Joyeux Noël à toutes, je suis sure qu'il vous manquait ce chapitre au pied du sapin.

Merci pour vos messages. Merci à Aussidagility, Rose1, Flopy69, Marine Elya, Keshya, Mimieloo, pour vos messages qui sont aussi les bienvenus.

Merci à SBRocket, Mutinecherry et Ptitewam pour leur aide.

Ils sont enfin là, Sophia et Roman, on laissera de côté les deuxièmes prénom, et on découvre Edward tout naturellement papa.

Cette histoire appartient à Johnnyboy7 et que je n'en suis que la traductrice. Elle s'adresse à un public adulte, donc dix-huit ans et plus.

There Will Be Freedom – traduction

Chapitre 27 : Santé

Health

EDWARDS POV

Human freedom involves our capacity to pause, to choose the one response toward which we wish to throw our weight."-Rollo May

All things Twilight related belong to Stephanie Meyer


Les yeux bleu clair de ma fille me regardaient depuis la tonne de couvertures dans lesquelles elle était emmaillotée. Ma fille.

C'était encore la chose la plus étrange que je n'ai jamais dite. Elle était mienne et je l'aimais. Je les aimais tous les deux. Je ne savais pas comment c'était possible parce que je n'avais pas senti de connexion avec les bébés avant mais avec eux vraiment là devant moi, je ne pouvais m'en empêcher. Ils m'attiraient et me captivaient pleinement, tout en étant là que depuis seulement six heures. Théoriquement, je comprenais l'amour mais je ne l'avais jamais ressenti pour quelqu'un d'autre que Bella. C'était différent. Je ne voulais pas seulement protéger mes bébés mais leur apprendre et prendre soin d'eux et... juste les regarder.

Toutes mes inquiétudes et mes craintes étaient encore là mais j'avais décidé qu'elles n'avaient pas d'importance. J'étais père. Il n'y avait rien que je puisse faire à propos de ça. Je devais juste apprendre au fur et à mesure. Ce que je savais faire.

Sophia était née la première. La plus parfaite petite fille de tous les temps. Dès qu'elle s'était réveillée et avait commencé à bouger, j'avais réalisé qu'elle était tout aussi fougueuse que son frère. Ils avaient tous les deux beaucoup d'énergie et étaient très curieux de ce monde nouveau. Roman était petit mais je savais qu'il grandirait. Le médecin l'avait actuellement placé dans une couveuse dans une autre pièce. Il avait juste besoin de temps supplémentaire.

Ils avaient été mesurés et pesés. J'étais resté près, à tout regarder avec un œil attentif. Je n'aimais pas la façon dont les infirmières étaient brusques.

J'étais encore très mal à l'aise avec tous les deux. Je ne savais pas tenir Roman ou Sophia quand ils étaient réveillés. C'était juste bizarre, mais j'essayais. Je voulais montrer à Bella que j'étais un bon père mais quand les bébés étaient actifs, je devenais très inquiet pour leur sécurité dans mes bras. L'alimentation aussi était étrange. Bella les avait allaités pour la première fois et les bébés s'étaient immédiatement mis au sein mais je me sentais vraiment inutile. Je ne savais pas quoi faire.

Et la toilette après... qu'ils aient fait leur affaire n'était pas une option. Je savais mettre une couche sur une pastèque et savais comment fixer les rabats sur un ballon gonflé sans même le faire couiner, mais les bébés étaient réels. Ils n'étaient pas des pastèques et ils n'étaient pas des ballons. C'était la chose la plus dégoutante que je n'aie jamais vue. Il y avait des fluides qui sortaient de chaque orifice et je ne savais pas comment contrôler tout ça. Je craignais d'avoir peut-être besoin d'un peu plus d'entrainement.

Bella dormait actuellement, essayant de se reposer avant d'être assaillie par la famille qui avait déjà vu les bébés. Il y avait une cinquantaine de personnes dans la salle d'attente mais je leur avais fait reporter à tous leurs visites. Bella avait besoin de repos. Elle avait géré cela extrêmement bien pour une nouvelle maman, s'adaptant immédiatement aux bébés. Je supposais que je finirais par y parvenir.

Sophia était bien éveillée, étirant ses jambes et tirant ses bras au-dessus de sa tête. Elle était très intéressante à regarder. Je ne savais pas si je devais lui dire quelque chose mais je supposai qu'elle attendait d'entendre ma voix. Je me rendis compte que je n'étais pas un père qui roucoulait et s'extasiait sur ses enfants inutilement, et cela rendait ça plus difficile même. Je ne savais parler qu'aux adultes.

Je me raclai la gorge. "Bonjour. Je m'appelle Edward. Je suis ton père."

Elle s'étira à nouveau.

"Ton nom est Sophia."

Je me demandai si elle me comprenait. Probablement pas.

"Euh, eh bien tu viens de naître et ton frère est au bout du couloir. Il va bien. Je le surveille mais le médecin a dit qu'il a besoin d'un peu plus de temps. Ne t'inquiète pas."

Sophia ouvrit la bouche et y colla sa main.

"Ta maman s'appelle Isabella." Je sortis mon portefeuille et y trouvai une photo que je gardais là, la montrant à Sophia. "Là c'est elle. Tu lui ressembles assez, je pense. Je ne suis pas vraiment sûr à qui tu ressembles pour être honnête."

Alors que je continuais à parler, cela devint plus facile. Cela me fit me sentir mieux. Je réalisai que je lui parlais comme si elle était une adulte, mais c'était la seule façon que je connaissais. C'était plus aisé. Heureusement, j'avais beaucoup de photos pour pouvoir poursuivre la conversation.

"Et là ce sont tes grands-parents," Je lui montrai. "Ils ne sont pas ici. Je ne sais même pas s'ils sont au courant que tu es là, mais tu les rencontreras un jour. Mon père, Carlisle... Eh bien, il faut du temps pour s'y habituer. Esmé, c'est ma mère, elle est très gentille sauf si tu la fâches. Elle va t'adorer."

J'entendis un petit rire de l'autre côté de la chambre et levai la tête pour voir Bella me sourire.

"Quoi?" demandai-je, confus.

"Je pense qu'elle s'est endormie. Elle l'est depuis environ une heure."

"Oh, je ne savais pas." Je rangeai mes photos. "Ils dorment beaucoup, je présume."

"Yep, et mangent."

Je me levai de ma chaise et allai vers Bella. "Comment vas-tu?"

"Je vais bien. Endolorie, mais bien. Est-ce que Roman va bien?"

"Oui." Je hochai la tête. "Le Dr Martin dit qu'il ira très bien. Il va venir nous parler dans un moment."

"Nous l'avons fait." soupira Bella. "Nous sommes parents."

"Dieu, je sais." Je passai une main dans mes cheveux. "C'est arrivé si vite."

"Tu n'étais même pas là pour les mauvais moments."

"Est-ce que tu te moques de moi? Bella, j'ai vu des choses qu'aucun homme ne devrait être autorisé à voir. Pourquoi ne m'as-tu pas averti?"

"Je t'avais dit de regarder ce DVD. On nous l'avait donné pour une bonne raison."

"Je n'arrive pas à croire que j'ai failli rater la naissance de nos enfants. J'ai dû appeler l'hélicoptère pour venir et me sortir du trafic sur la I-55. Il a littéralement atterri sur un mini-van et j'ai sauté dedans."

"Pourquoi y avait-il du trafic à deux heures du matin?" rit-elle, encore légèrement ivre à causes des médicaments.

"Je ne sais pas, Bella."

"Tu vas probablement bientôt aller en prison pour cela."

"Je m'en fiche."

"Eh bien, pas moi. Je n'élève pas deux bébés sans toi." Elle saisit ma main, me tirant vers le lit. "As-tu même dormi ou mangé?"

"Non. J'ai diverti Sophia."

"Elle t'adore. Elle n'a pas pleuré une fois quand tu lui parlais. Tu as endormie cette pauvre petite chose."

"Je l'aime bien aussi," avouai-je.

Il y eut un coup frappé à la porte et Alec passa la tête. "Bonjour. Je viens juste voir mes filleuls. Où sont-ils?"

"Endormis. Tu peux revenir plus tard," dis-je.

"Je peux au moins regarder." Alec se pencha au-dessus du berceau. "Bookie, bookie, bookie, boo."

"Hé, pas de ça." Je le poussai plus loin. "Elle ne réagit pas au langage de bébé."

"Bien sûr que si. C'est un bébé."

Quand Alec se mit à faire des grimaces, je laissai tomber. Il était incorrigible.

Bella s'agitait et tirait sur sa couverture, alors je supposai que quelque chose se passait.

"Qu'est-ce qui ne va pas?" Je m'assis au bord du lit.

"Je veux voir Roman. Est-ce qu'il va bien?"

"Je peux vérifier si tu veux."

"Je veux le voir." Bella repoussa les couvertures mais je l'empêchai de bouger.

"Je ne veux pas que tu te déplaces là tout de suite. Reste ici. Je vais chercher le médecin."

Je quittai la chambre et trouvai le Dr Martin à la nurserie. Je ne pensais pas qu'il ait quitté l'hôpital depuis que j'étais là et je pensais qu'il avait peut-être un peu peur de moi. Je lui demandai si nous pouvions voir Roman, et il dit que ce serait bien.

Je fis rouler Bella en fauteuil dans le couloir jusqu'au service néonatal de soins intensifs. Ils étaient tous si petits. Roman était à l'arrière, dans sa petite couveuse. Il était endormi, sa petite poitrine montait et descendait.

"Est-ce qu'il va aller bien?" Bella mit sa main sur la protection en plastique.

"Il ira très bien, Mme Cullen," répondit le Dr Martin.

"Regarde tous ces fils, Edward." renifla-t-elle. "On dirait qu'il souffre."

"Bella, il a juste besoin d'un peu de temps pour se développer. Il va être bien pris en charge."

Elle hocha la tête mais ne parut pas convaincue.

~ TWBF ~


"Bella, nous ne pouvons pas prendre tout cela." grognai-je, essayant de fourrer le gros ours en peluche dans un sac qui était déjà rempli à ras bord avec les cadeaux des bébés.

"Nous le devons." Elle vint et m'aida. "Ceci est de la part de ma mère. Elle serait effondrée si nous ne le gardions pas."

"Très bien, c'est bon, mais ne pouvons-nous pas nous débarrasser des ballons?"

"Non, je crois que Sophia les aime bien."

Notre fille était actuellement dans son porte-bébé, les yeux captivés par un ballon brillant gonflé à l'hélium. Elle fixait cette chose depuis au moins une demi-heure. J'avais dû la pousser du doigt pour m'assurer qu'elle respirait encore.

Cela faisait un mois et elle devenait pour moi de plus en plus fascinante chaque jour.

Roman avait certains problèmes de santé qui nous empêchaient de rentrer chez nous pendant encore deux semaines, alors nous étions coincés dans cette putain de ville jusqu'à ce qu'il aille mieux. Même actuellement, il devait rester en observation, quatre semaines après sa naissance, juste pour être sûr qu'il était fort. Bella avait été examinée également et nous avions dû laisser Roman derrière. Elle n'aimait pas ça du tout, mais il n'y avait rien que nous puissions faire. Nous lui rendions visite tous les jours et la famille apportait encore plus de cadeaux pour Roman comme un encouragement pour qu'il aille bien. Il y avait des ballons, des animaux en peluche, des fleurs, des jouets: cela devenait ridicule.

Il était un peu en meilleure santé mais le médecin voulait qu'il grandisse encore un peu. Il estimait que dans environ deux semaines nous pourrions le ramener chez nous comme nous l'avions fait pour Sophia.

Alors nous étions là, à empaqueter encore une fois et à essayer de trouver la meilleure façon de transporter tout ce qui nous avait été offert. Des centaines de bodys bleus et roses de la part d'Alice étaient tous fourrés dans des sacs. Renée avait apporté avec elle pour des centaines de dollars de jouets de Floride, tous semblant présenter des sortes de risques.

Alors que Bella commençait à reprendre des forces, elle devenait de plus en plus stressée du fait que nous n'avions pas vraiment d'endroit que nous puissions appeler chez nous. J'essayais de lui expliquer que nous avions de nombreuses résidences mais elle voulait une maison. Malheureusement, la construction de la nouvelle ne serait pas finie avant un moment. Pour le moment, la maison du lac ferait l'affaire.

"Edward, nous devons nous assurer que les bébés aient assez de biberons." Renée aidait Bella, pliant les habits de bébé, "Une fois que Roman rentrera, tu devras avoir le double de tout. As-tu assez de biberons?"

"Je suis sûr que oui." dis-je, pas vraiment inquiet de cela. Katy Nana avait approvisionné la maison avec suffisamment d'affaires de bébé pour fournir une armée.

"Je crois que j'ai oublié quelque chose." Renée se tapotait le menton. "Oh, je dois appeler ton père, Bella. Il voulait des nouvelles."

"Dis-lui que je vais bien."

Renée quitta la chambre en composant le numéro sur son téléphone.

"Tu ne veux pas lui parler?" demandai-je.

"Non."

Charlie m'avait appelé au moins dix fois depuis que les bébés étaient nés, me suppliant de lui passer Bella. Chaque fois que je le lui demandais, elle refusait.

Je ne sais pas si c'était parce que j'étais père maintenant ou si j'étais juste devenu sentimental pour sa cause, mais les arguments de Charlie commençaient à prendre du sens. Je ne disais pas que j'étais d'accord avec tout ce qu'il lui avait hurlé la dernière fois qu'ils s'étaient parlé, mais il voulait juste ce qu'il y avait de mieux pour sa fille et je ne pensais pas que c'était moi. Il ne m'aimerait jamais. J'étais d'accord avec ça. Je lui avais dit de juste donner du temps à Bella.

"Bella, il veut juste voir les bébés. Il est leur grand-père, après tout."

"Je lui parlerai quand tout sera calmé ici. S'il y tenait vraiment, il serait venu ici."

"Pourquoi, pour que tu puisses le jeter dehors à nouveau?"

"Prends-tu son parti?" me retourna-t-elle, en colère et énervée.

"Non, j'essaie juste de lui donner un break."

"J'ai juste besoin de réfléchir à cela d'abord. Il m'a dit des choses blessantes sur lesquelles je ne suis pas encore passée." Elle continua à plier.

Je passai mes bras autour de la taille de Bella, essayant d'apaiser son malaise évident. "Tu te stresses beaucoup trop."

"Je ne peux pas m'en empêcher. J'ai tellement de choses à l'esprit et je dois être inquiète pour Roman mais Charlie n'arrête pas d'appeler, nous n'avons pas de maison, Renée me rend cinglée et toi... eh bien, tu es parfait."

"J'essaie."

Elle m'embrassa sur le menton. "Edward, j'ai une confession à te faire."

"Et qu'est-ce que c'est?"

"J'ai l'impression d'être une mauvaise mère."

"Tu n'es mère que depuis un mois. Je pense que tu dramatises un peu."

"Je ne crois pas que je devrais laisser Roman ici tout seul?"

"Bella, nous en avons discuté des centaines de fois."

"Et s'il a besoin de moi? Et s'il se met à pleurer?"

"Chérie, écoute-moi," je pris son visage dans mes mains, "J'ai pris toutes les précautions nécessaires pour qu'il soit en sécurité."

"Mais..."

"Mais rien. Nous avons deux gardes du corps qui le surveillent tout le temps, le Dr Martin prendra contact avec moi si quoi que ce soit arrivait, nous pouvons le voir aux heures normales de visite et j'appellerai heure par heure si tu le veux."

"J'ai juste l'impression de ne pas être bonne."

Renée m'avait averti à ce sujet. Bella était devenue hyper protectrice à un point de pure folie, surtout avec Roman. Elle ne voulait pas quitter la chambre jusqu'à ce que je la tire au loin pour manger ou nourrir Sophia. Je comprenais ça, bien sûr, mais il y avait quelque chose concernant l'amour d'une mère qui était très, très fort. C'était obsessionnel.

"La maison du lac est à seulement dix minutes et il ne sera là que pour une semaine environ." dis-je, "Tu n'as pas dormi plus d'une heure depuis qu'ils sont nés et tu as besoin de simplement respirer."

Elle soupira, "Tu as raison. Je suis irrationnelle. J'ai besoin de me concentrer sur autre chose. Comment te portes-tu?"

"Concentre-toi sur autre chose que ça." Je m'écartai d'elle, rassemblant quelques affaires de plus.

"As-tu vu le médecin depuis?"

"Oui, il a dit que j'allais bien." mentis-je.

"Edward, ce n'est pas une plaisanterie. Tu as visiblement mal. Tu peux à peine marcher sans grogner de douleur."

"J'ai été soufflé par l'explosion, Bella. L'as-tu oublié? Les gens ne sont pas censés y survivre."

"Mais toi si, heureusement. Tu ne survivras pas beaucoup plus longtemps si tu continues à jouer avec ta santé."

Je toussai.

"Et ça." Elle me poussa, "Tu as du mal à respirer depuis un moment. Ça commence à me faire peur."

"Je ne suis pas un vieillard."

"Mais tu as mal. S'il te plait, laisse juste le Dr Martin t'examiner."

"Très bien." Je lançai les mains en l'air, "Je le laisserai me palper jusqu'à ce que je ne puisse plus respirer."

"C'est tout ce que je te demande." Bella sourit comme si elle avait gagné à la loterie, "Sophia, tu restes là et tu surveilles Papa pendant que je vais chercher le docteur."

Elle quitta la pièce et je roulai plusieurs fois des yeux à ses pitreries, "Voilà pourquoi elle fait peur aux gens." dis-je à Sophia qui dormait maintenant, "Ta mère a un problème à toujours vouloir faire à son idée. J'ai peut-être alimenté ce besoin ces deux dernières années, mais... Tu comprendras bien assez tôt."

Je regardai ma fille. Elle était vêtue d'une chose rose des plus ridicules qui pourrait être trop chaude. C'était une des créations de Katy Nana, avec un bonnet qui avait un pom-pom odieux dessus.

"Tu as l'air ridicule, bambina." Je passai mon index sur sa joue potelée. Je ne pensais pas que je me sentirais même comme ça pour quelqu'un, mais mes enfants faisaient fondre mon cœur. Était-ce normal pour les pères? Y avait-il un groupe de soutien pour des hommes comme moi? Je devais examiner la question.

Bella revint avec le Dr Martin dans son sillage quelques minutes plus tard.

"Alors, Edward, j'ai entendu dire que vous avez besoin d'un examen médical." Il mit ses lunettes.

"Je n'ai besoin de rien. Ma femme insiste." Je m'assis sur le lit.

"Très bien, alors. C'est le bon moment." Il écrivit sur un bloc-notes, "Mme Cullen, pouvez sortir de la chambre, s'il vous plait."

"Bien sûr. Je serai juste à l'extérieur, à préparer la voiture." Elle saisit le porte-bébé de Sophia et sortit."

"Y a-t-il moyen que je puisse vous payer pour l'apaiser?" demandai-je avec espoir.

"Ce serait à l'encontre de mon serment d'Hippocrate. Non seulement ça, mais elle semble avoir une inquiétude sincère pour votre santé. Quelque chose que je devrais savoir? Et veuillez être honnête, M. Cullen. Je ne peux pas vous aider si je ne sais pas ce qu'il se passe."

Je soupirai, "Il y a environ trois ans, j'ai été impliqué dans un accident de moto. Ce n'était pas assez sérieux pour nécessiter une intervention chirurgicale mais cela me cause des douleurs de temps à autres."

"En haut ou en bas du dos?"

"En bas, et principalement du côté droit."

Il hocha la tête, écrivant quelque chose, "Autre chose?"

"Eh bien, J'ai eu... un problème il y a peu près deux mois qui a à nouveau secoué mon dos et maintenant j'ai une raideur dans la jambe droite."

"Faites-vous allusion à votre maison qui a été soufflée?"

Je lui lançai un regard noir.

"Je lis les journaux, M. Cullen. Je ne suis pas ignorant." gloussa-t-il.

"Votre suffisance est injustifiée et très désagréable. Je peux vous faire retirer votre licence en une minute si je veux."

Il se racla la gorge, "Autre chose vous perturbe?"

"J'ai une mauvaise toux. Probablement causée par des années de tabagisme et la fumée que j'ai inhalée en rampant à travers.

"Très bien. Pouvez-vous retirer votre chemise?"

Je fis ce qu'il dit et ses mains froides tâtèrent mon dos, poussant et pressant à différents endroits. Il émit des sons désapprobateurs, aucun d'eux n'étaient encourageants. Je restai tranquille, le laissant terminer son examen.

"Prenez-vous des médicaments?" demanda-t-il.

"Euh, pas mal. Principalement contre la douleur." J'énumérai la liste.

"Pouvez-vous vous allonger sur le dos, s'il vous plait?"

Je fis comme il m'indiquait. Il souleva ma jambe droite et je sifflai, "Qu'est-ce qui bordel ne va pas chez vous?"

"M. Cullen, votre flexibilité est très faible." Il indiqua sa désapprobation par des tss-tss, "Quels sont vos exercices hebdomadaires habituels?"

"Natation, course à pieds, poids, escrime." dis-je.

"Pour un homme de votre âge, vous êtes en bonne santé, sauf pour ce qui est évident, mais vous avez un tendon dans le bas du dos qui vous provoque des tiraillements. Je ne suis pas kinésithérapeute alors je ne saurais pas vous dire comment vous y prendre pour faire face à cela, mais je vous suggèrerais de vous étirer avant les exercices."

"Je le fais."

"Plus, M. Cullen. Votre jambe aussi m'inquiète."

"Qu'est-ce qui ne va pas avec elle?"

"Je vais dire à votre femme que c'est juste une entorse pour qu'elle ne s'inquiète pas."

"Merci." dis-je, reconnaissant.

"Je crois que vous pourriez avoir un os fracturé. Je ne peux pas en être sûr sans radio, mais ce serait mon diagnostic. Vous devriez probablement la ménager pour le moment."

"Ça semble sérieux."

"C'est très sérieux. Vous pourriez avoir besoin d'une opération puisque il est probablement trop tard pour un plâtre. Le mal est fait."

"Je ne veux pas d'opération."

Il hocha la tête comme s'il attendait cette réponse, "Alors une canne, peut-être?"

"Une canne? Pour quoi faire?"

"Pour que vous puissiez marcher convenablement. Au moins jusqu'à ce que l'os se guérisse tout seul. Juste pour soulager le stress."

"Je ne vais pas avoir une canne."

"Six à huit semaines, à tout casser." m'assura-t-il.

"Non."

"Très bien." Il griffonna quelque chose d'autre.

A ce stade, j'étais fatigué de ce bilan médical.

Il me fit une prise de sang, prit ma température, m'ausculta avec un stéthoscope froid; tout le cirque. Sa conclusion: j'avais besoin de faire un break. Mon corps ressemblait à celui d'un homme de soixante ans au lieu de mes trente. Ce n'était pas bon. Il commença à lancer des mots dingues comme "sabbatique" et "vacances". Ces mots qui n'appartenaient pas à mon vocabulaire quotidien et que je lui interdis de prononcer devant Bella.

Quand je marchais... boitais vers la sortie de l'hôpital, transportant l'essentiel des sacs avec les affaires de bébé, j'étais irrité. Amun me les prit quand j'atteignis le coffre d'une voiture que nous utilisions ces jours-ci.

"Comment vous portez-vous, monsieur?"

"Je vais bien," dis-je sèchement.

Il eut l'air de savoir que je mentais mais ne dit rien.

Bella sanglait le porte-bébé d'une Sophia encore endormie à la banquette arrière.

"Un autre tour en voiture. Es-tu excitée, Sophia?" demanda-t-elle, "Nous rentrons à la maison."

Je gloussai, "Tu vas finir par l'agacer."

"Non." Bella essaya d'installer notre fille. Elle se réveilla lentement.

Renée se faufila derrière moi surgissant de nulle part, "Bella, ton père t'envoie ses bons vœux."

"Ah oui?"

"Oui. Il veut venir pour Thanksgiving."

"Peut-être." Bella ferma la porte après qu'Amun soit monté à l'arrière avec Sophia, "J'y réfléchirai."

"C'est ce que je lui ai dit." Elle me fourra un autre sac, "Je vais acheter plus d'affaires. A plus tard."

"Maman, nous n'avons besoin de rien d'autre." gémit Bella.

"D'accord," Renée m'embrassa sur la joue, me prenant complètement par surprise et sauta presque dans une voiture que nous lui avions fournie. Elle refusait de se faire conduire en ville. Elle sortit du parking comme une folle.

"Bella, nous devons nous débarrasser de ta mère. Je pense qu'il ne me reste qu'une semaine de patience."

"Et moi, trois jours." Elle grimpa sur le siège avant, "Rentrons à la maison."

Amun porta les dernières affaires à l'intérieur, juste au moment où Sophia commença à piailler pour de l'attention.

"Je crois que quelqu'un a besoin de changer de couche." dit Bella, me la tendant, "Peux-tu t'occuper de ça? Je dois préparer le biberon."

Elle partit avec précipitation dans la cuisine me laissant avec une Sophia en pleurs qui avait clairement besoin d'être changée. Elle puait à des sommets élevés.

"Doux Seigneur, femme. Nous devons travailler là-dessus." Je secouai la tête.

Je n'avais pas encore changé de couches. Je m'étais toujours trouvé une excuse pour ne pas pouvoir et avec tous les gens qui voulaient vraiment changer les bébés, je pense que personne ne l'avait remarqué. Je savais le faire en théorie, cependant.

"Bon, rendons cela juste aussi simple que possible." Je l'installai sur la table dans le coin qui avait été spécialement prévue pour ce genre d'affaires.

Je pris une profonde respiration et déshabillai lentement Sophia. Elle sembla se calmer une fois que cet horrible body lui fut enlevé mais elle gigotait encore comme un poisson hors de l'eau.

"Monsieur, je pense que vous avez besoin de ceci." Amun me tendit une boite de lingettes.

"Juste." J'en tirai une quand je défis sa couche.

Je faillis vomir. Je ne pouvais pas supporter ça. Il y en avait tellement... il y en avait partout. Je détestai penser que quelque chose d'aussi simple qu'un caca de bébé puisse me vaincre, mais ceci était probablement la pire chose que je n'avais jamais rencontrée.

Amun recula, "je vais voir si Mme Bella a besoin d'aide."

"Couard." marmonnai-je alors qu'il partait en courant.

Sophia s'était calmée depuis et me regardait d'un air amusé. Elle savait exactement ce qu'elle faisait.

"Je ne te laisserai jamais oublier cela." Je lui soulevai les jambes et fis glisser la couche de sous elle, en faisant une boule. Dans le processus, j'eus de sa merde sur mes mains. J'eus un haut-le-cœur et tournai la tête, "Ce n'est pas naturel."

J'essayai de nettoyer son petit derrière mais ça n'alla pas comme cela aurait dû. J'ai continué à avoir du truc marron partout. Ce n'était même pas vraiment marron. Plus vert qu'autre chose. Je n'étais pas sûr que ce fût sain.

Je commençai à suer après un moment et ne comprenais pas comment j'étais supposé nettoyer Sophia sans me salir en même temps.

"C'est impossible." Je la levai et finis par l'allonger sur un lit de lingettes que j'avais créé. J'y passai tout le paquet. Je la glissai sur la table, essayant de la nettoyer. Ça ne marcha pas.

"Qu'es-tu en train de faire exactement?" dit Katy Nana derrière moi.

"Oh, Dieu merci." Je lui tendis Sophia.

"Si Mme Bella voit cela, elle va te tuer." Katy Nana se mit tout de suite à l'œuvre, nettoyant et remettant une couche en quelques secondes, "Voilà. Te sens-tu mieux, Sophia?"

"Comment as-tu fait ça?"

"Pratique."

"Vraiment, merci beaucoup." répondis-je avec vénération.

"Bon, c'est l'heure du biberon." Bella vint vers nous.

"Un mot et je te fais expulser." dis-je à Katy Nana, prenant Sophia comme si je l'avais changée moi-même, "Elle est toute propre."

"Est-ce que Papa a fait cela tout seul?" Bella la prit au creux de ses bras.

Katy Nana rigola en sortant de la pièce.

Je m'assis à côté de Bella sur le canapé alors qu'elle commençait à nourrir une Sophia ayant l'air heureuse.

"Elle est affamée aujourd'hui." Je pinçai légèrement le pied de Sophia.

Sophia pouvait téter comme s'il n'y avait pas de lendemain et je ne pense pas l'avoir même vue respirer pendant tout ce temps.

"Regardez-la." dit Alec derrière le canapé, me faisant atteindre mon arme. Il m'avait fait une peur bleue.

"Qu'est-ce que bordel..."

"Edward, pas de jurons en présence des bébés." me réprimanda Bella.

"Quand es-tu arrivé ici?" demandai-je à Alec.

"Tout de suite après mon dernier cours. Je n'ai pas à y retourné avant mardi. C'est un long week-end." Alec contourna le canapé et prit Sophia à Bella, la plaçant sur son épaule pour le rot. Il était étonnamment doué pour prendre soin des enfants. Je ne sais pas d'où il tenait ça parce que je suis foutrement sûr de ne pas lui avoir appris.

"Comment se sont passés tes partiels?" demanda Bella.

"Très bien." Il haussa les épaules, "Rien de bien sérieux."

"Tu ferais mieux de ne pas ramener de putains de mauvaises notes." l'avertis-je.

Bella lança ses mains en l'air, "Sophia va finir par être pire qu'un marin."

"J'essaie de surveiller ça. Vraiment. C'est juste ma grande gueule."

"Je rends Emmett responsable. C'est le pire." Alec fit sauter Sophia dans ses bras, avec une serviette en travers de son épaule. Elle adorait tellement ce gars et était toujours tranquille quand il la tenait. Je ne comprenais pas ça.

"Quand seront-ils là?"

"Dans la soirée." Sophia rota," Oh oh. Il est peut-être temps pour une nouvelle chemise."

"Je vais la prendre." Je me levai et il me la tendit. Elle était si douce et si petite. Je m'étais amélioré pour les tenir et je n'avais plus l'impression que je pourrais les laisser tomber à tout moment.

Alec quitta la pièce pour aller changer de chemise.

"Tu sais qu'elle pourra ramper dans une paire de mois." dis-je.

Bella ne dit rien en retour, me regardant simplement.

"Quoi?"

"Tu as de l'allure avec un bébé dans tes bras."

"Jamais je n'aurais pensé entendre ça de ma vie." Je m'adossai au canapé, "Suis-je un bon père?"

"Tu es un père génial. Arrête de penser autant à cela et fais ce qui est naturel. Ça te viendra."

Sophia commença à gigoter un peu, ses mains se tendant vers moi. Elle toucha ma barbe de deux jours et son sourire édenté était plus que suffisant pour me redonner le sourire. C'était contagieux. Elle était ma fille et je l'aimais. Voilà tout.

J'avais hâte de pouvoir avoir mes deux enfants à la maison avec moi.

~ TWBF ~

Têtu notre Edward quand il s'agit de sa santé, faire comme si ses problèmes n'existaient pas ne les fera pas forcément disparaître, par contre le costume de papa lui sied très bien et il se surprend à aimer ses enfants. Il a juste fallu qu'ils se 'matérialisent' , qu'ils deviennent concrets et ça s'est fait tout seul. Bon, il a encore quelques efforts à faire avec le change mais il n'en est pas moins un papa très aimant et très touchant.

Je vous dis à l'année prochaine pour la suite et vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année.

A bientôt

LyraParleOr