Chapitre 27 : L'effet d'une bombe (partie 3)

Elle venait tout juste de s'endormir, et j'hésitais à la réveiller, mais elle serait mieux allonger dans un lit. Ce n'était plus de notre âge de dormir sur un canapé, aussi confortable soit-il. Me dégageant doucement, je me relevais et gagnant le couloir, je cherchais sa chambre. Par chance, la première porte que je poussais se trouva être la bonne. D'un pas tranquille, je m'approchais du lit, allumais la petite lampe, et ouvrais le lit. Ensuite, retournant dans le salon, je m'approchais à nouveau d'elle, et mon regard se perdit en direction de l'appartement de Kate qui était encore plonger dans le noir. Ils n'étaient donc pas encore rentrer. Rick m'avait averti qu'il me téléphonerais en cas de problème, et je savais qu'il tiendrait sa promesse. Aussi, reportant mon attention sur Johanna, un sourire étira mes lèvres en la voyant si paisible et sereine dans son sommeil.

Délicatement, je la soulevais, surpris de la découvrir aussi légère. Elle paraissait plus frêle que dans mes souvenirs, et cela m'inquiéta. Pourtant, je ne devrais pas. Je savais que ces dix années l'avaient marquer, aussi bien physiquement que psychologiquement. D'ailleurs, cela me fit penser qu'elle devait avoir garder des cicatrices de la tentative d'assassinat dont elle avait été victime. Je frémissais en y pensant, et instinctivement, resserrait l'étreinte de mes bras autour d'elle, comme pour m'assurer que je ne rêvais pas. Elle remua dans mes bras, et passa ses bras autour de mon cou, nichant son visage dans le creux de mon épaule. Un soupir de contentement m'échappa, et je poursuivais mon chemin jusqu'à sa chambre où je la déposais aussi délicatement que possible sur son lit.

Ensuite, j'entrepris de lui retirer ses chaussures et ses chaussettes, ainsi que son pull, mais j'hésitais à poursuivre. Elle était ma femme, mais cela faisait dix ans que nous n'avions pas partager ce genre d'intimité, et je ne voulais pas la mettre mal à l'aise. Finalement, je décidais de la laisser habillée, et rabattit les couvertures sur elle. Je l'observais dormir un long moment avant de me pencher au-dessus d'elle et de déposer un baiser sur son front. En me redressant, je sentis une résistance sur ma chemise, et baissant les yeux, je constatais que Johanna avait refermer ses doigts autour du tissu. Remontant mon regard vers son visage, je me heurtais à ses grands yeux verts embrumés par le sommeil.

« Reste » murmura-t-elle en raffermissant son emprise sur ma chemise.

« Tu es sûre? » m'enquis-je, soulagé et heureux.

« Tu es mon mari Jim. Ta place est dans ce lit, à mes côtés, comme ça aurait toujours du être le cas » déclara-t-elle en se poussant et en m'attirant à ses côtés.

Retirant rapidement mes chaussures et mes chaussettes, je m'allongeais près d'elle, et elle vint se blottir contre moi, retrouvant sa place comme si elle ne l'avait jamais quitter avec un soupir de bonheur. Fermant les yeux, je savourais ce moment, et m'endormis au son de la respiration paisible de ma femme.

Lorsque je m'éveillais le lendemain matin, je tendis le bras, et ne rencontrais qu'une place vide et froide. Me redressant brutalement, je balayais la pièce du regard, me demandant l'espace d'un instant si je n'avais pas rêver nos retrouvailles, mais des bruits de vaisselle dans la cuisine me rassurèrent aussitôt. Attirer par les odeurs qui me parvenaient, je sautais à bas du lit avec l'énergie d'un jeune homme de vingt ans, et c'est pieds nus que j'allais rejoindre Johanna.

« Bonjour » me salua-t-elle en m'apercevant, un sourire lumineux sur les lèvres.

« Bonjour » répondis-je en la rejoignant et en lui déposant un tendre baiser sur les lèvres avant de m'exclamer «Ça sent bon, qu'est-ce que tu nous prépare? »

« Mon petit déjeuner spécial week-end! » me sourit-elle en venant déposer une montagne de nourriture devant moi.

« Du nouveau? » l'interrogeais-je en désignant l'appartement de Kate d'un signe de tête.

« Non. Ils sont rentrés, mais ils doivent encore dormir » déclara Johanna en se mordillant nerveusement la lèvre inférieure.

« Tout va bien se passer. Kate est intelligente. Le premier choc passer, elle comprendra que tu n'avais pas le choix, et elle te pardonnera » la rassurais-je en lui souriant tendrement.

Elle opina de la tête et commença à manger, même si je sentais qu'elle n'était pas totalement convaincue. Pourtant, je savais que j'avais raison. Kate avait beaucoup souffert de la mort de sa mère, et le fait de pouvoir à nouveau la serrer dans ses bras, de pouvoir l'appeler chaque fois qu'elle aurait besoin de se confier à elle, serait inestimable pour elle. Pourtant, je n'aimerais pas être à la place de Rick lorsqu'il lui annoncerait. Elle n'allait pas être tendre avec lui sur le coup.

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Lentement, j'émergeais du sommeil, et m'étirais langoureusement avant de revenir me blottir contre Rick qui dormait encore du sommeil du juste. Hier soir, après avoir été régler nos « achats », il avait remis le collier de maman à Jordan qui m'avait promis que je pourrais le récupérer dès que l'enquête serait bouclée. J'avais été déçue de ne pas pouvoir le garder, mais je savais qu'il s'agissait d'une pièce à conviction, et j'avais accepter cette décision le cœur lourd. Ma mère me manquait plus que jamais, et j'aurais donner n'importe quoi pour la serrer à nouveau contre moi, entendre le son de sa voix, de son rire. Finalement, avisant l'heure, je me décidais à me lever, et quittais à contrecœur la chaleur du corps de Rick, frissonnant dans l'air frais de ce début de matinée.

Sous la douche, je repensais à notre retour chez moi. Rick avait prétexter être épuisé pour remettre à demain toutes discussions, et tombant moi-même d'épuisement, j'avais accepter sa décision, mais maintenant, je comptais bien obtenir des réponses. Les pires scénarios me venaient à l'esprit, et je commençais à devenir folle à me ronger les sangs. Je n'étais pas particulièrement patiente, et pour le coup, ma patience avait atteint ses limites depuis belle lurette. Rick allait devoir passer aux aveux, et pas plus tard que maintenant songeais-je en entendant du bruit dans la chambre. Finissant de m'habiller, je revenais dans ma chambre, et un sourire attendrie étira mes lèvres devant la vision qui s'offrait à moi. Rick, allongé dans mon lit, le visage tout ensommeillé, les cheveux ébouriffé et baillant à s'en décrocher la mâchoire. Et pour couronner le tout, il était torse nu, ce qui était loin de me déplaire. Lorsqu'il m'aperçut, un sourire étira ses lèvres, et il m'ouvrit les bras dans lesquels je m'empressais de venir me blottir. Nous restâmes ainsi quelques minutes, savourant simplement la présence de l'autre, mais n'y tenant plus, je rompis le silence.

« Rick, dis-moi ce que tu me cache… » soufflais-je en m'appuyant sur un coude pour pouvoir observer sa réaction.

Réaction qui ne se fit pas attendre. Je le vis se raidir, et son expression s'assombrit. Ça devait vraiment être grave pour qu'il agisse de la sorte. Mais de quoi avait-il si peur? Perdue, et ne sachant plus que penser, je le vis se lever et se mettre à faire les cent pas, fourrageant dans ses cheveux.

« Castle! » l'interpellais-je à bout de patience « Crache le morceau! » lui ordonnais-je en m'asseyant.

Il s'immobilisa et se tourna pour me faire face, puis avec un soupir à fendre l'âme, il revint finalement s'asseoir sur le bord du lit. Il attrapa ma main, et se mit à jouer avec mes doigts, mais je l'arrêtais en serrant sa main dans la mienne.

« Rick, tu sais que tu peux tout me dire n'est-ce pas? » l'interrogeais-je, le cœur battant à tout rompre.

Avait-il réaliser qu'il ne voulais pas être mon compagnon? Ou bien avait-il découvert l'existence d'un enfant illégitime? Ou alors, il venait d'apprendre qu'il souffrait d'une maladie incurable et ne savait pas comment m'annoncer qu'il ne lui restait plus que 6 mois à vivre. Cette pensée me glaça le sang, et je frémis d'horreur. Rick dû percevoir mes craintes, parce qu'il se pencha vers moi et m'embrassa avec l'énergie du désespoir, comme s'il pensait que ce baiser serait le dernier, ce qui au lieu de me rassurer, fit atteindre des sommets à mon anxiomètre.

« Rick… » le suppliais-je d'une voix tremblante.

« D'accord, mais promets-moi de m'écouter sans m'interrompre » soupira-t-il en posant son regard sur nos mains enlacées.

« Promis » acceptais-je, même si j'ignorais si je pourrais respecter cette promesse.

Et ce fut un véritable cataclysme. J'eus l'impression en l'entendant me débiter son récit à un rythme précipité, qu'un gouffre s'ouvrait sous mes pieds. Tout ce que j'avais pris pour acquis ces dix dernières années s'écroulaient. Je me sentais tétanisée, comme anesthésiée. Vivante. Ce mot raisonnait dans mon esprit en une litanie sans fin jusqu'à en devenir assourdissant. Mes oreilles se mirent à bourdonnées, et ma vision devint trouble. Pourtant, je combattis l'évanouissement qui me guettait, m'obligeant à respirer lentement et profondément. Puis un sentiment de colère enfla inexorablement en moi. Je me sentais bouillonnée. Pendant dix ans, j'avais vécu dans le mensonge. Ma mère était vivante, et à cause d'un type qui n'avait même pas le courage d'agir directement, j'avais du devenir une femme sans elle. Sans que je m'en rende compte, des larmes se mirent à couler sur mes joues, et je n'en prenais conscience qu'en sentant la main de Rick venir les y cueillir. Mais je ne voulais pas qu'il me console, je ne voulais pas qu'il me touche, et avant que j'ai pu contrôler mes gestes, je repoussais violemment sa main. Si violemment en fait, que Rick bascula en arrière et tomba à terre, sa tête heurtant durement le sol. Immédiatement, je réalisais ce que je venais de faire, et me précipitais vers lui, affolée.

« Rick! Pardon, je… » m'excusais-je en l'aidant à se redresser, et en passant une main sur son crâne, grimaçais en sentant la bosse qui apparaissait déjà.

« C'est bon Kate, tu ne m'a pas casser… » me sourit-il tendrement, me prouvant qu'il ne m'en voulait pas.

« Je suis désolée, c'est juste que… » balbutiais-je en sentant de nouvelles larmes coulées le long de mes joues.

« Chuuuuttt… je sais que c'est dur pour toi, c'est pour ça que j'ai autant hésiter à t'en parler… » m'expliqua-t-il en baissant la tête, honteux de m'avoir menti.

Mais je ne lui en voulait pas. Comment le pourrais-je? Il venait de me faire le plus beau cadeau que l'on pouvait imaginer. Parce que même si j'étais furieuse, je ne l'étais pas contre ma mère. Elle n'y était pour rien. Je savais qu'à sa place, j'aurais agit exactement pareil pour protéger ma famille de ce malade. Elle avait dû tout autant souffrir que nous de cette situation, et d'une certaine façon, ça avait même dû être pire pour elle. Parce qu'elle nous savait vivant, mais elle n'avait pas le droit de nous voir, de nous faire savoir qu'elle était toujours en vie.

« Voilà donc ce qu'Alexis nous cachait… » soupirais-je en secouant la tête.

« Elle a très peur que tu ne la déteste de ne pas t'avoir dit la vérité plus tôt, mais elle voulait être sûre qu'il s'agissait bien de ta maman avant d'en parler, et après son agression, elle a eu peur de mettre la vie de ta mère en danger, alors elle n'a rien dit… » expliquais-je, désireux de protéger ma fille.

« Elle a été si courageuse… Mais Rick, tu as conscience que je vais devoir la convoquée au poste pour qu'elle vienne faire une déposition complète de ses découvertes » lui dis-je en me mordillant nerveusement la lèvre.

« Je sais, mais ne soit pas trop dure avec elle, cette histoire l'a beaucoup secouée… » soupira-t-il en secouant la tête d'inquiétude.

« Je laisserais Ryan et Esposito mener l'interrogatoire si tu veux » lui proposais-je, même si ça me coûtait beaucoup.

Je lus de la reconnaissance dans son regard, et il se pencha pour m'embrasser tendrement. J'allais devoir renoncer à interroger Alexis moi-même, mais je ne voulais pas que Rick me fasse des reproches, et je savais que je pouvais parfois être un peu rude pendant mes interrogatoires.

« Merci, mais je pense qu'Alexis sera plus à l'aise avec toi… Évites juste de faire ta Kick Ass Killeuse Beckett » me sourit-il avec amusement.

Je roulais des yeux à ce surnom débile, mais soupirais de soulagement en comprenant qu'il me faisait confiance, et que son inquiétude n'était due qu'à son instinct de protection surdéveloppée. Soudain, une idée me tira de mes pensées, et je sautais sur mes pieds, affolée par l'idée même.

« Kate? Que se passe-t-il? » s'étonna Rick en se relevant.

« Mon père… je dois le prévenir! » m'exclamais-je en me demandant comment j'allais pouvoir lui annoncer la nouvelle.

En voyant Rick baisser la tête, visiblement très mal à l'aise, je m'approchais de lui et l'obligeais à m'observer, m'attendant au pire.

« Que me caches-tu encore? » soupirais-je, en le fixant avec insistance.

« Comme je ne savais pas comment te le dire, j'ai décider d'appeler ton père, et je l'ais fait venir… » commençais-je en hésitant.

« Il sait? » m'étouffais-je en sentant mon cœur s'emballer.

« Oui, je lui ais tout raconter. Je voulais qu'il soit là si jamais tu avais besoin de lui pour faire face à la nouvelle… » m'expliqua-t-il en m'observant avec inquiétude.

« Et comment a-t-il pris la nouvelle? » m'inquiétais-je.

« Il s'est évanoui, mais il va bien maintenant… Enfin je crois… » ajoutais-je après une légère hésitation.

« Comment ça tu crois? Où est mon père Castle? » m'enquis-je en le regardant d'un air menaçant.

« Avec ta mère… » souffla-t-il en reculant prudemment sous la férocité de mon regard.

« Il est avec maman? Mais… » balbutiais-je sous le choc.

Je n'arrivais pas à y croire. Mon père et ma mère étaient ensemble. Comment leurs retrouvailles s'étaient-elles passées? Connaissant papa, il n'avait pas dû faire le moindre reproches à maman. De toutes façons, elle ne les méritait pas. Le seul responsable de tout ce bazar était l'homme qui était derrière la tentative de meurtre de maman.

« Où est-elle Rick? Où est ma mère? » m'enquis-je d'une voix altérée par l'émotion.

« Juste en face de chez toi. Quand elle a appris que tu avais tuer Coonan, elle a eu peur que tu ne devienne à ton tour la cible de l'homme qui tire les ficelles de tout ce foutoire, et elle a pris le risque de venir à New York pour veiller sur toi » m'expliqua-t-il en venant s'asseoir à mes côtés sur le lit sur lequel je venais de me laisser tomber.

Et alors je compris. Cette femme dans le couloir, celle que j'avais reconnue sans être capable de mettre un nom dessus, c'était ma mère. Elle avait du voir la personne qui avait laisser ce mot devant chez moi, et inquiète, était venue voir ce dont il retournait. Dieu seul sait ce qui serait arriver si elle n'était pas intervenue. Et je n'avais pas rêver non plus lorsque j'avais eu l'impression qu'une personne m'observait de l'autre côté de la rue. C'était elle. J'ignorais depuis combien de temps elle veillait sur moi, mais elle avait pris le risque de faire savoir qu'elle était toujours en vie uniquement pour me protéger. Cette constatation m'amena de nouvelles larmes aux yeux, et Rick m'attira à lui.

« Qu'y a-t-il Kate? » chuchota-t-il en me caressant les cheveux dans un geste apaisant.

« Et si jamais elle avait pris trop de risques et qu'il avait découvert qu'elle était toujours en vie? Et si ces tueurs à gage avaient été engagés pour finir le travail? » lui expliquais-je en essuyant mes larmes contre le tissu de sa chemise.

« C'est une possibilité, ou bien c'est toi qui est visée. En tuant Coonan, son employeur a peut-être pris peur, et a décider de te tuer avant que tu ne remonte jusqu'à lui » répliqua-t-il en me pressant contre lui, comme pour me protéger.

« Je dois interroger Alexis Rick. Elle a peut-être découvert une information importante en cherchant maman sans même qu'elle s'en soit rendu compte » déclarais-je en plongeant mon regard dans le sien.

« D'accord. J'appelles Jordan pour qu'elle ailles la chercher chez moi » accepta-t-il en s'éloignant de moi pour aller chercher son téléphone dans la poche de sa veste restée sur le canapé de la salle.

Je lui emboîtais le pas, et pendant qu'il téléphonait, je me postais devant la fenêtre de mon appartement et fouillais la façade de l'immeuble d'en face du regard, mais avec les reflets du soleil sur les vitres, je n'apercevais rien d'autre que des ombres mouvantes. En soupirant, je me tournais en direction de Rick, et attendis qu'il termine sa discussion avec Jordan. Lorsqu'il raccrocha son téléphone, le mien se mit à sonner, et je me dirigeais rapidement vers mon sac à main poser sur la console dans l'entrée.

« Beckett! » m'exclamais-je en découvrant que l'appel provenais d'Esposito.

« On a du nouveau » déclara-t-il simplement.

« Moi aussi » répliquais-je avant d'ajouter « J'arrive ».

« Ok. On vous attends » acquiesça-t-il avant de raccrocher.

« On doit y aller » soupirais-je sachant que cela signifiait que je devais remettre à plus tard mes retrouvailles avec ma maman.

Et au fond de moi, j'en étais soulagée. J'avais beau comprendre ses motivations, une partie de moi ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir. C'était complètement illogique, mais c'était plus fort que moi. Et la dernière chose que je voulais, c'était que les premiers mots que je lui dirais après ces dix longues années soient des mots de colère et de reproche. Elle ne le méritait pas, et je savais que je me détesterais. Le mieux à faire était de remettre à plus tard pour me laisser le temps de faire le tri de mes émotions, et faire la paix avec toute cette souffrance que j'avais accumuler durant notre séparation.

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Voilà, j'espère que vous avez aimer... Impatientes de savoir comment les retrouvailles de la mère et de la fille vont se passées non? Vous le saurez d'ici quelques chapitres...

N'oubliez pas le commentaire!