Hey ! Bonne année tous le monde ! Après le conte de Noël, voici votre chapitre promis pour le nouvel an. D'accord, je vous le poste tard mais à ma décharge, je fais la fête moi aussi ! Et ce chapitre a connu de nombreuses déboires. Dont un non enregistrement de plus de 2000 mot par LibreOffice (totalement de ma faute et irrécupérable ... l'horreur !). Toujours est-il que je vous souhaite tout plein de bonne chose pour cette année 2017.
Merci à Mélior pour sa review, un beau cadeau :).
Allez, bonne lecture à tous !
Disclaimer : FF7 appartient à Square Enix, sortie du remake cette année ! ! !
Un rayon de soleil timide perça le ciel nuageux de Fort Condor et se faufila à travers les rideaux jusque sur la joue d'Anya. Elle se réveilla. Comme souvent, Séphiroth s'était levé avant elle en prenant soin de bien la recouvrir de la couverture. Elle se redressa lentement et s'étira. Elle avait bien dormi, la première fois depuis longtemps.
Elle descendit en bas, dans la salle de l'auberge pour prendre son petit déjeuner. On lui servit une assiette de haricots sec et de lard accompagné d'un thé au goût très prononcé. Anya sourit. Les habitants de Fort avait vraiment une gastronomie particulière. Elle mangea de bon appétit et plaisanta un peu avec l'hôtelière. La tension qui planait la veille sur la vile semblait s'être dissipé.
Une heure plus tard à peu près, elle vit arriver ses enfants, les yeux encore tout ensommeillés. La tenancière amusée leur servit à chacun un verre de lait.
En remontant dans sa chambre, elle croisa son compagnon qui sortait de la douche, les cheveux encore tous mouillés. Ils s'embrassèrent avec tendresse avant de chacun vaquer à leurs occupation. Retrouver une forme de routine quotidienne leur plaisait beaucoup. Le milieu de la matinée n'avait pas encore sonné qu'elle aidait Tseng qui avait un petit coup de fatigue à boucler ses bagages et ils étaient partis pour le port. Les rares personnes qu'ils croisèrent dans les rues détournées se rangeaient immédiatement sur le côté en les voyant arriver.
Anya craignait que le brouillard ne les empêchent de mettre la voile. Tseng négocia rapidement auprès de leur guide. Le marin bourru accepta de partir sur le champ. La jeune femme fixa son regard sur les volutes grises qui tourbillonnaient devant elle. Bientôt elle verrai se découper les rochers de l'île de tous les danger.
– Encore combien de temps avant d'apercevoir les côtes ? Demanda t-elle.
– Oh, plusieurs heures, lui répondit Séphiroth. C'est assez loin du continent. Reposes toi en attendant.
– Si votre île se trouve bien où vous me dites qu'elle est, intervint le pilote. Je ne suis pas du genre à discuter avec mes clients mais je n'ai jamais vu d'île dans cette foutu direction. Mideel est beaucoup plus au Sud.
– Ce n'est pas une très grande île, dit Tseng. Vous verrez quand nous arriveront.
Son malaise matinal refusait de passer et son petit déjeuner avait des envies de fugues. Il essaya de se concentrer pour retenir sa nausée.
– En tout cas, dit-il, je serai le premier à être fou de joie quand on sera arrivé.
Au même moment, à plusieurs milliers de pieds d'altitudes, se finissait une réunion au sommet dans la cabine de pilotage de la Shera.
– Alors on est d'accord sur le timing, acquiesça Cid.
Il se tourna vers Reeve.
– Je te fait confiance pour coordonner les opérations au sol pendant que Vincent et les autres seront larguer sur leurs cibles. On ne pourra vous donner de soutien aérien qu'après ça seulement.
– Vous avez bien compris où sont placé les missiles sol-air de Deepground, insista Shelke.
– Mais oui bordel, grommela le pilote. Ne t'en fait pas, on va les dézinguer bien avant qu'ils nous aient pris pour cible.
Une voix se fit entendre derrière la porte :
– Excusez-moi capitaine, fit le matelot. On a un petit problème sur l'Alpha B13. Vous pourriez venir s'il cous plaît ?
Les membres de la petite assemblée échangèrent des regards.
– Bon, fit Reeve en se levant. Je pense que nous avons fini de nous régler. Que tous le monde vaque à ses occupations. On passe à l'action dans moins de 48 heures.
Il quitta le pièce suivit de Cid et de Shelke. Vincent se leva également mais il remarqua que Yuffie restait seule, assise à la petite table.
– Qu'est ce qu'il y a ? demanda t-il en se penchant, plein de sollicitude.
Il y a deux ans il ne se serait probablement pas inquiété de l'état d'esprit de la petite ninja. Mais désormais il en apprenais tous les jours dans ce monde. Il ne pouvait pas nier le mal-être d'une amie.
– J'ai peur, gémit la jeune femme.
Vincent en fut encore davantage étonné. Yuffie ? C'était bien Yuffie qui avait peur ? Elle qui leur avait raconté qu'à ses douze ans elle s'était faufilé dans une caverne pour dérober son trésor à un NéoBahamut aux prises avec un SOLDAT ? Il hésita puis posa une main mal assurée sur son épaule.
– Tu as peur de quoi ?
– Weiss … Il... Il déteste tous les êtres humains, toute la planète même. Et Deepground … Je ne comprend pas. Je ne comprend rien ! Je … qu'est ce qu'on lui a fait ! Pourquoi est ce qu'il tue tous ces gens ? Pour le plaisir ?
– Tu sais, lui dit Vincent, tu penses trop.
Yuffie lui lança un regard humide.
– Vraiment ?
– Oui. Quand tu vas à la guerre ne réfléchit pas à ta cible. Tu dois survivre. Après on pourra se poser les autres questions.
– C'est de la sagesse Turk c'est ça, dit-elle pauvrement en s'essuyant les yeux.
– On va dire ça, fit-il. Mais quand tu es Turk tu ne réfléchit même pas après. C'est le rôle de tes supérieurs.
– Je savais bien qu'il y avait une embrouille quelque part, bougonna Yuffie.
Amusé, Vincent se mit à rire dans le col de sa cape.
– Bon, tu as peur de Weiss … il y a autre chose ?
Elle grommela :
– Peur de Weiss, de cette foutu Shinra hantée, de perdre un de mes amis …
– Et il n'y a pas autre chose ? Insista encore l'immortel.
Elle lui jeta un regard et compris qu'il la taquinait.
– Si bien sur ! Le pire de tout c'est évidemment l'enfer sur terre, le diable incarné, le fléau de l'univers : les skateboards volants !
Sa confiance en elle revenait peu à peu et elle était maintenant debout, un pied sur sa chaise, le torse bombé et le doigt pointé en direction de son ami. Un large sourire mutin barrait son visage.
Vincent éclata de rire. Yuffie lui apportait toujours ce qu'il avait oublié depuis très longtemps : la gaîté. Elle n'avait pas son pareil dans l'art de faire le pitre avec conviction.
Elle rit à son tour, un peu gênée de son effet.
– C'était juste une petite blague hein, pas la peine de se mettre dans un état pareil …
Vincent se redressa et lui passa une main dans les cheveux.
– Merci d'être toi Yuffie. N'ai plus peur. C'est ton sourire qui te va le mieux. Même Weiss ne pourra rien faire contre ça.
Puis il fit volte face et sortit à son tour de la cabine de pilotage, laissant la ninja toute gênée.
Elle se fit pensive. Cette main dans ses cheveux ... Vincent la considérait-elle comme une enfant ? C'est vrai que comparée à Lucrécia elle ne faisait peut-être pas très femme se dit-elle tristement.
Mais son moment de panique de tout à l'heure s'était maintenant dissipé et c'était entièrement grâce à lui. Son sourire revint et elle se mit à regarder dans le vague … avant que son estomac et une embardée lui rappelle qu'elle avait un problème beaucoup plus immédiat que les grands tarés de ce monde.
Vincent lui, souriait aussi. Il avait rit. Ça ne lui était pas arrivé depuis … au moins un an, se dit-il. Depuis sa conversation avec Nanaki dans la cité des anciens. Il se sentait plus léger. Cette considération temporelle lui rappela qu'il n'avait pas non plus pris soins de son arme depuis longtemps. Un entretien s'imposait.
Retour en mer, Tseng, tassé au fond de la barque, essayait de calmer son fichu mal de mer. Il refusait de se calmer.
Un sort de soin vint le soulager momentanément. Il jeta un regard reconnaissant à Anya. Il fit une légère grimace en changeant de position. Ses articulations lui faisaient mal, le médecin l'avait prévenu que cela pouvait arriver.
Il savait bien qu'il ne pourrait pas continuer à être Turk. Pas avec un corps pareil. Mais pour être honnête avec lui même, quitter la Shinra le terrifiait.
Il serra les lèvres. Il ne vomirait pas. Sur son honneur, c'était les dernières goutte de dignité qui lui restait alors il ne vom …
– Ça ne va pas bien monsieur Tseng ?
Il se retint de jurer. Jill se penchait vers lui avec une tête inquiète.
– Ça va …
– Vous voulez que je demande à ma maman de vous faire un autre sort de soin ? Demanda la petite fille, peu convaincue.
Il essaya de sourire d'une manière un peu plus ferme.
– Non, merci Jill, mais vraiment, c'est bon. Tout va bien.
– Ça tombe bien, fit Séphiroth qui avait l'ouïe fine. Parce qu'on arrive.
En effet, le mer déserte devant eux, couverte d'une brume illuminée par le soleil, était en train de se dévoiler. Ils virent d'abord un dôme scintillant, puis celui s'ouvrit pour les laisser passer, les laissant apercevoir l'île, à quelques encablures.
Le spectacle était magnifique. Le Turk en eu le souffle coupé, ainsi qu'Anya qui venait ici pour la première fois. Séphiroth était plus inquiet qu'émerveillé. Bien que la gardienne de l'île lui ait implicitement donné la permission de revenir, il se souvenait encore de ses menaces de mort douloureuse et définitive. Les marins, eux, partageait leur émerveillement avec une inquiétude de mise en cas de manifestation surnaturelle d'aussi grande ampleur.
– Vous ne devriez pas jeter l'ancre ici, indiqua Séphiroth au capitaine. Il y a beaucoup de monstre marins à l'intérieur de cette barrière. Allez plutôt pêcher, il y a beaucoup de poissons par ici. Revenez nous chercher d'ici 24h, ça devrait être suffisant.
– D'accord, accepta le vieux pêcheur. Et si vous, n'êtes pas au rendez-vous ?
– Attendez un peu, puis retournez à Fort Condor avant de vous mettre en danger et signalez notre disparition.
Il ne précisa pas au vieil homme que s'il ne les revoyait pas, ce serait probablement parce que le monde aurait été détruit.
Le temps d'abattre un ver de mer qui les avait agressé et ils mirent tous le pied sur la plage de sable blanc. Puis, le bateau de pêche fit demi tour, les laissant seul face à la jungle.
– Bon, résuma Anya. On y est. Et maintenant ?
– Maintenant je vous guide, lui dit une voix spectrale à son oreille.
La soldate fit un bond d'un mètre en arrière. À côté d'elle le fantôme de la Cetra souriait, visiblement très contente de son effet.
– Vous ! S'exclama Anya, le souffle court, le doigt pointé vers elle. Plus … jamais … ça !
La maîtresse de l'île des ronces l'ignora avec un superbe dédain.
– Je vais vous escorter jusqu'au cœur de l'île, cependant, je ne serai là que pour vous montrer le chemin. Contrairement aux oiseaux de ma grotte, les monstres qui habitent cette forêt ne suivent pas mes ordres.
– Vous ne pouvez pas faire en sorte qu'ils nous aident comme les monstres dans notre village, s'étonna Jill.
– Les monstres n'aident pas les humains, fit sèchement la Cetra. Minerva s'est contentée de leur ordonner de se défendre contre leurs agresseurs de Deepground. Vous êtes aussi des humains. En l'absence de leurs cibles prioritaires, ils vous attaqueront évidemment.
– Arrêtez d'effrayer les enfants, ordonna Anya tout aussi sèche, alors que Jill et Ian avaient verdi.
– Comme vous le désirez. C'est par là.
Séphiroth se pencha pour rassurer son fils.
– Tu vas tenir le coup, chuchota t-il en même temps en direction de Tseng.
Le Wutaien était en effet couleur de craie et tremblant.
– Ça va aller, balbutia t-il.
– Tseng ! S'exclama Anya en se rendant compte de son état. Tu ne peux pas continuer ! C'est de la folie !
Le Turk voulait à tout prix la contredire, mais l'évidence était là. Il ne tenait plus debout.
– Je vais vous attendre ici, soupira t-il, vaincu.
– Les enfants devraient peut-être rester aussi, fit Anya. Je n'avais pas prévu que les monstres nous seraient hostiles et …
– Non ! S'écria t-il. Désolé, ajouta t-il plus bas en voyant la regard surpris de son ancienne camarade. Mais si j'avais la force de les protéger ici, soit sûre que je vous accompagnerais. Ils seront plus en sécurité avec vous.
– … D'accord.
Elle se mordit la lèvre avec inquiétude, puis, à regret, elle se détourna et ils emboîtèrent le pas à la créature millénaire. L'employé de la Shinra s'efforça de leur adresser un signe de la main rassurant quand ils se retournèrent une dernière fois. Puis, une fois qu'ils eurent disparue derrière la ligne des arbres, il se laissa tomber sur le sable.
C'était injuste, se disait-il. Son corps le lâchait encore au pire moment. Pour la deuxième fois dans sa vie, il voyait s'éloigner le dos de personnes qu'il aurait voulu aider après avoir échoué sa mission. Impuissant à tout sauf à attendre la mort.
Il serra les dents et se releva. Il fallait qu'il ramasse du bois pour passer la nuit ici. Et il fallait qu'il s'occupe les mains ou bien ses pensées allaient définitivement le rendre fou.
– Très charmante cette forêt, haleta Anya en tranchant une énième liane garni de dent qui cherchait à l'étrangler. Très accueillante, j'en ferai bien la destination de nos prochaine vacances, qu'est ce que tu en penses ?
– Arrête de faire de l'humour, cria Séphiroth qui courrait avec ses deux enfants dans les bras. Et dépêche toi ! Il y a des singes géants droit devant !
– Encore !? Mais ils veulent qu'on leur signe un autographe ou quoi !
Elle esquiva de justesse une autre liane.
– Très charmant votre petit chez vous, ironisa t-elle en direction de la Cetra. Vous savez recevoir.
– Chaque seconde que vous perdez ici à risquer votre vie est du temps gagné par Deepground, lui dit celle-ci avec indifférence.
– C'est bon, c'est bon, j'ai compris, bougonna l'ancienne Seconde Classe.
Elle se débarrassa des singes en deux ou trois coup de sabre.
– Voilà ! Vous êtes contents maintenant ?
Ils atteignirent le piton rocheux au milieux de l'après midi. Ils étaient tous épuisés, sales et couverts de la sève collante qui suintait des lianes.
– Ok, on s'arrête ici, déclara Séphiroth, ignorant le regard noir de la Cetra. On va manger quelque-chose et dormir un brin avant de continuer.
À l'aide d'une matéria, il se débrouilla pour débarrasser tout le monde de la saleté qui les recouvraient intégralement. Anya lui lança un regard reconnaissant alors qu'il lui tendait un sandwich.
– Dors, lui dit-il. Tu vas avoir besoin de toutes tes forces pour la suite.
Elle acquiesça et se roula en boule sur le sol rocheux. Il la regarda. Cette vision lui rappelait des souvenirs de leurs campagnes au Wutai.
Il coucha également les enfants, puis se posta en sentinelle pour observer la jungle. Depuis longtemps déjà il avait remarqué que son corps était endurant et avait beaucoup moins besoin de dormir que les autres.
Il ne jeta pas un regard en direction de la Dame aux ronces qui elle même ne lui adressa pas la parole. Elle semblait déterminée à faire comme s'il n'existait pas ou le moins possible.
Il reporta son regard sur les arbres. Il laissait trois heures à ses compagnons. Ensuite il leur faudrait affronter ce qui les attendaient à l'intérieur.
Le crépuscule enflammait le ciel au dessus de Midgard quand Cid rassembla une dernière fois son équipe avant de commander l'assaut sur la cité en ruine. Ils étaient tous présent dans la cabine de pilotage, même Yuffie, bien que plus malade que jamais.
– Ok ! Dit le pilote. Les équipe au sol sont déjà en train de foncer vers la ville. Notre mission sera de les aider, de les couvrir et de les soutenir par divers débarquement ! Maintenant, la petite Shelke à une putain de vidéo à nous montrer alors ouvrez grand vos esgourdes. Prêt Reeve ?
– C'est bon pour moi. Vas y Shelke.
Obéissant à l'ordre relayé par le Caith Sith qui l'assistait, la jeune fille chaussa son casque de plongée virtuelle.
– Connexion … fit la voix de l'ex Tsviet à travers les hauts parleurs. Plongeon synaptique dans 3 … 2 … 1 …
L'hologramme les surpris tous. Et pendant qu'ils étaient immergés dans le vide de l'espace, la voix recomposée de Lucrécia leur exposa la véritable origine du monde ainsi que la vraie fonction d'Oméga. Le cœur de Vincent s'en serra de nostalgie.
Une fois la projection achevée, ce fut Shelke qui pris le relais pour leur expliquer la façon dont Deepground voulait raser la planète.
– C'était donc cela tous ces enlèvements, compris Reeve. Et tous ces sacrifices. Ils voulaient leurrer Oméga avec un flot inattendu de milliers d'âmes pures pour lui faire croire à la fin du monde.
– Comme si ce bâtard de Weiss pensait qu'on allait le laisser faire ! S'exclama Cid. Il se fourre le doigt dans l'oeil !
– Il vont essayer d'éveiller Oméga au réacteur O au centre de la cité, poursuivit Reeve. C'est pour cela qu'ils y ont connecté les 8 autres réacteurs. Il faut détruire chacun d'entre eux. Que pas un de vous ne manque sa cible !
– Bien, fit Cid. On arrive sur zone dans une demi-heure. Dépêchez-vous de régler vos dernière petites affaires avant ça. Si vous avez des lettres à écrire ou des adieux à faire, c'est le moment. Après ce sera la guerre.
– Tu sais, confia le pilote à Vincent quelques instants plus tard. J'aimerais bien y aller avec toi et leur botter le cul à tout ces enfoirés. Mais je ne peut pas quitter ma Shera. Bien sûr, Cloud et les autres vont s'occuper aussi des réacteurs, mais nous avons notre propre cible et je ne peut pas laisser Yuffie y aller sans couverture. Alors je suis désolé, on dirait que ça va être Vincent contre les Tsviets. Anya et Séphiroth sont injoignables. Une histoire de mission secrète je crois …
– Ça ne fait rien, lui confia l'immortel. Je ne peux même pas dire que je ne ressens pas une certaine satisfaction à cette idée.
– Ouais, on compte sur toi. Les choses sont vraiment devenues bizarres ici. Regarde Caith … je veux dire Reeve. Depuis quand a t-il des moyens aussi important ? J'aimerai bien savoir où est qu'il a trouvé l'argent pour financer tout ça. Et toi, c'est rare de te voir t'impliquer. Tu es tellement asocial que même Shera se fait du soucis pour toi. Et tu sais comment elle est hein ?
– Monsieur Valentine, dit un soldat. Le Commissaire Tuesti vous demande à l'étage.
– Bien sûr.
– Il pris congé du seul et unique astronaute jureur et amateur de cigarette de Gaïa et se lança dans le dédale des coursive à la recherche du commandant en chef de la WRO. Tous les soldats qu'ils croisa dans les couloirs le saluèrent avec déférences.
– Monsieur, lui dit l'un d'eux. Madame Kisaragi se trouve un peu plus loin. Elle n'a pas l'air bien alors j'ai pensé que …
– Je m'en occupe, le coupa t-il. Merci.
Il trouva en effet la princesse de Wutai, plus verte que les prairies de son pays, en proie à ses nausées.
– Et bien, dit-il. Il est temps que nous atterrissions.
– Eh, tu as entendu, lui dit la jeune femme alors qu'il l'escortait vers les toilettes les plus proche. Ils ont encore attaqué le Wutai. Mon père et l'unité Croissant s'en sont occupé mais je m'inquiète pour lui. Il n'est plus tout jeune. Un de ces jours il va avoir une attaque. Ou c'est lui qui m'en donnera une ! Bien sûr, si j'avais été là il n'aurait rien eu à faire. Je peux battre Deepground les yeux fermés !
Il abandonna la ninja le temps pour elle de rendre son goûter. La brusque accélération de leur véhicule n'était apparemment pas du goût de son estomac. Se rappelant son objectif premier, il se remit en quête de l'ancien chef du département de l'urbanisme de la Shinra. Que lui avait dit le garde déjà ? Il l'attendait dans la salle de contrôle ?
Le vaisseau était un sacré labyrinthe, il faut dire qu'il datait d'une civilisation aujourd'hui oubliée, comme l'avait informé un technicien lorsqu'il était descendu voir la salle des machines. Les moteurs d'une complexité totalement inconnue l'avait fasciné.
Il tourna à droite dans une coursive.
Partout, des hommes et des femmes s'agitaient pour se préparer au combat imminent. Vincent vit même deux soldats s'embrasser passionnément dans l'embrasure d'une porte, comme si cela devait être leur dernière étreinte.
Lui, la perspective de se battre le motivait. Il comptait bien enfin obtenir des réponses à ses questions.
Il se demanda vaguement si Lucrécia aurait aimé se trouver là, sur ce vaisseau antique regorgeant de mystère. Oui, probablement. C'est alors, alors qu'il observait de plus près les mécanismes d'un sas, qu'il fut frappé de manière inattendue par une catastrophe qu'il pensait derrière lui. Une violente douleur à la poitrine lui fit tout à coup pousser un cri muet, tandis que les battement de son cœur devenaient insupportables à ses oreilles et que son champ de vision se teintait de rouge. Derrière les rugissement du démon qui explosait dans sa tête, il entendait encore vaguement les rumeurs du vaisseau. Il se sentit perdre pied.
– Vincent ? Demanda une voix.
Lucrécia ?! Impossible ! Il se retourna et la vit. Il la vit bel et bien. Puis il retrouva le plein contrôle de son corps et elle disparu.
– … Mais qu'est ce qui … Argh !
Une seconde douleur lui fit poser un genou à terre.
– Merde ! Est ce que je suis en train de perdre le contrôle ?
Lorsqu'il atteignit enfin la salle des commandes, il était ébranlé. Bien sûr, Chaos lui avait déjà échappé. Mais il savait quand cela arrivait. C'était quand il était malade, fatigué, ou qu'il accumulait trop de blessures lors d'un combat, à la manière d'une limite. Cette perte de contrôle là était … effrayante. Il ne savais même pas s'il aurait pu redevenir un homme.
Le marionnettiste l'attendait en compagnie de la petite sœur de Shalua. L'ex Turk se força à se recomposer un visage impassible.
– Ça va ? demanda t-il à l'adolescente.
– Je suis un peu fatiguée, répondit-elle. Cette sensation … est ce que c'est ce que l'on ressent lorsqu'on agit pour les autres ?
– Peut-être.
– Oublie ça. Tiens.
– Qu'est ce que c'est, s'étonna t-il en tendant la main.
– Ton portable. Je l'ai un peu modifié. Maintenant, lorsque tu tape le code VIN, tu sera directement connecté à mon terminal. Comme j'ai accès à tous les réseaux de Midgard je pourrai te guider à l'intérieur.
Il considéra un moment l'objet puis l'empocha.
– Ne crois surtout pas que je le fait pour toi, l'avertit-elle. C'est seulement car t'observer me permet de restaurer les données mémorielle de Lucrécia Crescent.
– Je n'ai rien dit, observa t-il.
– … C'est vrai. De toute façon mes capacités sont limitées. Ne t'attends pas à un miracle.
– Bien sûr. Je compte sur toi Shelke.
– … ! C'est la première fois que quelqu'un compte sur moi … murmura t-elle.
– Alors puis-je également compter sur toi pour protéger le vaisseau en notre absence, rébondit aussitôt Reeve.
Elle le regarda avec étonnement.
– Moi ?
– Oui, bien sûr, tu es forte. Je te fais confiance.
– Commissaire ! S'écria une voix. Débarquement dans cinq minutes !
– Zut ! On y va va Vincent, vite ! Et souviens-toi Shelke, hurla t-il alors qu'ils partaient en courant. Je compte sur toi !
– Tu voulais me demander quelque-chose ? Se souvint l'immortel alors qu'ils dévalaient les coursives.
– Qui ? Moi ? Non, c'était seulement la petite qui voulait te donner son truc.
– Dis-moi Reeve, fit Vincent après quelques instants de réflexion. Qui finance toute cette opération ?
– Décidément, haleta son ami, rien ne t'échappe jamais à toi hein ? Pour tout te dire, je n'en sais rien. Notre plus gros donateur est anonyme et à la vérité je m'en fous tant que cet homme nous aide à sauver la planète. Mais à mon avis, c'est quelqu'un qui as une grosse dette envers elle à se faire pardonner.
Ils arrivèrent juste à temps pour le discours de Cid.
– Ok ! Hurla celui-ci dans les micros. Le moment est venu ! Tous aux postes de combats ! Nous allons montrer à ses enfoirés que cette planète n'est leur terrain de jeu personnel. Je vous ordonne de ne pas mourir ! Mourrez et ce sont tous vos camarades qui mourrons. Dans ce cas, j'irai moi même vous botter le cul aux enfers. Mais vivez et les autres vivrons aussi. En plus, vous emmerderez un maximum ces salopards. Maintenant, allons leur faire regretter d'être nés !
Une immense clameur accueillit ces mots.
– C'est parti ! Hurla Yuffie en sautant avec son skateboard volant.
En dépit de ce qu'elle avait prétendu plus tôt, elle le maîtrisait parfaitement et n'était plus malade pour deux gils.
La bataille avait commencé.
– Une attaque simultanée par les airs et sur terre, commenta Azul qui observait comme les autres le débits des hostilités depuis la baie vitrée de la tour Shinra. Il se pourrait qu'ils soient un peu sérieux cette fois.
– Je l'espère, dit Rosso de sa voix traînante. Je meurs d'ennui depuis quelque jours.
– Son réveil est proche, dit Nero. Ce combat signera la fin.
Il se détourna, brièvement interpellé par quelque-chose se passant ailleurs.
– Je vous laisse ouvrir le bal, dit-il. J'ai quelque-chose à vérifier.
Pour toute réponse il eut droit qu'à des sourires carnassiers.
– Ne tarde pas trop si tu veux que je t'en laisse un morceau, le prévint Rosso.
– C'est le moment, dit Séphiroth en secouant Anya, Jill et Ian. Il est temps de voir ce que nous réserve cette grotte.
Et voilà ! Fin du chapitre. Au début je comptais avancer encore un peu plus dans l'histoire, mais finalement on atteignait déjà les 4000 mots donc ce sera pour la prochaine fois ^^.
Sinon, les puristes remmarqueront peut-être que j'ai effectué des déplacement, des coupes et des synthèses dans les (très) nombreuses scène visible dans le chapitre neuf de Dirge of Cerberus. Je suis désolée, mais il y en avait beaaaaauuuucouuup trop. J'espère que ça vous plaît quand même !
Bonne année à tous encore une fois et merci d'avoir lu ! A la prochaine !
Et n'oubliez pas : Auteure reviewée = auteure motivée !
