'il demandait vraiment mais il n'allait tout de même pas lui avouer qu'il cherchait un Horcruxe!
- C'est chez moi! lui cria-t-il d'une voix aussi furieuse que rauque. Je suis ici pour reprendre possession de ce qui m'appartient! J'aurai dix-sept ans dans trois jours et je serai enfin assez vieux pour réclamer légalement cette propriété.
- Tu ne survivras pas assez longtemps pour fêter tes dix-sept ans, rétorqua Voldemort d'un sourire mauvais, visiblement satisfait de sa réponse.
- C'est là que vous avez tort! le défia le jeune sorcier. Je ne vous laisserai pas gagner!
- Je suis le maître, le Seigneur des Ténèbres, siffla Voldemort. Je suis le seul qui puisse l'emporter grâce aux pouvoirs que je possède.
Harry entendit ses amis gémir derrière lui et il lui fallut un instant pour se rendre compte que Voldemort venait de parler fourchelang. Il plissa dangereusement les yeux.
- Je vous l'ai dit, siffla-t-il en fourchelang. J'ai des pouvoirs que vous ignorez. Tuez-moi et vous ne le saurez jamais.
Il vit la surprise traverser le regard écarlate du Seigneur des Ténèbres.
- Alors... on m'avait bien renseigné, siffla-t-il. Tu as bien le pouvoir de parler aux serpents.
- Oui, répondit Harry, toujours en fourchelang. Vous n'y croyiez pas? Vous auriez préféré être le seul à détenir ce pouvoir?
Il réfléchit un instant, à savoir s'il prenait un risque ou non.
- Ce serait imprudent de retenter de me tuer sans savoir quels autres pouvoirs j'ai acquis. Je connais la prophétie complète, contrairement à vous. Mmmh… Quels autres pouvoirs Harry Potter pourrait-il bien détenir? le défia-t-il.
Voldemort le dévisageait en silence, débattant de l'exactitude de ce qu'Harry venait de lui révéler. Ce dernier renforça ses barrières d'Occlumancie, désireux de garder les nombreux secrets qu'il gardait. Il ne s'inquiétait pas que Voldemort détecte un mensonge car il lui avait dit la vérité. Il va sans dire que Voldemort n'allait certainement pas considérer ses mystérieux pouvoirs dignes de ce nom. Il fallait simplement qu'il lui fasse croire que l'information était cruciale.
Il sentit la présence inquisitrice de Voldemort dans son esprit tandis qu'ils se dévisageaient malgré les craquements qui retentissaient. Des duels éclatèrent tout d'un coup et des barrières de protection furent érigées. Voldemort était furieux.
- J'ignore comment tu t'y es pris pour appeler à l'aide, siffla le Seigneur des Ténèbres. Mais je n'en ai pas fini avec toi, Harry Potter.
Voldemort et ses Mangemorts transplanèrent et Harry tomba aussitôt à genoux pour vomir. Il fut très reconnaissant de sentir quelqu'un le soutenir puisqu'il serait probablement tombé en plein visage, ses propres mains étant occupées à agripper son estomac et sa cicatrice en même temps.
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Lorsqu'il eut terminé de vider le contenu de son estomac, il resta un moment à genoux, gémissant misérablement en pleine agonie. Tout son corps était douloureux. Les yeux clos, il entendit quelqu'un lancer un sortilège de Récurage et Hermione lui adressa la parole.
- Harry, est-ce que ça va? demanda-t-elle d'un ton pressant en lui épongeant le visage. Elle appliqua délicatement une autre compresse froide sur son front, poussant gentiment la main qu'il pressait toujours contre sa cicatrice.
- Harry, Remus a des potions à te donner, dit-elle. J'ai besoin que tu te concentres pour pouvoir les boire, d'accord? Tu te sentiras mieux après.
Harry avala docilement le contenu des flacons qu'on plaçait contre ses lèvres, penchant lentement sa tête vers l'arrière. Il ne voulait ni bouger ni ouvrir les yeux. Les rayons du soleil étaient déjà assez forts à travers ses paupières.
Harry reprenait ses esprits au fur et à mesure que la douleur diminuait. Il entendit des bruits de tissus et des murmures autour de lui. En ouvrant finalement les yeux, les plissant pour lutter contre la lumière, il grogna en se rendant compte qu'il venait d'être malade devant au moins cinquante personnes.
- Ça va mieux, vieux? s'inquiétait Ron, le visage blême sous ses taches de rousseurs.
- Ouais, marmonna Harry. Il tenta de se lever et Ron lui prêta main forte.
Plusieurs personnes voulaient apparemment lui parler, incluant McGonagall, Fol'Oeil, Shacklebolt et Tonks.
- Monsieur Potter, auriez-vous l'obligeance d'expliquer ce qui s'est passé ici? demanda McGonagall.
- Votre groupe refuse de parler, le gronda Maugrey.
- Même Remus ne veut rien dire, ajouta Tonks sur le même ton irrité. Harry était heureux de voir que ses cheveux étaient encore roses, au moins.
Il se tourna vers le groupe de personnes qui l'accompagnait. Ron et Hermione se tenaient tout près de lui, Ginny était entourée des jumeaux, près de Ron, et Remus se tenait de l'autre côté d'Hermione. Il était prêt à parier que Drago n'était pas trop loin non plus.
- Vous allez bien? leur demanda-t-il.
- Tout le monde est sain et sauf, Harry, insista Remus. Nous avons seulement été choqués.
Harry hocha la tête avant de prendre une grande inspiration, se concentrant mentalement sur un autre sujet. Il posa son regard derrière les gens qui se tenaient devant lui pour s'adresser à la foule qui l'observait, attendant nerveusement des réponses.
- Je dois tous vous remercier d'être venus aussi rapidement, dit-il assez fort pour que tout le monde l'entende.
- Était-ce vraiment Vous-Savez-Qui? demanda quelqu'un.
- Oui, c'était Voldemort, répondit Harry d'un ton lugubre, devant les hoquets et les grimaces de plusieurs. Il m'a tendu un piège. J'ai actionné une protection qui l'a informé de ma présence ici. Dès que je m'en suis rendu compte, j'ai envoyé un message au Professeur McGonagall.
Il leur expliqua comment ils s'étaient désillusionnés, et comment ils avaient tenté de distraire Voldemort et ses Mangemorts. Quelqu'un lui demanda avec condescendance comment des feux d'artifices avaient pu jouer un rôle contre des Mangemorts et Harry se dit simplement qu'ils n'avaient pas été témoins de la bataille de Pré-au-Lard.
- Fred, George, une démonstration serait de mise, demanda-t-il calmement.
Ils se jetèrent mutuellement un sortilège de Désillusion.
- À trente, dit George.
Ils comptèrent à haute voix jusqu'à dix, puis le silence régna dans le groupe, alors que tous attendaient de voir ce qui se passerait.
Harry eut un sourire espiègle, satisfait de la réaction des membres de l'Ordre face aux explosions qui éclatèrent autour du groupe. Lorsque tous lui accordèrent leur attention, il leur expliqua comment il s'y était pris pour lancer des sortilèges paralysants pendant que l'ennemi était distrait.
- Vos méthodes sont assez uniques, Potter, commenta Shacklebolt, impressionné.
Harry hocha la tête, acceptant le compliment.
- Lorsqu'on a affaire à Voldemort, on apprend à improviser pour rester en vie, répondit-il.
- Avez-vous déjà pratiqué ce genre d'attaques? demanda McGonagall en fronçant les sourcils.
- Non, répondit l'Élu en secouant la tête. Nous travaillons bien ensemble, c'est tout. Nous avons beaucoup appris de Remus et nous nous sommes tous beaucoup entraînés dans l'A.D. Par contre, ça n'a pas fonctionné bien longtemps puisque Voldemort nous a vite trouvés.
Ironiquement, Harry était certain que c'était Drago qui avait déclenché les premiers feux. C'était aussi Drago qui l'avait averti et qui avait suggéré le sortilège de Désillusion. Mais il n'aurait aucun remerciement.
Harry décrit les événements en prenant soin de ne pas parler de leur conversation en fourchelang. Il leur expliqua également qu'il avait essayé de gagner du temps en discutant avec Voldemort puisqu'ils n'étaient pas du tout prêts à le combattre
- Eh bien, c'est la plus courte batailla à laquelle j'ai participé, s'exclama Tonks d'un ton léger.
Harry ricana.
- Voldemort m'avait tendu ce piège mais il ne s'attendait pas à ce qu'on vienne à ma rescousse. Sans votre présence, j'aurais été dans de beaux draps. Professeur, dit-il en s'adressant à McGonagall, pourrais-je vous parler un moment avant que tout le monde ne quitte?
Plusieurs étaient mécontents de sa demande, mais il les ignora en se déplaçant en retrait en compagnie de Minerva et érigea aussitôt des barrières de silence autour d'eux.
- Qu'y a-t-il, M. Potter? lui demanda cette dernière, inquiète.
- Voldemort reviendra ici et je dois l'en empêcher, dit-il rapidement. Je ne veux pas que tout le monde sache que cet endroit est important mais j'ai besoin d'instaurer des barrières, des sortilèges de protection. J'espérais que vous puissiez m'aider. Vous savez qui peut être digne de confiance et qui serait à la hauteur de la tâche?
- Quelle raison souhaitez-vous donner aux autres? lui demanda-t-elle.
Harry haussa les épaules.
- La même histoire que j'ai raconté à Voldemort irait parfaitement. Que j'aurai dix-sept ans dans quelques jours et que je suis ici pour reprendre ce qui me vient de droit.
McGonagall haussa les sourcils.
- Ce n'est pas pour cette raison que vous êtes venu à Godric Hollow? s'étonna-t-elle.
Le jeune Gryffondor secoua la tête d'un air grave.
- Non, mais c'est d'une importance capitale que personne ne le sache, dit-il. Je viens de persuader Voldemort de cette histoire et j'ai besoin qu'il y croit encore pendant un bon moment. Nous devons protéger cet endroit dès maintenant car c'est certain qu'il reviendra.
- Potter, j'espère que vous savez ce que vous faites, l'avertit-elle.
Harry lui offrit un demi-sourire.
- J'ai beaucoup de soutien, dit-il. Alors même quand j'ai aucune idée de ce que je fais, quelqu'un d'autre le sait.
Minerva ricana doucement.
- Votre entourage vous est effectivement très loyal.
- Un entourage dont vous faites partie, ajouta sincèrement le jeune sorcier.
Son ancien professeur sembla à court de mots, puis elle hocha la tête en signe de reconnaissance.
- Je sélectionnerai les personnes qui conviendront à cette tâche. Ils se mettront à la tâche dans l'immédiat.
- Merci beaucoup, lui répondit sincèrement Harry avant d'annuler son sortilège de silence. Il observa McGonagall renvoyer certaines personnes chez eux et demander que certains restent pour aider, et fut ravi de voir qu'il connaissait personnellement tous ceux qui étaient restés.
Remus alla aider à renforcer les barrières magiques tandis que Harry s'approchait de ses amis qui s'étaient assis sur le porche. Aussitôt assis, il sentit Drago l'effleurer et en profita pour ériger un bouclier de silence autour du groupe avant que quiconque ne prenne la parole.
- Merde, vieux! s'exclama Ron dès que le sortilège était en place. Et moi qui croyait que c'était impressionnant de te voir tenir tête à Lucius Malefoy, l'an passé… Ce n'est rien comparé à ce que nous venons de voir!
Hermione et Ginny hochèrent la tête et Harry haussait les épaules.
- Bah, j'ai dû tenir tête à Voldemort aussi, cette nuit-là, dit-il à voix basse. Ce que vous venez de voir n'est rien, comparé à ce qui s'est passé l'an dernier. Nous nous en sommes sortis plutôt facilement tout compte fait.
- Ça… c'était facile… commenta faiblement Ginny.
-Ouais, insista Harry. Personne n'a été blessé, nous n'avons pas eu à nous battre en duel.
- Toi, tu as été blessé, Harry, le contredit Hermione.
Harry grimaça rien qu'à l'idée.
- Je n'ai reçu qu'un seul sortilège Doloris, marmonna-t-il. J'ai simplement été humilié devant tous ces gens…
- Que s'est-il passé exactement? demanda Fred à présent curieux.
- Tu semblais bien aller mais tu t'es effondré dès qu'ils sont partis, ajouta George.
- J'ai réussi à tenir le coup pendant que Voldemort était là, mais dès le danger passé… Harry ne termina pas sa phrase. Les caresses de Drago sur son bras le réconfortaient mais Harry ressentait un pincement au cœur, souhaitant que le blond n'ait pas à rester caché.
- Je n'arrive pas à croire que tu lui aies parlé comme ça, admirait Ron. Tu étais génial, vieux!
- Il n'y avait rien de génial, répondit platement son ami. J'étais simplement en colère et j'essayais désespérément de gagner du temps.
Ginny ricana, amusée.
- J'allais souiller mes sous-vêtements, tellement j'étais terrifiée, Fais-nous confiance, Harry. C'était brillant.
Harry sourit faiblement.
- Je ne suis pas le seul à l'avoir retenu, dit-il. Vous avez tous aidé.
- Harry, comment as-tu su qu'il arrivait? demanda Hermione.
Il ne voulait pas répondre à cette question car il se sentait mal de ne pas pouvoir attribuer le mérite qu'il devait à Drago.
- J'ai déclenché une alarme, répondit-il d'un ton neutre. J'ai senti un picotement de magie quand je me suis rendu sur le porche mais je n'y ai pas prêté attention… il ne termina pas sa phrase, les laissant sauter à leur propre conclusion. En tout cas, Voldemort a confirmé mon hypothèse, dit-il pour changer de sujet. Ce que je cherche se trouve bien ici, à quelque part.
- Qu'a-t-il dit en fourchelang? demanda Ron.
Harry eut un sourire satisfait.
- Alors ça, c'était vraiment brillant, dit-il. Stupide Maître, oui.
Il leur raconta mot pour mot leur échange.
- Tu ne lui as tout de même pas donné la prophétie! s'horrifia Hermione.
- Mais non, la rassura Harry. Par contre, il sait que je la connais et ça l'effraie. Je crois que je nous ai gagné encore plus de temps car maintenant, il craint de perdre l'avantage qu'il pense avoir sur moi ou qu'il lui arrive quelque chose s'il tente de me tuer. Il ne veut pas arriver au même résultat que la dernière fois… Il doute probablement de mes soi-disant puissants pouvoirs, mais j'ai pu le déstabiliser grâce au fait que je parle fourchelang.
- Tu ne crois pas… s'inquiéta Ron.
Harry secoua la tête
- Non, c'est pourquoi j'ai préféré bluffer au sujet de la prophétie plutôt que lui dire ce que je sais vraiment.
- Nous devrions nous mettre à chercher, décida Hermione.
- Mais où? demanda Ron.
- Ce pourrait être sous notre nez, répondit Harry en se levant. J'espère que ce que j'ai déclenché étaient ses seules protections.
Hermione semblait songeuse.
- Il l'a probablement bougé ici après la mort de Dumbledore, effectivement, dit-elle lentement. Dans l'espoir de t'y piéger pour te tuer.
- Le placer ici et finalement me tuer au même endroit lui serait effectivement tentant, acquiesça Harry.
- Peux-tu nous dire ce que nous sommes venus chercher? Ce serait utile de le savoir…
Harry échangea un regard avec Ron et Hermione.
- Je ne sais pas, Harry, répondit nerveusement Hermione.
- Qu'en penses-tu, Ron? demanda le jeune Gryffondor.
Ron haussa les épaules.
- C'est ma famille. Ils ne diront rien, répondit-il.
Hermione hocha la tête à contrecœur.
- Tant que nous leur disons seulement quel objet nous cherchons, cédait-elle.
Harry leur décrit donc la coupe de Poufsouffle qu'ils cherchaient en prenant bien soin de les avertir de n'y toucher sous aucun prétexte. Il annula son sortilège de silence et le groupe se dispersa pour fouiller les ruines de la maison.
Deux heures plus tard, Harry était misérablement épuisé, endolori et se sentait horriblement sale. Ils n'étaient pas prêts de trouver ce gobelet de malheur. Remus et McGonagall leur annoncèrent que les barrières magiques étaient bien en place tout autour de la propriété et que tous ceux qui les avaient aidés étaient retournés chez eux. Ils enseignèrent à Harry les sortilèges qu'ils avaient utilisés et il devint le Gardien du Secret. Même si Voldemort connaissait déjà l'emplacement de la maison, il ne pourrait pas la trouver tant que le sortilège de Fidelitas était en place.
McGonagall les quitta à son tour et Remus leur fit faire des aller-retours en transplanant pour qu'ils soient les seuls à avoir accès à la propriété.
Harry était sombrement satisfait de l'énorme erreur que Voldemort avait commise en prévoyant pouvoir le piéger sans la protection de Dumbledore. Au lieu de ça, Harry avait changé la donne. Voldemort l'avait gravement sous-estimé mais il n'allait pas refaire cette erreur de sitôt.
Harry s'assied dans l'escalier du porche et se massa les tempes.
- Tiens Harry, lui dit Remus en lui tendant une autre potion antidouleur.
C'était à se demander comment Drago parvenait à subtilement les donner à Remus ou encore si c'était Remus qui s'était fait une réserve.
- On dirait que ce n'est pas ici, dit Hermione d'un ton maussade et déçu en s'effondrant à côté du jeune sorcier. Les autres les rejoignirent rapidement pour prendre une pause, maintenant que les protections étaient en place.
- C'est forcément ici, s'énerva Harry.
-Pourquoi serait-ce dans la maison? demanda Ron.
Harry et Hermione le dévisagèrent, étonnés.
- J'imagine que ce n'est pas nécessairement dans la maison, répondit lentement Harry. Mais c'est pourtant comme ça que Voldemort fonctionne.
- Ce n'est pas une bonne stratégie, pourtant, poursuivit le rouquin. Pourquoi cacher quelque chose d'aussi important dans des décombres qui pourraient être nettoyées?
- Il l'a déjà fait par le passé, répondit Harry en haussant les épaules. Enfin, selon les dires de Dumbledore.
- Il s'attendait à pouvoir te tuer aujourd'hui, ressassait Hermione. Je ne crois pas qu'il s'attendait à ce que quiconque nettoie tout ça, surtout depuis le temps que la maison a été abandonnée ainsi.
- Il aime les endroits froids et humides, non? demanda Ron. Alors pourquoi ne l'aurait-il pas simplement caché dans quelque chose comme le puits qui se trouve juste là? demanda-t-il en pointant vers un puits qui se trouvait de l'autre côté de la maison, qu'Harry ne l'avait pas remarqué avant.
Ron avait raison; c'était un choix logique pour Voldemort. Harry se leva automatiquement et ce n'est que rendu à mi-chemin qu'il se rendit compte qu'il bougeait. Quelques secondes plus tard, ils regardaient tous la pénombre du puits.
- Tu vas descendre là? demanda Ginny.
Harry ricana en lui jetant un bref coup d'œil.
- Je ne crois pas que je vais glisser, cette fois puisque c'est une ligne droite. Je crois que Ron a raison. Le puits me semble juste assez sombre et humide.
Ginny hocha la tête, grimaçant de dégoût.
- Sans oublier gluant, ajouta-t-elle. Alors, comment descendons-nous?
- Pas nous, s'interposa Ron. Harry et moi y descendrons. Toi, tu restes ici pour cette fois.
- Cette fois? s'étonna Fred en secouant la tête.
- Vous faites souvent ce genre d'excursion? demanda George.
- Assez souvent, répondit Harry. Ron et moi avons l'habitude, dit-il d'un ton ferme. Hermione, sais-tu comment nous faire descendre?
- Harry, tu ne crois pas que je devrais terminer la recherche avant? hésita la jeune sorcière. Nous n'avons pas tous les renseignements pour tous les contresorts.
Harry fronça les sourcils, échangeant un regard avec Ron qui se contentait de hausser les réponses, lui laissant la décision.
- Nous ne savons pas ce que nous pourrions trouver là-dessous, poursuivit Hermione. Tu sais mieux que quiconque ce qui pourrait nous attendre dans le puits… Nous n'avons pas encore tous les contresorts que tu as besoin d'apprendre en fourchelang. Ce ne serait pas logique d'y descendre deux fois.
- J'ai besoin de savoir si c'est bien là, insista Harry. Si ce n'est pas le cas et que je perds mon temps ici, il faudrait que nous regardions ailleurs.
- Cet endroit est protégé, maintenant, supplia Hermione. Cette journée a été longue… Nous aurions tous besoin de repos… surtout toi.
- Comment suis-je censé me reposer si j'attends? demanda Harry. Je dois en finir aujourd'hui, Hermione.
La jeune sorcière fronça les sourcils avant de jeter un coup d'œil vers les autres membres du groupe. D'un coup de baguette, Harry érigea une barrière de silence.
- Harry, ta capacité à parler fourchelang et le fait que tu aies déjà tué le Basilic étaient d'énormes avantages, expliqua Hermione. Tu ne sais pas quelles protections il a pu choisir cette fois. Et s'il avait posté d'autres Inferius? demanda-t-elle d'une voix de plus en plus aiguë.
Harry hésita un instant, baissant les yeux dans le trou noir. Il n'aimait pas l'idée d'avoir à faire face à d'autres Inferius, c'était certain.
- Tu crois qu'il y en aurait d'autres? demanda-t-il.
- Je l'ignore, Harry! répondit Hermione, d'un ton angoissé. Il y a certainement de l'eau dans un puits et les Inferius étaient cachés dans l'eau la dernière fois!
- Eh bien je devrai prendre le risque, décida Harry. Il faut absolument que je sache si c'est ici ou non. Voldemort s'est peut-être méfié et il a pu avoir décidé de le changer de place, de l'emmener à l'orphelinat ou autre part.
Hermione lui lança un regard résigné.
- M'emmèneras-tu? demanda-t-elle en levant le menton d'un air déterminé.
Harry la regarda d'un air agacé.
- Bon, très bien, cédait-il.
Satisfaite, elle lui sourit.
- Alors appelle Fumseck et il pourra nous y descendre, dit-elle.
- Mais bien sûr! s'exclama Harry. Il rompit le sortilège de silence et appela le phénix.
Puisqu'il refusait de les laisser descendre avec lui, il s'obstina brièvement avec Ginny et les jumeaux, mais Harry ne flancha pas une seconde, soulignant le fait que Ron et Hermione y allaient avec lui et qu'ils savaient exactement ce qu'ils cherchaient. Ron était le seul qui semblait relativement d'accord avec lui tandis qu'ils descendaient tous les trois dans le puits en s'agrippant aux plumes de Fumseck.
La noirceur les entoura rapidement. Hermione s'agrippait fermement aux hanches d'Harry tandis que Ron les tenait tous les deux, ce qui permettait à Harry de bien se tenir au phénix tandis que l'autre tenait sa baguette allumée pour tenter de voir autour d'eux.
- Oh, je déteste voler, se plaignit Hermione pendant leur descente.
Tous les trois poussèrent un cri perçant en atterrissant dans l'eau glacée qui leur montait jusqu'aux genoux. Ils entendirent aussitôt des cris inquiets provenant de la surface.
- Ça va! Rien de cassé, nous sommes juste mouillés! leur cria-t-il d'un ton grognon.
Ron ricana et même Hermione sourit devant la réponse d'Harry.
- L'eau n'est vraiment pas ton élément, n'est-ce pas, Harry? le taquina son amie.
- Ça dépend des circonstances, répondit-il d'un sourire moqueur. Et ces circonstances ne sont pas idéales.
- Non, ce n'est pas idéal, acquiesça Hermione.
- Je ne m'y connais pas vraiment en puits, mais si Vous-Savez-Qui est descendu ici, on devrait pas voir... quelque chose?
Harry observa les parois de pierre visqueuses couvertes de mousse qui les entouraient.
- As-tu un couteau sur toi, Ron? demanda-t-il distraitement, le regard toujours posé sur les murs.
- Ouais, répondit prudemment Ron, Charlie m'en a donné un, me disant de le garder sur moi en tout temps… que ça me serait utile si je me tenais avec toi.
Harry tourna la tête vers son ami en riant.
- On croirait que j'aurais pris cette habitude, depuis le temps… Passe-le moi.
- Que comptes-tu faire? demanda sèchement Hermione tandis que Ron sortait son couteau de sa poche pour le donner à Harry.
- Je ne suis pas aussi doué que Dumbledore l'était, en ce qui concerne la magie, répondit simplement Harry en se coupant la paume de la main.
- Harry! s'écria Hermione d'une voix stridente, ce qui alarma le groupe qui se trouvait toujours à la surface.
Ron rassura leurs amis tandis qu'Harry étalait son sang sur les murs, quelques gouttes tombant dans l'eau. Un peu plus qu'à mi-chemin, il y eut un éclair argenté marquant une ouverture devant eux. Harry poussa un cri de joie et lança un air triomphant à ses deux amis qui étaient restés bouche bée.
- Eh bien… C'est une façon de faire les choses, j'imagine, commenta Hermione, toujours sous le choc.
D'un coup de baguette, elle laissa une marque magique en haut de l'ouverture afin de pouvoir la retrouver. Elle nettoya ensuite les murs souillés par le sang d'Harry pour effacer toute trace de leur visite.
- On dirait un autre tunnel, dit Harry en jetant un coup d'œil dans la pénombre.
- Comment peut-il y avoir un tunnel ici? Ce n'est certainement pas la construction normale d'un puits, commenta Ron.
- Dumbledore a bien créé le tunnel qui relie Poudlard à la Cabane Hurlante, raisonna Hermione. Je ne vois pas pourquoi Voldemort ne pourrait pas en créer un ici.
Après un bref échange de regard, le trio alluma leur baguette et avancèrent dans le tunnel.
- Je n'aime pas ça… chuchota Ron. Il y a cette étrange brume qui flotte autour de nous…
- Des Détraqueurs, répondit Hermione en chuchotant elle aussi. Elle s'arrêta net et retint le bras d'Harry. Je crois que des Détraqueurs sont la protection de cet Horcruxe, lui dit-elle avec insistance.
- Je ne les aime pas, admit Harry, mais nous savons tous comment effectuer le sortilège du Patronus.
- Harry, tu ne comprends pas. S'il y a des Détraqueurs ici, de quoi se nourrissent-ils? demanda-t-elle, les yeux écarquillés par la peur.
- Alors… Nous devrons faire face à des suceurs d'âmes extrêmement affamés, dit Ron d'un ton sombre.
Harry et Hermione se tournèrent aussitôt vers le rouquin, surpris.
- Qu'est-ce que j'ai dit? demanda-t-il.
- Pourquoi Voldemort ferait-il usage de créatures qui aspirent l'âme des gens pour protéger une partie de son âme? demanda Harry.
- Ça n'a pas de sens, se plaignit Hermione.
- Sauf qu'ils se nourrissent de la joie humaine, dit Harry d'une voix neutre. Penses-tu qu'il y ait beaucoup de bonté dans un morceau de l'âme de Voldemort?
- Probablement pas beaucoup, s'il y en a, admit Hermione. Ce qui fait de nous leurs seules proies.
- Et ils ne se nourrissent pas d'émotions animales, ajouta Ron. Nous le savons grâce à Sirius.
Ils restèrent longuement silencieux, au bruit de l'eau qui dégoulinait.
- Je crois… commença lentement Harry. Qu'ils ne sont pas du tout nourris. Ils risquent d'anéantir quiconque tentant de s'approcher.
- Et c'est exactement ce que tu vas faire, commenta Hermione d'un ton neutre.
- J'ai déjà combattu une centaine de ces maudites choses, répondit sombrement Harry. À nous trois, on devrait s'en sortir.
Exaspérée, Hermione ferma les paupières mais décida tout de même de le suivre Harry qui s'était remis à avancer.
Le brouillard s'épaississait à mesure où ils s'avançaient dans le tunnel. Harry sentait ses pensées s'assombrir et son humeur devenir de plus en plus triste. Tout en combattant son sentiment de désespoir, il s'assura que ses amis allaient bien. Leur expression dévastée ne l'aidait pas vraiment à se sentir mieux.
Les dents serrés, Harry pataugeait dans une autre courbe du tunnel et s'arrêta brusquement. Hermione et Ron n'eurent pas le temps de s'arrêter à temps et les trois amis glissèrent sur la pierre vaseuse avant de tomber dans l'eau.
En tentant de freiner sa chute, Harry avait mis son bras devant lui, souhaitant libérer sa baguette pour ne pas la briser. Plutôt que d'amortir sa chute, il sentit son poignet se briser sous son poids. Il cria, s'écorchant la joue contre une roche qui jaillissait hors de l'eau peu profonde.
La douleur physique s'estompa presque aussitôt pour être remplacée par une douleur émotionnelle et un froid glacial tandis que les Détraqueurs qui l'avaient freiné planaient vers eux.
Il vit des éclairs verts… rouges… il entendit les cris de sa mère… le rire de Voldemort… Il vit Sirius tomber… le corps inerte de Cédric… un brouillard épais… un sifflement… du sang qui coulait… Dumbledore tombant de la tour…
- Harry!
- Tu dois nous aider!
Harry revint suffisamment à lui pour comprendre que Ron le tenait debout, un bras autour de sa poitrine.
- Il y en a beaucoup trop! cria Hermione. Harry, tu dois produire ton Patronus!
Harry se contenta de secouer lentement la tête, assommé.
- Harry! hurla Ron dans son oreille en le secouant violemment. Mais réveille-toi, vieux!
Harry secoua à nouveau la tête, essayant de se concentrer sur les alentours. Une loutre blanche nageait dans une mer de Détraqueurs tandis qu'un Jack Russel Terrier chassait les robes noires des créatures. Ron et Hermione avaient réussi à éloigner les Détraqueurs mais ils revenaient à la charge.
En fermant les yeux, Harry ignora le fait que Ron le tenait toujours pour se concentrer sur une image de Drago. Il se rappela la chaleur de son corps, son sentiment de confort et de sécurité dans ses bras…
En ouvrant les yeux, Harry pointa sa baguette et hurla:
- SPERO PATRONUM!
Le cerf blanc jaillit du bout de sa baguette et chargeait déjà les créatures des ténèbres. Essoufflés, les uns contre les autres, le trio observa les trois Patronus traverser les Détraqueurs jusqu'à ce plus rien ne subsiste d'autre qu'un brouillard très épais.
- Où sont-ils passés ? chuchota Ron d'une voix rauque.
- Ils ne peuvent pas mourir, répondit Hermione en chuchotant également. Ils se reformeront à partir du brouillard.
- Alors on doit faire vite, déclara Harry en se relevant.
Hermione et Ron se tournèrent rapidement vers lui.
- Harry, tu ne peux pas continuer ainsi, protesta Hermione. Tu es blessé!
Il décida de l'ignorer et se remit en chemin tout en pressant son bras contre son ventre. Il n'était pas arrivé aussi loin pour se laisser ralentir aussi facilement. Ron et Hermione tentèrent de lui faire entendre raison mais ils durent se résigner et se posèrent de chaque côté de lui, plutôt que derrière, cette fois.
Ils n'eurent pas beaucoup de chemin à faire et arrivèrent rapidement dans une large caverne. Au milieu se trouvait une sorte de socle en pierre sur lequel avait été posé une coupe dorée entourée d'une aura rougeâtre maléfique.
- Les couleurs de Gryffondor, murmura Hermione. Et la coupe de Poufsouffle.
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(๑˃ᴗ˂̵)و Lalala! Ça avance…:D
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