Order 12 : The white sleep ( 1/ 2 )

La lumière, d'un blanc immaculé, s'estompa. Naruto ouvrit péniblement ses yeux, où était la lumière, nulle part.

- Docteur, vite, il se réveille.

Une voix ? Docteur ? Le garcon-renard se redressa, il était sur un lit d'hôpital.

- Combien ? demanda-t-il.

- Comment ça, combien ?

- Je suis où ?

- A l'hôpital central de Kiri voyons, mais recouchez-vous le docteur va arriver.

- Ca fait combien de temps que je suis là ? Combien de temps après l'attaque ?

- Environ quatre jours, mais recouchez-vous, je vous en prie.

- Et merde, jura Naruto en se levant du lit, est ce que Mikoto et Gaara vont bien ?

- Qui ?

- Senou Mikoto et Gaara du désert ! dit il, sèchement.

- Je ne sais pas, je crois qu'ils comptent parmi les disparus.

- Et merde.

- Jeune homme, je suis sérieuse, recouchez-vous.

- Ta geule, je n'ai pas beaucoup de temps, alors quatre jours ? Putain, faut que je me grouille.

Sans plus de cérémonie, il sortit de la chambre, toujours habillé d'une chemise de nuit.

- Où sont mes fringues ? demanda-t-il, un brin énervé.

- Vous ne les aurez pas.

- Si tu ne me le dis pas, je te tue.

Au son de sa voix, Naruto ne plaisantait pas, l'infirmière ouvrit une armoire et lui jeta. Il s'habilla, toujours dans le couloir, et partit. Il y avait pas mal de monde, des ninjas, comme des civils.

- Naruto, hurla une voix, il s'agissait de Sasuke.

- Tu tombes bien, où sont le vieil Hokage et le Mizukage ?

- Ils … ils sont morts, dit il d'une voix hésitante et tremblotante.

- Et merde, qui commande maintenant ?

- Quoi ? c'est … c'est une junin … Natsume …

- Ok, elle est où ?

Sasuke ne reconnaissait pas son ami, il hésita un moment.

- Tu te sens bien ?

- J'ai pas le temps, où elle est ?

- Qu'est ce qu'il t'arrive ?

Enervé, Naruto attrapa son ami par le col et le plaqua contre le mur.

- J'ai pas le temps de parler, Sasuke, où est cette femme.

- Au centre d'urgence, pas loin.

- Ok, amène moi.

- D'abord tu m'expliques !

-En chemin.

Les deux jeunes sortirent de l'immeuble, et en marchant rapidement, Sasuke commença à poser ses questions.

-Qu'est ce que t'as ?

- Mikoto et Gaara sont en danger, je dois faire vite …

- Comment tu sais ça ? tu viens de te réveiller, non ?

- Je ne me suis jamais endormi, idiot.

- Comment ça ?

- Je ne peux pas te l'expliquer, mais je sais où sont Gaara, Mikoto … et aussi Sakura.

- Quoi ? Où est elle ?

- Elle est avec ton frère !

- Quoi ! s'exclama t'il, en arrêtant la marche de Naruto. Avec mon frère, ça veut dire quoi ?

- Je n'ai pas le temps.

-Alors tu va le prendre, Sakura, elle est où, on m'a dit qu'elle avait été tuée dans le mur de lave, Sergei etait dans un état critique quand il a été retrouvé, et il était avec elle.

- Pour faire simple, ton frère l'a enlevé, après nous avoir attaqué, il est parti à ma recherche, il a croisé Sergei et Sakura, a mis KO Sergei et a continué sa recherche.

- Comment tu sais ça ?

- Mes yeux y étaient.

- Comment ça « tes yeux » ?

- Le sommeil blanc … mes yeux y étaient car Rei y était. Après que Serenity m'ait montré une façade, la vérité des autres, j'ai tout vu dans les yeux de Rei. Elle a croisé Itachi pendant qu'il capturait Sakura, puis elle est parti rejoindre Katsumi.

- Je ne pige plus rien, ce que t'as fait l'autre gamine t'a déréglé l'esprit, tu dois retourner à l'hôpital !

- Non, si je ne me dépêche pas, il sera trop tard.

- Trop tard pour quoi ?

-Pour empêcher la statue de les prendre.

- Bon, maintenant faut retourner à l'hôpital.

- Non, mais tu ne comprend pas ? Je dois rassembler des forces, je sais où est Akatsuki, je dois sauver Mikoto et Gaara, Amaterasu … Rei … je dois l'aider, sinon il sera trop trad.

- Tu délires complètement, Rei nous a tous trahi, tu ne sais pas le nombre de morts qu'elle a causé.

- Bien sûr que je le sais, mais c'était nécessaire, non, elle aurait pu faire autrement. Son jeu est stupide, ils sont tous les deux stupides, mais c'est elle qui doit gagner.

- Gagner ? Gagner quoi ?

- Non, non, tu ne comprends donc pas ? Je ne suis pas le seul, toi aussi tu seras utile, ton frère aussi, elle avait besoin de lui pour se libérer, mais il fait fausse route maintenant, je dois sauver Mikoto et Gaara, ils sont comme moi, tu comprends ?

- Non, Naruto, je ne te comprends pas.


Un bar, un simple bar. Depuis quatre jours Jiraya passait ses nuits et jours dans ce stupide bar, à boire un saké dégueulasse, mais peu importe son goût, quelle importance ? Rien n'a d'importance ! Jamais encore il ne s'était senti aussi mal, il avait perdu nombre d'amis pendant son existence, mais la trahison de Tsunade lui était restée en travers de la gorge, depuis combien de temps était elle avec Akatsuki ? Pourquoi tuer Sarutobi ? et tant d'autres questions.

La porte du bar s'ouvrit et Soichiro entra, l'homme avait l'air au summum de la fatigue, il prit place aux cotés du vieux ninja.

- Alors Soichiro ? les recherches avancent ?

- Non, ils sont introuvables, Natsume prévoit d'arrêter les recherches.

- Alors bois un coup, c'est moi qui offre.

- Non, je vais repartir, je me suis juste arrêté pour me reposer un peu.

- Toujours pas de nouvelles de ton élève ?

- Non, la seule chose que l'on a trouvé c'est des cadavres et la junin de Konoha, elle est dans un sale état, c'est Ichigami qui l'y a mis.

- Elle connaissait les risques, comme nous tous.

- Ouais, putain de bordel, un plan parfait comme disait Nagi, et il a été le premier à mourir, on s'est vraiment fait avoir.

- M'en parle pas, qui sera le prochain Mizu ? Toi ? Natsume ?

- J'en sais rien, probablement Natsume, mais il y a aussi l'autre enfoiré de Senou. Sa fille a été enlevée, son fils est introuvable, et ce fils de pute ne fais que parler politique, depuis que Kiri existe cette famille ne cherche que le pouvoir. Ils ont déjà le commandement du pays avec son frère au pouvoir et maintenant il veut les rennes de Kiri, s'il réussit, le village du brouillard sanglant redeviendra une réalité, et tout ce qu'aura réalisé Nagi disparaîtra.

- C'est pour ça que je ne fais pas de politique, c'est plein de vermines.

- A Konoha aussi ? je présume que c'est pareil partout en fin de compte, Je présume aussi que tu vas devenir le 5ème ?

- Non, comme je te l'ai dit, je ne fais pas de politique, ce soir je pars de Kiri.

- Sérieux ? Tu vas où ?

- J'en sais rien, je pense écrire un nouveau livre, le dernier a eu un bon succès, y a un gars qui veut faire un film basé sur le Tome 1 et il me veut comme aide artistique, je vais peut être le faire.

- Et bien, tu vas presque me rendre jaloux, à toi les petites actrices.

- Comme tu dis.

Le vieil homme remplit de nouveau son verre désespérément vide et le but d'une traite avant de s'en remplir un autre. Cela dura bien dix minutes,quand soudain une femme entra avec empressement dans le bar, elle se dirigea vers Soichiro. Elle reprit sont souffle et parla.

- Maître, il faut que vous veniez.

- Qu'est ce qu'il se passe ?

- Tout le monde, tout le monde est parti.

- Comment ça ?

- Y a un gosse, un des chunins de Konoha, il est arriver là où tout le monde se reposait avant de repartir. Il a commencé à nous parler, il prétend savoir où est Akatsuki, je ne sais pas pourquoi, mais il semblait dire vrai, et quand il est parti tout le monde l'a suivi.

- A quoi ressemblait ce Chunnin ? intervint Jiraya.

- Et bien …c'est un garçon d'environ 12 ou 13 ans, blond …

- Naruto … coupa t'il.

- Naruto ? L'élève du 3ème ? questionna Soichiro.

- Il semble, il était à l'hôpital, dans une sorte de sommeil.

- Et bien il est réveillé maintenant, tu sais par où lui et les autres sont partis ? demanda t'il à la jeune femme.

- Bien sûr, ils vont aux sources chaudes sauvages, à sept kilomètres d'ici.

- Je connais, Akatsuki s'y trouverait ? demanda le vieil homme.

- C'est vrai que maintenant que j'y pense, ces sources sont reliées entre elles par des cavernes sous marines, il y en a des centaines et certaines sont gigantesques, marmonna Soichiro.

- Il faut y aller.

Les trois ninjas sortirent rapidement, Jiraya avait retrouvé la forme, si Akastuki se trouvait effectivement là bas, alors Tsunade aussi, ils pressèrent l'allure.


Dans les ténèbres, sinistres et sombres, les hurlements se perdent. Seul, au centre de l'obscurité, l'ange de la mort se délecte de cette douce mélodie.

- Alors, ma chère Anko, tes cordes vocales sont elles toujours en place ?

Ichigami, serein, regardait paisiblement sa triste victime, son regard, bien qu'adouci, transpirait toujours la folie et même après presque quatre jours de torture mentale et physique, il s'extasiait au moindre son émis par la pauvre femme.

- Pitié, tue moi, supplia t'elle.

- Tu rêves ma belle, j'ai encore de nombreuses choses à te montrer, je n'ai jamais eu le contrôle du corps pendant autant de temps, peut être même que ce sera permanant.

- Pitié, tue moi …

-Euh … attends … et bien … non.

Anko sanglota, dans un acte de charité, Ichigami prit une fusée éclairante. Son bras droit le faisait toujours un peu souffrir, il lui faudrait un certain temps pour s'habituer a cette prothèse, couleur métal, qui ressemblait à s'y méprendre à un vrai bras. il serra sont poing, visa la femme et lança le projectile qui explosa à son contact, illuminant le lieux. C'était une cave ou un cachot, on y distinguait des cages, des instruments rouillés et d'autres éléments indescriptibles. La servante d'Orochimaru, complétement nue, était blottie contre un mur, elle portait de nombreuses blessure, les plus importantes étaient deux stigmates sur son dos, comme si elle portait des ailes qui auraient été arrachées avec violence.

- Excusez mon interruption maître, dit une voix douce, il s'agissait d'une femme, on ne lui aurait même pas donné vingt ans, cependant, elle en avait plus de quarante.

- Que me veux-tu Iori ? Je t'ai dit de ne me déranger sous aucun prétexte.

- Oui, sous aucun prétexte, si ce n'est le cas où on aurait reçu des informations sur l'enlèvement de Mikoto.

Le garçon entendit une voix dans sa tête, l'Ichigami dont il avait pris la place.

- Bien, bien, le gringalet s'inquiète pour sa grande sœur, quelle est cette information ?

- d'après ce qu'il m'a été rapporté, une personne prétendrait savoir où ses ravisseurs l'auraient amenée, cette même personne est actuellement à la tête de la presque totalité des effectifs de Kiri, ils se dirigent vers les sources chaudes sauvages au Nord-Est.

- Je connais, et Mikoto s'y trouverait ?

- Il semble, oui.

- Bien, je vais les rejoindre, toi tu restes avec ma bonne amie, amuse toi un peu, puis commence la torture mentale de niveau supérieur, je veux que cette femme obéisse au simple son de ma voix avant demain.

- Bien maître, il sera fait ainsi.

Ichi fit volte face et marcha dans les ténèbres, il sortit de sa poche un gant noir et cacha sa prothèse. Peu à peu, au loin, se dessinaient les contours d'un mur, puis d'une ouverture dans ce même mur. Cette ouverture conduisait à un escalier qui montait presque indéfiniment, le garçon monta, en lui une voix lui hurlait d'accélerer. Pressant le pas, il escalada les centaines de marches à une vitesse record.

Une lumière apparut, suivie immédiatement d'un pincement dans le cœur d'Ichi. Arrivé au sommet, ses yeux tintés de rose retrouvèrent leur couleur jaune pale habituelle. Il s'effondra.

- Grand frère, tu vas bien ?

Ichigami, redevenu lui-même, leva la tête. Devant lui se trouvait une petite fille aux yeux verts, elle portait une robe bleu ciel recouverte par ses longs cheveux blonds, le soleil inondait son visage d'un éclat qui aurait pu changer la nuit la plus sombre en la plus radieuse des journées.

- Oui, ne t'en fais pas petite princesse, je vais bien, répondit il doucement en se relevant.

- Ne m'appelle pas comme ça !

- Ok, petite princesse, qu'est ce que tu fais là ? Tu n'as pas le droit de te promener de ce côté du parc.

- Je cherche grande sœur, personne ne veut me dire où elle est.

- Ne t'en fais pas pour ça, elle sera bientôt de retour.

- Vraiment ?

- Oui, d'ailleurs je vais la chercher tout de suite, retourne au manoir, petite princesse.

- Je m'appelle Holy !

- Bien sûr petite princesse, maintenant rentre.

Elle obéit et s'éloigna.

- Petite sœur, tu as vraiment de la chance, à ton âge, Mikoto et moi étions enfermés dans les sous sols, Iori nous en a fait connaître des horreurs. Toi, princesse, tu ne connaîtras jamais ça.

Sur ces mots, il reprit sa course, traversa les bois qui bordaient la demeure de sa famille, bientôt il aurait rejoint sa grande sœur.