Bonsoir tout le monde !

Rafi : Depuis le temps, tu me connais ! Tu sais quel plaisir sadique je prends à couper mes histoires au plus mauvais moment... niark niark...

Merci encore à tous ceux qui on lu mon histoire...

Voilà un petit morceau.

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Chapitre 16

LA FIN !?

Cela faisait maintenant plusieurs jours que Moya était partie et sur Atlantis, l'ambiance était redevenue travailleuse. Tout le monde allait bien.

Ou presque… Ils essayaient. Ils n'y arrivaient pas.

Le major Sheppard et le Dr Weir…

Il y avait une tension entre eux, et tout le personnel d'Atlantis s'en était rendu compte. Ils ne se parlaient que pour dire le strict minimum. Elisabeth commandait la cité comme avant et John était de toutes les missions. Il s'épuisait à la tâche, prenait rarement du repos et Carson s'en inquiétait. A la fin de la journée, n'y tenant plus, il en fit part à Elisabeth.

-Il faut qu'il arrête, il va finir par retourner à l'infirmerie s'il continu !

-Je le sais, mais dès qu'il y a une mission, il dit qu'il est indispensable, et qu'il faut qu'il en fasse partie. Je ne peux pas refuser, il est le seul pilote vraiment expérimenté et…

-Et il va finir par se tuer ! Coupa Carson, si il est trop fatigué, il va prendre des risques inconsidérés et…

-Je sais Carson, je sais, mais que voulez-vous que j'y fasse, le major est bien trop têtu pour…

-Il est comme vous ! Exactement comme vous ! Se fâcha Carson.

Elisabeth était étonnée, jamais il ne s'était permis de lui parler sur ce ton ! Elle essaya de se justifier.

-Mais... comment ça, comme moi ?

-Vous… vous…

Il en bafouillait de colère et réussit enfin à dire.

-Vous êtes des imbéciles, tous les deux !

-Carson ! S'indigna Elisabeth.

-Oui, je sais ! Mais en tant que médecin chef, je m'autorise à dire ce que je pense, quand la sûreté de la cité est en jeu !

-… ??

-Et ce que je pense en ce moment, c'est que vous êtes tous les deux des idiots ! Votre comportement… c'est de l'inconscience ! Vous ne vous rendez même pas compte de ce que vous nous faites endurer ! Tout le monde sait ce qui se passe entre vous ! Cela fait bien longtemps que ce n'est plus un secret pour personne ! Alors ça suffit maintenant, vous allez faire en sorte que tout redevienne comme avant, et c'est un ordre ! Cria t-il.

-Mais…

-Il n'y a pas de mais !

Et il sortit. S'il avait pu claquer la porte, nul doute qu'il l'aurait fait, mais sur Atlantis, ce n'était pas possible. Toutes les portes coulissaient, s'ouvraient et se fermaient toutes seules. Ce qu'il trouva très dommage !

OoOoO

Elisabeth le regarda sortir de son bureau, bouche bée. Elle n'en revenait pas ! Elle finit par s'asseoir et posa sa tête entre ses mains. Mais qu'est-ce qui se passait en ce moment ? Plus rien n'allait, ça avait commencé par John, qui n'avait pas compris pourquoi elle avait décidé qu'il valait mieux que ça s'arrête. Elle lui avait pourtant expliqué qu'elle ne supporterait pas un autre "accident", et que pour leur santé à tous les deux, il fallait qu'ils se concentrent sur une chose : La cité.

Il avait fini par lui dire, qu'elle était trop directive, et que finalement, ça devait l'arranger qu'ils ne se fréquentent plus. Etant une civile, elle pouvait avoir la vie sentimentale qu'elle voulait, elle !

Et il était partit, furieux. Depuis, ils ne parlaient plus que de travail. Elle était désespérée, son cœur battait la chamade dès qu'elle le voyait.

Elle n'avait qu'une envie, c'était de pouvoir être dans ses bras. Si seulement elle avait pu deviner ce qui se passait dans la tête du major à ce moment précis, elle aurait retrouvée le sourire…

OoOoO

Il avait failli tomber à la renverse ! Après avoir passé une soirée de rêve, voilà qu'elle lui annonçait froidement qu'elle le quittait ! Il se demandait ce qu'il avait bien pu faire pour mériter ça ! Rien, il n'avait rien fait ! Ils avaient été discrets, enfin il le croyait. Aeryn lui avait dit qu'elle avait remarqué qu'ils s'aimaient, mais après ça, il avait fait très attention à son comportement. Et il n'y avait jamais eu de remarque ou de réaction qui aurait pu lui mettre la puce à l'oreille. Non, il ne comprenait pas du tout pourquoi, elle avait décidé de mettre un terme à leur "courte" relation. Il avait été tellement surpris qu'il avait eu des mots malheureux, et il les regrettait maintenant. Il décida d'aller la voir.

Il ne renoncerait pas à elle si facilement…

OoOoO

Il n'y avait presque plus personne debout dans la cité, il était tard et il ne restait plus que le personnel de la sécurité. John grimpa les marches qui menaient au bureau d'Elisabeth, et entra.

-Dr Weir, il faut qu'on parle.

-Je vous écoute, major.

-C'est personnel, et…

-Major Sheppard, je croyais avoir été claire à ce sujet, il me semble, non ?

-Et bien non, justement, ce n'est pas clair, pas clair du tout. Je ne comprends pas, qu'est-ce que je vous ai fait ?

-Mais rien du tout ! Pourquoi cette question ?

-Mais parce que, depuis cette soirée, ou vous m'avez appris que vous ne désiriez plus qu'on… enfin, qu'on… ne se fréquente plus, je cherche à comprendre. Pourquoi ?

-Pourquoi quoi ?

-Mais pourquoi on doit arrêter de se voir, enfin !

-John, je vous ai dit pourquoi !

-Ah bon ? Dans ce cas, on ne doit pas parler le même langage, parce que moi, je n'ai rien compris !

-Ecoutez, c'est que…

-Allez-y, je vous écoute, dit-il en s'asseyant sur le coin de son bureau.

-Et bien, quand vous avez été blessé, lors de l'attaque des Wraiths…

Elle s'arrêta, et le regarda.

Mon dieu, il n'a pas le droit d'être aussi beau, ça devrait être interdit… Se dit-elle.

-Oui ? Continuez, je vous en prie…

-Et bien, reprit-elle, en fait, j'ai cru que j'allais vous perdre, et…

Elle ne put continuer, sa voix était brisée par la douleur de ce qu'elle avait ressenti à ce moment là. Elle baissa rapidement la tête, il ne fallait pas qu'il la voit comme ça, sinon, elle n'y arriverait jamais.

-Mais je suis là, en vie ! Et je…

Il s'arrêta à son tour et la regarda intensément. Elle le quittait parce qu'elle avait eu peur pour lui ?

-Elisabeth…

Il se leva, fit le tour du bureau et s'accroupit à côté d'elle.

-Tu as eu peur pour moi, et c'est pour ça que tu veux me quitter ? Regarde-moi… Liz.

Il l'avait appelé Liz. Le surnom qu'il lui avait donné ce fameux soir… Il la tutoyait de nouveau, c'était venu naturellement. Il prit son visage entre ses mains et le tourna vers lui. Elle avait les yeux pleins de larmes.

-Je ne pourrais jamais revivre ça ! C'était trop dur ! A chaque fois que tu pars, à chaque fois qu'il y a une attaque, à chaque fois que tu es loin de moi…

Elle éclata en sanglots. La tension avait été trop forte à supporter, et elle craqua.

Il se releva, lui prit la main et la força à relever à son tour. Il la prit dans ses bras, et la berça jusqu'à ce qu'elle se calme, en passant la main dans ses cheveux, tout en lui caressant le dos doucement. Elle ferma les yeux et soupira. Elle aimait ça… Mon dieu, ce que ça lui avait manqué !

Il se détacha légèrement et se pencha vers elle…

-Non John, s'il te plait…

-Liz, je t'en prie…

Il l'embrassa sur la joue, glissa jusqu'à son oreille, descendit sur le cou, se redressa, et la regarda. Il ne résista pas, et l'embrassa comme il en rêvait. Ce fut un baiser doux et tendre, puis plus profond. Réticente au début, elle s'était raidit, puis soupira contre sa bouche et s'abandonna. Elle entrouvrit les lèvres, il prit sa bouche fougueusement, et la serra fort dans ses bras. Il avança et, toujours collés l'un à l'autre, ils se calèrent contre la cloison du bureau d'Elisabeth. Le bureau entièrement vitré d'Elisabeth…

OoOoO

Carson repensait à ce qu'il avait dit à Elisabeth et surtout la façon dont il l'avait dit. Cela ne lui ressemblait pas de parler à quelqu'un sur ce ton, mais sur le coup, il était furieux. Maintenant, il regrettait ses paroles. Il décida, malgré l'heure tardive, d'aller s'excuser. Il savait qu'Elisabeth était toujours la première levée, et la dernière couchée. Il sortit donc de l'infirmerie et prit la direction de la salle de commande. Il marchait d'un bon pas quand il entendit un bruit sourd qui provenait de son bureau. Il se précipita, et commença à monter les marches, quand il se rendit compte qu'elle n'était pas seule.

Le bruit qu'il avait entendu, était le choc que les deux personnes qui étaient soudées l'une à l'autre, avaient provoqué en "atterrissant" brutalement contre la baie vitrée du bureau. Et apparemment, elles ne s'en plaignaient pas… Carson souriait, il redescendit doucement les marches en espérant qu'ils ne s'étaient pas rendu compte de sa présence. Il viendrait s'excuser plus tard…

Et puis non, d'après ce qu'il venait de voir, il n'en avait plus besoin...

OoOoO

Ils ne pouvaient pas se séparer. Le désir d'être l'un avec l'autre était le plus fort. Mais John se détacha légèrement et lui murmura à l'oreille.

-J'ai envie de toi… maintenant… tout de suite…

-John non, s'il te plait pas maintenant…

Il ne comprenait pas. D'après sa réaction, elle était dans le même état que lui, alors pourquoi ?

-Laisse-moi un peu de temps… c'est trop tôt, trop rapide…

Il s'éloigna légèrement d'elle à regret, et essaya de se calmer en respirant à fond.

-Tu es dure avec moi, tu sais… Murmura t-il.

-Ne m'en veux pas. Je t'aime, mais laisse-moi le temps de me remettre de tout ça…

Elle prit la tête de John entre ses mains, et lui releva. Elle le regarda, et fut troublée. Il avait les pupilles dilatées par le désir. Son corps réagit violemment à cette vue, et elle trembla.

-Ça va ? Demanda t-il doucement.

-Oui, réussit-elle à dire.

Ils se séparèrent. Il fit demi-tour et prit la direction de la sortie. Devant la porte, il s'arrêta.

-John ?

Il revint vers elle et l'enlaça une dernière fois avant de partir.

OoOoO

A partir de ce moment, leurs rapports s'améliorèrent. Ils étaient redevenus des leaders responsables, plaisantaient de nouveau. Ils essayaient de se comporter comme avant.

Mais les gestes, les paroles en apparence anodines, ne trompaient pas les yeux de deux personnes… Teyla et Carson.

Ils savaient. Ils les avaient vus.

OoOoO

A suivre...

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Merci de me lire...