Beta EmInu
OoO
Caïus l'embrassa sur la tempe pour la rassurer et se rassurer lui-même. Il savait pertinemment que si les choses ne se passaient pas bien, il ne serait pas en position avantageuse, ce qui ne voulait pas dire qu'il ne la sauverait pas.
- Tu n'y crois pas.
Il prit son visage entre ses mains et la fixa sérieusement.
- Je te protégerai quoi qu'il arrive.
Elle se sentit rassurée par ses mots, sachant qu'il tiendrait parole. Hermione savait que son vampire tuerait pour la protéger.
OoO
Quelques temps plus tôt, Hermione aurait été choquée d'avoir ce genre de pensées, mais à force de fréquenter les vampires et surtout ce clan, elle avait compris leur fonctionnement et l'acceptait. Ils n'attaquaient pas sans raison et encore moins par pur plaisir, comme le faisaient certains clans. Caïus lui avait expliqué qu'ils intervenaient dans ces cas-là.
Le secret avant tout. Comme les sorciers, lui avait répondu sa compagne.
Le seul moment où ils remettaient en cause ce secret était lorsqu'ils devaient se nourrir, mais même dans ces conditions, leur nourriture ne survivait pas ou au pire, elle devenait vampire.
Hermione avait été choquée d'apprendre qu'ils se nourrissaient de touristes, enfants compris. Elle en avait voulu au roi. Caïus s'était moqué de sa résolution à ne pas l'approcher ni lui parler. Mais lui qui était amusé au début avait vite déchanté quand, au bout d'une semaine, Hermione tenait fermement ses résolutions et ne semblait pas sur le point de craquer. Caïus était prêt à s'arracher les cheveux quand tous ses stratagèmes pour la faire céder avaient échoué.
Aussi pathétiquement que pouvait le faire le roi, c'est-à-dire très peu, Caïus lui avait demandé comment s'y prendre. Froidement, elle lui avait répondu qu'avec ses millénaires, il devrait être en mesure de trouver une solution.
D'une humeur massacrante, ses frères et lui avaient cherché une autre solution acceptable pour la compagne du blond. Après quelques heures de recherche, ils en étaient venus à la conclusion qu'ils devaient se nourrir de personnes peu fréquentables ou de clochards mais jamais à Volterra.
Bien sûr, le temps que cela se mette en place, ils devaient continuer de se nourrir de touristes, ce qu'Hermione avait trouvé acceptable, se rendant compte du gros changement que c'était pour eux.
- Il faut y aller, sourit Hermione, revenant au présent.
Elle les emmena vers le Chaudron Baveur afin de sortir et transplaner pour se rendre au ministère.
Complètement largué - même s'il ne l'avouerait jamais - Caïus la suivit docilement lorsqu'elle lui indiqua de rentrer dans la cabine téléphonique rouge, typique des Anglais. Sa compagne semblait savoir ce qu'elle faisait, appuyant sur les touches 62442. La voix d'une sorcière travaillant à l'accueil répondit comme si elle était présente dans la cabine et demanda leur identité et le motif de leur visite.
- Hermione Granger, je viens suite à un courrier du département de contrôle et de régulation des créatures magiques, pour un entretien d'embauche. Je suis accompagnée de mon compagnon, Caïus Volturi. Le département est au courant de notre visite, dit Hermione d'une voix ferme.
Après quelques secondes de silence, la réceptionniste lui répondit :
- Bienvenue au ministère, votre rendez-vous aura lieu au quatrième niveau.
Après un petit bruit indiquant que la conversation était close, des badges argentés tombèrent de là où les pièces sortaient habituellement tandis que le sol de la cabine téléphonique s'enfonçait dans le sol.
Hermione soupira, soulagée. Elle n'était pas sûre à cent pour cent que Caïus soit autorisé à entrer, mais apparemment le ministère n'était pas interdit aux espèces magiques. Bien sûr, elle aurait pu transplaner directement à l'intérieur, mais avec un vampire à son bras, cela pourrait être risqué, certains pouvant y voir là une attaque. En passant par la cabine, elle espérait que quelqu'un allait être prévenu de leur arrivée et ne pas paniquer. Après tout, ils sortent d'une guerre.
De plus, elle voulait montrer à Caïus son monde et tout ce qu'ils pouvaient faire.
Hermione accrocha son badge à sa veste. Il indiquait son nom et le motif de sa présence, à savoir « entretien ». Caïus imita sa compagne. Sur le sien était marqué « visiteur ».
La jeune femme en fut étonnée. La réceptionniste ne devait pas savoir quoi marquer, ce qui était tant mieux pour eux. Cela aurait pu être plus compliqué s'il y avait marqué « vampire » et Hermione n'aurait pas aimé qu'il y ait marqué « compagnon ». Leur relation ne concernait pas l'ensemble de la population sorcière, c'était un lien privé et intime. Enfin, d'un point de vue logique, cela aurait justifié sans problème sa venue.
Une fois la cabine stabilisée, Hermione prit la main de son compagnon et entreprit de traverser tout le hall pour se diriger vers les ascenseurs. Elle ne s'arrêta pas à la réception, n'en ayant pas besoin, ce qui était une bonne chose au vu du nombre de personnes qui attendaient.
Caïus était encore une fois étonné de ce que la magie pouvait faire.
- Es-tu sûre que nous sommes sous terre ? dit-il en regardant la hauteur sous plafond et les fenêtres.
- Oui, et les fenêtres sont ensorcelées. Tu peux y voir tous les temps, cela dépend de l'état du monde sorcier. Je pense que pendant la guerre de Poudlard, on y voyait une tempête.
Caïus acquiesça silencieusement tout en suivant Hermione. Il s'arrêta cependant devant la statue, la bouche à moitié ouverte.
Hermione mémorisa chacun des traits de son compagnon parce qu'elle était sûre qu'elle ne reverrait jamais cette expression sur son visage. Elle sourit en le voyant secouer la tête un peu trop vite pour ses yeux. Il la regarda, ouvrant la bouche et la refermant sans qu'un son n'en sorte. Son regard se reposa sur la statue, puis sur sa sorcière, puis à nouveau sur la statue. Hermione sourit avec indulgence, en étant aussi passée par là, même si ce n'était pas à cause de ce que représentait une sculpture.
- Ils existent ? souffla Caïus.
Hermione acquiesça.
- Vraiment ?
La jeune femme hocha la tête à nouveau.
- Mais- Comment- Impossible…
- Tu apprendras que le mot « impossible » ne veut pas dire grand-chose chez les sorciers. Enfin, il y a quelques exceptions.
Hermione attendit quelques secondes, mais finit par presser Caïus, toujours bloqué devant la statue. Elle entendit même un sorcier dire « moldu ». Hermione tourna la tête vers l'homme.
- Non, un étranger qui vient apprécier la beauté de l'art anglais.
L'homme s'apprêtait à répliquer, mais il reconnut la jeune femme et haussa les épaules, s'avouant vaincu.
Hermione était au moins soulagée de ne plus entendre les mots sang-de-bourbe ou autres joyeusetés du même genre. Au moins, la guerre aura servi à quelque chose ; du moins, elle l'espérait.
- Nous devons y aller, constata Hermione en voyant l'horloge.
Caïus se laissa traîner docilement vers la sécurité.
- Des centaures… Incroyable, murmura Caïus.
Seule Hermione l'entendit. Ils s'approchèrent du poste de sécurité où un sorcier les accueillit :
- Baguettes, s'il vous plaît.
Hermione tendit sa baguette à ce qui semblait être toujours le même homme : Eric Munch. Il se tourna vers Caïus, qui reprit aussitôt ses esprits.
- Il n'a pas de pouvoirs magiques, indiqua Hermione à sa place.
Eric Munch le regarda suspicieusement avant d'indiquer les ascenseurs.
Ils n'eurent pas à attendre longtemps avant de pouvoir monter dans l'un d'entre eux. Hermione indiqua à voix haute leur destination. L'ascenseur monta, puis avança droit devant eux avant de tourner à gauche.
Caïus souffla, soulagé d'être arrivé.
- Tu ne vas pas vomir, dis-moi ? se moqua Hermione.
- Très drôle, bougonna le vampire.
Ils marchèrent en silence vers le bureau du directeur du département. Hermione alla voir la secrétaire.
- M. Faussecreth va vous recevoir dans quelques minutes.
Caïus alla s'asseoir, nullement stressé, à l'inverse Hermione qui sentait la pression monter. Tout son avenir allait se jouer dans quelques minutes.
- Hermione, calme-toi. Tout va bien se passer, intervint son compagnon.
- Qu'est-ce que tu en sais ? dit-elle un peu agressivement, avant de se mettre les mains sur le visage. Pardon.
Caïus se leva et alla la prendre dans ses bras pour la rassurer.
- Ton cœur va sortir de ta poitrine si tu ne te calmes pas.
Il entendit ses battements ralentir légèrement. Le roi continua de la câliner tendrement, l'apaisant petit à petit.
- Et si tu me parlais des centaures ? A moins qu'ils n'existent pas, mais que vous les avez quand même représentés sur cette statue. Mais cela ne serait pas logique, vu que j'ai reconnu l'une des autres créatures, celles qu'on a vues à la banque.
Hermione recula, se sentant beaucoup plus calme et reconnaissante au changement de sujet.
- Crois-moi, ils existent, commença-t-elle.
Elle allait lui raconter sa petite entrevue avec les centaures dans la forêt interdite quand la porte du bureau s'ouvrit brusquement sur l'homme qu'elle avait déjà rencontré et qui s'était montré fort impoli envers elle.
- Miss Granger.
Il tourna ses petits yeux de fouine vers Caïus, puis vers Hermione.
- Vous avez osé amener un vampire au ministère. Cela peut être considéré comme une déclaration de guerre.
- Je vous ai prévenu dans mon courrier que je viendrais accompagnée. Voldemort ne nous a pas fait ce privilège lorsqu'il a attaqué une école pleine d'enfants.
L'homme rougit de gêne, ou peut-être de colère. Hermione se demanda comment cet homme avait pu devenir directeur.
- Vampire, vous attendez là. Miss Gr…
- Non, je ne crois pas, le coupa Hermione, furieuse, le toisant de toute sa hauteur.
L'homme faisant quelques centimètres de moins qu'Hermione, cela accentua son effet. Caïus était fier de sa compagne et heureux qu'elle soit intervenue sinon, c'était lui qui aurait remis ce bureaucrate à sa place, à défaut d'en faire son repas.
- Bien, entrez, grommela le sorcier.
Le couple s'assit à l'intérieur tandis que le directeur faisait parvenir un courrier à sa secrétaire. Le directeur mit une bonne minute à se ressaisir avant de fixer le roi.
Il n'avait pas oublié sa première entrevue avec la sorcière et encore moins le texte de loi qu'elle lui avait mis sous le nez. Il se souvenait aussi de la visite du ministre de la magie en personne une fois qu'il avait rendu son rapport aux plus hautes autorités.
Selon ses conclusions, elle serait venue avec son compagnon, lui donnant clairement le droit de fréquenter les vampires. Il savait que c'était très rare que les sorciers et les créatures magiques aient des relations, mais cela arrivait. Le directeur se dit que c'était sûrement dû à ses origines moldus… Cela devait être dans leur culture d'aimer des êtres inférieurs. Un sang pur préférerait se faire oublietter ses sentiments, car cela serait une telle honte pour lui ou sa famille, surtout s'il faisait partie d'une des vingt-huit familles.
- Et vous êtes ? demanda-t-il, légèrement agressif.
Hermione se dit qu'il n'avait pas dû aller sur le terrain depuis un bon moment, vu son comportement. Ou alors, il avait toujours été un connard condescendant envers les créatures magiques.
Caïus haussa un sourcil et lui envoya son regard le plus dédaigneux. Même avec ses yeux bleus, cela fit son petit effet.
Hermione s'apprêtait à répondre, mais le bureaucrate sortit sa baguette et la pointa sur son compagnon. La sorcière savait que ce geste n'était pas agressif - il se préparait au contraire à une attaque - mais Caïus ne le voyait pas ainsi.
A vitesse vampirique et en grondant méchamment, Caïus le plaqua contre le mur en le tenant par la gorge, à plus de cinquante centimètres du sol.
Hermione, qui n'avait pas bougé de son siège, sortit sa baguette. Le bureaucrate pensa qu'elle allait l'aider puisque la sienne était cassée, mais non l'héroïne de guerre leva le sort dissimulant les yeux rouges du vampire. Le coeur du bureaucrate battit encore plus vite.
- Ce n'est pas en me menaçant que vous obtiendrez le poste, Miss Granger.
- Je ne vous menace pas, c'est vous qui avez agressé un vampire alors qu'il n'a rien fait. J'appelle cela de la légitime défense.
A la fin de sa phrase, la porte s'ouvrit sur Kingsley Shacklebolt, le ministre de la magie en personne, qui à son tour haussa un sourcil en voyant son employé dans une situation précaire. Derrière lui, son secrétaire personnel ne savait pas comment réagir.
- Est-ce une façon de régler ses problèmes ? demanda le ministre.
- C'en est une lorsqu'on se trouve dans ma situation, gronda Caïus en surveillant toutes les potentielles menaces.
Le directeur se tortilla, essayant de se libérer. Caïus lui jeta un regard, le considérant comme un indésirable qu'il pouvait écraser sous sa semelle.
- Il est toujours en vie uniquement parce que nous sommes là pour Hermione.
Le ministre tourna la tête vers la jeune femme assise. Elle semblait paisible, mais il savait qu'elle était parée au combat au besoin.
Voyant qu'il n'allait pas y avoir de duel, Hermione se leva pour dire bonjour à son vieil ami.
- Kingsley, salua-t-elle.
Elle prit brièvement le ministre dans ses bras, qui lui rendit son étreinte avant de regarder le vampire.
- Caïus, sourit la jeune femme.
Le vampire lâcha sa prise, qui se maintint à peine sur ses jambes grâce aux meubles à ses côtés, et rejoignit sa compagne en enroulant un bras possessif autour de sa taille et lui embrassant le haut de son crâne, montrant à tous qui était sa priorité dans la pièce.
- M. le ministre, voici mon compagnon, Caïus Volturi, vampire de son état.
Les deux hommes se fixèrent du regard avant que Caïus ne tende la main au sorcier. Celui-ci fut étonné, mais répondit à son offre de paix. S'il était surpris par la froideur de la main du vampire, il n'en montra rien.
- Bien, asseyons-nous. Cubert, ordonna le ministre d'un ton qui ne laissait place à aucune réplique.
Kingsley observa le couple, surtout Hermione. Il trouvait la jeune femme changée, et en bien. Il ne comprenait pas pourquoi le directeur l'avait fait venir. Il avait d'autres choses à régler. Hermione était compétente pour ce travail et même sans compagnon, elle aurait dû avoir le poste dès le début. D'ailleurs, il demanda à Cubert pourquoi ce n'était pas le cas. L'homme se ratatina sur place, se disant qu'il était dans de sacrés ennuis et qu'il allait devoir la jouer fine s'il voulait s'en sortir sans dommage. Il n'avait pas été à Serpentard pour rien.
- Miss Granger est jeune, c'est un poste à haute responsabilité. Une mauvaise parole et cela peut déclencher des conflits.
Kingsley se tourna vers Hermione dont les cheveux, comme à chaque fois qu'elle se mettait en colère, étaient devenus incontrôlables.
- Il m'a dit que ce poste était réservé aux sang-purs, dit-elle entre ses dents. Et pour votre information, Cubert, je ne suis pas une petite sotte écervelée comme vous semblez le croire.
Avant, elle n'aurait jamais été aussi crue et directe dans ses propos, mais cet homme lui était profondément antipathique et elle n'avait vraiment pas aimé son discours raciste.
Kingsley et Caïus ne purent empêcher un petit sourire d'apparaître sur leur visage.
Le ministre avait tout de suite apprécié la jeune femme pour sa vivacité d'esprit. Il appréciait beaucoup moins ce qu'il découvrait sur l'employé du ministère.
- N'oubliez pas, Cubert, que Miss Granger est sortie avec les meilleurs résultats aux A.S.P.I.C.
- Poudlard est une école. Nous parlons de travail sur le terrain.
La colère d'Hermione se fit sentir dans toute la pièce.
- Hermione, calme-toi, s'il te plaît, l'apaisa Kingsley qui savait parfaitement comment allait réagir l'ancienne Gryffondor.
Si elle parlait de Voldemort, le directeur allait s'évanouir.
- Cubert, dit le ministre d'une voix posée comme toujours - bien qu'il était pour cette fois sur le point de perdre lui-même le contrôle. Vous n'êtes pas sans savoir tout ce qu'a fait Miss Granger pour notre société et cela depuis son plus jeune âge, alors qu'elle n'avait intégré notre monde que depuis quelques mois.
Le directeur ouvrit la bouche, mais Kingsley le coupa sèchement :
- Il suffit.
Sa magie crépita dans toute la pièce, les faisant presque suffoquer.
- Je vais vous poser une dernière fois la question : pourquoi avoir refusé ce poste à Miss Granger ?
Cubert se ratatina encore plus dans son siège. Caïus se délecta de la vue de ce misérable, tandis qu'Hermione le regarda avec dédain. Kingsley, de son côté, se dit qu'il était temps que cet homme prenne sa retraite.
- Comme je l'ai dit, ce poste est pour les sang-purs.
Cubert continua rapidement sa phrase avant de se prendre un sort :
- Non pas pour des raisons de pureté de sang, mais uniquement car nous connaissons mieux le monde magique et cela est le but de ce poste, d'échanger sur notre monde et notre mode de vie.
Le directeur trouva qu'il s'en était bien sorti.
- Pardonnez ma question, mais le sorcier occupant précédemment ce poste était bien Albus Dumbledore ? intervint Caïus, remerciant intérieurement Hermione de lui avoir parlé du directeur de son école.
- Comment savez-vous ça, vampire ?!
- Parce que je suis le roi Caïus Volturi.
Le peu de dignité que Cubert Faussecreth avait récupérée venait de s'effriter.
- Chaque fois que ce sorcier est venu dans ma demeure, il n'était pas très loquace, reprit Caïus. Je savais juste que vous existiez et que vous ne vouliez pas la guerre. Jamais, même sans être vague, il n'a laissé sous-entendre que vous aviez un monde à part. De par le statut d'Hermione, j'en ai plus appris avec elle qu'avec les nombreuses visites de cet homme.
Caïus vit le regard manipulateur de l'homme et le fusilla du regard :
- Avant que vous ne l'accusiez, Hermione m'a parlé d'elle et non de ce monde, préférant m'en dire le moins possible afin d'avoir des chances d'obtenir ce poste. A moins que cela ne soit interdit de faire la connaissance de ma compagne, elle n'a rien fait de répréhensible.
- Non, bien sûr que non, dit Kingsley, de nouveau calme. De plus, je doute que Cubert ait fait venir Miss Granger pour lui refuser ce poste une seconde fois, n'est-ce pas ?
Cubert baissa les yeux. Oui, contre son gré, il était obligé de lui accorder le poste. Avec les arguments de la jeune femme, il ne pouvait en être autrement, mais il ne comptait pas pour autant lui faciliter la tâche.
Shacklebolt avait compris l'importance de cet entretien lorsque Caïus s'était présenté en roi. Heureusement qu'il avait fait revenir Hermione, autrement il aurait été très embêté. Enfin, il ne doutait pas qu'Hermione serait venue le voir, non pas pour avoir le poste, mais pour se plaindre des propos déplacés du directeur Faussecreth.
Il se souvint du rapport de ce dernier, l'ayant averti que toute personne venant les voir devrait être immédiatement contraint de retourner chez eux aussi vite qu'ils étaient arrivés. Le ministre renifla avec dédain :
- Bien, nous avons tous des choses à faire. Roi Volturi, merci pour votre présence. Cubert, demain, dans mon bureau à la première heure. Quant à toi, Hermione, tu as le poste. Mes excuses pour tout ce désagrément. Envoie-moi un hibou pour que nous réglions les parchemins concernant ton nouvel emploi. Ce département risque d'être bouleversé pour quelque temps.
Le ministre et son secrétaire se dirigèrent vers la sortie. Cubert comprit qu'il était dans le pétrin et que rien ne le sauverait. Caïus et Hermione se levèrent en silence pour se diriger vers la sortie.
- Hum, Miss Granger.
Hermione se tourna vers Cubert, qui semblait chercher quelque chose. Le couple attendit patiemment qu'il trouve un petit livre pour le tendre à la jeune femme.
Révérencieusement, elle l'ouvrit. Ce livre avait été écrit par Norbert Dragonneau.
- Ce livre parle des créatures magiques que vous devrez rencontrer et ce qu'il sait sur eux.
Hermione le remercia d'un signe de tête avant de tourner les talons, suivie de son compagnon.
Lorsqu'ils rentrèrent enfin au château, Hermione fut accueillie par une lettre de son meilleur ami, lui demandant si sa proposition de l'accueillir en Italie tenait toujours. Elle lui donna une réponse positive, lui disant qu'il pouvait venir quand il voulait.
Décidément, c'était une bonne journée pour elle.
OoO
A suivre…
Source pour le ministère de la magie : encyclopérie-hp, wiki hp.
Cubert Faussecreth est un vrai personnage d'Harry Potter, travaillant comme Hermione dans ce département. J'ai juste légèrement modifié son poste.
Alors ce chapitre ? Beaucoup plus long, vous remarquerez, mais ne vous y habituez pas, c'est juste parce que je sors d'une opération et que j'ai pas mal de temps, lol.
D'ailleurs, vu que celle-ci va arriver à son terme, je prépare une autre fanfiction Harry Potter avec Hermione et Sirius. Je crains qu'elle ne soit pas la plus originale, mais j'avais envie de faire un couple inédit pour moi.
Bisous :)
