Bien le bonjour !

Je n'ai pas grand chose à dire aujourd'hui, mise à part que je suis légèrement triste car il s'agit du dernier chapitre de cette fiction à proprement parlé (il ne restera que l'épilogue pour clôturer cette belle aventure).

Comme d'habitude, je remercie Laclea pour sa review ! J'espère que ce chapitre sera toujours à la hauteur de tes attentes.

Bon, et bien sur ce, bonne lecture !

Enjoy !


Chapitre 27 :

Les nains des Montagnes Bleues étaient restés plus d'un mois avant de reprendre la route de chez eux. Cependant, contrairement aux précédents groupes venus uniquement présenter leurs hommages à Thorin, certains avaient décidés de rester. A mon grand bonheur, Danguà en faisait parti, tout comme la sœur du roi et d'autres dont je n'avais absolument pas retenus les noms. La diligence était partie bruyamment, mais le calme qui suivit leur départ fit un des plus grand bien.

Je passais à présent mes journées avec Dis, Danguà et de temps en temps, deux autres naines nommées Séïte et Nyrm se joignaient à nous. Je voyais très peu Kili le jour, puisqu'il passait une grande partie de son temps à la forge. Cependant, nos retrouvailles le soir n'en étaient que meilleures. Il avait définitivement élu domicile dans mes appartements. Il n'y avait plus aucune gêne entre nous et nos passions intimes n'avaient pas mis longtemps avant d'occuper de nouveau nos nuits. Je savais qu'à présent, rien ne pouvait entacher notre relation.

Dis m'avait accepté comme sa belle fille, même si rien de très clairement officiel n'avait été conclu. Elle n'avait aucun doute quand au fait que Kili et moi, c'était pour la vie. Elle était devenue aussi protectrice avec moi que si elle avait été ma propre mère, et je me confiais régulièrement à elle et à Danguà dès que j'avais un petit ou un gros problème. D'ailleurs, en parlant de cette dernière, un nain qui ne lui déplaisait pas, loin de là, avait commencé à lui faire timidement la cour. J'adorai l'entendre râler car il n'était pas assez avenant à son égard. Elle n'avait plus le temps, disait-elle, il fallait qu'il se décide tout de suite s'il voulait plus avec elle. Mais je savais qu'elle adorait les petites attentions qu'il avait envers elle, la faisant rougir « comme une pucelle » selon ses termes. Alors qu'elle me racontait combien elle avait été comblée de trouver un petit pot de miel (son péché mignon) avec un petit mot à son attention hier soir sur sa table de chevet, Dis vint nous interrompre dans notre commérage.

-Je suis désolée Chuck, mais je vais devoir vous priver de la compagnie de Danguà.

-Rien de grave j'espère ?

-Non pas du tout, mais il semblerait qu'un certain nain ait prévu un déjeuner en tête à tête avec notre belle amie.

-Vraiment ? Quand dois-je y aller ? Maintenant ? Ou bien ai-je le temps d'aller enfiler une tenue plus correcte ?

-Tu es parfaite comme cela, la rassurais-je.

-File maintenant, la somma Dis. Il t'attend sur le promontoire près de l'entrée secrète.

-Mon premier rendez-vous ! s'extasia mon amie. Souhaitez-moi bonne chance.

-C'est à lui qu'il faudrait souhaiter cela, riais-je.

Danguà s'éclipsa en riant, approuvant mes paroles. Oh oui, il lui en faudrait du courage à ce nain pour passer plusieurs heures en tête à tête avec cette pile électrique qu'était la naine brune. Mais j'étais confiante, tout allait bien se passer et qui sait, peut-être que cela déboucherait enfin sur quelque chose de concret.

-Vous êtes bien souriante Chuck.

-Vous savez Dame Dis, je pense que ça va être un excellent moment pour eux deux. J'ai un très bon pressentiment.

-Danguà a des sentiments pour lui n'est-ce pas ?

-Oui, et ils sont de plus en plus présents. Elle m'a dit qu'elle n'avait jamais ressenti cela auparavant. Et Thorin ?

-Avec ce bourru on ne sait jamais réellement ce qu'il pense ! Même en étant sa sœur j'ai du mal à le décrypter. Mais je dois avouer ne jamais l'avoir vu proposer un déjeuner en tête à tête avec personne, si ce n'est Balin qui est son plus proche conseiller.

-Peut-on espérer un mariage dans les mois à venir ?

-Je pense qu'on peut difficilement se tromper en affirmant que oui.

Et en effet, cinq mois plus tard, Danguà devint reine d'Erebor. Les deux trônes aux côtés du Roi avaient tous deux trouvés leur propriétaire en Kili et Danguà. Le mariage avait été splendide. Tous les chefs nains étaient venus acclamer la nouvelle reine, tout comme Bard le chef des Hommes, Bilbon le cambrioleur et Gandalf le magicien. Tous avaient été très heureux de revoir les deux membres de la compagnie après de si longs mois sans se voir. Le hobbit nous avait grondé de ne pas être encore venu le voir dans la Comté, mais en voyant le travail de titans accompli pour remettre Erebor sur pied, il oublia vite sa rancœur.

Les festivités durèrent un mois. Les nains n'avaient jamais fait dans la démesure et ne le feraient jamais. Et pile au moment où je pensais que tout serait fini, que la montagne allait retrouver un semblant de tranquillité, les réjouissances se retrouvèrent allongées de deux bonnes semaines puisque Danguà nous avait apprit qu'elle portait le nouvel héritier de Durin en son sein. Je crois que je n'avais jamais vu Thorin aussi heureux depuis que je le connaissais. Lui qui avait renoncé depuis bien longtemps à un héritier, laissant cette place à Fili. En y repensant, jamais il n'avait parlé de laisser sa succession à son deuxième neveu, même si tout semblait désigner Kili comme le prochain roi d'Erebor. Ce dernier avait soupiré de joie en apprenant la nouvelle de la descendance de son oncle. Il m'avait souvent dit que reprendre la direction du royaume nain ne l'intéressait pas du tout. Il préférait de loin son travail dans les forges, même si cela ne le dérangeait pas outre mesure de participer aux conseils sur le bon fonctionnement et l'avenir d'Erebor.

Quand à Dis et moi avions trouvé une nouvelle occupation : ne pas lâcher d'une semelle la future maman. Nous étions aux petits soins pour elle, répondant au moindre de ses besoins. Elle avait détesté ça au début, mais elle s'y était faite au bout d'un moment, se plaignant déjà du moment où nous n'aurions plus aucune raison valable d'être « à son service ».

-Tu penses que ça sera une petite fille ou un petit garçon ? demandais-je, un jour que nous prenions toutes les trois le thé dans les appartements de Dis.

-Je pense que c'est une fille, même si j'aurai bien aimé donner un premier héritier mâle à Thorin.

-Peu importe le sexe de cet enfant, il l'aimera quoiqu'il arrive, la rassura la sœur du roi.

-Oh, il l'aime déjà je ne m'en fais pas pour cela ! Je m'inquiète seulement de ne pas arriver à lui donner un enfant qui puisse lui succéder.

-Ce n'est que le premier ! Rien ne vous empêche de recommencer autant de fois qu'il le faut, sourit la seule mère de notre groupe.

-Je ne suis pas sûre que je tiendrais le coup, contre argumenta Danguà en rougissant. Je suis déjà à sept mois et je n'en peux plus.

-J'ai dis la même chose quand j'étais enceinte de Fili. Et regarde, j'ai fais un deuxième magnifique fils. J'aurai probablement donné naissance à d'autres bambins si leur père n'avait pas disparu.

-Tu étais bien plus jeune que moi à ce moment là, grogna Danguà. Je sais que je n'aurais jamais la force de porter un deuxième enfant.

-Allons bon, n'était-ce pas ton vœu le plus cher que d'avoir des enfants ? Des enfants ? rigolai-je en insistant bien sur le « des ».

Elle me tira la langue (tic qu'elle avait prit de moi) et nos trois rires remplirent la pièce. Nos éclats s'arrêtèrent net quand un Thorin paniqué entra dans la pièce sans prendre la peine de frapper.

-Thorin, que se passe-t-il ? réagit Danguà au quart de tour, inquiète pour son mari.

-C'est Kili… souffla-t-il.

Mon visage blêmît et mon souffle se coupa net. Par Mahal*, que lui était-il arrivé pour que Thorin soit dans tous ses états ? Dis prit la parole pour le demander à ma place, puisque j'étais incapable d'émettre le moindre son.

-Il y a eu un accident à la forge. Il est dans vos appartements.

Sa dernière phrase m'était clairement adressée, et je partis vers notre chambre sans demander mon reste. J'étais au bord de l'attaque de panique alors que je courrais dans les couloirs de pierre. Thorin n'avait donné aucun détail, et honnêtement, je n'avais pas pensé à lui en demander. Tout ce que je voulais, c'était voir l'homme de ma vie, voir comment il allait. Une pensée morbide traversa mon esprit, mais je la repoussai aussitôt. Je pense que Thorin aurait été encore plus dévasté si la vie avait emporté son dernier neveu. Empêchant mes larmes de couler, je pressais encore plus ma course, et en quelques minutes je fus devant ma porte. Il n'y avait aucun bruit, et cela me glaça les sangs. J'inspirai un grand coup avant de me glisser dans la chambre.

Je fermais la porte délicatement derrière moi, sans un bruit. C'est en me retournant pour faire face à l'intérieur de la pierre que je fus stupéfaite. Nombreuses bougies avaient été allumées aux quatre coins de la pièce, lui donnant un joli halo tamisé. La table basse devant le feu de cheminée était remplie de divers amuse-bouches et d'une grande carafe de bière. Mais ce qui me choqua le plus, ce fut l'absence totale de qui que ce soit dans la pièce. Mon cœur se remit à s'accélérer de panique. Où était Kili ? Mon souffle s'accéléra dans une montée de panique écrasante et j'eu l'impression que tout devint noir. Et dans cette sombre vision, une ombre se détacha.

-Chuck ? Est-ce que ça va ?

Cette voix…

-Kili ?

-Mais, tu pleures ?

-Mon dieu tu vas bien !

Je me précipitais dans ses bras, toute mon inquiétude s'envolant en poussière. Il me rendit mon étreinte, mais je sentais bien qu'il ne comprenait pas tout ce qu'il se passait.

-Thorin m'a dit que tu avais eu un accident à la forge. Il paraissait si paniqué, j'ai cru que quelque chose de grave t'étais arrivé, pleurnichai-je dans son cou.

-S'il n'était pas mon roi et mon oncle, je lui collerai mon poing dans la figure pour t'avoir fait pleurer. Il n'y a jamais eu d'accident, nous avons juste terminé le travail pour la journée. Alors je lui ai demandé d'aller te chercher, puisqu'il allait retrouver sa femme et que nous savions que vous étiez ensemble. Je suis sûr qu'il est heureux de sa blague et qu'il doit bien se marrer à l'heure qu'il est.

-Je ne suis pas sûre que ta mère et Danguà laissent passer cette farce de très mauvais goût, dis-je en me décollant de lui pour le regarder. J'ai eu peur tu sais.

-Je suis désolé, je ne voulais pas du tout que cela se passe ainsi. Je nous avais préparé une petite ambiance rien que pour nous deux.

Il râlait pas mal que sa surprise soit tombée à l'eau. Je souris et l'embrassa tendrement.

-On peut toujours en profiter maintenant que je suis là, fis-je taquine.

Il écrasa de nouveau ses lèvres contre les miennes. Ma main agrippa ses cheveux, désireuse de le sentir encore plus contre mon corps. Ses doigts entreprirent de caresser mon dos, dans de délicieux allers-retours qui ne faisaient qu'échauffer encore plus mon corps. Nos pieds nous guidèrent inconsciemment aux frontières de notre lit, sans que nos bouches ne se séparent pour autre chose que respirer. Les mains de mon amant glissèrent de mon dos à ma poitrine afin de défaire lentement le corsage de ma chemise, tandis que mes doigts caressaient son bras droit en douceur. Nous aimions tellement prendre notre temps, laissant monter le désir crescendo jusqu'à ce que cela frôle les limites de l'insoutenable. Ma main continua son chemin de son coude à son épaule, frôlant son cou, descendant sur son torse jusqu'à la limite de son bas. En douceur, je tirai son haut hors de son pantalon. Kili fit la même chose avec ma chemise, avant de l'enlever avec une lenteur calculée. Une fois en corset, il se débarrassa de sa propre blouse assez rapidement avant de me serrer contre lui, embrassant la jonction de ma nuque et de mon omoplate, me faisant frissonner de délice et soupirer de bonheur. Il recula légèrement son visage pour rencontrer mon regard embué de désir. Il m'embrassa furtivement avant de se détacher totalement de moi et se diriger vers la salle d'eau.

-Je reviens tout de suite, murmura-t-il devant mon incompréhension.

Ainsi, je me retrouvais seule, en corset et pantalon (je ne mettais des robes que pour les grandes occasions, bien plus à l'aise dans des braies au quotidien) en plein milieu de notre chambre. Je me laissais lourdement tomber sur le lit, laissant mon dos se coller aux draps froids. Je fixais le plafond sans un bruit, ne cherchant même pas à calmer mon souffle erratique. Ces minutes de solitude me semblèrent une éternité. Je ne comprenais pas quelle mouche avait piqué Kili pour qu'il m'abandonne ainsi, boule de désir que j'étais. Boule qui était en train de fondre comme neige au soleil au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient. Bien décidée à avoir une explication avec mon nain, je me redressai d'un coup et me levais pour le rejoindre dans la pièce adjacente. Il en sortit précisément à ce moment là. Il était dans la même tenue que lorsqu'il m'avait quitté et mes sourcils se froncèrent d'incompréhension. Que diable avait-il fait dans cette salle de bain pendant tout ce temps ?

-Excuse moi, sourit-il devant mon regard accusateur.

-Tu as intérêt à avoir une excellente explication pour m'avoir laissé en plan comme ça.

-J'en ai une.

Il s'approcha de moi, embrassa mon front et se mit à genoux en se grattant la tête d'inconfort. Commençant à comprendre ce qu'il se tramait sous mes yeux, je décidais de me taire. C'était son moment. Après de longues secondes, il se mit enfin à parler, d'abord hésitant puis prenant de l'assurance au fur et à mesure de son discours.

-Le premier jour que je t'ai vu, nous étions encore en Comté. Cela fait si longtemps, mais je m'en souviens comme si c'était hier. Tu étais complètement hystérique, tu ne comprenais rien à ce qu'il t'arrivait. On aurait dit un petit animal perdu. Ce jour là, j'ai su que j'aurai envie de te protéger tout au long du voyage pour Erebor, sans vraiment savoir pourquoi. Ton voyage à nos côtés a commencé et sans que je le sache encore, je venais d'embarquer pour le voyage de toute une vie. Malgré le fait que tu sois d'un autre monde, tu étais toujours de bonne humeur, tu nous faisais rire, tu ne te prenais pas la tête. Et au départ, je ne te voyais que comme une bonne amie, quelqu'un avec qui je pouvais passer du bon temps dans ce voyage. Puis il y a eu l'incident avec les trolls, qui m'a prouvé que tu n'étais pas seulement une bonne vivante, tu étais aussi une personne d'un incroyable courage. Et ce jour là, j'ai su que je te succomberai. J'ai su que tu serais plus qu'une compagne de voyage pour moi. Et le temps passé à Imladris n'a fait que confirmer ce que mon cœur me hurlait déjà depuis quelques jours. J'ai été si heureux de voir que tu répondais favorablement à mes attentes, la veille de notre départ de chez les elfes. Je crois que jamais avant cela je n'avais été aussi heureux. Chaque moment passé à tes côtés depuis lors valait tous les joyaux d'Erebor. J'ai souvent eu peur de te perdre, je ne te le cache pas, et tu le sais parfaitement. Quand tu as faillis tomber de cette montagne, quand le poison des orcs t'a entrainé aux frontières de la folie, quand la rage de Smaug a emprisonné Lacville, quand j'ai fais l'idiot avec Tauriel… Et par dessus tout, quand tu as failli t'éteindre en haut de Ravenhill. Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie, je ne me suis jamais senti aussi impuissant, aussi triste. Quand Gandalf nous a certifié que tu vivrais ce jour là, je me suis promis de te faire mienne à jamais. Je voulais le faire le plus rapidement possible. Mais tu étais si meurtrie… J'ai compris que t'imposer mon amour ne te rendrait que plus malheureuse. Alors j'ai attendu, afin que tu ailles mieux, afin que je retrouve la femme que j'aimais. Maintenant, je sais que nous sommes prêt pour pleinement vivre notre vie à deux, alors je te le demande, du plus profond de mon âme… Sois mon amie, ma confidente, ma femme, mon amour éternel… Veux-tu bien faire de moi le nain le plus heureux de la Terre du Milieu en m'épousant, Charlotte Lewis ?

Je me penchais doucement vers son visage, un immense sourire traversant le mien. Nos lèvres se frôlèrent alors que je répondais un « oui » d'un soupire chargé d'émotion. Il clôtura l'infime espace entre nos lèvres d'un baiser fougueux, d'un baiser amoureux. Je me laissais tomber à genoux pour être à sa hauteur. L'embrassade dura si longtemps que nos poumons durent nous rappeler douloureusement à l'ordre afin qu'ils puissent se remplir d'oxygène. Là où nos lèvres se séparèrent, nos regards s'accrochèrent.

-Je t'aime.

Cette si petite phrase, mais pourtant si lourde de sens, nous l'avions prononcé en même temps, recréant l'osmose représentative de notre couple. Je sentis sa large main emprisonner la mienne, avant de sentir une légère fraicheur autour de mon annulaire. Baissant presque à regret les yeux, je vis qu'une bague d'argent, surmonter d'un saphir en forme de feuille d'érable, siégeait maintenant à mon doigt. J'avais pu voir depuis le temps que les nains étaient de véritables orfèvres, mais ce bijou dépassait de loin tout ce que j'avais pu voir. De plus, la forme de la pierre précieuse représentait bien plus pour moi que tout l'or du monde.

-Elle te plait ?

-Elle est magnifique. Tu l'as faite toi même ?

-Avec tout mon cœur et tout mon amour.

Je souris, laissant s'échapper une larme de bonheur, avant de me jeter dans ses bras, nous renversant à même le sol. Je l'embrassais à répétition avant que mes lèvres n'entreprennent une course folle le long de son corps. Je sentais son torse se soulever de manière plus ou moins régulière sous mes baisers, m'encourageant dans cette découverte du corps connu sur le bout des doigts. Sa musculature s'était encore plus développée depuis qu'il travaillait à la forge et c'était loin de me déplaire, ayant plus de surface corporelle à chérir. Kili me laissait le dévorer à ma guise, caressant mes cheveux pour m'inciter à ne pas m'arrêter. Arrivant au niveau de ses hanches, je les mordillais gentiment, le sentant se cambrer sous moi. Je savais que cette pratique lui faisait perdre tous ses moyens, le laissant totalement à ma merci. Sans qu'il ne s'en rende compte, j'avais défait la ceinture de ton pantalon et avait commencé à le faire glisser jusqu'à ses chevilles. Ce fut seulement au moment où mes dents quittèrent sa peau qu'il revint à la réalité. Il se débarrassa du vêtement d'un coup de pied expert et attendit. Il me laissait totalement le champ libre. Et je savais très bien ce que je voulais. J'embrassais le haut de son sexe tendu, lui arrachant un soupire d'extase, avant de le prendre en bouche pour de langoureux vas-et-viens. Les soupirs de Kili se transformèrent en grognements. J'aimais lui donner ce plaisir, le sentir se tendre et gonfler dans ma bouche. Lorsque je le sentis à la limite de la rupture, je cessais ma douce torture pour aller retrouver son visage. Je laissais délibérément mon corps glisser contre sa verge, le frustrant de plus en plus et faisant bouillir le volcan naissant entre mes reins. Je fondis vers son oreille, la mordillant au passage avant de murmurer :

-Fais de moi ce qu'il te plaira, mon tendre prince…

Sans se faire prier, il me retourna brutalement sur le tapis, alors que je mordais ma lèvre d'impatience. Même si nous échangions les rôles de temps en temps, le fait qu'il me domine était sans aucun doute ce que nous aimions le plus l'un comme l'autre. Kili s'entreprit à défaire mon corset en douceur, suivant chaque agrafe déliée d'un baiser. Une fois totalement détaché, il l'envoya valser à l'autre bout de la pièce avant de s'attaquer à mon pantalon qui fut enlevé à la vitesse de l'éclair. Il était en train d'atteindre sa limite. Il vint m'embrasser sauvagement, tout en commençant à torturer de ses doigts experts mon clitoris. Ma réponse fut immédiate. Un long gémissement mourut entre ses lèvres et ma main gauche accrocha sa chevelure. Le baiser ne dura pas plus longtemps car sa bouche fondit pour rejoindre ses doigts. Sa barbe qu'il avait commencé à laisser pousser intensifiait de manière insensée mon plaisir. Je me cambrais pour le sentir encore plus contre mon sexe humide de désir. Comme je l'avais fais pour lui plus tôt, il abandonna sa tâche alors que j'étais aux frontières de l'orgasme. Il ne me laissa pas le temps de râler, coupant net mes protestations par un baiser. Il ne me donna pas l'occasion de reprendre mon souffle, s'enfonçant d'un coup sec en moi et me faisant voir des étoiles.

-Oh, Kili, fis-je en gémissant sous les sensations qu'il me procurait. C'était si puissant et si bon à la fois.

-Chuck… grogna-t-il comme seule réponse.

Il alternait les coups de rein lents et rapides et je fus rapidement plongée dans l'extase la plus totale. La délivrance me frappa sans prévenir, dans un long gémissement de pur plaisir. Je sentis que Kili n'était pas loin de mon état puisqu'il accéléra brutalement ses allées et venues en moi avant de venir, prolongeant de quelques délicieuses secondes mon orgasme. Il retomba lourdement à mes côtés avant de me serrer contre son torse transpirant. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, me laissant sur un léger nuage de bonheur.

La soirée se passa dans une atmosphère dégoulinante de romantisme, entre les doux baisers échangés, les amuses bouches dévorés et les projets d'avenir échangés.

Le bonheur se trouve souvent dans les choses les plus simples. Pour nous, il suffisait d'être en présence l'un de l'autre pour que notre vie soit semblable à un enchantement.

*Mahal est le nom que les Nains donnaient à leur créateur, le Vala Aulë. Il vient peut-être du valarin mâxan, signifiant « autorité » (source : Tolkiendil). Il n'est pas étonnant que Chuck commence à utiliser les expressions des nains, depuis le temps qu'elle les côtoie.


Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui !
Je pense que ces petits moments pleins d'amour entre Chuck et Kili vont vraiment me manquer.
J'espère que vous serez présent.e.s mercredi pour l'acte final de cette aventure.

Des bisous sur vos joues

Mathy