Chapitre 28 : Parmi la Foule

Copyright: Je ne possédé aucun des personnages du film Titanic de James Cameron, je ne tire aucun profit de cette histoire, seulement le plaisir de l'écrire. Dîtes moi ce que vous en pensez.

Résumé : Rose, parmi la foule de Southampton. Peut être quelqu'un d'autre.

Southampton, comté de Hampshire, Angleterre, le 2 Mars 1912

Les giboulées de Mars se déversaient avec fureur sur le trottoir de la rue. Les commerçants désertaient les halles et esplanades de marché d'autant plus que les hypothétiques rayons de soleil se révélaient pour le moment incapables de transpercer la grisaille des nuages gris et noirs qui dansaient impertinemment dans le ciel, narguant des gens pourtant habitués voir blasé quand à cet état de fait et qui donc n'y prêtaient guère attention vu que c'était une chose courante à laquelle en bons britanniques ils accueillaient et géraient avec flegme et pragmatisme et un zest d' humour sec et détaché « So british » qui faisaient leur renommée sur toute la planète .

Les sabots de bois de Rose martelaient le sol alors qu'elle passait la porte du domicile de Rhonda pour retrouver l'alitée qui avait de plus en plus de mal à respirer. Elle avait besoin de plus en plus de sommeil dont la durée se faisait sans cesse de plus en plus longue. Entre furtives améliorations revigorantes et longue agonie, Rhonda félicitait Rose sur la manière dont elle chapeautait toutes les activités entre son travail, son bébé et s'occupait d'elle comme une fille le ferrait pour sa mère. D'autant plus que ni la fille, ni le fils de Rhonda n'avaient répondu au pressant appel de l'inévitable adieu qui s'annonçait. Rhonda ne savait pas plus ou les contacter.

Néanmoins, Rose pouvait se montrer satisfaite de s'être retrousser les manches pour sauver la boutique. Il y avait plus d'affluence depuis que le magasin avait été réorganisé. Les vieilles dames de la Haute Société Londonienne venant en Southampton en cure de repos ou une clientèle plus jeune qui y séjournait pour les hautes vertus du tourisme et d'un air fluviale plus pur et plus serein. Elles trimballaient leurs habits de flanelle et mousseline aussi bien dans la rue piétonne et dans la boutique que dans ces nouveaux centres de cures spécialisés qui venaient de s'ouvrir et qui s'empressaient d'accueillir cette riche clientèle pour ensuite les soulager de leur bourse dont très fier de monter qu'elle furent bien remplie, ils n'hésitaient pas à se délester pourvu qu'ils aient lieu d'être satisfaits du service. Rose, malgré ses relatifs haillons ne se sentait en rien diminuer face à elles et ne s'en formalisaient pas en repassant à ses anciennes toilettes si semblables et témoins de son glorieux passé, au contraire elle avait émargée cette clientèle et sue qu'à son modeste niveau, la boutique dont elle assurait l'intérim pouvait tirer son épingle du jeu et bénéficiait elle aussi de cette arrivée de richesse fortuite emballée sous le terme de « souvenir ». Si seulement maintenant, elle pouvait convaincre un établissement thermal de s'associer à la petite boutique pour qu'ainsi ils la recommandent exclusivement à leurs riches clientes toujours en quête de l'objet rare pour faire jalouser ou profiter les amis selon le point de vue ou l'on se situait mais qui de n'importe quel côté était très bon pour les affaires.

Jack Dawson avait redoublé son temps de travail afin d'occuper son esprit sur autre chose que la mort d'Olivia. Il pouvait également conte sur le soutien de sa petite famille pour l'aider à faire le deuil de cette amie qu'il connaissait depuis son premier voyage à Paris.

Rose marchait vers son travail et se sentait suivie. Elle secoua alors la tête, faisant fit de ses impressions et entreprit de trotter plus vite encore pour écarter de sombres pensées qui la traversaient.

Maniant ensuite la tour et la glaie et préparant le four pour la cuisson des pots et des vases. Elle attendait la fournée pour enfin les vernir et les vendre (opération rondement menée par Amélie qui effectuait sa dernière semaine au magasin.)

Depuis une semaine et demie, le temps à contrario de la santé de Rhonda s'améliorait grandement depuis la fin de semaine. Rose, marchant le pavé de la rue avec sa petite fille dans l'écharpe prévue pour elle et toutes les deux captaient avec délice la lumière du soleil qui réchauffait le corps et leur cœur. Joséphine et son visage qui embellissait de jour et en jour de part les petites boucles d'or qui commençaient à sortir et à l'encadre, prenaient la lumière sans retenue, profitant du beau temps à nouveau revenu. Le couffin avec l'enfant fut posé dans un coin tranquille de la boutique ou bébé put s'assoupir à son aise sans crainte.

Quand Jack, son père travaillait de quatre heures à midi, il passait la prendre ponctuellement à l'heure du repas. Il embrassait sa femme qui normalement grignotait entre deux quelque chose sur le pouce. Ensuite, Jack l'installait avec lui sur le lit et la tenait bien for dans ses bras en lui administrant un bisou sur le petit nez qui faisait glousser « sa Jo » avec qui il faisait du nez à nez tandis que s'enroulaient ensemble leur petit doigts pour un sommeil réparateur et mérité.

Lorsque Rose revenait, elle restait émerveillée à la vue du père et la fille, visiblement si en harmonie tous les deux.

Rose aujourd'hui, accompagnée de Joséphine avait décidé de se rendre à l'église pour commémorer en toute discrétion le premier anniversaire de la mort de son père bien aimé. Pieuse et recueillie, elle dédia un cierge à sa mémoire.

-Encore vous Madame Dawson ?

Le père Blythe qui avait baptisé Joséphine se trouvait derrière elle et lui souriait.

-Je ne voudrais pas vous avoir effrayé reprit' il.

-Pas du tout mon père, je sais que ce n'est pas maintenant le temps des prières. Je réfléchissais.

- Qu'importe l'heure ou vous prier, vous êtes toujours la bienvenue dans la maison du Seigneur. Il suffit d'être sincère pour être entendu. Et à quoi réfléchissiez-vous donc mon enfant ?

-C'est l'anniversaire de la mort de mon père et je méditais sur le chemin parcouru. Je me disais que malgré les épreuves, j'ai été gâtée d'avoir pu retrouver la joie et la sérénité.

-Heureux sont ce qui porte la joie en leur cœur mon enfant. Ne la détachait jamais de vous ni de vôtre famille conclut son religieux interlocuteur.

Rose se sentait en confiance et désirait encore se confier au dévot. Elle fit part de sa requête et il l'invita à passer au confessionnal si elle en ressentait le besoin. Ce qu'elle fit.

-Il y a un an presque jour pour jour, un homme méchant m'a souillé moi et le nom de ma famille à jamais. Il m'avait comme jouet et il me prenait à sa guise en faisant chanter ma mère puisque nous nous retrouvions désargentés alors que nous héritions des vilaines dettes de mon père. C'est en voulant mettre fin à ces jours, celui qui deviendrait mon mari me sauva.

Elle sourit maintenant en parlant de Jack.

-Il m'aima telle que j'étais et nous nous sommes de suite plus et je me suis enfuis de Londres pour qu'il m'amène loin de ma mère et lui. Nous nous sommes aimés, mariés et avons eu nôtre adorable petite fille. J'aurais voulu ne connaître que lui. Je sais que la religion réprouve de connaître un homme avant les liens sacrés du mariage. .Elle rougissait surprise de pousser aussi loin la confidence.

-En cédant, j'ai failli quand bien même c'était contre ma propre volonté. Maintenant, j'ai peur que cela porte préjudice au bébé aux yeux du Seigneur.

- C'est votre assaillant qui ce faisant, abusait de son pouvoir sur vous est le véritable coupable. Vous avez visiblement vécu des choses bien compliquées et difficiles mais ne refusez pas le bonheur que vous avez retrouvé.

-Merci mon père chuchota t'elle, respectueuse et reconnaissante.

Sur ceux ils sortirent de l'oppressant confessionnal de bois par leurs portes respectives.

Rose le retient cependant alors que le bruit de ses pas sur les dalles à l'intérieur de l'église raisonnait dans l'allée centrale alors qu'il s'avançait vers la nef.

-Mon père, pouvez vous bénir ma fille s'il vous plaît ? demanda t'elle soudain pressement.

-Mais certainement mon enfant fit le prêtre Et permettez moi aussi d'adjoindre vôtre bénédiction à la sienne.

-Merci monsieur le curé répondit' elle humblement.

Sur ces paroles elle réajusta coquettement le châle sur sa tête qui lui tombait à l'épaule puis s'agenouilla en signe de déférence, présentant la petite Joséphine en premier plan.

Le prêtre leva sa main et exécuta le signe de croix traditionnel avec des paroles qu'il prononça comme suit :

-Soyez bénies, madame Dawson et vôtre Joséphine. Au nom du père, du fils et du Saint Esprit.

Allez en paix.

Lorsque Rose se releva, le prête marchait déjà en direction de la sacristie cette fois et elle retourna donc naturellement sur ses pas en sortant de l'église.

Le prêtre n'avait pas réalisé tout de suite :

-Eh ! Attendez ! Vous ne serriez pas ?

Si, elle était qui il pensait car il pensait juste et bien. Mais déjà Rose filait dehors sans qu'il puisse la rattraper. Pourtant il aurait aimé l'aider.

Arrivée à la jetée, elle se remémora la première fois qu'elle avait aperçue débarquer du bateau. Ses yeux la portèrent ensuite plus loin, vers les entrepôts jadis ceux de son père et repris par les aciers Hockley. Non que Caledon s'y intéressa dés lors que croyant sa forcée promise morte, il s'en retourna pour les Etats-Unis à ses autres affaires. D'autres employés zélés des Aciers Hockley les faisaient tourner en son nom alors qu'il se con tentait d'en récolter l'usufruit qui lui tombait facilement entre les mains. Rose rageait quand elle pensait à cela et à ce patrimoine dérobé. Jamais elle n'osait cependant ni prendre ni même regarder le chemin de son ancienne luxueuse maison sur la route de Perthwood Gardens à l'intersection de Lord Hill qui menait à Londres. L'endroit naturellement le plus huppé de Southampton que Ruth jugeait seul digne d'habitation au vu de son rang. En n'y allant pas, Rose ne vit pas les volets qui s'ouvrirent sur la demeure pour la première fois depuis bien longtemps.

Le vent soufflait dans son dos la saisissant jusqu'à son coup au sortir de la petite église. Il l'aurait volontiers poussait jusqu'au cimetière également mais elle ne voulait pas qu'on remarque une femme rousse et son bébé blond devant le tombeau des Dewitt Bukater. Rhonda lui avait confié 2 cents pour des oignons qu'elle ferait frire et rajouterait ensuite au maigre bouillon qui mijotait déjà à la maison. Peut être que cela redonnerait des forces à Rhonda pour qu'elle tienne un peu plus de temps encore et continue de combattre la maladie vaillamment.

En route pour les halles commerçantes, elle soupira en voyant une affiche pour des auditions qu'elle n'ose que lire par bribe.

L'impression qu'ont la suivait au marché ou elle faisait les courses commissionnaient par Rhonda revient persistante comme de plus en plus souvent. Une ombre furtive semblait vouloir la laisser passée à alors qu'elle avait Joséphine et un grand paquet de provisions dans ses bras et qu'elle remontait sa rue.

Elle songeait à Maddie qui continuait à veiller sur elle-même de loin ou bien même en dérationalisant un petit peu, l'esprit d'Olivia qui planait encore pas loin au dessus d'eux.

Devait' elle faire confiance en son instinct ?

Lorsqu'elle rentra chez Madame Macleod, Rose fut accueillie par une quinte de toux de cette dernière qui stoppa net ses pensées. Rhonda était devenue plus vieille encore en l'espace de deux jours et aurait grandement eu besoin d'une vigilance constance à son chevet qu'elle ne pouvait s'offrir. Rose la lui prodiguait du mieux qu'elle pouvait quand elle ne se trouvait pas au magasin.

- Comment allez-vous ce matin Rhonda ? demanda Rose avec une certaine appréhension mais le sourire résolu quand elle s'adressait à elle.

-Je me sens toujours un peu plus près de partir ma chérie disait' elle d'un ton badin car elle voulait lui montrer que la mort n'était rien.

Elle continuait de s'asseoir bien droit dans le lit malgré la pâleur et les douleurs lancinantes et continuait à faire du canevas de manière tout à fait naturelle comme si de rien n'était

Quatre jours après au petit déjeuner tout était tout à fait calme. Comme d'habitude, il était six heures du matin Rhonda dormait et Rose faisait cuire le bacon et les œufs pour le petit déjeuner.

Joséphine c'était rendormie peu avant de suite après sa tétée, le chat noir de Rhonda, Harmer, miaulait pour avoir sa part de nourriture et le petit porteur de journaux avait posé sans bruit la gazette locale au pied de la porte avant de continuer sa tournée. La vaisselle venait d'être faite et essuyée quand Rose se posa enfin sur une chaise et prit le journal pour prendre connaissance de l'actualité.

Elle ne devrait jamais oublier le gros titre qui la fit se lever de sa chaise et recacher son thé brûlant sur la table.

La Princesse Dewitt Bukater retrouvée vivante.

Elle tourna en tremblant comme une feuille la page indiquée pour lire l'article dans le sommaire. On disait l'article en question prometteur en révélations exclusives sur l'ancienne enfant chérie de Southampton disparue. Elle passa le doigt sur chaque page avec une frénésie mais une peur accrue au fur et à mesure qu'elle ne trouvait pas l'article que ses yeux partisans ne voulaient pas voir.

Pourtant il lui fallait absolument savoir ce qu'on disait d'elle. Ou plutôt sur celle qu'on croyait être elle car elle pour sur on ne l'avait pas retrouvé. Tout sauf retourner entre leurs griffes en ce jour ou cela faisait un an que l'enterrement de son cher père avait eu lieu. Et surtout comment tout cela allait l'affecter à elle et sa famille. Qui était cette personne et que savait' on d'elle ou plus justement que savait' elle d'elle ? Et comment ?

C'était ce qui restait à savoir à Rose qui pourtant maintenant et plus que jamais devait se montrer encore plus discrète et redoublait de vigilance sur se ce qui se passait autour d'elle. Et si tout cela avait quelque chose à voir avec l'ombre noir sinistre entraperçu au marché ? Et si tel était le cas, pourquoi que lui voulait' elle et pourquoi ne c'était' elle pas fait encore connaître ? Attendait' elle un moment propice pour se ce faire et révéler à la face du monde sa véritable identité ? Qui avait su prendre sa place parmi la foule?

Autant de questions qui restaient sans réponse pour le moment.

Et c'est fini pour trois chapitres de suites prêts à poster. Fin de ce chapitre : J'espère qu'il vous a plu. Commentaires et critiques appréciées. Le prochain chapitre va s'appeler : « La naissance d'une actrice » On se rapproche de la fin. Sniff. J'ai aussi recommencé les retouches sur les chapitres (corrections orthographiques et rallonge de quelques passages) sur les chapitres 23 et 24. Jetez-y un œil. Je vous embrasse.