The Rise and Fall

Les blas-blas de Xérès : ATTENTION ! J'ai fait un truc de dingue cette semaine. J'AI CREE MA PAGE FACEBOOK Xérès Malfoy. J'ai toujours été terrorisée par cette idée et puis j'ai vu que Loufoca l'avait fait. Et non seulement elle l'avait fait, mais en plus ça se passait plutôt bien : pas de trolleurs insultants, pas de débordements, mais des échanges merveilleux avec d'autres Potterheads, des posts super sympas et tout et tout. J'ai donc surmonté ma terreur pour cliquer sur le fatidique « Créer une page ». Parce que je voudrais pouvoir échanger avec vous, qu'on se partage et débatte de nos fictions préférées, qu'on se recommande des lectures, je répondrai à vos questions sur « Rise », ou sur n'importe quel autre sujet dont vous voudrez discuter. Bref, qu'il se passe encore PLUS de choses que de simples reviews. Voilà, c'est dit. Je trouve que la communauté de fans d'Harry Potter est bien trop chouette pour que je me limite à une seule plateforme.

Revenons à nos moutons. Pour ce chapitre (et plus précisément la discussion Ron/Hermione), je me suis laissée bercer par trois mélodies : « Le Moulin », « La Dispute » et « Comptine d'un autre été » de Yann Tiersen. Si vous avez l'occasion de les écouter en lisant, je pense que ça peut apporter quelque chose à l'ambiance générale. :-) Bonne lecture !

Merci à tous mes nouveaux followers ( , Anais33, JuneLaurieH, Melo973), ainsi qu'à Jasarita16, PetitMilou, Kalli0pe, jprewett, Djianara, Erza Robin, The Passionate Girl, Elowynee, Heiza, DramioneTouch, BlancheDamnation, BabarKiller, Little-Library, Elena Grape, lilarose12, Petitestef, luli123, Lune-Bleue22, Lisa, Nadra, Goutte-De-Mer, Serdra, Passion Fugace, Etoilemment, Loufoca-Granger, TimeLady15, Alice Roguevans, Cybella Yuitsi pour leurs reviews.

RAR :

Lisa : héhé, le livre n'a pas totalement disparu. Il a son importance, et il livrera ses secrets en temps voulu ! Merci pour ta review !

Nadra : Je pense que c'est surtout des choses dont ils ont été témoin. Enfin, mon grand-père je sais qu'il n'aurait pas participé (il avait un adjudant sympa qui l'a collé aux tâches administratives, car dès qu'il s'agissait d'aller se battre, il faisait exprès d'insulter son supérieur pour aller au mitard. C'était un pacifiste, le vieux ! XD) Par contre, mon grand-oncle je crois qu'il était dans les parachutistes mais lui par contre, c'est le seul truc qu'on m'a dit. C'est lui le plus traumatisé, je crois… Bref, c'était sûrement horrible, comme toutes les guerres… Mais ce que la France a fait sur le continent africain, je trouve ça ignoble. La colonisation, le redécoupage des territoires, le pillage des ressources naturelles… et ça continue ! C'est révoltant. Au lieu d'aider les peuples locaux à se reconstruire, on les maintient dans cet état pour pouvoir allègrement les dépouiller de leur uranium/diamants/pétrole, etc etc… J'espère qu'un jour tout ça changera. Et félicitations aux mariés ! )

Guest anonyme : lol, je ne peux pas vraiment comprendre l'allusion à Christian Grey, vu que je n'ai pas lu « 50 Shades »… Mais j'imagine que ça doit être cochonou ! XD Merci pour ta review !

Chapitre 28 : Juste une mise au point

Claquant la porte derrière lui, Ron s'élança à la poursuite d'Hermione sur la falaise. Il n'eut pas à aller bien loin, la jeune fille s'étant arrêtée et laissée tomber dans l'herbe à quelques mètres du bord. Il ralentit le pas et se figea avant d'arriver trop près.

« Hermione… », souffla Ron.

« Laisse-moi tranquille ! », sanglota Hermione en se recroquevillant sur le sol.

Ron recula d'un pas mais décida que cette fois, il n'obéirait pas. Il estimait avoir été mis à l'écart bien trop souvent, ces derniers temps. Cela devait cesser. Sans un bruit, il effectua les quelques pas qui le séparaient d'Hermione et s'assit doucement en tailleur à côté de sa frêle silhouette roulée en boule. Après quelques minutes de silence, seulement ponctué des sanglots légers de la Gryffondor, le rouquin posa un bras rassurant autour de ses épaules.

« Je sais que ce n'est pas toi qui a pris le livre, Hermione », dit-il, tandis que le dos d'Hermione tremblait de plus belle sous son bras. « Mais il fallait qu'on te pose la question. »

Hermione émit un son étrange, à mi-chemin entre le sanglot de désespoir et le rire narquois, et elle releva la tête vivement pour regarder Ron de ses yeux rougis et humides.

« Tu ne comprends pas… », commença-t-elle avec une expression pleine de colère.

« Je crois que si… », rétorqua fermement le jeune homme en fronçant les sourcils. « Tu es en colère car tu as l'impression qu'on te soupçonnait d'avoir fait quelque chose malgré tout ce que tu as vécu et- »

« J'ai pris le livre, Ron », gémit Hermione en essuyant ses larmes de sa manche. Chose tout à fait inutile, étant donné que ces larmes furent aussitôt remplacées par d'autres.

Ron referma la bouche et la regarda, sidéré.

« Cette espèce de lien qui existe entre Nott et moi… », reprit Hermione entre deux sanglots. « Il s'en sert pour me faire faire des choses… C'est lui qui m'a fait me lever cette nuit et lui apporter le livre. »

« ICI ? », s'écria Ron en regardant tout autour de lui, comme s'il s'attendait à ce que Nott ressurgisse comme un diable hors de sa boîte. « NOTT EST VENU ICI ? »

Hermione posa sa main sur son bras pour le calmer. « Il est parti… », dit-elle, même si elle n'en était pas vraiment convaincue. « Je… je crois qu'il ne me voulait pas vraiment du mal. Seulement récupérer son grimoire. »

Ron la considéra un instant, interdit. Il semblait réfléchir à sa prochaine phrase. Puis il baissa les yeux et arracha quelques brins d'herbe sur le sol, qu'il laissa s'échapper ensuite au gré du vent. « Il s'est passé quelque chose entre toi et ce type, je me trompe ? Là-bas, au Manoir. »

Hermione ferma les yeux. Et voilà, on y est. Elle hocha la tête doucement.

« Et ces choses… c'est bien plus que de simples tortures, n'est-ce pas ? », reprit Ron sans la regarder. Nouveau hochement de tête, cette fois accompagné d'un reniflement. Ron pinça les lèvres. « Je m'en suis douté. A cause de la tête que tu fais quand on parle de lui. Il te fait plus peur que cet imbécile de Lucius Malfoy, et pourtant l'imbécile en question vit sous notre toit ! Et quand j'ai vu toutes ces … photos bizarres dans sa chambre, j'ai compris. C'est comme si… il était obsédé par toi ou un truc du genre. »

Hermione détourna les yeux. Plutôt un truc du genre, pensa-t-elle avec amertume.

« Je sais que parfois je suis trop stupide pour saisir les choses », dit-il entre ses dents, tandis qu'Hermione lui jetait un regard outré.

« Tu n'es pas stupide, Ron », souffla Hermione en secouant la tête, avant d'ajouter avec un sourire mouillé. « Pour un roux, du moins. »

Ron lui donna un léger coup de coude et elle rit doucement, en reniflant.

« Bref ! », grommela Ron avec un sourire triste. « Le fait est que j'ai su ce qu'il se tramait, seulement… Je ne sais pas comment réagir. Je ne sais pas si je serai capable de gérer ça, mais je ferai de mon mieux. Pour toi. Et… nous. »

Le sourire d'Hermione disparut quelque peu. « Personne ne te demande de gérer quoi que ce soit, Ron », souffla-t-elle en baissant les yeux. « C'est à moi seule de le faire. »

« Et à Malfoy ? », grinça-t-il avec une grimace. Le regard coupable qui s'afficha aussitôt sur les traits d'Hermione eut raison du calme relatif de Ron. Il jeta devant lui une autre poignée de brins d'herbe, avec une expression dégoûtée. « Donc tu préfères son aide plutôt que la mienne ? Parce que tu crois que ce fils de Mangemort, qui a passé des jours à te torturer, est plus apte à t'aider à guérir que moi, ton ami depuis bientôt 7 ans ? »

« Ron, arrête, ce n'est pas ça du tout… », tenta-t-elle de le raisonner, une pointe de désespoir dans la voix.

« Et d'ailleurs, de quel droit il ose t'approcher ? », s'énerva Ron dont le ton commençait à monter. « Après ce qu'il t'est arrivé, moi, je serais incapable de te toucher… »

Hermione se figea, une expression outrée sur le visage. « Et pourquoi donc ? Parce que je suis sale, après qu'un autre fils de Mangemort a décidé de s'amuser avec moi ? », cracha-t-elle, venimeuse.

L'expression de Ron s'adoucit instantanément et il secoua la tête. « Non, Hermione. Mais parce que tu es visiblement fragile et que tenter quoi que ce soit avec toi maintenant, ce serait profiter de la situation. Mais ce n'est que mon humble avis, tu en fais ce que tu veux. »

Hermione ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Elle comprenait soudain le point de vue de Ron et dans un sens, il avait raison. Si elle n'avait pas été fragilisée par cette agression, jamais elle n'aurait baissé sa garde face à Malfoy, du moins pas au point de le laisser entrer dans sa vie de cette manière. Mais l'idée que quelqu'un puisse encore l'aimer, après avoir été souillée de la sorte, l'avait réconfortée. Hermione pinça les lèvres. Elle se refusait cependant à croire que Malfoy avait profité de la situation. Il avait vraiment changé. Il avait tout risqué pour elle. La Gryffondor repensa alors au regard qu'il lui avait jeté lorsque Rogue avait demandé si elle était responsable de la disparition du grimoire. Son cœur se serra.

« Je comprends ce que tu veux dire, Ron », dit-elle dans un souffle. « Mais je pense que tu as tort. Malfoy a changé. »

Ron secoua la tête mais ne dit rien. Hermione lui jeta un regard inquiet, mais il s'obstinait à fixer un point droit devant lui.

« Alors toi et lui… », commença-t-il d'une voix faible.

Hermione pinça les lèvres et Ron prit son geste pour un « oui ».

« Je n'arrive pas à le croire… », grinça-t-il en serrant le poing. « Après tout ce qu'on a traversé, toi et moi. Après tout ce qu'on s'était promis… »

« On ne s'est rien promis du tout, Ron », rétorqua Hermione avec véhémence. « Je te signale qu'avant que je sois capturée, tu es parti sans te retourner. Tu m'as abandonnée ! Si tu avais vraiment voulu être avec moi-

« Je t'en prie, Hermione », l'interrompit Ron avec une grimace. « Harry et toi vous aperceviez à peine de ma présence. Il n'y en avait que pour vos recherches et vos Horcruxes. Je ne vous servais à rien et vous me l'avez bien fait sentir. »

« C'est FAUX ! », s'écria la Gryffondor, blême de rage. « J'avais besoin de toi, de ta présence à mes côtés mais tu t'es tiré ! Voilà ce qu'il s'est passé ! Et à ce que je sache, je n'ai pas fait tout un scandale quand TOI, tu t'es greffé à la bouche baveuse de Lavande après ton fichu match de Quidditch. J'ai ravalé mes larmes et j'ai laissé couler ! »

« Tu es vraiment en train de remettre Lavande sur le tapis, là ? Sérieusement ? », s'énerva Ron, dont l'extrémité des oreilles commençait à rougir. « Tu as bien conscience que Lavande, c'était totalement différent ? »

Hermione ouvrit la bouche, scandalisée. « En quoi ? En quoi est-ce que ce serait différent ? »

« Lavande n'est pas la fille d'un Mangemort sans pitié », cracha Ron en reportant son regard sur l'océan.

Hermione serra les dents, s'avouant vaincue par tant de mauvaise foi. Elle détestait quand Ron et elle se disputaient ainsi. Mais c'était malheureusement quelque chose qu'ils avaient fait depuis leur première année à Poudlard. Peut-être qu'ils n'étaient pas faits pour être ensemble, après tout…

« Je suis désolée, Ron. Mais c'est comme ça », souffla-t-elle avant de regarder elle aussi l'horizon.

Elle entendit Ron renifler mais ne se tourna pas pour savoir si c'était un reniflement de dépit ou si c'était parce qu'il était au bord des larmes. Elle ne voulait pas savoir.

« Tu trouveras quelqu'un de bien, je ne m'en fais pas pour ça », dit-elle un peu plus durement qu'elle ne l'aurait voulu.

« Tu es quelqu'un de bien », répondit Ron du tac au tac.

« Je voulais dire, quelqu'un qui ne soit pas une épave, quelqu'un d'équilibré… », précisa Hermione.

« Tu es la personne la plus équilibrée que je connaisse, bordel… »

Hermione soupira et lui jeta un regard exaspéré. « Plus maintenant, Ron. Il va falloir te faire à l'idée. »

Le silence retomba pendant un moment, puis Ron lui jeta un regard douloureux. « Alors c'est fini, c'est ça ? »

Une bourrasque les frappa tous les deux de plein fouet, mais ni l'un ni l'autre ne sembla s'en apercevoir. Les boucles d'Hermione s'envolèrent devant son visage et fouettèrent un instant sa joue, avant de retomber mollement sur ses épaules.

« Oui, je crois », répondit Hermione dans un souffle.

Ron fit un geste de la main dans sa direction mais se figea en plein mouvement. Hermione, comprenant qu'il avait voulu la toucher, la serrer contre lui peut-être, se pencha en avant et passa ses bras autour du cou de Ron. Celui-ci réagit aussitôt et la serra contre lui à l'en étouffer. Hermione sentit les larmes affluer de nouveau. Cette dernière accolade, cette dernière dispute, signaient la fin d'une époque. La fin d'Hermione et Ron. Elle le ressentait au plus profond d'elle-même, et c'était à la fois douloureux et libérateur.

« Je t'attendrai s'il le faut… », fit la voix étouffée de Ron contre ses boucles brunes.

Une larme roula sur la joue d'Hermione et sans le lâcher, elle secoua la tête. « Non, ne fais pas ça… » Elle renifla. « Promets-moi que tu ne le feras pas. »

« Je ne peux p-

Hermione se dégagea vivement de son étreinte et le regarda droit dans les yeux. « Promets-le moi », insista-t-elle avec un rictus douloureux.

Ron ne répondit rien et l'attira de nouveau contre lui. Hermione se laissa faire, s'abandonnant une dernière fois dans les bras de son premier amour.

~o~

A l'intérieur, Draco observait d'un mauvais œil la scène depuis la fenêtre du salon.

« Tu essaies de faire exploser Weasley par la pensée ou bien c'est juste une impression ? », railla Blaise dans son dos.

Draco se retourna vivement et le fusilla du regard. « Il la prend dans ses bras. Pourquoi il fait ça ? Il ne peut pas se contenter de lui serrer la main ? »

Blaise haussa un sourcil. « Bien sûr. Parce que des amis de six ans d'âge, ça se serre la main quand ça se paye un quart d'heure émotions… », ironisa l'Italien avec un sourire en coin.

Draco soupira avec une pointe d'agacement et reporta son attention sur les deux Gryffondors assis sur la falaise. « Ah, ça y est. Il l'a lâchée… ah non, il recommence. Non mais, c'est pas vrai… »

Blaise étouffa un rire et allait laisser Draco tranquille lorsqu'il sentit une présence dans son dos. Il se retourna et se retrouva nez à nez avec Lucius Malfoy, l'air furieux. Son visage aurait semblé aussi impassible que d'habitude pour un néophyte, mais pour Blaise qui commençait à le connaître, le frémissement répété de ses narines indiquait qu'il bouillait littéralement de l'intérieur.

« Ah, M'sieur Malfoy, belle journée, n'est-ce pas ? », chantonna Blaise avant de le contourner pour s'asseoir dans un fauteuil du salon.

A la mention du nom de son père, Draco se retourna aussitôt avec une expression quelque peu effrayée.

« Quand je pense que tu déshonores le nom des Malfoys chaque nuit auprès de cette vermine… », gronda Lucius, s'attirant les regards venimeux des autres occupants du salon.

« Et c'est reparti… », marmonna Blaise, en ouvrant bruyamment la Gazette à la page des sports.

« Vous n'avez qu'à me déshériter, Père », cracha Draco en tentant de dissimuler la terreur que lui inspirait systématiquement son paternel. « Oh, mais j'oubliais. On n'a plus de Manoir et le Seigneur des Ténèbres a sûrement déjà dû piller toutes nos richesses. Au moment où on parle, on doit être presque aussi fauchés que les Weasley… »

« Hey ! », protesta Arthur avec une mine outrée.

« Tu oublies notre villa aux Bahamas, mon chéri », fit nonchalamment Narcissa, sans lever les yeux de ses mots croisés déchirés dans la Gazette de la veille. « Je ne sais pas si le Seigneur des Ténèbres est au courant de son existence. Et quand bien même il le serait, le soleil, la mer, tout ça ce n'est pas franchement son truc… » Elle suçota, pensive, le bout de sa plume. « Tel Iago, en sept lettres… »

« Traître », répondit sombrement son époux en fusillant son fils du regard, tandis que Narcissa hochait la tête et s'empressait d'écrire la réponse avec un petit sourire en coin.

Draco leva les yeux au ciel et fit un geste pour contourner son père et se soustraire au sermon qui n'allait pas tarder à arriver. Mais Lucius saisit durement son bras et le serra si fort que Draco ne put s'empêcher d'émettre un léger cri de protestation. Narcissa leva aussitôt les yeux de sa grille de mots croisés, tous les sens en alerte.

« Je n'ai pas fini », gronda Lucius en fusillant son fils du regard.

« Lucius… », commença Narcissa en se levant doucement de sa chaise. Mais il l'ignora.

« Comme si ça ne suffisait pas, il a fallu que tu lui donnes également une de nos baguettes… Qu'est-ce que ce sera, la prochaine étape ? Vous installer tous les deux dans un appartement miteux du Londres moldu ? », cracha M. Malfoy en serrant de plus belle le bras de Draco. Celui-ci sentait les doigts de son paternel s'enfoncer de plus en plus profond dans sa chair et une douleur lancinante commença à se répandre dans son biceps. « Je pensais vraiment t'avoir donné une meilleure éducation que ça… »

« C'est le cas », rétorqua Draco en fixant son père droit dans les yeux. « Et c'est bien pour ça que j'ai rejoint le camp d'Hermione : parce que je suis mieux éduqué que toi. »

Lucius ne sut pas si c'était l'insolence de son fils, le fait qu'il ait osé le tutoyer ou l'extrême manque de respect de ses propos, mais il lui assena une gifle aussi soudaine que violente et Draco sentit sa tête partir en arrière sous le choc. Ce n'est pas cette gifle qui le surprit le plus, cependant, mais la vision de son père projeté aussitôt en arrière contre le mur le plus proche, faisant tomber et se briser un cadre représentant un paysage irlandais. Le souffle coupé, Draco se retourna vivement, cherchant des yeux la personne responsable de ce sortilège. Et cette personne n'était autre … que sa mère.

Lucius, affalé contre son pan de mur, semblait tout aussi surpris que son fils. Il fixait sa femme comme si elle était devenue folle. Narcissa, son épouse soumise (de moins en moins, ceci dit), sa sage petite femme, venait de lui jeter un sort. A lui. Lucius Malfoy. Un sort. Il n'en revenait pas.

« Pose encore un seul de tes doigts sur mon fils et je te ferai regretter d'être né, Lucius… », souffla-t-elle, ses yeux bleus lançant des éclairs.

« Ok, je propose que tout le monde se calme », fit Rémus en approchant doucement de Narcissa, les deux mains levées en signe d'apaisement.

« Vous permettez, Rémus, je n'ai pas fini de mettre les points sur les 'i' avec mon cher époux. Merci », reprit Mrs Malfoy d'un ton doucereux, mais sans lâcher Lucius des yeux. Lupin referma la bouche et baissa les mains. « Que ce soit bien clair entre toi et moi, Lucius. Tu ne le toucheras plus jamais. Ni lui, ni Hermione, ni qui que ce soit d'autre dans cette maison. Tu reproches à ton fils de déshonorer le nom des Malfoys ? Mon pauvre ami, tu le déshonores toi-même en t'obstinant chaque jour à ne pas te montrer reconnaissant pour tout ce que ces gens font pour toi. D'autres t'auraient enfermé, torturé, tué ou abandonné à ton sort de déserteur. Eux t'offrent le gîte et le couvert en faisant abstraction de tout le mal que tu as pu faire. Et rien que pour ça, tu devrais leur en être éternellement reconnaissant. »

« Qui a dit qu'on en faisait abstraction… ? », marmonna Bill, la mine sombre, tandis que Fleur le faisait taire d'une tape sur l'oreille. La jeune Française regardait la scène, captivée, telle une vieille dame scotchée devant les Feux de l'Amour.

Mais Lucius ne sembla pas remarquer son manège. Il écarquilla les yeux. Jamais il n'avait vu Narcissa dans une telle colère. Elle le fixait avec tant de dureté, tant de force… Et même si son comportement était inacceptable selon les principes de dizaines de générations de Malfoy, Lucius ne put s'empêcher de ressentir quelque chose d'étrange. Quelque chose qu'il n'avait plus éprouvé depuis de nombreuses années. Un léger sourire narquois flotta sur ses lèvres et il adressa un regard étrange à son épouse. Celle-ci rangea sa baguette dans une poche de sa robe et lui jeta un regard courroucé. Mais Lucius souriait toujours.

« Quoi ? », demanda sèchement Narcissa en haussant un sourcil.

Lucius laissa échapper un petit rire et secoua la tête. « Rien. Je viens de me rappeler pourquoi j'étais amoureux de Narcissa Black à Poudlard… », marmonna-t-il, tandis que Draco se retournait vers lui, bouche bée, une expression de dégoût déformant ses traits.

« Eurk », fit-il simplement en battant en retraite vers la sortie avant que son père ne se rappelle pourquoi ils en étaient arrivés là. La porte claqua et le silence retomba dans la Chaumière.

Par la fenêtre, Rémus vit Hermione et Ron se retourner en entendant la porte claquer et regarder Draco approcher. Il y eut quelques échanges visiblement tendus entre les deux garçons, puis Ron se leva et revint à grands pas vers la maison.

Harry se leva lentement lorsque son meilleur ami rentra à l'intérieur de la Chaumière. Les mains dans les poches, il se posta au centre de la pièce, de manière à ce que tout le monde puisse le voir et l'entendre. Blaise replia son exemplaire de la Gazette en fronçant les sourcils, tandis que Rémus croisait les bras et que Narcissa se rasseyait lentement à la table de la salle à manger, près de Molly, Tonks, Fleur et les jumeaux. Bill, Rogue et Arthur Weasley se penchèrent en avant sur leurs fauteuils, conscients eux aussi qu'Harry s'apprêtait à dire quelque chose d'important.

« Maintenant que Malfoy junior est parti… », commença Harry sombrement, « je crois qu'il faut qu'on aborde le sujet qui fâche. »

« Tu as raison, Harry », l'interrompit George en prenant des airs de Ministre. « Les canons de Chudley ne peuvent plus continuer une saison aussi désastreuse. S'ils ne veulent pas être relégués en Ligue 2, il faut… »

« Je voulais parler d'Hermione… », reprit Harry avec un léger soupir.

« Oui, c'est ce que j'ai dit… », marmonna le roux, déçu que sa petite tentative n'ait pas réussi à détendre l'atmosphère.

Harry hocha la tête lentement, puis jeta un regard interrogateur en direction de Ron, qui boudait. « Alors ? »

« Alors quoi ? », grogna le roux en détournant les yeux. « Elle est moi, c'est fini. Point. »

Harry se racla la gorge, quelque peu gêné, tandis que Rogue levait les yeux au ciel et poussait un long, très long soupir. « Ron, je voulais parler du livre… Est-ce qu'elle l'a pris ? »

Ron rougit légèrement et se traita mentalement d'idiot, alors que ses deux frères jumeaux lui lançaient des regards dépités. « Ah, euh oui … c'est elle. »

« Elle t'a dit ce qu'elle en a fait ? », demanda Lupin en fronçant les sourcils.

Ron haussa les épaules. « En fait, techniquement, elle-même n'en a pas fait grand-chose. D'après ce qu'elle m'a dit, Nott se servirait du lien qu'il a créé avec son esprit pour la contrôler dans son sommeil. Il lui a fait prendre le livre sans qu'elle s'en aperçoive et elle le lui a apporté sur un plateau d'argent… jusque dans le jardin. »

Harry releva vivement la tête, une expression paniquée sur le visage. Il se tourna vers Rogue. « Comment a-t-il fait pour nous trouver ? Pour passer les sortilèges de protection ? », demanda le Survivant tandis que Rogue réfléchissait.

« Les sortilèges fonctionnent, je les ai encore vérifiés moi-même hier soir avant d'aller me coucher », marmonna le Maître des Potions en posant un doigt sur son menton. « Mais j'imagine qu'être dans la tête de Miss Granger lui donne certains avantages, comme celui de pouvoir la localiser, elle et la maison. »

« Hermione dit qu'il ne lui voulait aucun mal. Seulement son fichu bouquin », reprit Ron d'un air triste.

« Si je comprends bien, ce lien entre eux nous mets tous en danger à nouveau, c'est ça ? », demanda Tonks en posant inconsciemment une main sur son ventre rond.

« Je ne crois pas qu'on ait jamais vraiment cessé d'être en danger depuis que Vous-Savez-Qui est au pouvoir, mais je vois ce que tu veux dire … », ajouta Rémus en lui adressant un regard inquiet.

« La question est donc de savoir si Miss Granger elle-même représente un danger pour nous tous… », dit gravement Rogue en plissant les yeux.

Le silence qui accompagna ses paroles fut de courte durée. Ron s'était redressé de toute sa hauteur et fusillait l'ex-Directeur de Serpentard du regard. « Hermione n'est pas un danger, c'est notre amie ! On ne va tout de même pas la mettre dehors ! », s'écria Ron en écartant les bras.

« Une amie qui héberge un psychopathe dans sa cervelle », ironisa Lucius Malfoy, un sourcil levé.

« Bill et Fleur hébergent bien un psychopathe dans leur maison et pourtant on n'en fait pas tout un plat… », railla Blaise depuis son fauteuil.

Fred et George se mirent aussitôt à applaudir la répartie de Blaise, qui leur adressa un sourire radieux.

« Et Potter, sans vouloir me faire l'avocat du diable », reprit Blaise en se tournant vers le Survivant. « D'après ce qu'Hermione m'a dit de sa première conversation avec Théodore, notre objectif n'est pas bien différent du sien dans un premier temps : vaincre le Seigneur des Ténèbres. Ce n'est qu'après ça que nos avis divergent. »

« Verge », chuchota George dans l'oreille de Fred, qui éclata de rire. Leur père leur jeta un regard empreint de lassitude et secoua la tête.

« Bref », acheva l'Italien en dissimulant un sourire narquois. « Pour l'instant, je pense que Théo ne représente pas une grande menace pour nous, mais plutôt pour Vous-Savez-Qui. Du moins, tant qu'on ne se mettra pas en travers de son chemin. Mais loin de moi l'idée de l'en empêcher. »

« Il a tout de même assassiné deux personnes », intervint Harry avec une expression grave.

« Juste des Mangemorts », rétorqua Blaise.

« Ses parents ! », précisa Harry, en croisant les bras sur sa poitrine.

Blaise accusa le coup. Il ne put s'empêcher de faire le lien avec sa propre situation. Si tous ces braves gens savaient ce qu'il avait été forcé de faire à sa propre sœur, il perdrait à tout jamais leur confiance, il en était certain. Le jeune homme chassa ces sombres pensées de son esprit : le plus important était pour l'instant de s'assurer que personne ne propose de mettre Hermione en isolement. Elle ne méritait pas ça.

« On ne sait pas ce qu'il s'est passé, il avait peut-être une bonne raison », marmonna Blaise entre ses dents.

« Et il avait une bonne raison aussi pour violer Hermione, d'après toi ? », cracha Ron, tandis qu'un murmure surpris s'élevait de toutes les bouches.

Blaise se tourna lentement vers Ron. « Bien joué, Weasley », gronda-t-il en le toisant. « Tout dans la finesse. »

Ron rougit violemment. « Tu prends la défense d'un type qui pourrait très bien tous nous tuer dans notre sommeil, sous prétexte que c'était ton ami », reprit-il, quelque peu honteux de sa propre attitude.

« Ça ne t'empêche pourtant pas de faire la même chose avec Hermione », lâcha Blaise avec une pointe de mépris. « Mais tu vas sûrement essayer de m'expliquer par A + B que ce n'est pas la même chose, parce que c'est une Gryffondor, et que tu l'aimes et bla bla bla… »

Ron baissa le nez.

« Je reste convaincu que Théodore ne nous veut aucun mal … pour l'instant, et j'insiste sur ce dernier mot », fit l'Italien en se tournant de nouveau vers Harry. « Peut-être qu'on devrait d'abord se concentrer sur ce qui est important : la destruction de Vous-Savez-Qui. Pour le reste, on trouvera un moyen en temps voulu. »

~o~

Après avoir envoyé Weasley paître, Draco s'était approché d'Hermione et avait vu ses joues et ses yeux rougis par les larmes. Il ne put s'empêcher de ressentir une pointe de colère. Ces yeux avaient déjà suffisamment pleuré, il était temps que ça s'arrête. Il se promit intérieurement de faire payer le rouquin pour son crime plus tard.

« Gr- euh… Hermione ? »

L'interpellée se retourna vers lui, un petit sourire sur ses lèvres pâles. « C'est bizarre, non ? De t'entendre dire mon prénom… pourtant, c'est la deuxième fois », fit-elle en essuyant furtivement ses joues.

« Tu trouves que c'est étrange ? », fit Draco, un peu déconfit.

« Oui », acquiesça-t-elle, avant de sourire de plus belle. « Mais j'aime bien. »

Le blond esquissa un rictus et secoua la tête. Il se retourna en direction de la maison et vit son père, qui les observait derrière les rideaux. Draco grimaça. « On marche un peu ? », proposa-t-il, pressé de ne plus sentir les yeux de son père dans son dos.

Hermione sauta littéralement sur ses pieds et épousseta son jean, pour en ôter les brins d'herbe qui s'y étaient collés. « J'adorerais ça, j'en ai assez des conversations interminables sur ce bord de falaise. Ça commence à devenir une habitude… », plaisanta-t-elle en partant en direction de la colline. Draco la suivit, non sans avoir préalablement fait un geste grossier de la main à l'attention de son père, derrière la vitre.

« Comment ça ? », s'enquit le blond, un peu perdu.

Hermione entreprit alors de lui raconter sa nuit, un peu plus en détails qu'avec Ron. Draco fulminait.

« Tu aurais dû crier ! », s'exclama-t-il d'un ton lourd de reproches.

« Il avait menacé de s'en prendre à vous ! », se défendit Hermione en désignant la maison d'un geste de la main.

« C'est du bluff, Hermione ! », rétorqua le blond. « Tu crois vraiment qu'il aurait été de taille à nous affronter tout seul ? On est trop nombreux ! Et je préfère encore me réveiller et mourir, plutôt que d'imaginer en train de te faire tripoter par quelqu'un d'autre que moi… »

Hermione s'étrangla. « Oh, c'est tellement romantique ce que tu viens de dire… », railla-t-elle en se renfrognant.

Ils continuèrent de marcher en silence pendant quelques instants, et Draco vit Hermione se mordiller légèrement la lèvre inférieure. Elle semblait réfléchir intensément. « Qu'est-ce qu'il y a ? », demanda Draco, les sourcils froncés.

Hermione releva aussitôt la tête et arbora une expression gênée. « Rien … c'est rien du tout… », balbutia-t-elle.

Draco se figea et saisit sa main dans la sienne. Hermione rosit légèrement lorsqu'il entrelaça ses doigts avec les siens mais ne chercha pas à se dégager. « Dis-moi ce qu'il y a, Granger… », souffla-t-il avec une expression inquiète.

« Ah tiens, c'est déjà fini, les 'Hermione' ? », ironisa-t-elle.

« C'est sorti tout seul. Ne change pas de sujet », rétorqua Draco en plissant les paupières.

Hermione soupira, consciente qu'il ne la lâcherait pas avant d'avoir eu ce qu'il voulait. « D'accord… », céda-t-elle en regardant ailleurs. « C'est juste que… ce matin, quand Rogue m'a demandé si j'avais pris le livre… » Elle se tut.

« Et la palme de la phrase la plus longue du monde est décernée à … », railla Draco, tandis que la jeune fille le fusillait du regard.

« Arrête, je suis sérieuse ! », le rabroua-t-elle, balançant leurs mains jointes d'avant en arrière.

« Ça, je ne pourrai en juger qu'une fois que tu auras fini ta phrase… Granger. » Il lui sourit d'un air malicieux et Hermione se sentit aussitôt stupide d'avoir pu penser qu'il lui tournerait le dos.

« J'ai cru… que tu ne me ferais plus confiance si je commençais à laisser Nott s'emparer de mon esprit. J'ai cru que tu serais déçu, que tu te sentirais trahi. J'ai cru que ça changerait tout pour nous… », avoua-t-elle d'un trait. Elle leva un regard anxieux vers le sien et vit que ses iris gris s'étaient assombris. « C'est le cas ? »

Pas de réponse. Il la scrutait, impassible et Hermione commença sérieusement à s'inquiéter. Et si elle avait vu juste ? Et s'il s'apprêtait à lui dire que finalement rien ne serait plus possible entre eux ? Et si…

« Hermione, je ne vais pas te tourner le dos pour si peu… », déclara-t-il avec une pointe de tristesse.

« Si peu ? », répéta Hermione, surprise.

Draco soupira et se pinça l'arête du nez. « Bon écoute-moi bien, parce que je ne le redirai pas deux fois… », fit-il d'un ton bourru. « En l'espace de quelques semaines, tu as réussi à me sortir de l'indifférence, de l'alcool, des nuits de débauche sans lendemain avec Pansy… » Hermione grimaça. « J'ai commencé à prendre des décisions, à choisir mon propre chemin. Grâce à toi, j'ai tenu tête à mon père, à Tu-Sais-Qui. J'ai trouvé le courage de renier tous les principes qui ont forgé mon éducation, j'ai volé une baguette dans la précieuse collection de la famille Malfoy, j'ai joué les détectives privés avec la police moldue. Bon sang, j'ai même eu des conversations civilisées avec une horde de Weasleys… » Draco reprit son souffle et vit qu'Hermione le regardait avec des yeux ronds. « Et malgré tout ça, tu crois encore que je pourrais te laisser tomber pour quelque chose dont tu n'es même pas responsable ? Franchement, je serais bien le dernier des cons si je faisais une erreur pareille. Tu es la seule personne qui a su croire en moi, je ne fais que te retourner la faveur. »

Le silence retomba entre eux. Hermione semblait s'être changée en statue de sel. Elle fixait Draco, les yeux brillants, la bouche entrouverte, les sourcils tellement hauts qu'ils disparaissaient presque sous sa frange. Comme elle ne bougeait toujours pas, Draco fronça les sourcils et pencha la tête.

« Granger, est-ce que ça v-

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Hermione l'avait attiré contre elle et l'embrassait passionnément, se dressant sur la pointe des pieds pour entourer son cou de ses bras. Draco répondit aussitôt à son baiser avec la même fougue et passa ses deux mains dans son dos pour la presser de toutes ses forces contre lui.

« Merci… », souffla-t-elle lorsqu'elle consentit enfin à mettre fin à leur baiser.

« Je sais que j'embrasse bien, mais de là à me remercier… », railla-t-il, tandis qu'elle lui assenait une tape sur l'épaule.

« Idiot », bougonna-t-elle, tandis qu'il s'esclaffait et reculait hors de sa portée.

Elle se détourna et reprit son chemin en direction des collines les plus proches. Elle entendit Draco la rejoindre en trottinant et sourit lorsqu'il glissa de nouveau sa main dans la sienne.

« C'est moi qui te remercie, Hermione… »

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Dudiou que j'ai eu du mal à le boucler ce chapitre ! J'ai eu tellement de travail toute la semaine, que je n'arrivais à me libérer que quelques demi-heures par-ci par-là pour écrire au compte-gouttes… Bref, j'espère que ça vous aura plu quand même. Qu'avez-vous pensé de la conversation avec Ron ? Et de Narcissa qui a osé brandir sa baguette sur Lulu (qui est retombé amoureux de sa femme, du coup…XD) ? Et le petit passage Dramione à la fin ? Ce chapitre était en quelque sorte une transition, car je pense qu'on va un peu délaisser la Chaumière pour revenir du côté de Poudlard et de Voldychou (brièvement, ça fait un bail qu'on les a pas vus, quand même !) J'espère que ma semaine prochaine sera moins chargée et que je pourrai poster sans faute lundi. N'oubliez pas vos petites reviews, je les aime ! Et à ceux qui sont intéressés, venez faire un tour sur ma page Facebook ! J'ai hâte d'avoir vos messages et vos reviews.

Bisous, bisous !

Xérès