Bonsoir à toutes et à tous ! Un chapitre de Il ragazzo ça vous dit ?
Nous voici donc au moment que je n'ai cessé de penser depuis les premiers chapitres de cette fic ! Aussi j'aimerai tellement qu'il vous plaise ! J'ai travaillé d'arrache-pied pour qu'il soit génial et pour que vous ne soyez pas déçu après la fin d'il y a deux semaines (qui était juste horrible, je le conçois ^^). Mais je ne veux pas vous influencer (non pas du tout...)
Je ne possède aucun droit sur Katekyo Hitman Reborn ni sur ses personnages, ils ont été crées par Akira Amano, que je remercie avec toutes les louanges qu'elle mérite pour ce bijou !
Je remercie Tiffou, Heylie13, vaentin01988, amelieprosper, Yuki manga, tahury, Toudra Aka'Mari, Syt the Evil Angel, Aiiwa et Alexandra919 pour leur reviews au chapitre précédent.
Merci également à fanais, aranley, addaline, Reima-chan, Minimiste, Fiane-Fiamma, Dixia, Himutsu-chan, Hebihime, Zeyra K, Tomokachan76, anastasia172, Lecfan, Izanami97, Alycia Panther, Yuki-Jiji, fuonhicali, Anonimo XD, mary6987, lupine13, manga-fic-love-sissi, amelieprosper, Akayui, lulue79, Tiffou, amiedu13, , Luce Li, Walarisse, Kyara17, Ekana, neko-chan L, neko-chan200, sacheliane, Caliste, yukixvongola, charlesdoudou, Riddikuluss, Mia Ako-nee, Elrika, Loucat, Sacha Tsukiya, PetitCrapaudBaveux, Minami12, inukag9, Audragon, ao no oni, Blihioma, tahury, Hikari0005, , ninolola, , Naidja, Llamas del Cielo, Ms Akabane, Noxerea, Marou83, Akuma-no-Kitsune, SinaKalissa, Nahel, tisha2803, jilie084, jevierita, Kyona-sama, Rebornx3, TheLadySoul, hiey, HarukaN, misa2, belkeirmed, Naelye, MissSexyBaby, Nama2902, Bottled Memories, history, Akuuma Tsukeshine, JuriiGothic, melamariannie, Darkounette, Cristalya, Dollwing, tsuukuun, Mimi et Neko, 444dodo444, Anlovi, Tsubaki-chan99, Sharo-chan, Natsume1111, Yaml, Sylcian Sph Legacy, yukiko-yu, Reizen. , Nunu c moi, erikadu19, Miss Green Rabbit, Ellewyl, meads, giannesky2305, freddyman, shinomena, Alexandra919, Parax et Gwenaelle7, tamarahc, tenshihouou, ShawolY, La Banshee Blihioma, Akashi-chan, Sealunis, Dayvis D. Pumpkin's Luys, manon.a.6, YamInari, Ondie-Yoko, kuroyukihime28, manga-fic-love-sissi, Denshitoakuma, yaoi-chan-poowa, missymanga, Complicate, Kikuue, avion en papier, maiko59, Aube Crepusculaire, Rikka Yomi, TheDevilOn, Kuroko23, alyss au pays de l'abyss, Psycho67, 3004, Wispers-Write, Olympe2, LOORELAI3, Balzud Anna-chan17, nekoko50, Guargante, Syt the Evil Angel, tsuni182718, Abana Shale, roxiyaoi, soratomoyo-chan, Heyli13, wellona, Mihide, .n, Lady Ree, Whintney, Yuuri81, Astropia, BloupBloup, misakiayumu, Akira Makkuro, wellona, valentin01988, Yumebaka, Lehna Black Amber, Sephra, Mangetsuko, Aliana lougia, Tsuki Sawada Hibari, 24Irinia et Elwenfey pour avoir mis en favoris ou suivre cette fic !
Réponses aux reveiws anonymes :
Yuki Manga : Pourquoi ? Mais parce que je suis une sadique ^^ Tu ne le savais pas ? Merci pour la review et tes encouragements. Je suis ravie que tu veuilles à ce point voir la suite aussi je vais faire en sorte de te la donner le plus rapidement possible ! On se retrouve plus en bas !
Aiiwa : Bonsoir à toi nouveau(elle) revieweur(euse) ! Je suis heureuse de te compter dans nos rangs xD Merci pour le review et pour les compliments, je suis fière que tu ais été aussi réceptive. Il est vrai que le chapitre 27 était assez riche en émotion, et même s'il n'y a pas beaucoup d'action n ce moment, nous assistons à plusieurs ascenseurs émotionnels. Et qui vont encore durer ^^ Aussi je vais te laisser lire ce chapitre ci-dessous avant de satisfaire tes attentes. Bonne lecture !
Bon qu'est-ce que vous attendez ? Enjoy !
~ ~ ~ ~OoO~ ~ ~ ~
Chapter 27 : Origines (partie 3) : une famille.
Tsuna courait.
Il ne savait pas où.
Son Hyper-Intuition ne lui indiquait plus de mauvaises nouvelles.
Plus rien...
Ah si, peut-être bien en fin de compte. Il était si choqué, tellement amorphe que son cerveau n'enregistrait même plus les informations qu'elle lui donnait. Son corps bougeait tout seul.
Il sentit une présence derrière lui. Il accéléra le pas. Il tourna à droite à la prochaine rue.
Mais ça ne suffisait apparemment pas pour semer l'homme.
Il voulait être seul. Que personne ne le retrouve.
Il tourna une nouvelle fois à droite. La rue menait à voie sans issue. Mais il ne ralentit pas. Au contraire il accéléra. Il sauta sur la poubelle qui se tenait là et sauta, enjambant le muret qui lui interdisait l'accès. Il était hors de vue de son poursuivant. Il en profita pour courir plus vite.
Il ralentit quelque minutes plus tard, en ne sentant plus personne derrière lui, ni même de regard sur lui.
Il l'avait semé.
Il remboursa alors chemin. Courant sous la pluie qui commençait à tomber.
D'abord fine, elle finit par devenir un déluge. Les gouttes faisaient énormément de bruit en tombant sur les plaques en métal, avant de disparaître dans les ténèbres des égouts. Tsuna regarda le ciel pour remarquer les gros nuages qui s'amoncelaient. Il comprit que ça n'allait pas se finir tout de suite. Mais peu lui importait. Il continua sa route.
Il ne savait toujours pas où, laissant son Hyper-Intuition le guider.
Quand il se sentit enfin s'arrêter, il leva les yeux, ses cheveux mouillés tombant sur son front. Il reconnut alors le cimetière où sa mère était enterré. Il se dirigea vers sa tombe, presque absent. Une fois arrivé devant, il la regarda pendant un moment ne sachant pas quoi dire. En fait il savait qu'il ne pouvait rien dire. Soudain, il se rendit compte d'une chose.
Son Hyper-Intuition ne voulait pas l'amener dans le cimetière. Mais beaucoup plus loin.
Fatigué, il se releva néanmoins, ne s'étant pas rendu compte qu'il s'était laissé tomber, maculant son pantalon de boue, et décidé à ce que son Hyper Intuition cesse de raisonner dans sa tête avant de s'enfoncer dans la forêt qui entourait le cimetière. Tsuna ne sut pas combien de temps il marcha. Dix, vingt minutes ? Il écoutait juste la voix qu'était son intuition lui indiquer le chemin précis qu'il devait suivre. Il n'avait qu'une envie : que cette voix s'arrête et le laisse en paix. Qu'il puisse enfin se poser et extérioriser ce qu'il avait sur le cœur. Et ce fut à cause de cet état, qu'il ne prit pas garde à la personne qui le suivait derrière lui, calmement, tout en effaçant les traces que l'enfant laissait sur son passage dans la boue.
Enfin, son intuition se calma quand Tsuna arriva dans une sorte de clairière. Il ne savait pas exactement où il était mais il sentait qu'il était assez loin de Namimori, certainement sur l'un des monts qui entouraient la ville. Il jeta son regard autour de lui et remarqua alors de l'autre côté de l'espace plat, six pierres couvertes de mousses. Il s'approcha curieux. Il s'agenouilla devant celle qui se trouvait au milieu et légèrement en avant par rapport aux autres. Il essaya de gratter, d'enlever la mousse, et il fut tellement pris dans son activité qu'il ne sentit pas la présence qui se rapprochait silencieusement derrière lui. Enfin il réussit à enlever une partie de la végétation rendue humide par la pluieet il put y voir des katakana gravés. Mais certains signes avaient été effacés par le temps aussi il ne put que lire :
-Sa... da Ieyasu ... Une tombe ?
Serait-ce celle de son frère ? Il n'avait jamais su où avait été amené le corps de son frère, Nana ne le lui ayant jamais parlé. Il caressa du bout des doigts la pierre, avant de comprendre que quelque chose n'allait pas. La pierre semblait bien trop vieille pour être la tombe de son frère. Et puis pour quelle raison son père l'aurait-il enterré aussi loin de la ville ? Non ça devait être celle de quelqu'un d'autre. Après tout il devait bien avoir d'autre personne qui s'appelait Ieyasu, non ?
Ses pensées furent alors interrompues par une voix qui provenait de juste derrière lui.
-Sawada Tsunayoshi.
Tsuna sursauta, autant par le fait qu'il ne pensait pas que quelqu'un le trouverait là, que par le fait que quelqu'un l'appelle de nouveau avec ce nom de famille, plus personne n'ayant associé le nom des Sawada avec son prénom depuis deux ans. Il se tourna brusquement, pensant à devoir se battre contre une famille ennemie, avant d'ouvrir grand ses yeux, tous les événements de la journée, oublié alors qu'il faillit s'étrangler avec sa propre salive.
Un homme grand, se tenait droit devant lui, vêtu d'une chemise blanche, dont le col était serré par une cravate grise, sur laquelle un gilet sans manche de la même couleur se tenait par-dessus, d'un pantalon gris, avec de fines rayures blanches, le tout complété par un grand manteau noir ouvert qui tenait sur ses épaules et retenu par deux chaînes en or, dont les bouts représentaient des armoiries. Mais plus que son accoutrement qui faisait rappeler à Tsuna les tenues portées il y a plusieurs siècles, c'étaient les cheveux blonds et les yeux aussi bleus qu'un ciel sans nuage, qui frappaient le jeune. L'homme était entouré d'une sorte d'aura légèrement blanche.
Le visage terne de l'homme s'éclaira d'un éclatant sourire :
-Je suis ravi de te rencontrer officiellement, Tsunayoshi.
-Qui... qui êtes-vous ? hésita Tsunayoshi en sachant pertinemment qu'il avait déjà vu le visage de l'homme.
Celui-ci eut un léger rire.
-Désolé, j'en oublies mes manières. Mon nom ici est Sawada Ieyasu.
-Sawada... Ieyasu... répéta d'un souffle Tsuna, tandis que la lumière se fit dans son esprit. Ah... vous êtes...
-Mais tu dois également me connaître sous un autre nom, sourit le blond en voyant l'expression incrédule sur le visage de l'enfant, je me nomme Giotto di Vongola.
-Le Vongola Primo, souffla Tsuna, estomaqué.
-Exact.
-Mais c'est... vous... je veux dire... impossible... vous êtes... paniqua Tsuna.
-Je suis mort, si c'est ce que tu veux dire.
-Mais alors... vous êtes... un fantôme ? pâlit Tsuna.
-Oui, acquiesça le premier boss des Vongola. Mon esprit a survécu pour cet unique moment.
-Que voulez-vous dire ? s'étonna Tsuna. Je ne comprends pas...
-C'est pourtant pas difficile à comprendre ! s'exclama une voix hargneuse derrière Tsuna.
Sursautant une nouvelle fois, Tsuna se retourna pour voir six autres hommes, dont une grande partie lui lançaient des regards compatissants.
-Mah, mah, G, déclara un jeune homme portant une tenue traditionnelle japonaise et un haut chapeau noir qui cachait une grande partie de ses courts cheveux noirs, en se tournant vers un autre homme aux cheveux rouges rosés, dont la partie droite de son visage était décoré d'un grand tatouage rouge. Tu ne devrais pas dire ça... Le pauvre n'a pas eu une journée facile.
-Journée facile ou pas, ça ne devrait pas être plus terrible que ce qu'on a déjà vécu, bailla un jeune homme aux cheveux verts
-Ne dis pas ça, Lampo ! sermonna un autre, vêtu d'un habit de prêtre et aux cheveux noirs. Ne compare pas notre vie avec celle des autres. Tu trouveras toujours pire que toi. Qui plus est je pense que la vie de cet enfant a été loin d'être agréable.
-Hn... grogna le blond platine, habillé d'un manteau gris, et qui se tenait à l'écart.
-Les gars, nous ne sommes pas là pour ça... Et vous effrayez Tsunayoshi ! Alaude, je sais que tu veux mordre à mort ton successeur au CEDEF, mais calme-toi, s'il te plaît. Tu sais bien que nous ne pouvons pas agir directement à cette époque.
-Humph...
-Merci. Tsunayoshi ? appela le blond.
Tsuna se tourna légèrement vers le premier boss à l'appel de son nom.
-Si je comprend bien... vous êtes les fantômes de la première génération ?
Giotto hocha la tête.
-Je ne comprends pas, soupira Tsuna, épuisé. Comment...
-Oya, oya, sourit le dernier homme qui n'avait pas encore parlé. L'intelligence des boss des Vongola aurait-elle diminuée en quatre cents ans ?
-Deamon ! s'exclama Giotto. Ça suffit !
-Je te jure que j'ai bien amené celui que tu voulais, continua le dénommé Deamon. C'est bien le futur boss des Vongola : je l'espionne depuis hier, après tout. J'ai même dû effacer ses traces pour éviter qu'on ne le retrouve tout de suite.
-Et je t'en remercie, Deamon, déclara Giotto en inclinant légèrement la tête.
-Ah ! comprit soudainement Tsuna en se souvenant de ses cours d'histoire sur la famille Vongola par Reborn. C'est vrai, Deamon Spade a également suivi la seconde génération, tandis que le Primo Vongola prenait sa retraite au Japon. C'est pour ça qu'il n'y a que six tombes et non sept...
Le regard de Giotto s'assombrit tandis que l'homme au tatouage, grognait, menaçant, tout en adressant un regard meurtrier à l'homme à la coiffure bizarre, qui souriait.
-Oya, oya... Voilà qui s'appelle réfléchir, Nufufufu...
Le premier gardien de la Brume s'interrompit alors avant de regarder le ciel, les sourcils froncés. Une grande flamme indigo s'alluma alors faisant apparaître une grande faux dans les mains de Deamon Spade.
-Giotto...
-Ils le cherchent n'est-ce pas ? demanda le blond, tout à coup mortellement sérieux.
-Oui. Les deux illusionnistes cherchent à le localiser.
-Empêche-les de le retrouver, ordonna-t-il. Nous devons gagner du temps et nous avons beaucoup à faire.
-Très bien.
L'homme à la coiffure de melon ferma alors les yeux se concentrant avant de dresser sa faux, entourée d'une grande flamme indigo comme jamais Tsuna n'avait eut l'occasion d'en voir. Puis Tsuna comprit de qui les deux hommes parlaient .
-Il s'agit de Mukuro-san et de Chrome-chan, non ? Que se passe-t-il ?
-Je suis désolé, Tsunayoshi, déclara Giotto en baissant sur lui une regard si triste que Tsuna ne douta pas un seul instant qu'il soit sincère. Mais je ne peux pas encore laisser ceux qui t'accompagnent te retrouver. Ils sont en ce moment à ta recherche dans toute la ville en contrebas et il ne suffirait que de quelques minutes pour venir ici si nous les laissons agir à leur guise.
-Mais, je...
-Ne t'inquiète pas, sourit Giotto. Nous ne leur ferons pas de mal. Deamon va seulement brouiller ta localisation. Cependant je sais que ce ne sera pas assez pour les retenir longtemps...
-Qu'avez-vous l'intention de faire ?
-Les empêcher d'intervenir dans notre conversation, c'est tout.
-Notre conversation ? répéta Tsuna.
Giotto acquiesça.
-Nous n'avons que peu de temps. Si nous commencions ?
-De quoi voulez-vous qu'on parle ?
-Avant tout, il faut que tu comprennes comment cela se fait que nous soyons encore là. Sache que nous ne sommes pas des fantômes ordinaires. Nous sommes les reflets de la volonté que nous avions de notre vivant.
-C'est-à dire que vous êtes une sorte d'ombre... du Primo Vongola ?
-C'est exact. Je suis Giotto mais en même temps je ne suis qu'une infime partie de lui. Dis-moi, as-tu déjà entendu parler de l'axe verticale spatio-temporel des Anneaux Vongola ?
Tsuna resta silencieux pendant un instant.
-Hé ? lâcha-t-il, complètement perdu.
Giotto eut un rire gêné avant de se gratter la nuque.
-Ça va être un peu plus compliqué que je le croyais... Bon assied-toi, Tsunayoshi, je vais essayer de t'expliquer.
Tsuna s'assied alors lentement, ayant encore du mal à réaliser ce qui était en train de ce passer. Il parlait au Vongola Primo ! Celui qu'il admirait depuis la première fois qu'il en avait entendu parler. Le premier boss des Vongola, qui avait fondé les Vongola pour protéger les plus faibles et qui avait obligé d'amener ses amis dans un monde dangereux afin de pouvoir continuer à protéger ceux qui lui étaient chers et ceux qui en avaient besoin !
Giotto adressa un sourire attendri à son descendant.
-Même si je suis flatté de voir à quel point je suis haut dans ton estime, nous devons nous concentrer Tsunayoshi.
Tsuna rougit brutalement, encore abasourdi que ses pensées avaient été si facilement lisibles. C'était décidé : la prochaine leçon qu'il demanderait à son tuteur serait de pouvoir cacher ses émotions !
-Je suis désolé...
Giotto acquiesça et commença :
-Est-ce que tu sais au moins ce qu'est la Trinisette ?
-Oui, répondit Tsuna en hochant la tête. Le Nono m'en a parlé. La Trinisette permet de maintenir l'équilibre du monde. Elle est formée de trois lots d'objets : les pacificateurs des Arcobaleno, les Anneaux Mare et les Anneaux Vongola.
-Exact. L'axe Verticale Spatio-temporel est un pouvoir unique des Anneaux Vongola. Il permet de pouvoir transmettre, au travers des anneaux Vongola, notre volonté. C'est pour cette raison que nous, qui sommes censés être morts, nous sommes ici.
-Mais... Je n'ai pas l'anneau Vongola.
-Non, pas encore... Mais je t'ai observé à travers lui. Depuis que Timoteo Vongola t'a trouvé dans ce bloc de glace, après près de seize années de disparition, je n'ai eu de cesse de regarder comment tu te comportais, toi le futur boss des Vongola.
-Vous m'évaluez ? pâlit Tsuna.
-Je n'en avais pas besoin, rit doucement l'italien. Mais c'est surtout elle que j'essayais de sentir.
Tsuna allait demander de quoi il voulait parler quand il sentit alors quelque chose au plus profond de lui faire comme un bond. Il frissonna n'ayant plus senti cette sensation depuis plus d'un an. Il plaça une main au niveau de son cœur.
-Ma Flamme, souffla l'enfant.
-Oui... Notre Flamme est le reflet de nos volontés. Mais je vais revenir sur ce point tout à l'heure. Pour continuer ce que je disais, je te regardais depuis l'intérieur de l'anneau Vongola. J'ai toujours voulu te parler et essayer de te connaître personnellement, sourit Giotto. Mais je ne le pouvais pas...
-Pour quelle raison ?
-Parce que tu n'avais pas la bague en ta possession. Le message que je voulais te transmettre était destiné à toi et à toi seul.
-Quand j'étais dans le bureau de Ji-chan, quand il m'avait tout expliqué au début, j'ai pourtant bien pris l'anneau...
-C'est vrai. Et l'anneau ne t'a pas brûlé parce qu'il avait reconnu en toi le potentiel pour devenir le boss. Tu es après l'héritier de mon sang. Mais ça ne suffit pas pour pouvoir être accepté. Pour cela il aurait fallu que tu mettes l'anneau à ton doigt ou que tout du moins tu insuffles un peu de tes flammes dans l'anneau pour qu'il t'accepte entièrement. Ce que tu n'as pas fait...
-Jamais je n'aurai osé ! s'exclama Tsuna. C'était l'anneau de Ji-chan et...
-Et je le comprend très bien, Tsunayoshi. Je ne te juge pas, comprend-le. Cependant comme je ne pouvais pas entrer en contact avec toi par ce biais-là, tout du moins pas encore, j'ai décidé d'attendre. Jusqu'à ce que tu décides de venir au Japon. Où je me suis souvenu que nous y avions là-bas une ancre.
-Vos tombes ! s'exclama Tsuna.
-Oui. Mais même si cette ancre était assez inopportune, elle était aussi différente de l'anneau. Je ne pouvais pas me manifester comme ça devant toi.
-Vous pouviez essayer...
-Je l'ai fait. Mais j'étais invisible.
-Comment ça ?
-Nos volontés sont invisibles pour une grande partie des autres. Même pour ceux qui possèdent une bonne maîtrise de leur flamme. Aussi afin que tu puisses me voir il fallait créer un lien entre toi et nos volontés
-Je ne vois pas...
-Qu'as-tu fait quand tu es arrivé ci ? Quel a été la première chose que tu as fait ?
-Je... euh... je suis... Oh ! J'ai touché votre tombe !
-Exact, sourit Giotto. Ça a été le lien qui nous permet maintenant de pouvoir communiquer sans passer par l'anneau.
-Et c'est mon Hyper-Intuition qui m'a conduit ici, se souvint alors Tsuna.
-Cela ne m'étonne pas, soupira Giotto. Sans doute a-t-elle pensé que je pouvais sûrement t'aider.
-M'aider ? s'étonna Tsuna.
Derrière lui les gardiens de Giotto, froncèrent les sourcils tandis que d'autre fermaient les yeux, d'un air triste.
-Tsunayoshi, qu'est-ce tu désires le plus ? Dans la mesure du réel et du possible, bien entendu !
-Ce que je désire ? Je ne pense pas...
-Quelque chose à quoi tu penserais nuit et jour ? Qui pourrait t'empêcher de te conduire naturellement ?
Tsuna ouvrit de grand yeux écarquillés avant que ses paupières ne se fermèrent qu'à demi, tandis que ses épaules s'affaissaient.
-Si vous dîtes ça comme ça, c'est que vous connaissez la réponse...
-Mais ce n'est pas ma réponse : ce n'est pas à moi de la donner.
Tsuna baissa les yeux, avant de relever la tête.
-Je veux de la puissance... je veux être plus fort.
-Pourquoi ?
Tsuna surpris de la question.
-Pourquoi recherches-tu plus de puissance ? Et pourquoi es-tu si impatient ? Tu es encore jeune... et même à ton âge tu es déjà puissant... Il suffirait que tu attendes quelques années pour atteindre ton plein potentiel...
-Je ne peux plus attendre ! s'écria Tsuna d'une voix précipitée, avant de sursauter, lui-même surpris de son propre éclat, et de reprendre d'une voix un peu plus calme. Je ne peux pas...
-Pourquoi ? ? redemanda Giotto, en n'ayant été nullement surpris du ton du plus jeune. Ceux qui recherchent la puissance aussi désespérément ont toujours une raison. Quelle est la tienne ?
-Je... Je suis le futur boss des Vongola. C'est mon devoir de pouvoir guider la famille, non ?
-Le veux-tu simplement pour les Vongola ?
Tsuna ne dit rien, ne sachant pas quoi répondre, ni ce que le premier boss des Vongola attendait de lui. Il se sentait terriblement coupable. Giotto soupira légèrement.
-Je t'ai parlé de ta Flamme tout à l'heure... Du fait que je l'avais senti. Dis-moi, avais-tu senti ce que ta Flamme te disait... ?
Tsuna ouvrit la bouche mais le referma presque aussitôt. Pour cause, depuis que son grand-père de cœur et Reborn lui avaient expliqué qu'il y avait de grande chances que le sceau se détruise s'il utilisait trop de son pouvoir, et ne manque ainsi de le tuer, il avait tout fait pour ne plus utiliser ce pouvoir qu'il sentait au pus profond de lui. Et ce même si cela voulait dire faire taire ses propres sentiments.
-Non, avoua Tsuna. Je ne l'ai plus sentie depuis longtemps...
-Sais-tu pourquoi ?
-Parce que je ne l'ai pas écoutée.
-Il y a de cela aussi, admit Giotto, mais c'est plus grave que tu ne penses...
-Comment ça ?
-Ta Flamme au cours de ces deux dernières années a fini par cesser de se manifester.
-Que voulez-vous dire ? s'inquiéta Tsuna, presque paniqué.
-Notre Flamme est notre volonté, répéta Giotto. Si ta Flamme s'est tue, tu dois maintenant comprendre pourquoi.
-Est-ce que vous voulez dire que ma volonté n'est pas assez forte ?
-Pas vraiment. Autrefois, ta volonté était assez forte pour ébrécher le sceau qu'avait placé le Nono... Une volonté ne peut se briser aussi facilement. Elle a dû se faner à cause d'un événement assez grave qui aurait pu modifier ton rapport à elle...
Giotto regarda Tsuna qui resta silencieux.
-Aurais-tu une idée ce que ça pourrait être ?
Tsuna se mordit la lèvre, avant de demander à son tour :
-Pensez-vous que le fait que Hibari-san ait risqué sa vie pour me sauver pourrait jouer ?
Ce fut au tour de Giotto de garder le silence. Il regarda l'expression de malaise qui était apparue sur le visage de Tsuna ainsi que la lueur coupable qui inondait le regard de l'enfant.
-Qu'est-ce que tu en penses ?
-Je... Je ne sais pas vraiment... Il est vrai que je n'ai plus senti ma Flamme depuis ces événements. Ce jour-là, mon intuition m'avait bien averti qu'il allait se passer quelque chose de grave mais... je n'ai pas été assez rapide pour l'éviter... Si j'avais pu... si j'avais été assez rapide, si j'avais été plus fort... j'aurais pu me dégager et je ne serais pas tombé du pont... Et Hibari-san n'aurait pas plongé dans l'eau pour me protéger. Malgré ça, je n'ai pas été assez fort pour pouvoir le sortir de l'eau... Hibari-san... Hibari-san aurait pu disparaître si jamais Takeshi-san n'avait pas été là...
-Je comprends. Mais ne crois-tu pas que n'importe quel enfant de ton âge n'aurait pas pu faire mieux.
-Mais, je n'ai plus le choix, s'exclama Tsuna, Hibari-san et les autres me suivent tout le temps afin de pouvoir me protéger car je n'en suis pas encore capable ! Qui sait... quand cette situation se reproduira ! C'est ça qui me fait le plus peur ! Ce jour-là, personne n'a été blessé... Mais si jamais l'un d'entre eux venait à avoir une blessure grave où même à être tué... pour me protéger alors...
-Est-ce pour ça que tu fais tout pour les éloigner ?
Tsuna releva la tête, adressant un regard étonné au premier boss.
-Que voulez-vous dire ?
-Tu n'as donc pas remarqué ? s'étonna Giotto. Je parle de ceux qui t'accompagnent. Tu les éloignes bien pour ne pas les impliquer dans tes problèmes, n'est-ce pas ?
-Eh bien... peut-être y a-t-il de ça... admit Tsuna. Mais pour tout vous dire, je ne les éloigne vraiment pas. Nous sommes juste aux places qui nous conviennent...
-En es-tu sûr ?
-Évidemment ! Je ne suis qu'un enfant, répondit Tsuna en haussant les épaules. Gokudera et les autres sont des adultes. Et même si nous nous entendons bien, nous n'avons pas les mêmes préoccupations. Ils ont été mandatés par le Nono pour pouvoir veiller à ma sécurité jusqu'à ce que je trouve des gardiens. Ils sont puissants, et ils veulent protéger la famille Vongola, quelque chose que je respecte beaucoup. Ils... m'ont énormément aidé lorsque je suis arrivé au manoir. Et même si parfois au début, ça a été difficile, au final, nous passons de bons moments. Ils veillent sur moi. Chacun à leur manière.
-Tu as l'air de beaucoup les aimer, sourit Giotto. Penses-tu qu'ils t'apprécient comme toi tu les apprécies ?
-Hein !? Non ! s'exclama Tsuna en agitant les mains devant lui tandis que ses joues prirent une légère couleur rouge tomate. Bien sûr que non ! Je ne suis pour eux que l'héritier du trône des Vongola...
-Qu'est-ce qui te fait dire ça ? demanda Giotto d'un ton comme si la question était anodine. Ils te l'ont dit ?
-Non... Mais... c'est vraiment bizarre... quelqu'un m'a déjà posé cette question... réfléchit à voix haute Tsuna avant qu'un léger rire ne franchit la barrière de ses lèvres. Une coïncidence peut-être... Primo-san. Gokudera et les autres veulent protéger les Vongola. Et la meilleur façon de le faire est de protéger l'héritier non ?... Et puis... Comment pourraient-ils m'aimer ?
Les sourcils de Giotto se haussèrent. Tsuna continua.
-Je ne suis qu'un gamin, incapable de protéger quoi que ce soit, faible, nul et inutile... Il n'y a aucune chance qu'ils puissent m'apprécier. Je suis au contraire étonné qu'ils soient restés aussi longtemps près de moi, alors que je dois sûrement les ennuyer.
-Tsuna crois-tu vraiment qu'ils resteraient deux ans près de quelqu'un qui les ennuieraient ? Beaucoup d'entre eux n'ont pas ni la sociabilité, ni la patience nécessaires pour... Attends voir...
Giotto fronça les sourcils avant de les écarquiller une lueur de compréhension s'allumant alors dans son regard.
-Tsunayoshi, dis-moi, saurais-tu me dire quelles sont tes qualités ?
-Pardon ? s'étonna Tsuna.
-Réponds-moi, s'il te plaît.
-Euh... réfléchit Tsuna. Vous me demandez ça si soudainement... Eh bien... Je... Je suis...
Tsuna resta quelques minutes à réfléchir à ses éventuelles qualités sous le regard tendu de la première génération. Les gardiens du Primo qui étaient restés inactifs durant la conversation de leur ami, semblèrent comprendre le sens de la question de Giotto, dont le visage devenait de plus en plus sombre au fur et à mesure que Tsuna restait silencieux. Enfin Tsuna répondit.
-Désolé... Je ne vois ce qu'on pourrait appeler une "qualité" chez moi...
Les poings de Giotto se refermèrent et Tsuna fut alors effrayé en voyant les traits tirés par une colère retenue et croyant, à mauvais titre, que cette colère était dirigé vers lui, il se recula précipitamment, se demandant bien ce qu'il avait fait. Mais il sentit une main ferme se poser sur son dos, l'empêchant de se reculer plus. Tsuna leva un visage paniqué pour voir le blond avec le manteau gris, le regarder avec un regard polaire. L'enfant déglutit avant de reporter son attention sur le premier boss des Vongola. Celui-ci semblait toujours en colère jusqu'à qu'une voix ne le sortit de son état.
-Giotto...
-Qu'y a-t-il, Deamon ? s'énerva Giotto.
-Oya, oya... Reporter sa colère sur un innocent est assez mesquin, mon cher Giotto...
Giotto soupira, faisant de suite disparaître son aura meurtrière. Il se tourna ensuite vers son gardien de la Brume.
-Désolé, Deamon... Que se passe-t-il ?
-Ceux qui accompagnent notre cher invité ont fini par retrouver sa trace. Ils se sont presque tous retrouvé dans le cimetière. Ils ne tarderont pas à faire route vers ici.
-Je pensais que tu pouvais les ralentir, s'étonna Giotto.
-C'est ce que j'ai fait, répliqua Deamon tandis qu'une fine veine de contrariété palpitait sur son front. J'ai fait en sorte qu'ils ne puissent pas retrouver les traces de la flamme de cet enfant, mais l'illusionniste a réussi à se rendre compte de ma présence et a fini par localiser la zone dans laquelle nous nous trouvons. Il ne doit pas savoir qui nous sommes, et leur zone de recherche est encore vaste.
-S'ils suivent le chemin que l'herbivore a suivi, déclara le blond qui retenait Tsuna, celui-ci ne faisant qu'écouter, son regard passant de l'un à l'autre des hommes, cela devrait leur prendre moins d'une dizaine de minutes avant d'arriver ici.
-Que doit-on faire, Giotto ? demanda le dénommé G.
Giotto ferma quelques secondes les yeux. Quand ils les rouvrit ceux-ci avaient prit une légère teinte orangée, faisant ressortir toute la détermination du premier boss.
-Nous allons faire comme nous avions prévu. Je ne pensais pas arriver jusque à là mais j'ai encore beaucoup de chose à dire à Tsuna. Retenez-les le plus possible.
Tous les hommes se redressèrent avant de s'incliner pour les plus disciplinés d'entre eux, tandis que les autres ne firent que des grognements ou de légers sourires narquois comme réponse. Ils s'éloignèrent alors de quelque pas créant une sorte de cercle dans lequel étaient compris Giotto, Tsuna et les tombes. Ils placèrent tous leur main droite devant eux, minus Deamon qui s'était replongé dans son monde intérieur, et firent alors sortir leurs flammes respectives sous le regard abasourdi de Tsuna. Les flammes s'élevèrent au-dessus d'eux avant de se mélanger et de former une sorte de barrière dorée qui les enferma tous. Tsuna se tourna vers son ancêtre pour lui demander des explications mais n'en eut pas le temps.
Car Giotto venait de le prendre dans ses bras.
Ne s'y étant pas du tout attendu, principalement à cause de l'aura coléreuse que le blond avait relâché quelques minutes avant, Tsuna ne put que pousser une petit cri de surprise.
-Primo-san ?!
-Tsunayoshi... ne me dis pas que tu as ressenti ça depuis tout ce temps...
-Comment ?
-Est-ce que depuis que ton père t'a renié il y a de cela dix-huit ans, tu as toujours pensé cela de toi ?
Tsuna se raidit. Il ne put répondre. Mais Giotto n'attendait rien de lui. Le tenant toujours entre ses bras, son visage caché dans l'épaule du plus jeune, Giotto continua :
-Tu n'es pas inutile, Tsunayoshi ! Tu n'es pas faible... ni peureux... ni un incapable... Tu es quelqu'un de gentil, de généreux, d'honnête, de sensible... Tu compatis volontiers pour tout ceux que tu connais et à qui il est arrivé quelque chose... Même tu as de la compassion pour ceux que tu ne connais rien ! Tu es un garçon extraordinaire à qui il est arrivé des choses horribles ! Même le poste de boss des Vongola, tu ne l'as pas pris pour toi. Tu l'as pris pour le Nono, tu l'as pris afin d'aider les autres. Même si tu te sentais faible, même si tu t'en pensais incapable, tu n'as pas baissé les bras et tu ne baisses toujours pas les bras. Tu souhaites encore plus aider ce qui en ont besoin. Même si tu détestais ce monde... Même si celui-ci t'avais pris les personnes les plus chères à ton cœur, tu as quand même voulu y voir de l'espoir ! Tu n'es pas inutile. Tsuna... j'ai senti ta flamme tout à l'heure...
Tsuna sursauta. Giotto se détacha de lui, plongeant son regard mordoré et brillant d'émotion contradictoires, dans celui caramel de l'enfant.
-Je crois avoir compris ce qui s'est passé avec ta flamme. Je vais te dire la vérité. En te comportant comme si tu ne voulais que personne ne s'approche de toi afin de ne pas les impliquer dans tes problèmes, tu les as non seulement fait souffrir, mais tu t'es également fait du mal. Ta volonté s'est alors émoussée ce jour-là, avec cet Hibari qui a risqué sa vie pour toi, car ce n'était pas ce que tu aurais fait en temps normal.. Toi-même tu t'es mis à douter, je me trompe ? Tu ne savais plus si tu voulais encore devenir le Decimo Vongola si c'était pour les mettre en danger. Mais tu ne pouvais plus revenir en arrière, alors tu as décidé de plus laisser quelque chose ou quelqu'un te protéger et tu as voulu devenir plus fort. Cette maturité qui a été obtenue après ces quinze années de gel t'a permis de te faire accepter par tous les Vongola, car tu es devenu responsable, mais c'est également cette maturité qui a fait que tu t'es posé ces questions beaucoup trop tôt pour ton âge... Cependant dans ton désir de vouloir devenir puissant, tu as à moitié oublié pourquoi... C'est pourquoi tu n'as su répondre à ma question quand je t'ai demandé pourquoi tu la voulais. Ta volonté s'étant émoussée, ta flamme en a fait de même et est retournée dormir jusqu'à ce que ta volonté redevienne ce qu'elle était, qu'elle redevienne le moteur de ton pouvoir. Et tout à l'heure il semblerait qu'une partie de ta volonté d'avant soit revenue...
Mais je n'oublies pas que tu n'es pas le responsable de tout ça... Non la personne qui a brisé toute ta confiance en toi et toute ta volonté, c'est Iemitsu Sawada. Je me trompe ?
Tsuna eut un long frisson en repensant à son géniteur. Dans sa tête, les mots que le leader du CEDEF lui avait dit avant qu'il l'abandonne, puis en le revoyant au manoir Vongola, ne faisaient que tourner dans sa tête. Tsuna ferma douloureusement les yeux essayant d'échapper à leur litanie accusatrice. Puis il sentit que Giotto l'enfermait de nouveau dans une embrassade. Embrassade à laquelle, cette fois, ne pouvant plus tenir, il lui retourna.
-Tsunayoshi... Iemitsu Sawada a tort. Il n'aurait jamais dû te renier. Tu n'es en aucun responsable de la mort de ton frère, ni même du suicide de ta mère. Ton frère est mort accidentellement dans le ventre de ta mère. Le fait que tu sois le plus proche de lui faisait de toi le coupable idéal pour cet homme qui n'a pas réussi à se remettre de la mort de son premier fils. Je ne veux pas lui trouver des excuses. Quant à ta mère... Je suis certain qu'elle serait encore vivante si jamais Iemitsu ne lui avait pas tout révélé à propos de sa véritable nature et celle de ton enlèvement.
Je suis un peu le chef de la famille Sawada... Crois-moi si j'étais encore en vie, je refuserai la décision de Iemitsu.
Tsuna eut un petit sourire en entendant son ancêtre dire de tels mots. Dans son cœur un immense poids s'évapora.
-Mais je suis mort et je ne peux malheureusement pas interférer dans ce genre d'affaire. La décision ou la parole d'un mort ne vaut rien. Je suis désolé... Mais je refuse que tu restes sans aucun nom de famille, à cause de cet homme. Alors j'aimerai que tu prennes le nom des Vongola.
Tsuna sursauta brusquement, s'écartant de Giotto, le considérant comme s'il ne l'avait pas encore vu.
-Pardon ?
-Tu sais sûrement que j'ai pris le nom de Ieyasu Sawada lorsque j'ai pris ma retraite au Japon. En tant que descendant, il serait plus que normal que tu hérites également de ce nom. Et puis comme tu vas devenir le boss des Vongola, c'est encore plus logique, tu ne crois pas ? Tsunayoshi di Vongola...
Tsuna resta interdit pendant un moment avant que des larmes ne perlèrent sur le coin de ses yeux. Il essaya en vain de les essuyer mais celle-ci tombèrent sur ses joues. Giotto eut un sourire attendri.
-Merci... finit par dire Tsuna... Merci... Je... je ne me suis pas rendu compte que...
-Je sais... compatit Giotto. Le fait de n'avoir aucun nom de famille est lourd. Beaucoup plus lourd qu'on peut le croire. On pense qu'on peut sans sortir sans, mais ça ne fait que nous hanter...
Tsuna continua de pleurer, laissant éclater tous ses sentiments qu'il avait accumulés pendant ces deux ans. Tsuna ne le savait pas mais certains gardiens du Primo, en entendant les premiers pleurs, laissèrent un sourire s'épanouir sur leurs lèvres, enfin rassurés.
-Tu ne devrais plus cacher tes sentiments, Tsunayoshi... Les pleurs, la colère, le ressentiment, la peine, les joies, les sourires, la confiance... sont des sentiments qui montrent que nous sommes humains et ils peuvent nous permettre de nous comprendre, d'être nous. Il est vrai que les boss de la mafia se doivent de cacher leur sentiments, mais au sein de leur famille, ils n'en ont pas besoin. Après tout ils ne sont entourés que par des hommes de confiance, des amis... et dans ces moments-là, ils n'ont plus besoin de jouer ce rôle qu'ils se donnent.
-Giotto ! interrompit la voix de Deamon. Ils ne vont pas tarder !
-Très bien. Tsunayoshi... Nous n'avons plus beaucoup de temps, mais j'ai encore besoin de te dire certaines choses.
-Tout ce que vous voulez, déclara Tsuna, en séchant brusquement ses larmes.
-Les adultes qui t'accompagnent vont arriver dans quelques instants. Ils vont sûrement essayer de te rejoindre mais la barrière de mes gardiens leur en empêchera. Ils ne pourront certainement pas nous voir, puisqu'ils n'ont pas touché à nos stèles, aussi ils vont sûrement essayer de t'appeler pour que tu viennes à eux.
-Je ne le dois pas... n'est-ce pas ? comprit Tsuna.
-Non. Tout du moins pas encore. Nous n'avons pas encore complètement terminé.
-Je ne bougerai pas d'ici, assura alors le descendant du Primo.
L'italien répondit au plus jeune par un simple sourire ravi. A ce moment-là, un cri retentit alors à l'entrée de la clairière.
-Tsunayoshi-sama !
Tsuna sursauta et se tourna en même temps que son ancêtre vers le porteur de la voix.
Gokudera était essoufflé mais regardait avec un soulagement immense et extrêmement visible sur son visage, où se trouvait des petites écorchures sûrement dues aux branches lors de sa traversée de la forêt. Il ne fallut que quelques minutes à l'argenté pour repérer l'enfant au milieu de la clairière. Alors que les autres ombres de ceux qui le suivaient commençaient à apparaître, Gokudera se précipita, rassuré, vers son boss.
-Tsunayoshi-sama ! Vous n'avez rien...
Sa phrase se stoppa alors qu'il s'écrasa sur la barrière invisible des gardiens de la première génération. Les visages de ces derniers se tendirent devant l'ébranlement qu'avait causé le choc de l'argenté sur la barrière, alors que les traits de ce dernier exprimaient autant la douleur que la surprise devant cet obstacle inattendu. Sous l'étonnement, l'argenté tomba à la renverse sur le sol.
-Gokudera ! cria la voix de Takeshi en sortant de l'ombre en même temps que les autres pour aller aider son ami.
Hibari ignora le groupe accroupi sur l'herbe autour de Gokudera et s'avança la main tendue devant lui jusqu'à qu'il touche la paroi transparente. Il fit glisser sa main sur une partie de la paroi. Puis il la retira.
-Une barrière...
-Et une plutôt puissante, compléta Mukuro, son visage exprimait un sérieux incomparable. Elle est assez large et un simple choc ne pourra pas l'ébranler.
-Je suppose qu'elle a été érigée par l'illusionniste que tu as senti... intervint Reborn. Peux-tu le localiser ? Il ne peut pas être loin.
-A vrai dire je ne sais pas, finit par dire l'homme à la coiffure d'ananas. Je n'arrive pas à le sentir distinctement. Et cette barrière...
Il s'arrêta et osa sa main sur la paroi invisible avant de reprendre.
-Elle est bizarre...
-Que veux-tu dire ?
-Je ressens plusieurs énergies au travers d'elle... L'illusionniste n'est pas seul.
-Tch ! laissa échapper G, de l'autre côté de la barrière et qui avait entendu les propos de l'ancien forçat, un sourire sarcastique sur ses lèvres. Au moins ce gars a-t-il des sens plus développés que les autres... Tu dois en être heureux, n'est-ce pas Deamon ?
-Nufufu, sourit ce dernier, les yeux toujours fermés. Au moins mon successeur ne fonce pas tête baissée sur une barrière invisible...
-Qu'est-ce que t'as dit, cretino ?!
-Mah, mah... se réjouit l'homme au habits japonais. Calmons-nous et concentrons6nous sur cette barrière.
-Successeur ? répéta Tsuna, qui avait entendu. Qu'est-ce qu'ils veulent dire ?
-Tsuna... appela Giotto. Dis-moi, à ton avis, qu'est-ce qu'une famille ?
-Pardon ? s'étonna Tsuna en se tournant, son regard perplexe, vers le fantôme de son ancêtre.
-Qu'est-ce qu'une famille ? répéta calmement Giotto.
-Euh... ce n'est pas une question simple que vous me posez-là... Avec ma famille...
-Justement. Je veux savoir ce qui pourrait te manquer.
Tsuna voulut lui demander pourquoi mais faisant confiance au blond, il essaya de répondre.
-Je crois que... une famille... c'est avant tout une ambiance... où on se sent bien. On n'a pas besoin d'être quelqu'un d'autre devant sa famille. On n'a pas besoin de faire semblant. Elle nous accueillera toujours bras ouvert.
La vision de sa mère, le sourire aux lèvres, s'imposa à son esprit. Tsuna eut un sourire triste.
-C'est quelqu'un qui ne nous abandonnera jamais, peut-être ce qu'on fait... de bien ou de mal... peu importe si ce qu'on dit de nous, peu importe ce qu'on est... faible, inutile, froid, énervant, même si on est naïf... Même si on lui cause du soucis, même si on n'est pas la hauteur de ses attentes... même si on n'est pas la personne rêvée... une famille arrivera toujours à nous pardonner. Elle peut nous protéger contre tout, même contre...
Tsuna se tut, les yeux écarquillés. L'image de sa mère se brouillait dans son esprit, pour laisser place non pas à une mais à plusieurs personnes.
Un homme d'environ vingt-cinq ans, aux cheveux noirs et aux yeux gris qui lançaient un regard froid.
Un autre, d'à peu près le même âge, aux long cheveux oscillant entre le violet et le bleu, coiffés sous une forme d'ananas, et retenu par une élastique pour former une longue et fine queue de cheval, aux yeux vairons, l'un bleu, l'autre rouge, et qui affichait un sourire moqueur.
Une jeune femme, aux cheveux mi-longs, de la même couleur que l'homme précédent, un cache-œil sur le côté droit de son visage, tandis que l'autre coté était illuminé par un grand œil violet et doux et que ses lèvres s'étaient étirées en un sourire resplendissante bien que légèrement timide.
Un jeune homme aux cheveux blancs et avec un grand sourire jusqu'au oreilles, ses yeux gris brûlant d'une grande énergie, tandis que son poing était tendu comme s'il frappait un homme invisible.
Un garçon plus jeune que les précédents, aux cheveux noirs, des petites cornes y dépassant, et aux yeux verts, qui lui adressait un léger sourire, ce qu'il n'accordait normalement que très rarement.
Un autre jeune homme, aux cheveux noirs et au visage enjoué, ses yeux fermés en signe de contentement, les bras en croix derrière sa nuque, les lèvres étirées jusqu'aux oreilles.
Puis un autre aux cheveux argenté arrivant aux épaules, aux yeux verts où brillaient une détermination farouche mais aussi une certaine tendresse.
Puis d'autres visages apparurent encore plus rapides. Deux jeunes filles, l'une rousse, l'autre brune, lui adressant des sourire chaleureux et accueillants, un jeune homme assez grand, aux cheveux châtains clairs portant une écharpe et un gros livre rouge, une jeune chinoise qui lui tendait une main d'une manière douce, une femme adulte, habillé dans son habit de femme de chambre aux cheveux blonds tirant vers le châtain clair.
Enfin arrivèrent d'autre visages que Tsuna reconnut aussi vite : un homme aux cheveux blanc avec des lunettes noires, un autre à la peau plus foncé aux cheveux rasés sur les côtés où apparaissaient des tatouages, un autre aux cheveux plus longs et un tatouage de lézard sur la joue, un vieil homme avec des cheveux mi-longs blanc repoussés en arrière, un autre avec des cheveux courts noirs et des cicatrices visibles sur le visage et enfin un dernier, beaucoup plus jeune que les derniers, avec des cheveux noirs et blancs et des yeux verts rieurs. La vision de Tsuna se compléta avec deux hommes, : l'un avait un fedora avec un ruban orange sur sa tête et le dernier était un vieil homme assis derrière un bureau.
Tous, sans exception, le regardait avec tendresse et lui adressait des encouragements silencieux.
Des larmes coulèrent sur la joue de Tsuna. Il ne sembla pas s'en rendre comte, trop perdu... ou peut-être trop heureux par ce qu'il venait de comprendre. Giotto lui lança un regard plein d'affection en voyant Tsuna essayer de parler... Certains des gardiens de la première génération avait jeté un léger coup d'œil en n'entendant plus la voix de l'enfant, tandis que tout les compagnons de Tsuna regardaient avec inquiétude, l'enfant qui semblait pleurer seul.
-Je... Je... Depuis... depuis tout ce temps... Depuis tout ce temps, ils...
-Oui, confirma Giotto. Ils t'attendent depuis tout ce temps.
-Je...
-Tsuna.
Tsuna leva les yeux en entendant la voix forte mais douce de son ancêtre.
-Je te repose ma question : pourquoi veux-tu devenir puissant ?
Tsuna resta silencieux un instant, avant de fermer les yeux, laissant sécher les dernières larmes, avant de les rouvrir pour déclarer d'une voix empreinte d'une détermination aussi forte que celle du Primo.
-Je veux protéger mes amis. Non... Je veux protéger ma famille. Je veux protéger la famille Vongola, non pas parce que je suis le boss, mais parce que Gokudera et les autres me sont très précieux ! Je veux devenir plus fort dans cet unique but !
-Tsunayoshi-sama... souffla Gokudera, de l'autre côté de la barrière, son regard ne se détournant pas du futur boss.
-Mais qu'est-ce qu'il a à parler tout seul au milieu de cette barrière ? s'inquiéta Lambo.
Personne ne répondit à Lambo : aucun n'avait de réponse. Les yeux de Reborn étaient devenus des feintes, en sentant toute la volonté dans les paroles de Tsuna. Était-ce le moment ?
-Je vois, déclara Giotto avec un petit sourire. Tsuna, je peux exaucer ce vœu.
Les yeux écarquillé de Tsuna parlèrent pour lui. Il avait cru que son ancêtre voulait juste sa réponse, mais il parlait de le rendre plus fort ? Alors que même son tuteur, Reborn, ne le pouvait pas, sans le mettre en danger ?
-Nous avons parlé de nos flammes. Je sais que tu es au courant pour le sceau que le Nono a apposé sur ta flamme quand tu n'avais que cinq ans... Et tu sais aussi que ce sceau brime tes pouvoirs, même s'il est aujourd'hui plus en aussi bon état que le jour où il te l'a mis, n'est-ce pas ?
Lentement Tsuna acquiesça, attendant que le Primo continue.
-Je peux t'enlever ce sceau et tu pourras à loisir te servir de ta flamme Tsunayoshi.
-Mais... commença Tsuna alors qu'un lueur inquiète dansait dans ses yeux. Ji-chan et...
-Je sais. Le Nono et ton tuteur t'ont dis qu'il pouvait être dangereux que ta flamme, qui s'est développée seule malgré la restriction du sceau, pourrait endommager ton corps voir te tuer. Penses-tu vraiment que ça pourrait être le cas ?
-Reborn penses que mon corps n'est pas assez développé pour...
-Je ne te demande pas ce que ce Reborn pense, tout aussi doué et tout aussi meilleur tueur à gage qu'il soit ! Notre flamme est notre volonté. Ce n'est pas les autres qui peuvent décider de ce qu'il est le meilleur à faire en ce qui concerne nos flammes. Au fond de toi penses-tu que ta flamme, une fois libérée, te détruira ?
Tsuna fut tenté de dire que, même si les explications de Reborn et de son grand-père ne lui plaisaient pas, elles étaient logiques, mais il se rappela de la fois où il s'était retrouvé face à sa flamme, prisonnière de cette barrière invisible, et de tout ce qu'il avait ressenti en sa présence. Puissante... assez puissante pour pouvoir détruire... Mais protectrice... et douce... et chaleureuse... La réponse coula entre ses lèvres, sans aucune hésitation, ferme.
-Non.
Giotto hocha la tête, le même sourire coincé entre ses lèvres. Il approcha sa main de Tsuna, la posant sur sa poitrine au niveau du cœur.
-Tsuna, je veux te mettre en garde : tu es jeune. Même si tu es plus âgé que tu ne sembles l'être, dans la maîtrise de ta flamme tu le seras toujours. Ne sois pas impatient dans son contrôle, laisse ton Hyper-Intuition te guider. Mais ne fais pas non plus d'actes trop inconsidérés sinon ils t'en feront voir de toutes les couleurs plus tard.
Giotto avait dit ces phrases, ces lèvres mi-grimaçantes, mi-souriantes, tandis que son regard se porta sur la troupe que formait Gokudera et les autres. Tsuna adressa un regard incrédule à la troupe avant que son attention ne revienne sur Giotto.
-Maintenant je vais enlever ce sceau.
-Je...Primo... je... tenta de dire Tsuna.
-Ne dis rien, Tsunayoshi. Tu n'as pas à me remercier. Autant en tant qu'ancêtre, qu'en tant que premier boss des Vongola, je me dois de te protéger et de te guider. Je n'ai fait que le devoir que ma volonté me dictait. Mais je veux que tu saches une chose, je suis heureux que tu ais accepté le poste de boss. Les Vongola n'auraient pas pu trouvé meilleur leader.
Tsuna eut un petit sourire fier.
-Savoir que vous m'acceptiez dans cette tâche est un énorme encouragement.
-Il y a d'autre personnes sur qui tu peux compter.
-Je sais. Merci de m'avoir ouvert les yeux.
Giotto secoua la tête tandis que sa flamme flamboya sur son front et que sa main gantée, posée sur le corps de Tsuna, s'enflamma du même coup.
-Tu avais déjà commencé à les ouvrir, Tsunayoshi...
Sur ces paroles, Giotto injecta une partie de ses flammes dans le corps de Tsuna, s'attaquant directement au sceau apposé dans l'esprit de celui-ci, avant de le briser instantanément. L'effet fut instinctif sur Tsuna qui sursauta devant la disparition avant que ses paupières ne deviennent lourdes et qu'il s'évanouit avant même de percuter le sol lourdement.
-Tsunayoshi-sama ! s'écria Gokudera en sautant sur ses pieds avant de balancer un poing rageur sur la barrière toujours en place. Bordel ! Mais qu'est-ce qui se passe !?
Tous les autres avaient sortis leurs armes et essayèrent de percer la barrière qui les séparaient de l'enfant. Yamamoto tentait de la couper avec ses sabres, mais les lames glissaient comme sur de l'eau. Ryohei faisait appel à ses flammes du Soleil pour créer ne serait-ce qu'un petit espace pour s'engouffrer. Lambo lançaient des éclairs de Foudre. Hibari attaquaient sans répit avec ses tonfas enveloppés de flammes du Nuage, de plus en plus frustré au fur et à mesure que la barrière résistait à ses assauts. Mukuro et Chrome essayaient quant à eux, sans relâche de retrouver la position exacte de l'illusionniste qui avait créé ce champs de force pour le battre sur leur propre terrain mais rien à faire, ils ne trouvaient personne. Reborn sortit Léon pour rejoindre les efforts des plus jeunes, mais avec son inquiétude pour Tsuna, il avait oublié l'état de Léon. En sortant le blop, il se rendit compte d'une chose : la masse informe qu'était devenu Léon s'agitait brusquement, les yeux grand ouverts écarquillés. Reborn bloqua devant ce phénomène. Ça ne passait pas comme d'habitude ! Son élève était inconscient sur le sol, derrière une barrière qu'ils ne pouvaient pas franchir. Comment Léon pourrait-il transmettre ses armes à Tsuna ?
De l'autre côté, les gardiens du Primo, grimacèrent face à l'assaut combiné des protecteurs de l'enfant.
-Hahaha... rit joyeusement le japonais. Ils sont révoltés !
-Cela m'énerverait à l'extrême si ce n'était pas le cas.
-Tch... Enfoiré de gamins...
-Euh, G... Ils ont le même âge que nous, non ? tenta le dénommé Lampo.
-Rien à voir ! Je suis de près de quatre cents ans leur aîné ! rugit G.
-Tu viens d'admettre que tu es vieux, ricana Deamon, tout en se concentrant pour résister aux assauts psychiques des deux illusionnistes derrière la barrière.
-T'as dit quoi, connard ?!
-Je veux le combattre... déclara Alaude en fixant intensément Hibari qui se démenait toujours pour contrer la barrière, tandis qu'une minuscule fissure commençait à prendre forme.
Les premiers gardiens écarquillèrent leur yeux devant cet événement qui leur semblait impossible à réaliser avant que la voix impérieuse de leur boss qui n'avait pas bougé de son emplacement, retentisse derrière eux.
-Pas question, Alaude. Tu ne pourrais pas le combattre en étant un esprit. Et puis nous n'avons plus rien à faire ici.
Il se pencha sur Tsuna.
-Pardonne-moi. Je sais que ce n'est pas facile à traverser. Mais je sais que tu peux franchir cette dernière épreuve. Tu en as la compassion et la résolution nécessaire pour en venir à bout. Adieu Tsunayoshi di Vongola.
Il se leva et faisant un signe de tête à ses gardiens, tous éteignirent leur flammes, ne nourrissant plus de ce fait la barrière qui commença à disparaître. Ils s'approchèrent de leur boss qui leur offrit un sourire de remerciement.
-Merci de m'avoir aidé pour ce désir égoïste.
-C'était normal, Gio, soupira G en haussant les épaules. Et puis le gamin avait besoin qu'on lui remonte le moral.
Giotto acquiesça, avant de jeter un couper d'œil vers ses compagnons. Puis il leva les yeux vers la voûte céleste.
-Retournons à notre place, mes amis.
Aussitôt les esprits de la première génération furent entourés d'une aura ressemblant à leur flamme de volonté avant de disparaître complètement en même temps que la barrière. Une fois que l'absence de celle-ci fut attestée, Gokudera se précipita en même temps que ses amis vers le corps de Tsuna. Il se laissa tomber à genoux à ses côtés et prit sa tête entre ses mains avant de commencer à chercher un pouls. Son soupir de soulagement détendit tout le monde. Ryohei l'examina avant de donner son verdict.
-Il est endormi. Il n'y a rien à craindre.
-Mais enfin qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda de nouveau Yamamoto. Il avait l'air bien... je veux dire, un peu perdu et triste... mais...
-Sa voix était assurée, déclara Lambo. Et il était parfaitement réveillé... Ou alors il s'endort plus rapidement que moi...
-Crétin de bovin ! s'exclama Gokudera sans lâcher Tsuna. Il est évident que c'est quelque chose ou quelqu'un qui lui a fait ça ! Sinon, il n'aurait jamais été enfermé au sein de cette barrière !
-Mukuro, appela Reborn en se tournant vers l'illusionniste qui cherchait toujours. Tu le trouves ?
-Malheureusement, non... déclara le jeune homme en se pinçant les lèvres de contrariété. Il semble avoir disparu... Il est sans contexte très doué.
-Mais ça veut dire qu'ils ont laissé Tsuna-chan comme ça ? remarqua Chrome inquiète. Qu'est-ce qu'il lui ont fait à votre avis ?
-Pourquoi seraient-ils plusieurs ? demanda Reborn.
-Quand Chrome et moi avions examiné la barrière nous avions senti des flammes du brouillard certes, mais aussi les autres flammes : Tempête, Pluie, Nuage, Foudre et Soleil. L'illusionniste responsable de tout ça n'était très certainement pas seul.
-Tsuna n'a à l'extrême aucune blessure physique apparente, diagnostiqua Ryohei d'une voix forte en passant sa flamme du Soleil sur le petit corps de l'enfant endormi. Ni internes. Mais peut-être qu'ils ont fait quelque chose d'extrême à son esprit...
-Nous ne pouvons pas savoir tant qu'il ne se réveillera pas, déclara Hibari.
-Je peux peut-être le vérifier dans ce cas, se moqua Mukuro en retrouvant son sourire malicieux.
En entendant cela, Gokudera resserra sa prise sur Tsuna et lança un regard brûlant de provocation vers l'illusionniste mâle.
-Pas question, déclara Reborn pour couper court à toutes nouvelles plaisanteries. Retournons à l'hôtel et attendons qu'il nous explique ce qu'il s'est passé. En fonction de ses réactions, nous agirons en conséquence.
Un à un, tous finirent par hocher lentement la tête. Gokudera se leva, tenant Tsuna inconscient, serré contre son torse, le visage crispé avant qu'ils ne se dirigèrent tous vers l'entrée de la clairière retournant dans la vallée de Namimori. Reborn s'apprêtait à passer lui aussi la barrière d'arbre avant de lancer un regard à celui qui ne les avait pas suivi.
-Hibari ?
-Je vais rester enquêter, décida ce dernier avant de désigner les pierres couvertes de mousse.
-Tiens-moi au courant. Moi aussi je veux faire payer à ces stronzo, quoi qu'ils aient fait à Tsuna..
Avant même que Hibari ne puisse répondre, Reborn se détourna et rejoignit le reste de la bande. L'homme aux flammes du Nuage eut un léger sourire face au ton menaçant du meilleur hitman.
~ ~ ~ ~OoO~ ~ ~ ~
Et voilà ! Vous ne l'aviez pas vu venir le coup de la première génération, non ? ^^
Pauvre Tsuna, peut-être pourra-t-il enfin reprendre confiance en lui et en ceux qui l'entourent grâce à Giotto !
Rendez-vous au prochain chapitre !
