Une si fragile flamme.

1e partie : le Paradis.

Disclaimer: tous les personnages sont à JK Rowling, sauf ces 8 là: Aurelius, Mireán, Kermar, Eric Sidle, Mathilde Soledango, Adrian Celas, Crimson Lance et Elric. Les poèmes et citations qui sont en tête de chapitres ne sont pas de moi non plus. Et la track-list, c'est juste pour l'ambiance…

Track-list: « Angel », Sarah McLachlan.

"End title", James Horner (BO Le nom de la rose).

NdA: attention, ça brûle !

NdA2: il va y avoir un chapitre parallèle à celui-ci. Mailez-moi si vous voulez savoir où le trouver.

Chapitre 28: Croire (1).

En vertu de l'amour

J'ai dénoué la chambre où je dors, où je rêve,

Dénoué la campagne et la ville où je passe,

Où je rêve éveillé, où le soleil se lève,

Où, dans mes yeux absents, la lumière s'amasse.

Monde au petit bonheur, sans surface et sans fond,

Aux charmes oubliés sitôt que reconnus,

La naissance et la mort mêlent leur contagion

Dans les plis de la terre et du ciel confondus.

Je n'ai rien séparé mais j'ai doublé mon cœur.

D'aimer, j'ai tout créé: réel, imaginaire,

J'ai donné sa raison, sa forme, sa chaleur

Et son rôle immortel à celle qui m'éclaire.

Paul Éluard.

- Hé, va doucement ! s'exclama Snape sous le coup de la surprise.

La jeune femme qui se tenait devant lui le lâcha.

- Désolée. Je ne voulais pas te faire mal.

Le professeur posa son sac et la prit dans ses bras.

- Ce n'est pas grave. J'adore quand tu le fais. J'ai pris ça pour toi en cours de route, ajouta-t-il en lui tendant le bouquet J'espère qu'elles te plaisent.

- Severus, tu n'aurais pas dû ! Elles sont magnifiques. Mais pourquoi ?

- Ça fait un mois aujourd'hui, Mathilde.

- Si tu savais comme tu m'as manqué.

- Toi aussi. J'ai cru que je n'arriverais jamais à me libérer. Deux élèves se sont battus juste avant mon départ, et j'ai dû les séparer. J'ai failli rater mon train.

- Au pire, tu aurais transplaner jusqu'ici.

Il se débarrassa de son manteau pendant qu'elle mettait les fleurs dans l'eau.

- Mathilde ?

- Oui, Severus ? dit-elle en passant la tête par l'entrebâillement de la porte de la cuisine. Il y a un problème ?

- Je vais tout leur dire. Comme ça, tu pourras venir avec moi.

- Tu n'es pas obligé. Nous en avons déjà discuté. Si tu préfères ne pas ne parler pour l'instant, ça ne me dérange pas.

Snape embrassa Mathilde sur le front.

- C'est important pour moi. Et tu serais plus en sécurité à l'école qu'ici.

Elle repoussa brusquement le professeur de potions et courut dans le couloir. Quand elle ressortit de la salle de bain, elle était essoufflée et tremblait sur ses jambes.

- Tu vas bien ? demanda Severus, inquiet.

- Je pourrais aller mieux. J'ai dû manger quelque chose qui n'était pas frais (2).

- Raison de plus pour venir à Poudlard. Je n'ai jamais entendu quelqu'un se plaindre de la nourriture.

- Ne te moque pas. Ce n'est pas drôle.

- Je ne me moque pas. Surtout que je voulais t'emmener dîner au restaurant ce soir. Ce sera pour une autre fois.

- On a mieux à faire, lui glissa-t-elle dans l'oreille en l'enlaçant.

- Tout à fait d'accord.

Mathilde prit Severus par la main et l'attira dans le salon.

- Alors, mademoiselle Soledango, qu'avez-vous donc prévu de si important ?

- Ne m'appelle plus comme ça. Tu sais que ce n'est plus mon nom.

Il lui caressa le visage, dégageant une mèche de cheveux noirs qui lui tombait dans les yeux.

- Désolé, ça m'a échappé.

- Ferme les yeux et donne-moi tes mains.

- Qu'est-ce que tu me réserves ?

- Chut.

Elle lui ferma la bouche par un baiser.

- Et ce n'est que le début, chuchota-t-elle avant de lui mordiller le lobe de l'oreille.

- Si tu me prends par les sentiments…

Mathilde guida les mains de Severus sous son pull, qui alla s'écraser mollement sur le sol quelques secondes plus tard. Elle déboutonna la chemise, qui prit le même chemin que le pull.

- Tu triches. Je vois ton œil, déclara-t-elle en fronçant les sourcils.

- D'accord, j'arrête.

Elle entreprit d'explorer le torse du professeur centimètre par centimètre en le caressant et en l'embrassant. N'y tenant plus, il la plaqua contre le mur et enfouit son visage dans son cou.

- Tu as une odeur affolante (3).

- Cannelle. Je sais que tu adores ça.

Elle déboucla la ceinture du pantalon de Severus et le fit glisser le long de ses jambes. Le professeur en fit autant, et ils se retrouvèrent presque nus. Il ouvrit les yeux et contempla le visage souriant de Mathilde.

- Maintenant, Severus.

Il lui ôta ses sous-vêtements et retira son boxer. Il la souleva doucement et, tout en l'embrassant sur la gorge, se fondit en elle. La jeune femme se cambra sous l'effet du plaisir et s'agrippa un peu plus en resserrant ses jambes autour de la taille de Snape. Á chaque coup de rein, elle rejetait la tête en arrière et quand enfin Severus se libéra en elle, elle dut se retenir pour ne pas crier. Il la reposa à terre, et ils se laissèrent glisser le long du mur, épuisés mais heureux.

Elle posa la tête sur les genoux de Snape, ses longs cheveux lui chatouillant les cuisses. Le professeur éclata de rire.

- Tes cheveux me chatouillent.

- Oh. Désolée.

- Laisse. Tu devrais les détacher plus souvent. Ils me font penser à un poème de Baudelaire, dans les « Fleurs du mal »4.

- C'est un de mes préférés.

- Je sais. Á moi aussi.

Snape soupira.

- J'aimerais pouvoir stopper le temps et rester comme ça avec toi.

- Je te trouve bien sérieux, tout à coup.

- Je veux te protéger, Mathilde. Je t'aime plus que tout, et je ne veux pas te perdre.

- Severus, la guerre qui se prépare n'aura pas lieu en plein cœur de Londres.

- On voit bien que tu ne connais pas Voldemort personnellement. Je l'ai trahi, et il me le fera payer au prix fort.

Elle frissonna en entendant le nom du mage noir.

- Je ne l'ai jamais rencontré, mais il a fait beaucoup de dégâts parmi les sorciers de mon pays aussi.

Elle lui prit la main et l'embrassa.

- N'aies pas peur. Je suis assez grande.

Ils restèrent assis par terre quelques minutes, savourant le contact de leur peau. Le professeur toucha doucement l'épaule de Mathilde.

- Tu n'as pas faim ?

- Si, un peu.

- Alors ne bouge pas. Je m'occupe de tout.

La jeune femme se rhabilla et alla se lover sur le canapé en attendant que Severus ait fini. Un parfum délicieux sortit de la cuisine et se répandit dans la maison. Snape revint avec deux assiettes.

- Goûte-moi ça.

- Qu'est-ce que c'est.

- C'est un secret.

- Je suis sûre que j'arriverai à te faire parler, lui dit-elle, un sourire en coin.

- Difficile de résister à une tentation pareille…Au fait, demanda Severus entre bouchées, ça te dirait qu'on pousse jusqu'à Hyde Park. Je crois qu'il y a un concert cet après-midi.

- C'est une excellente idée.

- Dans ce cas, adjugé vendu !

Ils finirent de manger, s'habillèrent chaudement et sortirent dans les rues animées de la capitale. Ils passèrent le reste de la journée à l'extérieur, flânant comme n'importe quel couple d'amoureux.

- Attends ! dit subitement Mathilde quand elle aperçut un clochard au coin de la rue. Je peux au moins faire ça.

Elle sortit un peu de monnaie et alla lui donner. Elle retrouva ensuite Severus, qui était resté en retrait, puis ils rentrèrent.

- Oui, tu peux au moins faire ça, murmura le clochard lorsqu'ils furent partis. Mathilde est très belle, Severus. Dommage…

Il se leva, s'engagea dans une impasse et disparut dans un craquement sonore.

dbdbdb

Mathilde mit un disque dans la chaîne et la musique s'éleva dans la chambre.

- Severus, tu peux venir, s'il te plaît ?

- J'arrive. Qu'est-ce que…

Snape s'arrêta net en entrant dans la pièce. La jeune femme n'avait plus qu'un tee-shirt sur le dos.

- Je crois qu'on est allé un peu vite, ce matin. Tu ne penses pas ?

- Si. Mais j'en avais tellement envie.

- Et tu comptes me faire quoi ?

- Approche, tu verras bien, répondit le professeur de potions en faisant un signe de la main.

Elle s'avança, marchant en rythme avec la musique. Quand Severus fut près de l'attraper, elle recula et se laissa tomber sur le lit. Snape la rejoignit, la dominant de toute sa hauteur.

- Ah tu le prends comme ça? Attends un peu !

Severus fit basculer Mathilde sur le dos et l'immobilisa sous son poids.

- Tu fais moins la fière, maintenant, dit-il en souriant.

- Je suis morte de peur, Severus Snape.

Le sourire du professeur se figea, et il regarda la jeune femme dans les yeux.

- Ne redis jamais ça !

- Jamais quoi ? Que je suis mor…

Mathilde n'acheva pas sa phrase, Snape l'ayant fait taire par un baiser. Elle enroula les bras autour de son cou après avoir ôté son tee-shirt. D'un mouvement de hanches, elle se retrouva assise sur le professeur.

- Je crois que tu n'as pas besoin de tes vêtements.

D'un geste de sa part, le pantalon, la chemise et le caleçon allèrent atterrir dans un coin.

- Là, c'est toi qui fait moins le malin, rétorqua-t-elle en se penchant sur lui.

Severus posa ses mains sur les hanches de Mathilde. Il la pénétra, et elle commença à bouger lentement. Il se redressa et l'embrassa en lui mordillant les lèvres. Elle glissa ses doigts dans les cheveux du professeur, l'attirant un peu plus vers elle. Les va-et-vient se firent plus frénétiques, et Mathilde enfonça ses ongles dans l'épaule de Severus, qui grimaça.

- Pourquoi…

- Tais-toi, lui répondit Snape, haletant. Pas maintenant.

Une vague de plaisir l'envahit brutalement, et Severus retomba sur le matelas, essoufflé. Mathilde se retira, avant de rouler sur le dos à côté de lui. Posant sa tête sur la poitrine du professeur, elle ferma les yeux.

- Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu avais mal à l'épaule ?

- Ce n'est pas très important.

- Au contraire. Montre-moi ton dos.

Ils se redressèrent sur le lit.

- Mais comment tu t'es fait ça ? s'exclama la jeune femme en voyant les hématomes sur les épaules de Severus.

- C'est le Saule Cogneur qu'il y a dans le parc. Je n'ai pas été assez rapide la dernière fois que je suis rentré. Et je n'allais pas demander à l'infirmière de me soigner.

- Ça doit te faire un mal de chien. Attends-moi là, je reviens.

Elle disparut dans la salle de bain, et Snape l'entendit fouiller un des placards Elle revint en tenant un petit pot dans les mains.

- Mets-toi sur le ventre.

Elle prit une dose de crème qu'elle étala sur ses paumes, et elle commença à masser le dos de Severus.

- Ça va mieux ? demanda la jeune femme.

- J'adore le contact de tes mains, Mathilde, murmura le professeur qui était en train de s'endormir sous la caresse.

Quand elle eut fini, elle se lova dans ses bras.

- Tu sais, je crois qu'on devrait réessayer, pour ta Marque, dit-elle à voix basse.

- Ce n'est plus la peine. Je suis sûr qu'elle disparaîtra quand Voldemort aura été définitivement vaincu.

Mathilde joua un instant avec une mèche de cheveux de Severus, puis ils sombrèrent tous les deux dans un sommeil sans rêves.

dbdbdb

Elle rouvrit les yeux quelques heures plus tard. La chambre était plongée dans l'obscurité la plus complète, et Severus n'était plus avec elle. Mathilde alluma la petite lampe de chevet et sursauta. Snape était assis au bord du lit, la fixant de son regard sombre.

- Désolé, je ne voulais pas t'effrayer, lui dit-il en frôlant sa joue du bout des doigts.

Un sourire éclaira son visage.

- J'aime te regarder dormir. Tu es si paisible.

Mathilde lui tendit la main.

- Viens te coucher, sinon tu seras trop fatigué pour assurer tes cours lundi matin.

- Tu oublies que j'ai encore demain.

- Peut-être, mais tu ne tiendras pas si tu continues comme ça.

- Tu as raison.

Severus se glissa contre le corps de Mathilde avec délice, puis elle éteignit la lumière.

- Mathilde ?

- Mmmmh ?

- J'irai voir Albus Dumbledore lundi à la première heure.

Et il se rendormit, le nez plongé dans la chevelure de la jeune femme.

1 Le titre est en référence à une chanson de Natasha St Pier.

2 En fait, c'est autre chose…

3 Je crois que j'ai trop regardé Hellsing.

4« La chevelure », un des plus équivoques…

Prochain chapitre: Ron se tait et Harry va trouver McGonagall.