Coucou tout le monde ! J'ai la joie et la tristesse de vous présenter le dernier chapitre de ma petite fiction. Je voulais, avant de vous dévoiler ce dernier chapitre, vous remercier pour ces 8 mois pendant lesquels vous m'avez suivie, vous m'avez reviewée, encouragée, fait rire à travers vos petits commentaires. J'ai appris beaucoup de choses grâce à vous et je suis fière d'avoir terminé cette histoire et de la façon dont le personnage de Sam a évolué. Je vous adore, et j'espère que je peux compter sur vous pour ma prochaine fic, qui sera sur Hunger Games.

Voilà, bonne lecture.

L'univers est de JKR, les personnages sont des OC.

Pairing : Judith x Antonin, et…


Chapitre 28 : Renaissance


Vendredi 7 juillet 1972

Et voilà. Fini Poudlard. Je pars demain chez ma mère et je passe d'abord la nuit chez Pap et Pop récupérer toutes les affaires qui n'ont pas encore été expédiées en Suède. Je vais rester un an, histoire de décompresser et de renouer (peut-être) des liens avec ma mère, puis je reviendrais pour trouver un travail, si je n'en ai pas trouvé en Suède.

Et éventuellement un mari. Qui sait ?

Judith m'aide à vider entièrement la chambre que nous partageons toutes les deux depuis 7 ans. Une grande bouffée de mélancolie nous envahit. Une fois nos affaires rangées, la chambre est nickel. Il reste uniquement la feuille des scores d'heures de colle.

Ah ! Ce concours. Nous avons pris une très grande avance, avec Max mais, de façon étonnante (ou peut-être pas si étonnante que ça) Judith et Antonin ont fait une remontée fulgurante et ne sont plus que 3 heures derrière nous. Les résultats donnent donc 199 contre 196. Franchement, on voit que c'est l'année des examens, parce que l'année dernière, j'avais quand même réussi à en accumuler 200 à moi toute seule.

-Héhé, Ju, on vous a EX-PLO-SES !

-Gna, gna, gna, gnagnagna…grogne cette dernière, vexée.

Je jette un coup d'œil à la chambre pour vérifier que toutes nos affaires sont rangées et je sors en courant vers le dortoir des garçons.

-Maaaaaax ! On a gagné le concours de cette année !

-C'est vrai ? Cool ! Mais bon, si on fait le véritable compte, je gagne haut la main ! Sur nos 199, la grande majorité sont les miennes ! Je dirai que j'en ai plus des trois quarts.

Je le regarde, estomaquée.

-Tu rigoles la ?

Il me regarde aussi, puis, après un long moment, son menton tremble aussi vite que du jelly et il explose de rire.

-Au moins une chose ne change pas, Sam, tu es toujours aussi naïve. Aïeuh ! Ah bah, ça, tes coups ne vont pas me manquer, pour sûr.


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Lundi 18 juin 1973

Ah ! Le bon vieux sol Londonien est enfin sous mes pieds ! Ça faisait longtemps. Cette année passée auprès de ma mère m'a été très bénéfique. Ma mère est absolument géniale. Et avec le temps, j'ai réussi à lui pardonner. J'ai quand même mis deux mois à accepter la situation. Pendant lesquels je ne lui parlais presque pas. Je passais mon temps à parler par lettres avec Antonin, Judith, Max et Sven. Et puis peu à peu, je n'ai plus eu de leurs nouvelles et nous avons quelque peu coupé les ponts. Du coup, j'ai commencé à sortir de mon mutisme. Mais les premiers mois ont été durs. Et longs. Trèèèès longs !

Pour ce qui est de mon évolution depuis Poudlard, j'ai effectivement trouvé un boulot en Suède. Je suis commentatrice sportive pour les matchs officiels de Quidditch. Je dois avoir la voix et le physique d'une animatrice télévisée. En tout cas, je commence à me faire connaître puisqu'on m'a appelée pour commenter le match Falmouth-Chudley demain, c'est pourquoi je suis rentrée un mois plus tôt que prévu. Et je suis bien sûr d'abord passée voir Pap et Pop. Et Max. Qui est désormais… joueur dans l'équipe de Falmouth ! Et oui, il a été repéré pendant notre match de Quidditch à Poudlard et contacté juste après pour intégrer l'équipe. Il se reposait chez nos pères juste avant le match. Il est Poursuiveur et capitaine de l'équipe, et je dois dire que je suis fière de lui.

Et que je vais m'arracher les cheveux pour réussir à commenter son match sans faire du favoritisme avec son équipe.

Je marche parmi les Moldus sous le ciel voilé.

Fatiguée de mon voyage en transplanage depuis la Suède, même si j'ai décidé de faire quelques haltes en route, je décide d'emprunter le Magicobus.

Quand je monte, je remarque que le chauffeur n'est qu'un remplaçant. Tant mieux. De toute façon j'aime pas le vieux. Il conduit pas droit. Et il est dangereux. Le conducteur qui est là à l'air non seulement plus jeune mais aussi plus sécurisant.

Je paye et vais m'installer vers le fond.

Il y a peu de monde. Seulement une vieille femme qui dort, le visage écrasé contre la vitre en ronflant et un filet de bave s'échappant de sa bouche grande ouverte, et un jeune homme, assez mignon d'ailleurs, et qui semble avoir à peu près mon âge.

Il regarde dehors, l'air fatigué, et son visage est pâle. Sympa la compagnie. Je sens que ce voyage va être tellement joyeux. Je décide de m'asseoir derrière la vieille, tout au fond, dans l'allée face au jeune homme.

Le Magicobus redémarre et après quelques centaines de mètres, je commence à me dire que ce chauffeur est peut-être encore pire que le vieux.

Il fait des tours, des détours, et rapidement, mon visage perd de ses couleurs et la nausée me prend.

Soudain, au moment où je sentais toute ma bile remonter, le bus s'arrêta, et je bénis le sorcier qui avait réclamé le bus.

Le chauffeur ouvrit les portes et un sorcier, d'une trentaine d'années, s'avança vers lui, timide.

-Excusez-moi...heu...c'est bien le...bus magique...s'il vous plaît ?

Le chauffeur parti d'un rire bourru.

-Vous êtes né-Moldu, c'est ça ?

-Heu...oui ?

Le chauffeur repartit dans son rire de plus belle. Puis se stoppa soudainement. Il adressa un regard plein de rancune à l'homme.

-Dehors. Pas de Sang-de-Bourbe dans mon bus.

Il poussa l'homme hors du bus, actionna la fermeture des portes et redémarra.

La rage provoquée par la scène d'injustice dont je venais d'être témoin ajoutée à la conduite surréaliste du chauffeur eurent raison de mon estomac.

Titubant, je me suis levée, prête à rendre mon petit déjeuner. Sur mon chemin, je heurte le jeune homme qui était assis au fond. Qu'est-ce qu'il fait debout ? Je n'y prête pas plus attention et, sur une idée lumineuse qui vient de me traverser l'esprit, je me dirige vers le chauffeur et lui vomit dessus, en même temps que le jeune sorcier. Ah, c'est pour ça qu'il était pâle. Lui non plus ne supporte pas le style de conduite de notre chauffeur. C'est rassurant.

Le chauffeur, indigné et dégouté, s'arrête et nous regarde.

Je jette un œil à mon compagnon d'armes.

-Ah, ça va mieux, non ? Dit-il. Il a une voix agréable et ses yeux marron noisette sont brillants de malice.

-Tout à fait. Je me sens beaucoup mieux. Et si nous quittions cet endroit aux odeurs et aux fréquentations...douteuses ?

-Bonne idée. Enchanté d'avoir fait votre connaissance, je suis Jeremy Willer.

-Enchantée de même. Samantha Callum.

Après notre petite scène de politesse feinte, nous sortons bras dessus bras dessous et d'un pas digne du bus, pris d'un violent fou rire.


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Lundi 21 mai 1979

-Tom, Ronan, arrêtez de courir partout, vous allez me rendre folle !

-Mais Maman, on joue !

-Vous avez le jardin entier, les garçons, pourquoi vous venez jouer dans nos pattes...Sam ! Comment tu vas ?

-Bien ! Très bien même ! Félicitations. Je suis désolée de ne pas avoir pu venir à la cérémonie à l'église, mais commenter un match Falmouth/Wimbourne, ça ne se rate pas, n'est-ce pas ?

-Surtout quand il y a une bonne bagarre !

-Ah non, ça on a pas eu, cette fois. J'aurais bien aimé, pourtant.

Judith part d'un rire qui m'est si familier. Mon cœur se serre. Même si elle n'a pas tant changé que ça, c'est comme si je ne nous reconnaissais pas. Enfin, c'est vrai quoi. Notre petite Judith, qui avait une peur bleue de faire confiance à quelqu'un et qui était totalement dépourvue d'amour maternel se retrouve la première mariée dans notre groupe d'amis et avec déjà deux enfants.

Soudain, Judith m'interrompt dans mes refléxions.

-Max n'est pas encore là ? Et Jérémy, où est-il ?

-Max avait un débriefing avec son équipe après le match. Ils ont gagné. Encore ! Je ne vais plus être crédible dans mes commentaires, moi. Tout le monde va penser que j'ai été payée. Et Jérémy ne devrait plus tarder je crois que ses cours finissent à 18 heures. Il doit ranger la classe après le cours mais ça ne devrait pas pr...

-TOM ! RONAN ! Ne marchez pas dans les rosiers de mamie Josiane ! Oh ! Ma belle-mère va me tuer. Ah ! Mais c'est pas vrai ça ! Les enfants, vous venez ici tout de suite ou je vous colle la pire raclée de votre vie.

Aucune réaction de la part des jumeaux qui regardent leur mère d'un air blasé, puis détournent les yeux et retournent à leur destruction méthodique des rosiers de la grand-mère paternelle.

-RONAN ! TOM ! Si vous n'êtes pas là à trois, je peux vous dire que vous allez déguster sévère. 1…2….2 et demi….2 trois quarts…

Les deux petits monstres se dirigent en traînant des pieds vers leur mère.

-Merci ! et maintenant, venez dire bonjour à Sam.

-Coucou Tom ! Salut Ronan ! Vous avez grandi les p'tits gars. Ça vous fait quel âge maintenant ? Bientôt 7 non ?

-Oui ! Le 11 octobre !

Les deux petits monstres me regardent, avec de faux sourires d'ange. Le petit blond et le petit brun se ressemblent autant que Turner aurait pu ressembler à Max. Quel con, ce Turner. Je me demande ce qu'il est devenu d'ailleurs. Enfin, on s'en fout…

-Ronan, va chercher ton père s'il te plaît !

-Oui, maman.

-Et alors, comment tu vas Judith ? Tu es absolument magnifique. Et qui aurais cru te voir un jour en robe !

-Je sais, moi aussi je trouve ça extraordinaire. Tu sais, beaucoup de choses ont changé, pendant ton absence. Et puis, ça fait quand même 5 ans que nous avons quitté Poudlard. Les gens changent en 5 ans. Enfin, je crois. Je ne me voyais pas enceinte juste après Poudlard. D'ailleurs, à ce propos, il faudrait que tu me parles de ta mère à l'occasion ! Je n'ai jamais su la suite de tes aventures en Suède.

-Tout à fait. J'ai beaucoup, beaucoup de choses à te dire. Ah ! Je te trouve tellement différente ! En fait, je crois que ça me fait bizarre de te voir en robe. Tu me perturbes, habillée comme ça.

-Je sais. C'est le cas de beaucoup de gens. Mais tu veux savoir le pire ? Je crois que j'aime plutôt ça ! Je veux dire, de porter une robe.

-Tu es encore plus surprenante ! Ah ! Voilà le marié ! Félicitations Antonin.

-Merci Sam ! Comment vas-tu ?

-Maman ! Maman ! MAMAN !

-Oui, Tom, deux minutes je parle avec Sam et ton père. Va jouer avec ton frère et tes cousins

-Mais Maman !

-Arrête de tirer sur ma robe à la fin, qu'est-ce qu'il y a ?

-Max, Marion et Jeremy sont là. Ils viennent d'arriver.

Je me tords le cou et aperçois mon compagnon s'avancer en compagnie de Max et d'une femme qui me dit vaguement quelque chose. Je lance un regard interrogateur à Judith qui me sourit :

-Une femme qui travaille Ministère et pour qui j'ai traduit des documents. Marion Lerbat, tu te souviens, la préfète-en-chef de Poufsouffle. Je l'ai présentée à Max, et ça a tout de suite collé !

-Judith, je ne sais pas ce que mon frère et moi nous ferions sans toi !

-Mais absolument rien, ma chère Sam. C'est bien pour ça, dit-elle en me prenant par les épaules et en me tournant vers le coucher de soleil, que nous allons trinquer tous ensemble, à notre bonheur, en souvenir de tout ce que nous avons vécu à Poudlard pendant toutes ces années.

Elle se retourna face à nos amis, mis un verre dans les mains de chacun des nouveaux arrivants et hurla en levant le sien :

"À Max et Marion, Sam et Jeremy, Tom et Ronan, tous mes vœux de bonheur maintenant et pour demain"

Et tous, réunis autour de nos amis, levons nos verres :

"Vive les jeunes mariés !"


Et voilà ! Fini ! J'attends encore vos propositions d'OS mais vous n'avez plus qu'une semaine pour me donner des idées.

Merci pour tout ce que vous m'avez permis de découvrir pendant ces 8 mois. Je ne vous remercierais jamais assez.

Bisouuuus.

Maï.