Disclamair:Les personnages de Naruto ne m'appartiennent en aucun cas. Ils sont à Masashi Kishimoto.
Résumé: Naruto, jeune lycéen de 16 ans, sort depuis deux ans avec Sasuke. Son couple bat de l'aile quand il découvre que celui-ci le trompe avec son meilleur ami, Neji. Le cœur brisé, Naruto devra faire face seul aux dangers qui le guettent
Couples :NaruNeji, NaruSasu, GaaraShino, SasuNeji, KibaHIna, NaruSai, SaiHaku, NaruIta. Ca va d'un seul baiser à un lemon.
Genres: OOC, UA, POV Naruto, Romance, Humour.
Réponses aux reviews : Vous les aurez sur mon profil ces jour-ci. Je sais que je suis très en retard mais ce chapitre est l'avant dernier de l'arc et il est sans doute le plus important. Il est long mais plusieurs points de vue sont présentés. Je sais que beaucoup se demandent quand est-ce que l'histoire d'amour de Naruto et Itachi va débuter mais j'aimerais préciser que tous les chapitres précédents étaient vraiment nécessaires pour comprendre Naruto mais aussi les autres personnages. Par la suite, je n'insisterai plus autant sur les sentiments mais plus sur les actions et les dialogues alors je pense que vous trouverez ça parfois trop rapide mais j'ai juste une chose à dire : les chapitres précédents sont justement là pour que personne ne doit dépayser ^^. Le prochain chapitre sera plus concentré sur notre couple et on attaquera enfin le vif du sujet. Bref, je vous souhaite une bonne lecture, le prochain mettra un peu de temps mais encore une fois, c'est essentiel pour que vous ayez un bon chapitre pas bâclé.
Merci encore pour vos reviews. C'est un plaisir de les lire à chaque fois.
Merci à ma bêta-correctrice Misaki-sama pour ses fabuleuses corrections. je t'aime ma belle.
Chapitre 27
Huit mois plus tôt
POV Kon
Kabuto est à l'hôpital et doit y rester pendant deux semaines et le bébé est mort. En ce beau jour de mai, je peux dire sans conteste que je contrôle mon hôte à la perfection. Cet imbécile croyait pouvoir me stopper moi, la plus puissante Chimère de l'Esprit qui ait jamais existé. Comme si cela était même envisageable. Si seulement il savait que ce n'était pas la première fois qu'on tentait d'asseoir son autorité sur moi ou encore de me faire disparaître. Je ne compte même plus le nombre de fois où un de mes hôtes a essayé de me faire disparaître en ayant recours aux Chimères Assassins.
D'ailleurs, Daikon l'a bien regretté. Ce pauvre bougre qui, deux cent ans plus tôt, s'était suicidé en croyant se débarrasser de moi à la dernière minute. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était que je meurs de ma propre volonté afin de me réincarné plus tard. Malheureusement, il n'en a pas eu la possibilité lui. Il est mort pendu à une poutre et cela n'a servi à rien. Pauvre de lui ! Mais il était évident que cela finirait ainsi. Je n'ai pu contrôler aucun de mes hôtes comme je le voulais. Ils avaient tous ce côté indépendant et fort qui m'empêchait d'en faire de que je voulais. D'ailleurs, j'ai toujours été frustré par cet état de fait. Comment moi, une Chimère à l'égale de Kyûubi, pouvait être aussi faible face à de simples humains ? C'était à n'y rien comprendre. Alors, je devais patienter. Patienter jusqu'à ce que le parfait pigeon se présente. Patienter pour qu'enfin je retrouve ma gloire d'antan. Mais plus les années passaient, plus je désespérais. En deux milles ans d'existence et 300 hôtes qui pour la plupart mourraient assez jeunes dans des combats, je n'avais jamais eu le parfait hôte. Celui qui deviendrait ma marionnette même si cela était interdit par ces putains de lois Chimériques. Car bien sûr, pour le bien de l'hôte et de sa Chimère, celle-ci ne doit en aucun cas asseoir un pouvoir imposant sur son Hôte de telle sorte que celui-ci ne devienne son instrument.
Et enfin il s'était présenté. Mon pantin, ma marionnette, mon Kabuto, ma petite poupée.
Je n'avais encore jamais vu quelqu'un d'aussi fragile mentalement. Pourtant il était assez intelligent pour un humain, il était même comparé à un génie. Il ne m'avait fallu que peu d'années pour arriver à le contrôler. Tout petit déjà, je m'évertuais à ce qu'il pense que tous les désirs qu'il avait, étaient de son propre fait et non du mien. Ainsi a-t-il toujours pensé être plus fort que moi parce que je ne disais rien et le laissais faire ce qu'il voulait. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai ri de lui alors qu'il accomplissait mes cent volontés sans s'en rendre compte. Vraiment, quel faible. ça en serait presque risible. Mais il m'obéissait et c'était le plus important. Pour ce que j'avais à faire plus tard.
La première chose que je lui ait fait croire est de loin la plus importante. J'avais veillé à lui apprendre les lois Chimériques, pour qu'il me fasse confiance car je savais que tôt ou tard il viendrait à le vérifier et j'avais particulièrement insisté sur les âmes sœurs. Je lui avais expliqué dans les moindres détails mon rôle dans cette rencontre entre Chimère et hôte et l'avait convaincu de me faire entièrement confiance. Et il avait bu mes paroles. Dans son monde, où ses parents étaient ces pires ennemis et où le monde était aussi effrayant que tentateur, il avait enregistré chacune de mes paroles comme s'il s'était agi de la sainte bible. Vraiment parfait comme pigeon. Je lui en ai tellement parlé que je m'étonne qu'il n'ait pas eu des soupçons. Peut-être m'a-t-il pris pour un de ses sentimentales qui prêche le grand amour. J'ai toujours eu en horreur ces discours sur l'amour. Pour moi, le désir était plus fort que ce stupide élan de cœur qui était aussi frivole que le vent.
Mais tous ces cours n'avaient pour unique raison que de retrouver Kurama. Pendant 900 ans, je n'avais eu de répit qu'en pensant à nos retrouvailles. Je voulais encore le revoir et le prendre dans mes bras. Son odeur fruitée me manquait ainsi que les sourires en coin qu'il m'adressait. Je voulais retrouver la première personne qui avait fait battre mon cœur trop égoïste pour aimer un autre que lui. Ce même cœur qui avait été brisé de la plus horrible des manières et qui s'était peu à peu mué en un désir encore plus grand, dénué de toute compassion et de tout amour. Je ne suis pas amoureux de Kurama, je le désire de toutes mes tripes. Je le désire juste.
Et après neuf cent neuf ans d'attente, je l'avais enfin trouvé. Sous la forme d'un petit ange blond qui justement était en manque d'amour. Je ne l'avais pas tout de suite reconnu. La présence de Kurama était tellement discrète qu'il a fallu que j'utilise tout mon pouvoir pour arriver à le capter. Une chose encore plus difficile quand on savait qu'une Chimère n'était pas visible sans son consentement. Mais j'y étais arrivé et même si je l'avais senti qu'un dixième de seconde, cela avait suffit à ce que je reconnaisse son aura.
Par la suite, je m'étais arrangé pour que Kabuto croie que Naruto était son âme sœur. Il n'avait pas été difficile à convaincre. Avec tout ce que je lui avais rabattu sur les Chimères et son entière confiance en moi, il m'avait cru et était tombé amoureux de Naruto. Vraiment faible comme Hôte. Ce jour là, je ne savais pas si je devais être fier qu'il m'obéisse au doigt et à l'œil ou bien être vexé d'être la Chimère d'un hôte aussi faible. Je n'en avais rien à faire de Naruto aussi je laissais Kabuto agir avec lui comme bon lui semblait. Et je remarquais avec surprise que cet idiot était aussi possessif que moi mais surtout, qu'il associait ces sentiments violents à moi. Il pensait que j'étais responsable de son obsession pour Naruto alors que cela n'est que le résultat de sa solitude et de son besoin d'aimer. Aussi fier que je sois de mon emprise sur lui, jamais je n'aurais pu l'obliger à ressentir autant d'effervescence et d'amour pour Naruto. Mon pouvoir avait quand même des limites malgré ce que je voulais croire. Je dois avouer que c'était assez marrant de le voir rejeter la faute sur moi à chaque fois qu'un sentiment trop violent le prenait à cause de Naruto. Et malgré le fait de n'avoir rien dit, son attitude parfois me dérangeait et je me demandais alors si je ne devais pas l'aider et accomplir pour la première fois mon rôle de Chimère : protéger et soutenir mon hôte à n'importe quel prix. Mais comme je l'ai précisé, je suis quelqu'un d'égoïste et à moins que mon hôte ne soit vraiment dans une situation qui risque de nous nuire à tous deux, je ne vois pas l'intérêt d'intervenir. Chacun sa vie tant que j'ai Kurama à la fin.
Kurama que je n'ai toujours pas vu malgré l'état de son hôte. Je me demande d'ailleurs s'il n'y a pas quelque chose qui cloche. Après l'accouchement, j'ai dû maintenir Naruto dans un état comateux pendant une semaine afin qu'il récupère totalement. Il ne s'est pas réveillé une seule fois et mon envie d'enfin pouvoir revoir Kurama n'a pas été réalisé. Il ne s'est pas montré et je ne capte plus son aura. C'est comme s'il avait disparu d'un coup. Il serait vraiment bête que je le perde si près du but, aussi, je m'évertue depuis une semaine à provoquer une réaction chez lui. J'ai même dû ne pas prescrire d' antidouleurs à Naruto pour qu'il se montre. Mais cela n'a pas eu le résultat escompté. La blessure de Naruto a failli être infectée.
Depuis une semaine, je joue donc le rôle du garde-malade en vérifiant sans cesse l'aura de Kurama. J'ai été obligé de me matérialiser afin de prendre soin du blessé et depuis, j'erre dans la maison. Mes journées se ressemblent toutes et se finissent de la même manière : au chevet de Naruto. Je me demande ce qu'il dira quand il me verra ici. Kabuto lui a décrit mon apparence mais je doute qu'il me reconnaisse sur le coup. Peut-être aura-t-il peur.
Je soupire et repose sa main que j'avais gardée dans la mienne. En devenant consistant, j'ai dû prendre les mêmes habitudes qu'un humain ordinaire par conséquent, me nourrir convenablement. Comme je n'ai jamais cuisiné auparavant, je n'ai jamais ressenti l'envie ni le besoin d'apprendre à cuisiné, je dois me contenter du placard et du frigo pour subvenir à mes besoins. Heureusement pour moi, Kabuto a fait des courses qui me permettront de tenir jusqu'à son retour.
Prenant une pizza, Naruto aime tellement ça que Kabuto en a acheté plusieurs, je la fourre au micro-onde et attend que ça cuise. Dix minutes plus tard, je remonte avec mon assiette et ouvre la porte en grand sans faire attention à Naruto. Je passe devant lui et pose mon assiette près de la petite table puis redescend prendre les couverts. Quand je reviens, la première chose que je remarque sont les yeux de Naruto, grands ouverts et interrogateurs. Je ne pensais pas qu'il se réveillerait aussi tôt. Je croyais qu'il émergerait vers le soir. Il me prend au dépourvu là.
- Tu es réveillé ? Tu as soif ?
Je pose ces questions par pur réflexe tout en jetant un coup d'œil autour pour essayer de savoir si Kurama est là. Raté.
Naruto ne me répond pas et essaie plutôt de se redresser, ce qu'il ne parvient bien sûr pas à faire. Vraiment débile les humains.
Je m'avance vers lui et pose les couverts près de mon assiette puis je me penche vers lui et l'aide à s'asseoir. Il me dévisage toujours autant, il est sur le point de me poser une question quand je le coupe.
- Kabuto est absent, il reviendra dans deux semaines. Je m'appelle Kon et je suis sa Chimère. Ravi de te rencontrer.
Naruto ne fais pas plus attention à moi et jette des coups d'œil interrogateurs autour de lui. Malgré sa gorge sèche, il parvient tout de même à parler.
- Où…est…mon bébé ?
Je soupire et m'installe près de la chaise à sa droite. Il ne me regarde toujours pas et jette de furtifs regards à la chambre. Il ne semble pas plus vexer que ça que je ne lui réponde pas. Je pense qu'il doit encore être dans les vapes.
- Il…dort ?
Je ne sais pas quoi dire et c'est embêtant ça. Dois-je tout lui dire ? Peut-être que ça provoquera un choc, ce qui obligera Kurama à apparaître ? Mais quand même, c'est assez…brutale et…cruel, non ?
- Tu peux me l'amener s'il te plaît ?
Sa voix semble comme désespérée. Je me demande s'il n'a pas senti que quelque chose clochait.
- C'est-à-dire que…ton bébé…n'est pas là.
C'est tout ce que j'ai trouvé à dire. Je ne comprends pas pourquoi je me retiens autant, ce n'est pas du tout mon genre. Aussi je décide d'abréger cette conversation plus que stressante.
- A vrai dire, il est mort.
Naruto me regarde comme si une deuxième tête avait poussée. Ses yeux sont exorbités et son souffle rapide. De là où je suis, je peux voir ses mains tremblés tandis que sa poitrine se soulève à la recherche d'un peu d'air.
- Tu peux…répéter ?
Il cri presque ces mots et manque de me faire sursauter. Je ne m'étais pas attendu à ça. Des larmes coulent de ses yeux tandis qu'il serre sa poitrine. Sa respiration se fait courte et il inhale fort comme s'il étouffait. Je réalise trop tard qu'il est vraiment entrain de s'étouffer et le voit tomber en arrière tandis que sa tête heurte violemment la tête de lit. Un bruit sourd retentit et malgré la violence du coup, Naruto ne s'est pas évanoui. Sa bouche émet un cri sourd tandis que son corps se convulse. Il passe une de ses mains sur son cou et le serre tellement fort que j'ai peur qu'il ne s'étrangle. C'est un spectacle assez étrange. De toute ma vie, je n'ai jamais vu quelqu'un souffrir aussi intensément. Et à voir sa douleur physique, je n'imagine pas ce qu'il doit ressentir à l'intérieur. J'espère que Kurama est à l'abri de toute cette douleur, je ne veux pas qu'il soit blessé comme son hôte. Voulant vérifier quelque chose, je m'approche de Naruto et vois ce que je prévoyais. Ses yeux sont injectés de sang et des larmes de sang coulent. C'est à ce moment là que je prends réellement conscience de ce que je lui ai fait. Kurama que je souhaitais tant voir semble terriblement souffrir et l'espace d'un instant je peux le voir à travers les yeux de Naruto, me demandant pourquoi je lui ai fait tout ça (heu que veux dire cette phrase ne manquerait il pas des mots). Se peut-il que Kurama soit au courant de mon implication dans la mort du bébé ?
Je n'ai pas le temps de le vérifier car Naruto se convulse une dernière fois et retombe sur le lit inerte. Il a les yeux grands ouverts et regarde fixement le plafond. Je ne peux que souffler de soulagement même si une boule me noue le ventre. J'ai comme un mauvais pressentiment sur la suite des choses. Quelque chose me dit que le Kurama que je connaissais risque d'être complètement différend.
D'un geste tendre, plus par préoccupation pour ne pas le réveiller que par réelle envie, je recouvre Naruto et prend mon assiette pour aller manger dans le salon. Sur le pas de la porte, je jette un dernier coup d'œil derrière moi et comme tout à l'heure, je crois voir Kurama mais cette fois, ce sont des yeux accusateurs qui me fixent. Et j'ai peur. Je me sens mal. Vraiment mal.
Journal de Kon, 15 mai 2010
Tout va mal, vraiment mal. Je n'aurais jamais cru dire ça un jour mais j'ai peur. Non pas pour moi- ce qui m'étonne beaucoup- mais pour Naruto. Il va mal, vraiment mal. Il traîne une aura sinistre derrière lui. Je n'avais jamais senti cela auparavant. J'avais l'intuition que tout changerait après l'annonce du décès du bébé mais pas à ce point. Il ne mange plus, dort peu et est toujours réveillé par des cauchemars qui le font hurler la nuit. L'autre nuit, je l'ai surpris sur le balcon, regardant fixement le balcon. L'espace d'un instant, je l'ai vu s'écraser sur le sol et avec un sourire sur les lèvres. Je ne suis pas vraiment touché par son état mais par celui de Kurama. Chaque jour, à chaque fois que je vois Naruto, il me semble que le…fantôme ou je ne sais quoi de Kurama flotte à côté de lui. Si au début je n'y accordais pas d'importance, j'y ai été obligé quand j'ai vu Naruto pousser cet espèce de fantôme avec un air de dégoût sur le visage. Kurama s'était alors évanoui avec ce même air accusateur sur le visage qu'il a posé sur moi. Je ne sais pas comment mais je sens qu'il ne peut pas parler. Je l'ai surpris ouvrir la bouche sans pour autant qu'un son s'en échappe. Peut-être seulement Naruto peut l'entendre mais celui-ci soit l'entend et préfère l'ignorer soit ne l'entend pas et je me fais des films. En tout cas, c'est vraiment effrayant. Vivement que Kabuto revienne. Je ne pourrai pas tenir longtemps. Plus qu'une semaine.
Journal de Kon, 15 mai 2010
Je vais craquer. Naruto s'enfonce dans la dépression et Kurama semble à l'agonie. Son fantôme ne se contente plus d'apparaître par moment, il flotte sans arrêt à côté de Naruto. Moi qui me plaignais de ne pas l'entendre, je préférais ça à ses cris de douleur et de détresse qui résonne partout dans la maison. Seul Naruto semble inaccessible à tant de douleur. Il passe maintenant ces journées assis dans le sofa, les yeux dans le vide. Il ne boit que de l'eau et minci à vue d'œil. Rien que cette semaine, il a perdu cinq kilos. Lui qui était déjà mince, il ressemble à un cadavre maintenant. Il ne me regarde presque jamais et quand il le fait, c'est toujours avec ce regard impénétrable et parfois méprisant. Je ne sais pas s'il se doute de quelque chose à mon propos. Si c'est le cas, il n'en dit rien. Il est aussi vivant qu'un rocher. Je ne l'ai plus vu traîner près du balcon. ça me rassure. Il ne faudrait pas qu'il me claque dans les doigts alors que je suis sur le point de retrouver Kurama. Kabuto revient dans trois jours. Je ne suis pas passé le voir à l'hôpital mais je l'ai appelé. Il n'a que le bras plâtré et deux côtes cassées. Son visage est parsemé de bleus mais les médecins estiment qu'il a eu de la chance. Je ne sais toujours pas comment il a eu l'accident. Apparemment il a dérapé sur une rue mouillée et il n'a pas su maîtriser son véhicule. Il faudra que je lui demande plus de détail. Je veux bien être sûr que le bébé est mort.
Journal de Kon, 18 mai 2010
Kabuto est là. Bien amoché mais quand même là. Un taxi l'a déposé devant la maison i peine trente minutes. Il m'a à peine salué avant d'aller voir Naruto. Je crois que son état l'a surpris. Il ne s'attendait vraiment pas à ce que les choses prennent une telle ampleur. Naruto l'a à peine remarqué. Il semble toujours enfermé dans son monde et n'en sort presque jamais. En sortant de la chambre, Kabuto m'a jeté un regard que je ne lui avais encore jamais vu. C'est la première fois qu'il ose me montrer qu'il n'est pas d'accord avec ma manière d'agir. Je lui en aurais voulu dans d'autres circonstances mais moi-même je commence à douter de mon plan. Fallait-il vraiment tuer le bébé ? Maintenant que j'y repense, j'aurais peut-être dû simplement pensé à l'abandonner devant une quelconque porte. Mais dans ce cas, j'aurais encouru le risque que Kurama sente son aura- même si la Chimère du bébé ne s'est pas totalement réveillée, il lui faut deux ans pour prendre totalement conscience de sa condition- et le retrouve. Ce serait vraiment fâcheux si ça arrivait. De toute façon il est trop tard pour avoir des regrets. J'espère juste que Kurama arrivera à se remettre. Peu importe le temps que cela prendra, je suis prêt à attendre son retour. Je l'ai bien attendu pendant 900 ans. Quelques jours ou années de plus ne me tueront pas.
Après tout, c'est mon âme sœur.
POV Kabuto
Journal de Kabuto, 18 mai 2010
Je viens à peine de rentrer de l'hôpital que je dois m'occuper de Naruto. Son état semble plus grave que ce que je pensais. J'avais cru qu'il oublierait vite la perte du bébé- après tout, il ne l'a pas voulu-mais il semblerait que je me sois trompé. J'ai l'impression que cela a réduit à néant le fragile équilibre qu'il s'était trouvé. Si j'avais su qu'il deviendrait comme ça, je n'aurais jamais obéi à Kon et aurait tenté de les sauver tous les deux. Ce qui me console, c'est que son petit garçon soit maintenant en sécurité mais surtout, loin de Kon. Aussi naïf que je suis, je sais que ma propre Chimère n'hésiterait pas à me tuer pour avoir Naruto. D'ailleurs, je ne vois pas trop pourquoi il est amoureux de lui. Ce n'est pas logique. J'ai l'impression que toute cette histoire ne concerne pas que Naruto. Kon a dû prévoir tout ça pour un autre motif. Malgré que parfois je pense qu'il accentue mes sentiments à l'égard de Naruto, je n'ai jamais ressenti qu'il se préoccupait vraiment de lui. Il ne m'a jamais semblé que le sort de Naruto soit le plus important pour lui. Ce qui m'oblige à me demander s'il ne le ferait pas pour avoir une autre personne. Il faut que j'y voie plus clair. La santé de Naruto en dépend.
Journal de Kabuto, 25 juin 2010
La situation échappe à mon contrôle. Naruto a changé. Avant il se contentait de juste s'assoir, l'air pensif mais maintenant, c'est…affreux. Il veut que je couche avec lui. Quelques semaines plus tôt j'aurais sauté de joie mais maintenant j'ai juste envie de vomir. Il ne veut pas juste que je couche avec lui. Il veut que je lui fasse un enfant.
Cette demande surprenant a commencé trois jours après mon arrivée. Il m'avait retrouvé dans ma chambre puis s'était couché à côté de moi. Il ne m'avait pas encore approché depuis mon retour. C'est à peine s'il me jetait des regards. Le regard fixe, il m'avait caressé le torse, ce qui m'avait assez surpris puisqu'il fuyait tous les contacts, puis avait commencé à parsemer mon cou de baisers. Si lui ne voyait aucun inconvénient à ce qu'on couche ensemble, moi j'avais plutôt envie de vomir. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça. Il ne devait pas m'appartenir comme ça. Je le voulais brisé mais assez en vie pour qu'il voit à quel point je l'aime. Alors je l'avais repoussé. Et il l'avait mal prit.
- Tu ne veux plus de moi ?
J'avais été surpris qu'il me demande ça. Ou peut-être juste surpris qu'il parle tout court. Sa question me prenait de court et je ne savais pas quoi répondre. Le mieux à ce moment-là, pensai-je, c'était d'être franc avec lui.
- Ce n'est pas ça. C'est juste que…je ne te veux pas comme ça.
- Comme ça ? Je ne comprends pas. Depuis que je suis ici, tu ne cherches que ça.
Dire que j'étais choqué est un euphémisme. Je n'aimais pas du tout la tournure de la conversation.
- J'ai bien vu les regards que tu me lançais. Tu veux me baiser et je suis d'accord.
Il avait cela comme si c'était une simple constatation. Et c'est là que j'ai pris conscience d'un truc. Naruto n'avait pas changé. Un nouveau lui avait été créé.
- Pourquoi maintenant, Naruto ?
- Parce qu'il le faut. J'ai besoin de toi.
Naruto passa de nouveau sa main sur mon torse et releva mon t-shirt. Mais je ne voulais toujours pas. Je poussais sa main avec plus de force cette fois et le renversait sous moi pour le maintenir. Il ne broncha pas et au lieu de lutter, il passa ses jambes autour de ma taille et chercha à se rapprocher de moi.
- Arrête, Naruto. Ça suffit maintenant !
Il soupira et posa sa tête sur le lit. L'espace d'un bref instant, je vis une lueur de colère passé sur son visage avant que celle-ci ne disparaisse. Je crus même avoir rêvé.
- Ce n'est pas la peine de te retenir. Tu en as autant envie que moi.
Une prostituée. Voilà ce à quoi Naruto me faisait penser à cet instant. Cette image se renforça quand, dans un moment d'inattention, il réussit à me renverser et à me chevaucher. Alors qu'un cri de surprise s'échappait de ma bouche, il la happa et m'embrassa sauvagement. Ses dents meurtrissaient mes lèvres tandis que ses mains griffaient mon torse. Ce baiser était tout sauf doux. Il était demandeur, brutale et agressif. Je ne ressentais aucun désir, juste un besoin urgent de passer à l'acte. Bien sûr j'aurais pu l'arrêter en le poussant un peu mais avouons-le, je n'en avais aucune envie. Je ne pensais qu'à ce corps qui m'était offert et plus rien n'avait d'importance. Ma répugnance avait cédé la place à un désir encore plus grand de faire de Naruto mien pour la première fois. Je savais que je le regretterais plus tard et que je m'en voudrais d'avoir abusé de lui alors qu'il est encore très faible mais je n'y pensais pas sur le coup. Il fallait que je me vide, pas que je fasse l'amour. Naruto ne voulait pas de mon amour, ce que je compris quand il me regarda avec cette lueur de dégoût.
Il défit mon jean et le baissa pour se saisir de mon membre. Je grimaçais sous la douleur de ces gestes mais il ne remarqua rien. Il m'embrassa dans le cou puis revint sur mes lèvres qu'il prit voracement. Je pouvais sentir un goût métallique dans ma bouche mais je m'en foutais. C'était tellement grisant. J'en demandais même plus. Quand sa main empoigna durement mon membre, je mordis ses lèvres à mon tour et entreprit de renverser les rôles. Il se retrouva sous moi, les jambes complètement écartées. Il dégageait une odeur de luxure mais je n'avais pas le temps de profiter de la vue. Voyant que les choses n'avançaient pas assez à son goût, il enleva son t-shirt pendant que je mordais son cou. Son pantalon suivit aussi tandis que je caressais son membre en érection. J'aurais voulu prendre mon temps et savourer ce moment mais Naruto ne le voyait pas de cet œil. Il frotta nos membres l'un contre l'autre tout en murmurant des insanités. Ses cris de plaisirs étaient beaucoup trop forts pour que ce soit naturel mais je décidai de ne pas y faire attention. Relevant un peu ses hanches, Naruto passa ses bras autour de mon cou.
- Vas-y.
En même temps qu'il parlait, il prit mon sexe durci et le conduisit lentement à son anus. Cependant, notre position rendait la pénétration difficile aussi, nous échangeâmes nos places et bientôt, Naruto me chevaucha, il mit mon membre au plus profond de ses entrailles tandis que nous poussions tous deux un puissant cri que je pris pour du plaisir. J'avais déjà eu des relations sans lendemain et même si tous mes partenaires étaient de vraies bêtes de sexe, je n'avais jamais ressenti cette poussée d'excitation qui me prenait les tripes. Mon sexe semblait avoir encore grossi si c'était possible. Peu à peu, Naruto commença à bouger provoquant des râles de plaisir de ma part. Son entrée était si étroite que je m'étonnais qu'il n'ait pas mal. Quand il se pencha vers moi, faisant presque sortir mon sexe de son anus, je crus ma fin arrivée. Il s'y empala dessus aussitôt en serrant les cuisses tellement fort que je parvins à atteindre sa prostate. Il hurla son plaisir et augmenta la cadence.
- Encore, je veux plus. Pénètre moi jusqu'au bout. Je veux te sentir…au plus profond de moi.
Ses hanches bougeaient toutes seules et je ne pouvais m'empêcher de les agripper pour m'enfoncer encore plus profond. Naruto prit ma main et la posa sur son sexe afin que je le masturbe. Pour me faciliter la tâche, il fit sortir mon membre dans un bruit sonore à cause du pré-sperme puis se retourna de sorte que son dos se colle à mon torse. Une fois assis sur mes jambes, il s'empala de nouveau sur mon sexe en une seule poussée. Ces hanches s'arquèrent et sa bouche s'ouvrit en un cri muet. Je ne pouvais que serrer les dents face à un tel tableau de débauche tandis que je voyais mon sexe sortir de son orifice pour l'envahir aussitôt. J'empoignais alors son membre et le masturbait violemment. Naruto cria sous le trop plein de plaisir et commença à ralentir la cadence. Mais après avoir senti qu'il était sous le point de jouir, j'enserrai son pénis de sorte à ce que la jouissance ne monte pas. Naruto cria d'indignation et de surprise et se contorsionna pour me regarder.
- Je ne veux pas que tu jouisses maintenant.
Il était sur le point de répondre quand je soulevais ses hanches et les laissait retomber. Naruto poussa alors un tel cri de plaisir que mes gémissements passèrent pour de petits bruits. Sa respiration était haletante et son corps parsemé de sueurs. Il ne savait plus où donner de la tête et ses mains qui étaient restés inactifs jusque là empoignèrent mes mains qui le masturbaient et les incita à augmenter la cadence.
Ce n'est que quand j'entendis dans ces cris un début de pleurs, que je cessais de le caresser et stoppait ces hanches. Je le soulevai alors et le fit retourner. Je voulais le voir jouir. Il n'y opposa aucune objection et quand il s'empala pour la énième fois sur mon sexe, il m'embrassa aussi voracement qu'au début. Je sentais bien qu'il ne pouvait plus se retenir, aussi, j'accélérai la cadence et dans un dernier effort, Naruto jouit dans ma main tandis que je me vidais au plus profond de lui. Il serra les cuisses quand il sentit le liquide couler et mordit mes lèvres qui avaient retenu son cri de jouissance.
Fatigué, Naruto tomba à côté de moi et alors que je pensais à lui parler, je le vis rentrer un doigt dans son anus-doigt qui poussa le sperme à l'intérieur- puis le ressortir. A ma plus grande surprise, il lécha le doigt comme s'il s'était agi d'une sucette et continua jusqu'à ce qu'il n'y ait plus une seul goutte de sperme. Ce geste follement érotique bien qu'un peu gênant me fit, malgré moi, jouir encore une fois. Naruto laissa échapper un rire et empoigna mon sexe pour en retirer les dernières gouttes.
- Tu es vraiment insatiable, Kabuto. Je ne te pensais pas comme ça.
Il lâcha mon membre puis souleva les cuisses. Voyant qu'il ne les redescendait pas, je fronçais les sourcils. C'était vraiment bizarre.
- Tu fais quoi ?
- J'attends que le sperme glisse à l'intérieur.
- Et…pourquoi ?
- Il paraît que ça rend la fécondation plus facile. Dans cette position, le risque que je tombe enceinte est très élevé.
Je me relevais aussitôt et le fixais incrédule. Je ne voulais pas croire ce qu'il me disait.
- De quoi tu parles Naruto ? Tu veux avoir un enfant ?
- Bien sûr. A ton avis, pourquoi est-ce que j'ai couché avec toi ? J'ai décidé que tu serais le père, cette fois.
- Mais tu es fou ? Tu viens à peine d'accoucher !
- Et alors ? Comme le premier n'a pas survécu, j'ai pensé que c'était de ma faute mais c'est faux. C'est parce que le spermatozoïde n'était pas assez fort. Il suffit donc que je recommence avec une personne dont je suis sûr que les spermatozoïdes sont assez forts pour me donner un bébé. Maintenant si tu le veux bien, j'aimerais que tu sortes. Si ça ne marche pas, je t'autoriserai à me baiser et on le fera jusqu'à ce que j'aie un bébé.
Voulant à tout prix m'éloigner de ce jeune homme que j'avais peine à reconnaître et qui me faisait peur, je ne mis que mon pantalon et courut jusqu'au salon. Je ne voulais pas croire à ce qu'il s'était passé. Naruto ne pouvait pas vouloir d'un autre enfant aussi vite. Quelque chose avait cassé en lui et le conduisait à penser à une chose aussi horrible.
Assis dans le fauteuil un verre à la main, Kon m'adressa un sourire moqueur.
- C'était un bon coup ?
Je ne faisais même plus mine d'être offusqué. Je n'avais aucune envie de lui parler. Je partis me servir un autre verre tandis que la voix moqueuse de Kon me parvenait dans la cuisine.
- Je devrais peut-être l'essayer. Vu ces cris, je ne doute pas que son cul soit très étroit. Je me demande s'il arriverait à me prendre entièrement !
Je ressortis aussi vite de la cuisine, l'air énervé. Kon m'exaspérait de jour en jour. Depuis mon retour, il avait toujours ce sourire en coin, l'air de dire que j'ai eu ce que je voulais grâce à lui. Et à chaque fois, je me retiens de lui cracher à la figure que je ne suis pas totalement satisfait.
- Tu peux arrêter de dire ça ? A t'entendre, Naruto n'est rien d'autre qu'une pute pour moi.
- Et ce n'est pas le cas ? Voyons Kabuto, je te connais mieux que toi-même. Même si tu n'es pas totalement satisfait de la situation, ne me dis pas que de l'avoir aussi soumis et insatiable ne t'excite pas.
ça me fait mal de le dire mais il a tout à fait raison. Voir Naruto s'offrir à moi d'une telle manière m'a fait souhaiter, l'espace d'un instant, qu'il reste comme ça encore un peu. Juste un peu. Mais il ne le peut. Je ne suis pas tombé amoureux de son corps mais de sa personnalité. Avant que toute cette histoire ne commence, j'avais prévu de me déclarer à lui et ensuite attendre qu'il s'offre à moi de plein gré. Je ne voulais pas qu'il couche avec moi juste pour une envie malsaine et dans un état aussi fragile.
Mais ce que je n'avais pas réalisé, c'est que Naruto n'a jamais été quelqu'un de fort. Et la perte du bébé l'a fait encore plus sombrer. J'espère juste qu'il redeviendra comme avant. Je l'espère vraiment.
- Je me demande jusqu'où cette histoire nous mènera. J'ai hâte de découvrir la suite. Pas toi, Kabuto ?
Kon laissa échapper un rire avant de se dématérialiser. Il est vraiment sans cœur. Je me demande ce que j'ai fait pour mériter une Chimère comme lui.
Journal de Kabuto, 8 août 2010
Naruto et Kon ont couché ensemble. Devant mes yeux. Sur la table de la cuisine. Alors que j'avais défendu Kon de le toucher. Alors que Naruto me voulait comme père pour l'enfant. Alors que j'aime Naruto et que Kon se sert de lui
Ma Chimère et mon âme sœur ont couché ensemble. C'était horrible.
Je venais de rentrer du supermarché. Depuis quelques jours déjà, Naruto me harcelait pour que je couche plus avec lui. Malgré mes réticences, j'avais cédé à ses avances et chaque jour, il me laissait lui faire l'amour. Si au début je culpabilisais après l'acte, Naruto m'a très vite fait comprendre que tout ceci n'était pas une affaire de sentiment. En gros, je devais juste lui servir de donneur de sperme. Et à ma plus grande joie, il se trouvait qu'il n'était pas encore tombé enceinte. Malgré toutes les astuces qu'il avait recueilli sur Internet sur la façon d'avoir le plus de chance de tomber enceinte, aucune ne semblait marché. Ce qui semblait énerver grandement Naruto et l'inciter à faire l'amour plus d'une fois par jour. Mais je n'étais pas d'accord. Alors il était allé chercher ailleurs. Avec Kon.
Je les avais surpris alors que Kon le pénétrait d'une forte poussée de hanche. Je savais qu'il m'avait vu mais ce n'est pas pour autant qu'il s'était arrêté. Il avait continué jusqu'à ce que Naruto jouisse en un long cri. Ce n'est qu'après qu'ils avaient semblé me remarquer. Mais la réaction de Naruto m'avait ensuite blessé. Au lieu de se sentir désolé, il était juste descendu du plan de travail et avait remit son pantalon avant de s'approcher de moi d'une manière sensuelle.
- Tu veux ton tour aussi ?
Il avait commencé à m'embrasser dans le cou et à sortir mon membre quand je l'avais arrêté. J'étais horrifié par son comportement. Je ne comprenais pas pourquoi il était devenu comme ça. Il semblait si loin de ce qu'il était avant.
Voyant que je ne répondais pas à ses avances, il se détourna de moi et repartit vers Kon qui esquissa un sourire moqueur. Il semblait vraiment amusé par la situation.
- Il semblerait que Kabuto ne veuille pas s'amuser avec moi. Tu veux bien toi ?
- Bien sûr, toujours mon cœur.
Sans plus de cérémonie, Kon l'embrassa sauvagement, le regard fixé sur moi. Naruto passa ses bras autour de son cou et gémit plus fortement. Ne pouvant en supporter plus, je m'approchai d'eux et agrippai violemment Naruto par derrière. Il poussa un couinement de douleur pendant que Kon se dématérialisait.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? Pourquoi tu couches avec Kon ?
- Je ne vois pas en quoi ça te regarde. Je te signale que c'est toi qui ne veux pas le faire avec moi.
- Mais tu étais obligé de te rabattre sur lui ? Je te signale que c'est ma Chimère !
- Et alors ? Il est plutôt beau et lui au moins me baise quand je veux.
- ça c'est sûr, il te baise tellement que tu ressembles à une prostituée. Ouvre les yeux bordel ! Ce n'est pas toi ça Naruto !
- Qu'est-ce que tu en sais ? Vous ne voyez tous en moi qu'un corps baisable et rien de plus !
Sur ce, il retira violemment sa main. Je me sentais mal à l'aise. Je n'étais pas sûr de ce que je comprenais.
- Je n'ai jamais vu en toi qu'un corps baisable. Je t'aime surtout toi, pas ton physique. Et puis, qui sont ces « vous » ?
Naruto ne me répond pas et se contente de croiser les bras sur la poitrine en un geste de défense. C'est aussi une manie qu'il a prise. Quand on lui parle, il croise les bras, nous regarde dans les yeux et lève la tête en un geste hautain. Il est loin le Naruto qui osait à peine me regarder.
- Ça ne te regarde pas.
Il esquisse un pas pour partir mais je le retiens aussitôt. J'ai la vague impression que cette conversation m'apportera des réponses sur le comportement plus que douteux de Naruto.
Après quelques instants et voyant que je ne lâchais toujours pas sa main, il soupira et passa sa main dans ses cheveux.
- Si Sasuke m'avait réellement aimé, il ne serait pas partit avec Neji et je n'aurais pas perdu mon bébé. Au final, il ne sortait avec moi que parce que Neji n'était pas là !
- Je n'arrive pas à croire que je vais dire ça mais Sasuke t'aimait Naruto, j'en suis certain.
Naruto laisse échapper un rire amer.
- Oh oui, il m'aime tellement qu'il s'est marié avec mon meilleur ami avec qui il file le parfait amour. Drôle d'amour, tu ne crois pas ?
Il paraît presque hargneux. Moi qui pensais que la mort du bébé était le problème, je me suis lourdement trompé. Elle n'a été que le déclencheur de sentiments trop longtemps refoulés. En vrai, Naruto avait sombré bien avant et je n'avais rien remarqué ou plutôt, je n'ai rien voulu remarquer. Je ne savais pas qu'il allait aussi mal.
- S'il ne t'aimait pas, tu n'aurais jamais eu ton bébé, Naruto.
- Comment ça ?
- Eh bien, je ne te l'ai sans doute pas dit même si c'est important mais il y a une chose que tu dois ou plutôt, devais savoir sur les Chimères de la Vie mâle. Ceci ne peuvent enfanter que si l'amour que leur porte leur âme sœur est puissant. C'est la base de toute fécondation.
Naruto était sidéré, Je ne voulais pas lui dévoiler cette information à cause de ce qu'elle pouvait impliquer.
- Attend, tu es entrain de me dire que Sasuke est mon âme sœur ?
- Oui.
Naruto éclata cette fois d'un rire amer. Mais plus que le rire, je percevais de la souffrance à l'état pur. Plus que l'aider, je ne faisais que l'enfoncer encore plus et si une partie de moi en était content, l'autre ne cessait de me crier que tout cela était mal et cruel. Mais comme d'habitude, ma partie égoïste l'emporta et voir Naruto aussi détruit me réjouit fortement. Au fond de moi, le rire lugubre de Kon résonna longtemps.
Naruto était partit sans ajouter un mot. Je le retrouvais plus tard, assis sur une chaise et passant distraitement sa main sur sa cicatrice. Je ne l'avais jamais vu y toucher. Et je ne croyais pas qu'il s'en rendait compte lui-même. Le Naruto que j'avais surpris plus tôt dans les bras de Kon avait été remplacé par un autre plus mélancolique et sombre.
Et quelque part, je me doutais que la future crise qu'il aura sera la plus déchaînée.
Journal de Kabuto, 27 novembre 2010
Naruto a fini par craquer et j'avais raison. Sa crise a été pire que jamais. Elle avait commencé doucement dans sa chambre, alors qu'il était couché près du berceau vide du bébé. Il avait refusé que les affaires destinées au bébé ne soient jetés et chaque soir avant de se coucher, il accomplissait un étrange rituel. Il caressait le berceau en murmurant sans fin qu'il était désolé. Et ça me brisait le cœur. Plus d'une fois je me suis abstenu de lui avouer la survie de son bébé mais à chaque fois, à l'idée que Kon-à qui j'avais réussi à cacher cet état de fait- le découvre, j'en avais des sueurs froides. Surtout que je ne savais toujours pas ce qu'il cherchait ou plutôt pour qui il faisait tout ça.
Cette soirée là, j'étais passé devant sa chambre pour le surveiller car depuis quelques temps il m'inquiétait. Depuis notre conversation, il était resté étonnamment calme et je ne l'avais plus vu dans les bras de Kon qui d'ailleurs semblait contrarié. A chaque fois qu'il apparaissait, il jetait des coups d'œil affolants à Naruto et plus d'une fois, j'avais surpris son regard inquiet. C'est à partir de ce moment-là que j'avais remarqué un état de fait qui m'avait échappé.
Kurama, la Chimère de Naruto n'était toujours pas apparu. Dans les premiers jours qui ont suivi mon retour, j'avais bien remarqué sa disparition mais j'étais persuadé que c'est juste parce qu'il ne voulait pas que je le vois. Mais plus les jours passaient, plus je me rendais compte que Naruto était seul, vraiment seul. Il ne parlait plus et si j'avais mis ça sur le compte d'un mutisme volontaire, j'en viens maintenant à me demander si ce n'est pas plus profond que ça. Naruto ne semblait vraiment pas interagir avec sa Chimère. Et c'est en partie pour cette raison que j'étais rentré dans sa chambre pour lui demander la raison.
C'est à partir de là que tout a dérapé. Il m'a lancé un regard meurtrier avant de commencer à m'insulter et à traiter Kurama de traître. Je ne comprenais rien à ce qu'il disait et ne voyais pas en quoi sa Chimère pouvait l'avoir trahi. Sa réponse me surprit autant qu'elle me blessa. Comment en était-il venu à détester sa propre Chimère ?
- Je le déteste, c'est entièrement de sa faute ! Il n'aurait jamais dû délaisser le bébé pour s'occuper de moi. Il n'avait pas à essayer de guérir mes blessures alors qu'il devait prendre soin de mon bébé. Ce n'est qu'un traître. Je ne veux plus jamais le voir. Il n'existe plus pour moi.
Tout en disant cela, il serrait fortement son ventre. Il semblait encore mal en point. En fait, j'avais l'impression que c'était le cas à chacune de nos conversations.
- Tu veux bien m'expliquer Naruto ?
Je me renseignais plus par précaution que par curiosité. Je me demandais si Kurama m'avait vu prendre le bébé et Kon nous menacer. Ça pouvait devenir problématique.
- Quand j'étais dans les vapes, il a dû se détacher du bébé pour cicatriser ma cicatrice. Apparemment, j'avais une hémorragie et je risquais d'y laisser ma vie mais je n'en crois pas un mot ! Il pouvait très bien faire les deux en même temps. Je ne voulais pas qu'il s'occupe de moi et je le lui avais dit. Ce n'est qu'un traître comme les autres. Vous êtes tous pareils.
Il avait fini en jetant un jouet contre le mur. Ses larmes coulaient à flot tandis que sa respiration était entrecoupée de sanglot. Il agrippa ses cheveux avec une telle force que j'eus peur qu'il se les arrache mais ce n'était pas sa principale préoccupation. Une de ses mains agrippa sa poitrine et la serra fortement. Son dos s'arqua tandis qu'il se roulait en boule. Il se coucha par terre et tapa du poing par terre. Il poussait maintenant des cris de douleur telle une créature agonisante. Je sentais Kon s'inquiéter pour lui et cela me surprit autant que cela m'énervait. Il était le responsable de cette histoire. On était allé beaucoup trop loin.
Je savais que Naruto ne pensait pas un mot de ce qu'il disait mais sur le moment, il s'en foutait bien. Il souffrait et il avait besoin d'un coupable. Malheureusement, ce n'était pas le bon.
- Et tu peux me dire où est Kurama en ce moment ?
Je ne m'entendais pas à ce qu'il me réponde maintenant. Il fallait que sa crise passe et elle mit un peu de temps même si Naruto ne s'en remit pas complètement.
- Je ne sais pas. Je ne l'ai pas revu depuis l'ac…
- Je comprends mais tu arrives à le sentir ?
- Oui mais pas beaucoup. C'est comme si…il se cachait.
Je n'insiste pas plus quand je vois que Naruto est encore plus mal. Quand je m'avance pour le prendre dans mes bras, il me repousse et change de visage. Il redevient le Naruto provocateur d'il y a quelque jours et m'embrasse voracement. Et comme d'habitude, je ne peux lui résister et réponds à son baiser.
Mais au fond de moi, je ne peux m'empêcher de me dire qu'il faut que j'aide Naruto à se retrouver. Ou bien il faut que je trouve une personne qui pourrait l'aider, car l'air de rien je me sens dépassé et coupable.
Pov Minato
8 août 2010
Les recherches pour retrouver Aii…Naruto, continuent. Il semblerait qu'il ait été adopté par un homme à l'âge de six ans après avoir passé un an dans le coma. Kushina est brisée par cette nouvelle. Elle s'est évanouie quand la directrice nous a raconté dans quelles circonstances Naruto a atterrit dans l'orphelinat. Moi-même je n'en suis pas revenu. Apprendre que mon fils a été paralysé sur un lit d'hôpital pendant toute une année m'a donné l'impression d'avoir totalement manqué à mon devoir de père. Si jusqu'à présent je m'étais senti proche de Naruto peu importe la séparation, je devais admettre aujourd'hui que je n'ai pour ainsi dire jamais été présent dans sa vie. Les quatre premières années que nous avons passées ensemble ne ressemblent plus qu'à un vague et agréable souvenir. Même si je me souviens avec précision de son rire quand je le poursuivais pour prendre un bain ensemble, sa voix et son odeur sont de plus en plus flous. S'il n'y avait pas sa photo dans sa chambre d'enfant, on pourrait croire qu'il n'a jamais fait partie de notre vie. Raikou n'est même pas au courant de l'existence de son frère. Il sait juste qu'un autre enfant que lui a habité avec nous et ne nous a jamais demandé qui c'était. Kushina n'aurait de toute façon pas été en mesure de lui répondre vu la douleur que cela occasionnait à chaque fois. Sans la présence de nos familles et leur soutien, nous aurions sans doute craqué Kushina et moi.
Le tuteur de Naruto, Zabuza Momochi, un japonais à n'en pas douté, est avocat et associé du célèbre cabinet Kiri. Il a l'air d'élever Naruto comme son propre fils et l'a inscrit dans une bonne école. Même s'il est célibataire, il a su apparemment fournir à notre fils une bonne éducation. Même si je ressens un peu de jalousie qu'un autre homme que moi ait élevé mon fils, je lui en suis très reconnaissant tout comme l'est Kushina. Nous avons décidé aujourd'hui d'aller le voir et de peut-être rencontrer notre fils. La directrice de l'école n'a pu que nous fournir l'adresse de leur appartement même s'il manquait un bout dans le dossier. Il semblerait que celui-ci soit entre les mains des services sociaux même si nous ne savons pas pourquoi. La directrice, nouvellement nommée n'a pas eu le temps de tout vérifier mais l'essentiel est qu'on ait un début de piste. La partie la plus dure est passée, retrouver Naruto Uzumaki ne devrait pas être un problème maintenant.
Je me demande pourquoi son nom de famille est Uzumaki. Même si ce nom me dit vaguement quelque chose. Il faudrait que je fasse des recherches, on ne sait jamais.
9 août 2010
Zabuza Momochi est mort dans un accident de voiture quand Naruto avait dix ans soit en 2002. Ce sont ces collègues de boulot qui me l'a dit. D'ailleurs l'un d'eux, un certain Hidan, n'a pas cessé de me regarder bizarrement. Je ne sais pas si c'est une Chimère mais en tout cas, il m'a regardé comme s'il était au courant de notre position sociale. Son ami, Kakuzu, a été plus réservé. Il répondait calmement à mes questions et c'est ainsi que j'ai découvert qu'ils sont les tuteurs de Naruto depuis la mort de Zabuza. Ils m'ont donné l'adresse de Naruto ainsi que son numéro de portable même s'il ne semble pas y répondre. J'ai bien cru que j'allais mourir de joie quand j'ai eu le bout de papier en main. Kushina avait tenu à rester à notre hôtel au cas où il y aurait eu une mauvaise nouvelle mais elle l'a vite regretté quand je l'ai appelé pour lui annoncer la bonne nouvelle.
Nous avons convenu d'aller jeter un œil à l'appartement demain. C'est moi ait insisté car je voulais être suffisamment bien préparé pour le rencontrer. Après onze ans de séparation, j'allais enfin revoir mon petit youkou. J'avais tellement hâte.
Mais pour l'instant, je veux profiter de ma femme. Depuis le début des recherches, nous n'avons pas eu un seul moment d'intimité. Naruto occupait toutes nos pensées et l'idée que nous le retrouverions peut-être nous faisait assez souffrir pour que nous pensions à autre chose.
Raikou me manque aussi. J'ai hâte de pouvoir le serrer dans mes bras.
Mes fils me manquent.
10 août 2010
Naruto a quitté son appartement et son concierge ne sait pas où il est. Kushina est effondrée, elle qui s'était préparée à serrer son fils dans ces bras. Je ne sais pas comment elle doit se sentir. Mon moral aussi est au plus bas. Au début des recherches, j'étais persuadé qu'elles ne prendraient pas longtemps et que nous le retrouverons bientôt mais rien n'est comme je l'espérais. Plus le temps passe, plus nous nous éloignons du but malgré les nombreux indices. Je ne sais pas si cette histoire aura une fin et j'avoue que je commence à me lasser. J'en ai assez d'être déçu à chaque fois qu'un indice ne nous mène nulle part. Des fois, la nuit, Kushina se réveille en sursaut et regarde autour d'elle pour voir si notre fils est avec nous avant de se recoucher en pleurs et que je ne la prenne dans mes bras. Il est très difficile de rester optimiste et de ne pas flancher parfois, mais à la seule idée que notre fils soit quelque part et qu'il n'attende que nous suffit à nous revigorer.
J'espère vraiment le retrouver au plus vite. Nous en avons besoin.
11 août 2010
Le lycée n'a pas pu nous communiquer des informations sur Naruto car celui-ci a arrêté les cours quelques semaines auparavant à cause d'un problème de santé. Le directeur nous a reçu dans son bureau et nous a communiqué tout ce qu'il savait sur Naruto. J'ai été très surpris de voir que cette école recrutait surtout les Hôtes et les quelques humains susceptibles de devenir important pour la communauté Chimérique. Quand je lui ai demandé pourquoi il avait admis mon fils dans cet établissement, il m'a répondu qu'il avait déjà senti ses capacités même si elles étaient profondément enfouis. Il ne s'était jamais douté qu'il puisse être un membre de la famille royale et s'en est excusé. Je ne pouvais pas lui en vouloir, moi-même je ne sais pas de quelle Chimère il a hérité. Est-ce Kurama ou Yû ? Lequel de ces entités s'était faite sa Chimère ?
Tout compte fait, c'était un étudiant, un dénommé Sai qui nous avait renseigné sur Naruto. Il avait surpris notre conversation dans le couloir et avait tenu à nous parler. A mon grand étonnement, il s'est avéré être une Chimère Artistique, de celle qui transforme de simples tableaux en un paysage magnifique. Et en plus, il était né avec le Don Ultime qui le projetait dans la catégorie des Chimères combattantes. Je n'en avais encore jamais vu.
Il nous avait raconté leur rencontre ainsi que la vie privé de Naruto. Une vie des plus chaotiques. Naruto était amoureux d'un jeune garçon qui l'avait brisé plus que nécessaire avec l'aide de son meilleur ami, Neji Hyûga. Et ce jeune homme s'appelait Sasuke Uchiwa, de la célèbre famille des Chimères Changeantes ou Chimère Bi. Je ne les connais pas bien, ne les ayant vu que quelques fois dans les soirées mondaines. Ils m'avaient semblé assez droit et honnêtes même si un peu trop à cheval sur les traditions comme les Hyûga même s'il fut un temps où ça aurait pu changer. Tout ce que je sais d'eux, c'est qui me les a dites. Il est obsédé par ces deux clans.
Kushina a été très surprise d'apprendre que notre fils était un homosexuel mais nous n'étions pas étonnés. On s'y attendait un peu à partir du moment où notre fils avait déclaré se marier avec Deidara. Mais nous n'avions pas pu cacher notre étonnement en sachant que notre fils avait côtoyé deux fils de puissantes familles chimériques sans que cela parvienne à nos oreilles. D'autant plus que Sasuke était très proche de Hashibara, lequel le confondait avec Madara Uchiwa.
Quoi qu'il en soit, ce que Sai a dit sur Naruto nous a beaucoup choqués. J'ai découvert que mon fils était instable émotionnellement à cause de trop de déceptions sentimentales et qu'il était devenu asocial. Apparemment, son cercle d'ami se résumait à Sasuke et un certain Neji tandis que les autres n'étaient là que pour palier le reste. Lui qui était toujours souriant et rayonnant était devenu sombre. Je crois que c'est en apprenant ça que j'ai vraiment réalisé que l'enfant que nous chérissions n'était plus. Pendant toutes ces années, nous avions gardé l'espoir de retrouver notre petit ange tel qu'il était et aussi fou que cela puisse paraître, nous l'imaginions toujours comme un petit garçon de quatre ans, avec de grands yeux rieurs et des fossettes d'ange. Pas une seule fois, nous avions pensé à nous le représenter adulte. Le temps s'était comme arrêté pour nous. Apprendre qu'il avait changé autant physiquement que moralement marquait le retour à une réalité trop dure. Et je ne crois que nous étions prêt à l'affronter. Quel enfant allions-nous retrouver ?
Malgré son aide, Sai n'a pas pu nous renseigner d'avantage sur l'endroit où se trouve Naruto. Il ne l'aurait pas vu depuis des semaines et n'a aucune idée d'où il est. J'ai bien proposé d'aller parler à Sasuke mais encore une fois, mon plan est tombé à l'eau. Le directeur du lycée nous a avoué que Sasuke et Neji avaient quittés l'école à leur tour pour rentrer au japon. Le seul espoir qu'il nous reste, c'est de retrouver un certain Mizuki avec qui Naruto semblait proche ces derniers temps. Mais celui-ci semble aussi avoir disparu. C'est à se demander pourquoi ils disparaissent tous. Tout ce que j'espère maintenant, c'est retrouver mon fils en bonne santé. Croisons les doigts.
1 septembre 2010
Depuis presqu'un mois nous recherchons la trace de Mizuki et nous n'avons rien trouvé. Kushina était tellement inquiète que cette disparition signifie aussi celle de son fils que nous avons été obligé de nous en remettre à la police. Ceux-ci ont été surpris de nous voir leur demander de retrouver un jeune homme alors que nous n'en sommes pas les parents mais quand ils ont écouté notre histoire, ils ont lancé des avis de recherches partout dans la ville pour tenter de le dénicher. De notre côté, nous avons continué nos recherches et interroger tous les amis de Naruto en commençant par le lycée. Ni Shikamaru de la famille des Chimères de l'Ombre, ni Kiba de la famille des Chimères Animalus ni Chôji de la famille des Chimères de la Physionomie n'ont été capables de nous aider. Comme nous l'a dit Sai, ils n'étaient pas très proches de Naruto même si ça les a surpris de savoir que nous étions ses parents. Ils étaient un peu au courant de sa relation avec Sasuke mais n'en savaient pas plus. A voir leur tête, ils ne s'y intéressaient pas vraiment. Kushina était très énervée et blessée de découvrir cela. Chaque révélation est comme un coup de poignard dans nos cœurs. Et sans cesse nous nous demandons comment se passeront nos retrouvailles. Nous acceptera-t-il comme parents après onze années de séparation ?
Même s'ils ne nous ont pas beaucoup aidés, Kiba nous a conseillé d'aller parler avec une camarade de classe de Naruto, une certaine Karin. Il aurait récemment parlé avec elle peu avant qu'il n'arrête les cours. Le problème, c'est que celle-ci a demandé un arrêt maladie pour l'école avec l'approbation de ces parents. Elle ne reviendra que dans un mois. Il va falloir attendre et espéré qu'elle puisse nous aider à retrouver Naruto. Sinon, je crains qu'on ne soit obligé de rentrer au japon après deux mois de recherches pour trouver Mizuki.
3 octobre 2010
Nous avons pu rencontrer Karin et elle cache des choses. Pas une seule fois, elle ne nous a regardés dans les yeux quand nous lui posions des questions. Et son petit-ami, Suigetsu, était toujours avec elle quand on la voyait. Il nous lançait des regards assassins comme pour nous dire d'arrêter de poser des questions. C'était assez effrayant. Je voyais bien qu'il était capable d'utiliser la violence pour qu'on n'embête pas sa petite-amie. Malgré son apparence frêle et ces jambes qui ne semblent pas le porter, il n'en demeure pas moins imposant. Je me suis même demandé si ce n'était pas une Chimère à cause de son aura. Mais il faut bien l'avouer, chaque personne que nous rencontrons à un lien avec la communauté Chimérique ou semble en faire partie alors ça m'étonnerait pas qu'ils en fassent tous deux partis. Je ne sais pas si Kushina partage le même point de vue que moi mais elle n'a pas arrêté de fixer Karin comme si elle la connaissait.
Ce n'est qu'une fois la rencontre passé qu'elle m'avait avoué que peut-être, Karin faisait partie de la plus grande famille Chimérique, Uzushio. Elle contient tellement de membres que ceux-ci ne se connaissent pas tous. La seule façon de les reconnaître est leur couleur de cheveux singulière qui varie du rouge au rouge-bordeaux. Cheveux dont Kushina avait hérité et qui faisait sa fierté.
Nous avons bien sûr partagé nos impressions à la police et ceux-ci ont découverts le passé plus que tumultueux de Karin et Suigetsu, deux orphelins trimballés de famille d'accueil en famille d'accueil et qui maintenant affrontaient la vie ensemble. Ils gardent un œil sur eux mais d'après ce que j'ai cru voir dans les yeux de Karin, la réponse à toutes nos questions sera bientôt là. Même si elle ne nous regardait pas dans les yeux, elle nous jetait parfois des coups d'œil anxieux et on pouvait voir dans son attitude qu'elle semblait s'excuser d'une quelconque erreur. C'est pour ça que je suis aussi déterminé à savoir ce qu'elle nous cache et foi de Namikaze, je le découvrirais.
19 octobre 2010
Après deux semaines à harceler Karin avec des coups de téléphone, des rencontres au hasard et des lettres, elle a fini par craquer. Et ce qu'elle nous a avoué nous a glacé le sang. Mon fils n'a pas vraiment disparu, il vit avec un psychopathe qui croit l'aimer et le baratine avec cet amour malsain. Après tout ce que nous a dit Sai sur son état mental plus que fragile, je n'ai aucun mal à croire que ce fou ait réussi à faire croire à Naruto qu'il l'aimait. Ce qui nous a le plus surpris, c'est que ce soit Kabuto, une -voir la plus- puissante des Chimère de l'Esprit, qui soit l'instigateur de tout cela. En tant que membre de la famille royale, nous avons pour devoir de rencontrer les Hôtes dont les Chimères présentent le plus fort potentiel dans sa catégorie afin de veiller à les aider à se contrôler ou les surveiller pour ceux qui pourraient devenir dangereux. De ce fait, j'ai dû rencontrer Kabuto ou bien Kushina l'a vu, lors d'une de ces rencontres même si je ne m'en souviens pas vraiment. Il devait être assez jeune car la dernière rencontre date d'il y a sept ans exactement.
Si jamais Naruto est bien avec lui, je n'ai aucun mal à imaginer qu'il soit dépendant de Kabuto maintenant. Tout ce que j'espère, c'est que la Chimère de Kabuto, Kon, n'est pas pris le dessus sur son hôte. Ce petit me semblait assez fragile mentalement quand je l'ai rencontré.
Une fois cette nouvelle apprise, nous avons aussitôt appelé la Brigade Chimérique pour que celle-ci nous aide à retrouver l'aura de Kabuto, ayant déjà essayé de retrouver celle de Mizuki sans que ça ne donne de résultat. Comme la Chimère de Naruto n'a pas été recensée à l'âge de cinq ans dans les Archives, il est impossible de la retrouver. Seul le livre des Chimères en avait le pouvoir et un pouvoir bien limité. Malheureusement, il leur faut un mois pour parvenir à localiser Kabuto et maintenant que nous savons que notre fils est avec lui, ce délai va nous paraître une éternité.
Nous prions tous deux pour que rien d'irréversible ne soit arrivé à Naruto.
25 décembre 2010
Nous avons retrouvé Naruto et Kabuto est dans un centre psychiatrique fait pour les Chimères. Naruto ne va pas bien, vraiment pas. Il semble avoir perdu la tête et ne cesse de crier pour un rien. Nous ne savons pas quoi faire, nous ne reconnaissons pas notre fils.
La veille, la Brigade nous avait appelé pour nous avertir avoir retrouvé la trace de Kabuto dans une maison près d'une usine désaffectée. Ils nous avaient demandé de rester à l'écart pendant qu'ils intervenaient mais nous n'avons pas pu. Kushina pleurait et criait qu'elle voulait voir son fils et nous sommes parvenus à la calmer en lui ordonnant de rester dehors pendant que nous intervenons. Ils avaient besoin de moi afin que je calme Naruto et le protège au cas où il y aurait eu des problèmes. Kushina n'était pas en mesure de le faire.
Nous sommes arrivé devant la maison à minuit pile afin de s'assurer que Kabuto ne nous remarquerait pas. Mais comble de malchance, il semblerait qu'il ait veillé cette nuit là et il n' a pas tardé à nous repérer. Nous nous sommes vite retrouvés face à lui et avons été choqué par son apparence. Moi qui le voyais au comble de sa forme et imposant, je me suis retrouvé devant un regard hagard, des vêtements qui dataient de plusieurs jours, des cernes et des poches sous les yeux mais surtout des traces de griffures sur les joues. C'était comme s'il s'était battu avec quelqu'un.
La Brigade l'avait aussitôt encerclé sans qu'il n'y oppose de réelles oppositions. Il se contenta de nous regarder comme s'il ne nous voyait pas. De mon côté, je cherchais une chevelure blonde du regard sans grand succès. C'est au moment où je m'apprêtais à aller vérifier ce qui semblait être une cuisine que j'entendis des hurlements en haut. Kabuto ne broncha pas et poussa juste un petit soupir. Trois membres de la Brigade foncèrent aussitôt à l'étage pour trouver la provenance du cri, me laissant deux membres et Kabuto. Malgré moi, je n'ai pu m'empêcher de lui demander des réponses aux questions qui me turlupinaient depuis que j'avais mis un pied dans cette maison.
- Pourquoi avez-vous fait ça ?
Surpris que quelqu'un lui parle, il mit plusieurs secondes à répondre et parla d'une voix lente.
- Pourquoi ? Parce que je l'aime.
Cela semblait comme une évidence pour lui. Rien n'était plus clair mais je ne m'avouais pas vaincu.
- Je ne te comprends pas. Si tu l'aimais à ce point, tu n'aurais jamais fait ça.
- Vous ne pouvez pas comprendre, vous n'êtes pas moi. J'ai fait ça pour son bien.
Un autre hurlement déchira l'air.
- Tu trouves que ça lui fait du bien ?
Il haussa les épaules.
- Ce n'est pas moi qui ai commencé mais Sasuke. Je me suis juste assuré qu'il reste avec moi après. Ce n'est pas ma faute.
Son attitude m'énervait et me faisait le détester encore plus. Je n'aurais jamais cru haïr un homme autant que lui.
- Alors pourquoi ne pas l'avoir sauvé quand il était au plus mal ? Tu savais très bien qu'il était fragile mentalement !
- Parce que c'était trop tard. Beaucoup trop tard ! Il était déjà là.
Cette fois, ce sont des cris inhumains qui ont cassé le silence suivi d'un long feulement. Ce devait être Kon, j'imagine. Kabuto a à peine tressaillit au cri de sa Chimère, ce qui me fait encore plus peur. Comment peut-il laisser quelqu'un d'autre toucher à sa Chimère, une partie de lui ?
- Qui était là ?
Kabuto garda le silence et regarda plutôt les hommes de la Brigade. Ceux-ci avaient le visage couvert mais malgré cela, je pouvais sentir au plus profond de mes tripes que c'étaient des Chimères Assassins, nées pour tuer des Chimères. J'étais mal à l'aise comme chaque personne qui les rencontrait. S'ils percevaient mon malaise, ils n'en disaient rien. Trop l'habitude je suppose.
- Qui était là ?! Réponds-moi Kabuto !
Mon cri le fit sursauter ainsi que les membres de la Brigade. Ils ne s'attendaient pas à ce que j'explose mais j'étais au bord de la crise de nerf. J'avais l'impression que cette conversation tournait en rond.
- Qui êtes-vous au juste ?
Sa question me prit au dépourvu et me calma un peu.
- Son père, Minato Namikaze.
- Son père ? Où étiez-vous ces dernières années ?
Il inclina la tête comme pour me juger. Quant à moi, je n'arrivais plus à m'y retrouver. Il parlait sans queues ni tête.
- De quel droit vous permettez-vous de me juger alors que vous n'avez jamais été là pour lui ? Vous pensez que parce que vous l'avez retrouvé que cela signifie que vous vous entendrez bien ? Vous ne savez rien de Naruto et vous n'en saurez jamais rien. Il ne vous appartient pas !
Il essaya de se libérer de l'emprise des membres de la Brigade sans y arriver. Son attitude plus qu'instable me faisait un peu peur. J'essayais d'imaginer la vie de Naruto à ces côtés et ça n'avait rien pour me rassurer. On aurait dû plus le surveiller quand il était enfant. Il est évident qu'il est instable.
- Savez-vous à quel point il a souffert de ne pas avoir de parent ? Il se sentait tellement seul et abandonné qu'il est tombé amoureux par désespoir et que cela l'a détruit. Il se sentait tellement mal qu'il aurait accepté n'importe quelle forme d'amour. Vous n'étiez pas là pour lui mais moi, si. Il était ma seule raison de vivre et jamais je ne l'aurais laissé partir. Il m'appartient vous entendez ? Il est à moi. Alors ne venez pas me parler de lui. Quand on ne sait pas de quoi on parle, on se la ferme.
Les membres de la Brigade durent resserrer leurs mains pour l'empêcher de bouger. De là où j'étais, je pouvais sentir que Kabuto leur donnait du fil à retordre tandis que là-haut, les hurlements avaient cédé la place à des gémissements. Je me demandais de qui elles provenaient et espérais que ce ne soit pas Naruto.
Ça me déchirait de voir Kabuto me parler de Naruto comme ça. Il ne faisait que me rappeler mon absence au près de lui et même si je savais au plus profond de moi qu'il avait raison, je ne pouvais m'empêcher de le détester pour ces mots.
Je ne tentais pas de me justifier auprès de ce psychopathe et fonçais à l'étage. Les bruits s'étaient calmés et je pouvais entendre les trois membres en haut crier mon nom pour que je les rejoigne. La maison étai grande et comportait deux étages. Les voix semblaient provenir d'une chambre située au fond du couloir Je m'y précipitais aussitôt et ouvrit la porte en grand. Un spectacle macabre s'offrit à moi.
Partout dans la pièce il y avait des traces de sang argentés, preuve que Kon avait été blessé et gravement. Les membres de la Brigade fixaient tous un point près de la fenêtre, deux d'entre eux saignaient abondamment au bras, à la jambe et au flanc tandis qu'un autre tenait à peine debout et dont le corps était comme lacéré. Le combat contre Kon avait dû être rude pour que des personnes aussi bien entraîné aient subi d'aussi graves blessures. L'un d'eux me fixa et me fit signe d'avancer près de la fenêtre.
- Il est resté devant depuis le début du combat. Nous avons essayé de l'appeler mais sans succès. C'est comme s'il était absent mentalement parlant.
J'acquiesçais à ces propos et m'avançait vers la forme allongée dans une semi-obscurité. Quand je parvins à deux mètres d'elle, je m'accroupis pour être à sa hauteur et essayais de prévoir ses réactions. J'avais du mal à croire que j'avais mon fils devant mes yeux.
- Aii…Naruto ?
Aucune réponse. Je m'y attendais un peu. Me retournant, je fis signe à la Brigade de sortir afin de me laisser seul avec lui. Ils se retirèrent après s'être concertés du regard. Ils devaient penser que j'étais peut-être en danger.
Restés seul, je m'approchais encore d'un mètre mais m'arrêtait quand un regard m'en dissuada. Naruto avait bien remarqué ma présence. Je tentais de lui parler afin d'établir un contact
- Tu vas bien ?
Bien que cette question soit malvenue, c'était la seule qui me venait à l'esprit. Bien entendu, il ne répondit pas et ne broncha même pas.
- Tu sais qui je suis ?
Comme s'il pouvait le savoir ! Son silence me mettait mal à l'aise. J'aurais même préféré des cris à la place !
- Bien sûr que non, je suis bête ! Tu n'as pas envie de savoir ?
Toujours aucune réponse. Ok.
- Je suis ton père, Minato Namikaze.
J'avais plus dit ça pour le faire réagir que par réelle envie qu'il sache qui j'étais. Mais il ne bougea pas et resta impassible. Je ne savais plus quoi faire alors j'embrayais sur le sujet Kabuto.
- J'ai vu Kabuto en bas et…
- Kabuto ? Il va bien ?
Sa voix était désincarnée pourtant elle me sembla la plus belle au monde. Je parlais avec mon fils.
- Oui, il est avec les membres de la Brigade, ils…
- Il est blessé ?
- Non, je viens de dire qu'il…
- Il peut monter alors ?
Il ne m'écoutait pas. Seul Kabuto semblait l'intéresser et je devais avouer que ça me blessait. Il se fichait de qui j'étais !
- Pourquoi veux-tu qu'il monte ?
- Dis-lui de monter.
Sur ce, il se leva et à ma grande surprise, commença à se déshabiller. Je n'avais toujours pas vu son visage. Son corps était long et fin et de là où j'étais, je pouvais voir de longs cheveux blonds qu'il avait sans conteste hérité de moi. Ça me faisait plaisir de voir qu'il comptait les garder longs.
Une fois sa chemise à terre, il se dirigea vers ce qui semblait être un lit et s'y coucha. J'avais peur de comprendre.
- Tu l'appelles ?
Il se redressa pour me regarder méchamment comme si je l'empêchais de faire une chose. Je devais avoir l'air bien bête accroupi par terre et les yeux exorbités. C'est sans doute pour cela que je m'étais redresser et m'étais approché de lui.
- Je ne peux pas, les membres de la Brigade doivent l'amener avec lui.
- Ah bon ? Dans ce cas, tu feras bien l'affaire.
Avant que j'ai eu le temps de lui demander pourquoi faire, il m'agrippa le poignet et me fit tomber sur lui. Ensuite, il entoura mes hanches de ces jambes et m'attira à lui pour un baiser. Mon cerveau s'était comme déconnecté. Je n'arrivais pas à croire ce qui arrivait. ça me semblait tellement surnaturel. Mon fils ne pouvait pas m'embrasser comme si j'étais son amant.
Ce n'est que quand Naruto entreprit de me m'enlever mon t-shirt que je réalisais l'ampleur de la situation. Avec un geste brusque, je me dégageais de son étreinte et le maintenait avec grande facilité sous moi. Il me regarda l'air surpris avant de soupirer.
- Je n'aime pas trop les trucs SM mais si tu veux qu'on teste, je suis d'accord mais c'est la dernière fois. Je ne pensais pas que c'était ton genre.
Il bougea sous moi pour que je le lâche mais je n'en fis rien, trop choqué qu'il m'ait compris de travers. Il pensait vraiment que je voulais coucher avec lui ?
- Bon tu bouges ? Tu es lourd.
Il me donna un coup de poing qui me coupa la respiration puis me renversa, de sorte à se retrouver sur moi.
- On va y aller doucement, je n'aime pas trop ça. Fais attention à ce qu'il n'y ait pas trop de bleus sur mon corps, je marque facilement.
Il commença à faufiler sa main dans mon pantalon mais je le repoussais aussi vite et le fit tomber par terre. Il poussa un juron et se redressa furieux.
- Mais qu'est-ce que tu fous ? C'est quoi ton problème ?!
Il passa une main dans ses cheveux et c'est là que je pris conscience que je pouvais voir son visage. Il était magnifique et je ne dis pas ça parce que je suis son père. Il ressemblait tellement à sa mère. Le même visage, les mêmes lèvres tentatrices, le petit nez fin ! Tout en lui respirait la sensualité et l'innocence. Il ressemblait toujours autant au petit ange que j'avais l'habitude de prendre dans mes bras à chaque fois que je le voyais. Physiquement parlant, il n'avait pas beaucoup changé, à part sa taille. Je comprenais un peu pourquoi Kabuto était aussi obsédé par lui. On n'éprouvait qu'une seule envie face à lui, de le protéger et de le chérir. Un pur joyau dont la beauté était renforcé par son apparence plus qu'efféminé. J'étais sidéré et fier comme un paon de savoir qu'une telle créature soit en partie là grâce à moi. Oui, vraiment fier de mon fils.
Mon air ahuri et émerveillé a sans doute dû l'énervé car il s'était aussitôt rhabillé et s'était dirigé vers la porte.
- Tu m'énerves ! Je vais chercher Kabuto.
Il n'eut pas le temps de l'ouvrir que je me jetais sur lui et le ramenais contre moi. Il ne devait pas descendre maintenant tant que la Brigade n'aura pas amené Kabuto.
- Lâche-moi ! Tu es sourd ou quoi ?!
- Reste tranquille ! Je veux t'aider.
A mes mots, il s'immobilisa et se retourna pour me regarder.
- M'aider ? Pourquoi ?
- Parce que tu en as besoin ! Je suis ton père après tout.
Il laissa échapper un rire et se trémoussa de nouveau pour que je le laisse. J'y consentis à regret, l'avoir dans mes bras me rappelait les temps d'autrefois.
- Depuis quand tu es mon père ? Je n'ai pas besoin de ton aide !
Il avait crié ces mots et s'était réfugié à l'autre bout de la pièce.
- Bien sûr que tu en as besoin ! Je vois bien que tu as mal et je veux t'aider. Laisse-moi faire s'il te plaît.
- Tu n'es pas mon père, ok ? C'est Zabuza, rentre-toi bien ça dans la tête.
Je semblais l'agacer mais je l'étais encore plus. J'avais imaginé tant de fois nos retrouvailles que je pensais que ça se passerait bien et que Naruto m'accueillerait les bras ouverts. Son rejet me contrariait et me faisait mal.
- Zabuza n'est pas ton père ! C'est moi et je peux te le prouver. Appelle ta Chimère.
Naruto sursauta et me lança un étrange regard. Il semblait de nouveau désintéressé et c'était la seule chose que j'avais trouvée pour qu'il me croie. Kurama ou Yû devrait me reconnaître ou reconnaître Izumi, ma Chimère.
- Allez, appelle-la. Je pourrais alors te prouver ce que je dis.
Il croisa les bras un geste défensive. Il était vraiment bizarre. Pourquoi n'invoquait-il pas sa Chimère ? Je n'avais aucun doute que celle-ci s'était montré à lui. Kurama et Yû étaient deux personnalités qui n'aimaient pas laisser les choses en plan. Ils étaient du genre…voyants et aucun doute qu'ils se seraient montré à partir du moment où j'étais rentré dans la pièce et même avant. Un truc devait clocher car depuis le début de cette opération « sauvage » ou sauvetage, sa Chimère ne s'était pas encore manifestés. A vrai dire, elle aurait dû protéger Naruto depuis le début, avant même que Kabuto ne lui mette le grappin dessus. C'était très étrange et suspect Où était-il et pourquoi avait-il laissé la situation s'envenimer à ce point ?
- Je ne peux pas, il n'est plus là.
- Comment ça ?
- Il a disparu !
- Disparu ? Tu veux dire qu'il n'est vraiment pas là ? Disparu comment ? Pas là ou évaporé ?
Je sais que je devais avoir l'air bête en parlant mais j'étais vraiment inquiet. Une Chimère ne pouvait disparaître du jour au lendemain ! Elle disparaît quand son hôte meurt et pas de son vivant. Seule la Mort peut les séparer.
- Je ne sais pas. En tout cas, il n'est plus vraiment là
Cette situation m'inquiétait. Quelque chose avait dû arriver pour que Kurama ne soit pas encore apparu. Je ne voyais pas d'autre solution. Et Naruto qui ne semblait pas trop affecter. Je n'arrivais pas à y croire.
Un léger silence s'installa pendant que je cherchais la cause de cette disparition. Pas une seule fois Naruto ne me regarda. Il semblait encore avoir oublié que j'étais dans la même pièce que lui. Une fois sorti d'ici, il faudrait remédier à cela. Il semblait si peu vivant.
Après quelques minutes à cogiter, la conversation avec Kabuto me revint en mémoire. Plus particulièrement sur la personne à cause de qui Kabuto n'avait pas pu aider Naruto à temps.
- Naruto, Kabuto m'a dit quelque chose à propos de toi ou de je ne sais qui. Tu sais de qui il parlait ?
Naruto se raidit et resserra ses mains sur lui.
- Non, je ne vois pas.
Il mentait, ça se sentait à sa voix. Mais pourquoi ?
- J'ai besoin de savoir, Naruto. Ça m'aidera à savoir pourquoi Kurama ou Yû a disparu et à peut-être le retrouver.
- Puisque je te dis que je ne vois pas ! Tu es sourd ?
Il enrageait mais cela ne m'affecta pas. Il fallait absolument qu'il me réponde, je sentais que c'était important.
- Dis-le-moi, Naruto. S'il te plaît.
- Je ne sais pas, bordel ! Je ne sais pas.
Il saisit la première chose qui lui vint sous la main et me jeta un livre en pleine figure. Je l'évitai de peu mais Naruto continua encore et encore à jeter tout se qu'il trouvait sous la main et j'arrivais à tous les éviter. Il me criait qu'il ne savait pas et pleurait en même temps. J'avais bien essayé de m'approcher de lui pour le calmer mais il s'éloignait à chaque pas que je faisais. Ses cris finirent par alerter les membres de la Brigade qui entrèrent et se jetèrent sur lui pour le calmer. Dans un moment de lucidité, il laissa échapper de grandes vagues d'énergie qui les envoyèrent valser et qui me projeta sur le sol. Mes oreilles sifflaient et mon sang battait à mes tempes. Je constatais avec soulagement que je n'étais pas blessé et jetai un coup d'œil aux autres pour voir leur état. Naruto était étendu par terre, inconscient tandis qu'un membre de la Brigade- celui qui était lacéré- se remettait sur ses jambes. Sans faire fi de son état plus que lamentable, il s'approcha de Naruto et le saucissonna avec des liens d'énergie. Une fois cela fait, il s'approcha de moi et posa une main sur mon épaule.
- Vous allez bien, Majesté ?
- Oui mais il faut s'occuper de Naruto. Que s'est-il passé ?
- Il a libéré une grande énergie mais n'a pas su la contrôler. Ça arrive quand un hôte est instable mentalement. Des membres de notre unité seront là d'ici peu alors essayer de vous reposer. Ils vont s'occuper de votre fils.
- Non, c'est bon. Je préfère rester à ses côtés.
Il m'aida à me relever et je m'approchai doucement de Naruto qui semblait comme endormi. Repoussant quelques mèches des ses cheveux, je lui caressais la tête tandis qu'Izumi se manifestait à mes côtés.
- Il n'a pas l'air d'aller bien, Minato. Tu crois qu'il va s'en sortir ?
- Je ne sais pas, d'après ce que j'ai entendu, il lui faudra du temps pour guérir ces blessures. Vraiment beaucoup de temps.
Vingt minutes plus tard, une ambulance arriva suivit de Kushina. A mon grand étonnement, j'avais passé plus d'une heure avec Naruto dans la chambre et elle s'était inquiétée. Quand elle vit Naruto par terre, elle se précipita sur lui et le couvrit de baiser en répétant qu'elle était sa mère. Tout comme moi, elle fut surprise de voir à quel point il était beau et le regard qu'elle me lança par la suite me confirmât un autre point. Elle était fière d'avoir un fils aussi beau. Les ambulanciers durent la déloger pour prendre soin de Naruto mais Kushina ne lâcha pas la main de son fils même une fois à l'hôpital. Les médecins durent user d'argumenter pour qu'elle les laisse seul avec lui pendant l'auscultation. Je savais qu'elle avait peur comme moi de ne plus jamais le revoir si jamais elle le quittait du regard. J'étais tellement fatigué que je m'étais écroulé sur le premier siège dans la salle d'attente. Kushina m'avait alors examiné sous toutes les coutures et m'avait tenu serrer dans ses bras jusqu'au retour des médecins.
- Nous avons examiné votre fils et il n'est pas en bon état autant physiquement que mentalement. Son état est dès plus alarmant.
- Que voulez-vous dire, docteur ? Il va s'en sortir ?! N'est-ce pas ?
Kushina me serra le poignet tout en jetant des regards inquiets à la chambre dans laquelle reposait Naruto.
- Oui mais il devra suivre une thérapie dans un de nos centres pour les Chimères. A la suite de ça, on déterminera si son état s'améliore ou pas. Mais ne vous faites pas trop d'illusions, il lui faudra du temps pour s'en remettre. D'autant plus à cause de son accouchement qui l'a énormément affaibli.
- Accouchement ? Notre fils a eu un enfant ?
Naruto est tombé enceinte ?
- Oui vu la trace de césarienne que mon collègue a vu. Votre fils ne s'en est pas totalement remis. A son réveil, il faudra lui montrer son bébé. Vous l'avez mis où ?
- Le bébé ? Mais de quoi vous parlez ? il n'y avait pas de bébé dans la maison quand nous y sommes allés.
- Vous en êtes sûr ? C'est étrange. Vous avez fouillé toutes les pièces ?
- Oui, la Brigade s'en est chargée avant que l'ambulance n'arrive. Il faudrait leur demander à eux, je suis parti avec Kushina dans l'ambulance.
Le médecin parla à voix basse avec un de ces collègues avant de reporter son attention sur nous.
- Nous allons nous entretenir avec eux. Vous pouvez aller voir votre fils mais juste dix minutes. Il faut le laisser se reposer.
Avant qu'ils ne partent, Kushina héla le médecin en chef qui nous avait expliqué l'état de Naruto.
- Si jamais on ne retrouve pas le bébé, que va-t-il arriver à notre fils ?
-Je ne sais pas, votre Majesté. Il faut juste espérer qu'il se rétablira mais un autre problème se pose. Pendant qu'on l'examinait, la Chimère de votre fils ne s'est jamais manifestée, ce qui est assez problématique quand on sait qu'elle se charge de la santé de son hôte. Vous savez pourquoi ?
- Non même si j'ai ma petite idée.
- Prévenez-moi si vous avez des certitudes. Le problème pourrait être plus grave que ce qu'on pense. Ce sera le rôle des psychiatres de l'aider avec ce problème, cela dépasse largement mes compétences.
- D'accord, merci docteur.
- Je vous prie. Tâchez de passer une bonne fin de soirée.
- Vous aussi.
Le médecin rejoignit ses collègues pendant que Kushina et moi rejoignions la chambre. Naruto était étendu sur le lit, blanc comme un linge. Ses sourcils étaient froncés comme lors d'un mauvais cauchemar et il bougeait sans cesse.
Kushina s'assit près de lui pendant que je prenais le deuxième fauteuil de l'autre côté et caressa ces cheveux.
- Tu vas voir, tu iras mieux à partir de maintenant. Je t'en fais la promesse.
Retour au présent : 2 janvier 2011
Naruto se réveilla, l'air groggy. Il avait un peu mal partout et son corps semblait fait de plomb. Ses yeux ne voulaient pas s'ouvrir et sa main ne voulait pas bouger. Il essaya plusieurs fois d'ouvrir la bouche sans succès. Décidant d'attendre un peu, il réessaya d'ouvrir les yeux et y parvient. Aussitôt, une vive lumière l'aveugla. Il les referma et attendit trente secondes. Il entendait une voix qui lui murmurait à l'oreille sans pour autant parvenir à discerner les mots.
Quand il rouvrit de nouveau les yeux, il discerna un plafond blanc. Quelqu'un bougea à côté de lui et il tourna avec difficulté la tête pour aussitôt voir une femme rousse. Elle le regardait avec inquiétude. Quand elle vit qu'il était réveillé, elle caressa son front et l'embrassa sur la tempe.
- Naruto ? Tu m'as tellement manqué. Rendors-toi, tu en a grandement besoin.
Kushina caressa le visage de Naruto et déposa un léger baiser.
- Je suis là mon bébé. Je ne te laisserais jamais seul, plus jamais.
Voyant que Naruto ne se rendormait toujours pas, Kushina laissa sa Chimère envelopper Naruto d'une vague d'énergie apaisante. Celui-ci, après avoir papillonné des yeux, les referma tout en se demandant qui était la femme qui était à son chevet. Il s'endormit complètement quand la femme fredonna un air de chanson tout en le berçant. Il se sentait vraiment très bien là. Il aurait voulu ne jamais quitter cette chaleur.
Un an plus tard
- Aaaaaaahhhhhh
- Chut mon bébé, je suis là.
Kushina passa une éponge franche sur le front de son fils tandis que Minato le ceinturait pour qu'il ne bouge pas. Il devait fournir beaucoup d'effort et se retenir de ne pas crier de douleur sous les griffures de son fils. Celui-ci se tortillait depuis maintenant une heure sans pause et Minato avait dû remplacer les infirmiers pour que ceux-ci se reposent. Raikou attendait dans le couloir que son frère se calme tandis que Deidara se rongeait les ongles à sang. Ils étaient tous tellement inquiets qu'aucun ne pensait à parler. Ce n'était pas la première fois qu'ils venaient dans cet hôpital pour voir Naruto mais c'était toujours aussi douloureux et énervant de devoir attendre. Heureusement, les crises ne duraient jamais longtemps et tout finissait par rentrer dans l'ordre.
Au bout de dix longues minutes, Naruto se calma et Minato put desserrer son étreinte. Comme de coutume, il sortit dans le couloir pour rassurer les autres tandis que Naruto s'éveillait lentement.
- Maman ?
Kushina embrassa son fils sur les tempes et remit une serviette humide sur son front afin que la fièvre passe.
- Ta crise a duré plus longtemps que prévu cette fois. Tu es ici depuis une semaine. Ça va ?
- Oui, j'ai juste mal à la tête. Papa est là ?
- Oui, il est avec Raikou dans le couloir. Gaara est parti te chercher à manger. Tu as soif ?
- Oui un peu.
Kushina lui tendit un gobelet qu'il but avidement.
- Merci, maman.
- De rien fils.
- Tu crois que ça va marcher,
- Oui, j'en suis sûr. Gaara me l'a certifié.
- Tant mieux, il me manque beaucoup tu sais.
- Je sais, mon bébé.
