Bonjour à tous !

Ici Pumkin pour... non, vous ne rêvez pas, c'est un nouveau chapitre de Zora !

Elle m'a demandé de vous remercier sincérement pour toutes vos reviews de soutien ! Ca lui a fait du bien (et croyez-moi, elle en avait besoin), et elle a reprit Green and grey avec deux fois plus d'ardeur.

MAIS, mais, mais...

Il va y avoir du changement !

En effet, Zora m'a demandé d'officialiser quelque chose : désormais, les chapitres seront coécrits ! Pumkin s'immisce dans la fic (enfin, juste un peu plus que d'habitude, quoi). Donc, ça... ne changera rien du tout U.U

Voilà ^^

Le titre est une chanson d'Iron Maiden x)

Merci à tous ceux qui (nous) lisent et laissent des reviews !

Enjoy ^^


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Chapitre 28 : Childhood's End


Salle commune des Griffondors.

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Nathanaëlle lisait tranquillement. A côté d'elle, Remus jouait une partie d'échec contre lui-même.

_Hmm… fit-il, arrivé à un coup particulièrement difficile. Qu'est-ce que tu penses que je devrais faire pour contrer ça, Nathanaëlle ?

Schizophrénie : Psychose grave caractérisée par des signes de dissociations mentales et d'activité délirante entrainant généralement un repli autistique.

Il lui semblait que Sainte-Mangouste avait une aile pour les fous.

_Alors ? Insista Lupin.

La jeune fille quitta son livre –un précis runique- pour jeter un coup d'œil sur l'échiquier du rouge et or.

Du bout de sa canne, elle bougea une pièce des blancs.

_Echec et mat.

Elle se remit à lire son livre.

_Co-comment t'as fait ? J'avais créée une stratégie parfaite ! Même toi, tu aurais du perdre ! Comment t'as fait ?

Nathanaëlle ne répondit pas. Ses deux-cent-cinquante-trois points de qi parlaient pour elle.

_... Je vais devoir m'y pencher plus sérieusement, c'est ça ? Mais je te battrais, Nathanaëlle, je te battrais ! MOUAHAHAHA !

Complètement schizophrène. Et fou, aussi.

La jeune fille aux cheveux noirs secoua la tête, et appela intérieurement Lily pour qu'elle revienne le plus vite possible.

Celle-ci était à son cours d'Etude des Moldus –cours que Nathanaëlle avait arrêté pour cause de D aux BUSES- avec James Potter et Peter Pettigrow.

Attend-moi à la salle commune des Griffondors, Nell, je te rejoins dés que c'est fini ! Avait dit Lily.

Et comme chacun le savait, s'il y avait bien une chose que Nathanaëlle Johns ne savait pas faire (avec comprendre l'humour), c'était bien refuser d'obéir à Lily Evans.

Ce qui expliquait sa situation actuelle. Et son ennui.

L'adolescente brune se replongea dans son livre, et durant une demi-heure, son univers se résuma à un assemblage de signes complexes et de pentagrammes. Et c'était bien. Moins bien que Lily, mais bien quand même.

Ca y est, elle devenait folle elle aussi. Lupin et ses foutus sourires amusés l'avaient eu.

Nathanaëlle secoua la tête, et décida qu'il valait mieux attendre Lily dans un endroit où l'inutile loup-garou qui la houspillait depuis le début de l'heure et son fichu jeu d'échec ne seraient pas là.

Elle referma son livre, se leva, attrapa sa canne, et se mit à claudiquer dans la salle commune, en direction de la sortie.

Soudain, un bruit retentit. Des battements d'ailes.

Le portrait qui couvrait l'entrée de la salle de Griffondors s'ouvrit afin de laisser passer une chouette.

_Tiens ? S'étonna Lupin. Il y a du courrier !

L'oiseau –auquel Nathanaëlle n'avait prêté aucune attention- voleta quelques instants dans la salle, visiblement à la recherche du destinataire de la lettre qu'il tenait.

Puis, il s'arrêta devantla Serpentard.

La jeune fille ne marqua aucune réaction, mais un air légèrement perplexe se peignit sur son visage. C'était la première fois qu'elle recevait du courrier à Poudlard.

Sans un mot, elle détacha la lettre, et la chouette partit aussitôt.

Nathanaëlle déchira l'enveloppe d'un coup sec, et prit une feuille blanche –pliée en deux- entre ses doigts. Elle la déplia.

Et le monde s'arrêta.


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Lily sortit de son cours d'Etude des Moldus en compagnie de James et Peter.

_C'est quand même extraordinaire ce qu'ils arrivent à faire sans magie, les moldus ! Lança ce dernier en repensant au sujet du cours –les aspirateurs.

_Ouais ! Renchérit James. Nettoyer une maison sans sort ou elfe, c'est incroyable !

Un petit coup d'œil en direction de Lily le convainquit que c'était la bonne chose à dire.

_Qu'est-ce que t'en penses, Lily ? Questionna-t-il.

La Griffondorhaussa les épaules :

_J'ai toujours vécu avec ce genre d'invention, Potter, tu te souviens ?

_Ah oui, c'est vrai ! Et c'est comment ? C'est pas un peu bizarre de ne pas utiliser la magie ? Par exemple pour nettoyer ? Et pour cuisiner ? Et…

_Wow ! S'amusa Lily. Calme-toi, Potter !

Le rouge et or se tut, penaud, tandis que la jeune fille lui souriait.

_C'est drôle que tu t'intéresse aux moldus ! Je ne savais pas, lança-t-elle en marchant.

Je peux quand même pas lui dire que c'est pour la draguer, si ?

_Je trouve leur culture absolument fascinante ! Assura James avec un grand sourire.

A ce moment précis, Peter partit dans une grande quinte de toux, où quelques mots (dont « Lily » et « séduire ») se détachaient nettement, ce qui lui valut un regard noir.

Ils arrivèrent devant le dortoir des Griffondors. Lily donna le mot de passe, et ils pénétrèrent dans la salle commune.

_Nell ! Je suis de ret… Nell ?

La jeune fille était debout, au centre de la pièce. Elle ne bougeait pas.

A ses pieds, un morceau de papier blanc.

_Nell ? Qu'est-ce qui t'arrive ?

Lily s'approcha, visiblement inquiète. Elle posa une main sur l'épaule de Nathanaëlle, quand…

*Clac*

_LILY ! Hurla James.

La jeune fille heurta le sol avec un bruit sourd, le visage défait.

Nathanaëlle sentit sa respiration se couper.

Son regard se porta vers la jeune fille au sol qui la fixait, une émotion inconnue dans ses yeux verts.

Non, pas inconnue. Pas inconnue.

La peur.

Nathanaëlle regarda sa main.

La peur.

Elle avait frappée Lily.

La peur.

Elle l'avait frappée.

La peur.

Une seule pensée s'était imposée dans son esprit.

La peur. La peur dans le regard de Lily.

Elle était comme l'autre.

Elle avait frappé.

Elle était l'autre.

Et Nathanaëlle hurla.


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La suite, pour Nathanaëlle, fut une succession de flashs plus ou moins précis qui se déroulaient dans son esprit embrouillé par la lettre.

La lettre, justement. Quelques mots écrits à l'encre noire.

Quelques mots qui, en une fraction de seconde, avaient ruinés des années d'existence. Et Nathanaëlle avait laissé tomber le fragile équilibre de la raison pour plonger dans les miasmes de la folie. Folie. Folie.

L'autre était mort.


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Nathanaëlle se rappelait sa fuite du dortoir des Griffondors. Sa course effrénée à travers les couloirs, pour mettre le plus de distance entre elle et la peur dans les yeux de Lily.

L'autre était mort.


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Regard perdu de McGonagall, croisée au détour d'un couloir.

Et quelque chose qui ravageait son esprit. La trame de l'univers qui se déchirait.

L'autre était mort.


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Sortie du château. Le vent froid qui fouettait sa peau. L'inconfort de sa jambe gauche, qui la gênait pour courir.

Cerveau inopérant. Fonctions coupées. Réflexion désactivée. Retour à la case animal.

L'autre était mort.


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Le ciel gris. Dans les cages du zoo, les fauves grognaient devant la foule de touristes surexcités.

Un mur en béton. La musique. Retour en enfance. Glissement de la réalité. Déchirure de l'espace. Aucune importance.

L'autre était mort.


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Le même ciel gris. Poudlard, prés du lac.

Un arbre. Et sa canne, dans la main, qui la brule au même rythme que sa jambe. La douleur.

L'autre était mort.


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Des écorchures sur l'arbre, tandis que deux mains y fracassent la canne.

Un hurlement. Une rage obstinée. Un esprit anéantit.

Plus de canne.

L'autre était mort.


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Des cris, au loin.

Un homme avec une barbe qui arrive, accompagné par d'autres adultes et des adolescents.

Aucun impact. Le hurlement continue.

L'autre était mort.


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Des mains qui saisissent. Immobilisation forcée.

Mouvements pour échapper aux mains. Animal pris au piège. Rencontre avec deux yeux verts remplis de peur.

Hurlement qui enfle.

L'autre était mort.


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Une baguette dégainée. Pas la sienne.

Des paroles, couvertes par le hurlement.

Des bouts de bois brisés sur le sol. Des coups donnés au hasard.

L'autre était mort.


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Le noir, partout.

Inconscience qui guette. Qui prend. Pour ne plus lâcher, peut-être. Aucune importance.

L'autre était mort.


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Voilà... en espérant que ça vous ait plus...

Reviews ? Alleeeeeeeeeeeeeez !

A la prochaine !

Signé : La folle (et son acolyte)