Salut à tous chers lecteurs adorés ^^ si peu nombreux êtes vous devenus Ô désespoir :( j'imagine que je l'ai mérité, à force de mettre des mois à publier, j'espère que vous reviendrez ^^ Quoi qu'il en soit, cette fiction touche à sa fin. Le chapitre 27 est déjà terminé, comme vous avez pu le constater, je suis régulière depuis trois semaines :) (oui je mérite la médaille lol) après cela il en reste encore le 28 peut être un 29ème tout dépendra de comment ma plume se portera… mais il ne reste pas cinq chapitres, c'est clair !

Petite précision, ce chapitre est écris d'une façon que j'avais déjà testée dans Leave me a chance (Ch.13. Laisse moi un chance) vous noterez d'ailleurs que le titre de ce chapitre là était la traduction française du titre de la fic 'Leave me a chance'. Love will be the key aussi, aura son chapitre avec le titre traduit, bref ! Je disais donc que la chanson de ce chapitre ne concerne pas que certaine paroles, pour certains personnages, mais bien les pensées de Cassandra, face à sa culpabilité, je n'en dit pas plus et vous laisse découvrir ! Enjoy !

Disclaimer : tout appartiens à JK Rowling, seuls l'histoire est à moi ainsi que les persos inventé par mes soins

Chanson : Halo, Bethany Joy Lenz

Guest : Quel bonheur de lire la suite. Je sens déjà que pendant la soirée qu'ils ont organisé il se passera quelque chose ... Et ton intuition est plutôt bonne ^^ je te laisse découvrir J'ai tellement hâte de connaître la suite que voici donc.. et la fin. Qui devrait arriver d'ici deux ou trois chapitres à peu près ^^ bonne lecture !


Ch.26. Pour sauver La plume dorée, 2ème partie.

La Battle se termina sur un mix des deux jeunes filles ensemble. Flûte et violon mêlés, qui donnèrent une mélodie rythmée du tonnerre. Dans la salle, Maryline et Victoire circulaient avec un panier, récoltant l'argent que les invités déboursaient. Et elles en avaient récolté un paquet ! La foule finit par applaudir abondamment, sifflant et huant les deux artistes qui saluaient en souriant. Elles s'étreignirent heureuses d'avoir réussi le challenge.

« Vends-nous du rêves » murmura Charlène à l'oreille de sa cadette.

Cassy la regarda des étoiles dans les yeux. C'est en surfant sur l'euphorie de sa représentation musicale, qu'elle s'empara enfin d'un micro prévu pour les chanteurs sorciers. Le groupe qu'elle avait appelé pour animer la soirée prit place derrière elle. C'était à elle d'ouvrir le bal. Le silence se fit dans la salle, elle ferma les yeux, la musique démarra, elle les rouvrit et quand elle ouvrit la bouche, tout le monde fut suspendu à ses lèvres. Et quelle ne fut pas la surprise de voir sur une sorte d'écran géant, des photos défiler. C'était des photos de tous les pensionnaires de Luna, du centre, d'elle et Alison du début jusqu'à aujourd'hui. C'était une idée d'Hermione, toujours aussi douée en sortilège, elle était parvenue à bidouiller un vieux rétroprojecteur moldu, pour qu'il puisse fonctionner à l'intérieur de l'école. Elle avait argumenté en disant que si des membres du magenmagot décidaient de faire le déplacement, ça titillerait leur sensibilité, si tant est qu'ils en avaient une…

I never promised you a ray of light / Je ne t'ai jamais promis un rayon de soleil

I never promised there'd be sunshine every day / je ne t'ai jamais promis que le soleil brillerait chaque jour

I'll give you everything I have / je t'ai donné tout ce que j'avais

The good the bad / le bon, le mauvais

Max accoudé au bar, avait le regard braqué sur la scène. Il était toujours captivé quand Cassandra chantait. Cependant, quelque chose dans les paroles de la chanson le fit tiquer. Elle avait dit qu'elle voulait sauver son couple et pourtant, elle entonnait plutôt un aveu avec cette musique. Elle était vraiment très belle, même si la mélodie un peu rock de la chanson, contrastait franchement avec sa belle robe glamour. Ce qui le fit sourire.

« Je me demande franchement ce que tu attends » fit une voix féminine de l'autre côté du bar.

Il tourna la tête vers Caroline.

« De quoi est ce que tu parles ? » feignit-il.

Elle s'accouda sur le bar et le regarda droit dans les yeux.

« Eh ! Toi et moi on a couché ensemble plus qu'à notre tour, alors me la fais pas ok ? Tu n'as jamais regardé une fille comme ça ! Même moi qui suis ta relation la plus longue, tu ne m'as jamais regardé comme ça… » dit-elle telle une évidence.

Il haussa les sourcils.

« Si je t'avais regardée comme ça, tu n'en serais pas là aujourd'hui » dit-il en montrant Ravel de la tête.

Elle regarda son petit copain qui leva justement les yeux sur elle à ce moment là. Il lui fit un clin d'œil charmeur auquel elle sourit.

« Tu ne m'as jamais regardé comme ça non plus » dit-il avec un sourire.

« Ravel est génial, je suis amoureuse c'est vrai. Mais toi, t'es accro » termina-t-elle.

« C'est n'importe quoi »

« Continue à te voiler la face si tu veux, mais ton attitude ne trompe personne blondinet » termina-t-elle en s'éloignant pour servir un client.

Max remarqua Thomas un peu en retrait, qui la regardait avec des yeux profondément amoureux. Voila la raison pour laquelle il avait décidé de laisser tomber complètement. Il ne lui faisait pas confiance oui, il ne l'aimait pas c'était certain. Mais ce type la rendait heureuse et il faisait la chose que lui-même était incapable de faire : l'aimer. Il aimait Cassandra et en dépit de tout le reste et de tout ce qu'il pouvait ressentir à l'égard de ce mec, c'était une chose qu'il ne comptait pas briser. De plus, peut être s'était-il trompé à son sujet au final ? Drago n'avait absolument rien trouvé, son père était inconnu au bataillon. Ce n'était qu'un enfant adopté par des moldus et très discret sur son passé, tout simplement. Il était amoureux d'elle, elle était amoureuse de lui. Il n'y avait rien de plus à en dire.

Il soupira, vida son verre d'une traite, en commanda un autre et regarda de loin, sa meilleure amie chanter et charmer toute une salle, comme elle seule savait si bien le faire. Ce soir, Maxime Malefoy avait le cœur profondément lourd…

Why do you put me on a pedestal ? / pourquoi me mets-tu sur un piedestal?

I'm so up hight that I can't see the ground below / je suis tellement haute que je ne peux pas voir le sol

So help me down you've got it wrong / alors aides moi à redescendre car tu as mal compris

I don't belong there / je ne fais pas partie de ça

« Cette fille m'étonnera toujours décidément » s'exclama Narcissa.

« Tu l'aime bien Cassy hein » sourit Drago.

« Je trouve qu'elle me donnerait de beaux arrières petites enfants » répondit-elle.

Hermione se retourna sur sa belle mère, choquée.

« Oh ne prends pas cet air avec moi, tu sais que j'ai raison »

« Je sais surtout que mon fils doit d'abord terminer ses études et qu'il a le temps de penser à tout ça » répondit-elle effarée, mais non sans sourire.

Narcissa n'avait eu qu'un seul enfant et c'est une chose qu'elle déplorait. Parce qu'elle rêvait d'une famille nombreuse, mais c'est une faveur que Lucius lui avait toujours refusée. Alors elle se raccrochait à ses petits enfants.

« Fais moi un autre petit fils, ou une autre petite fille toi, on en reparlera ensuite » trancha Narcissa.

Ce qui laissa l'ancienne Gryffondor pantoise et Drago perplexe.

« Oh je rêve, vous n'en avez même pas encore parlé ! » s'exclama-t-elle scandalisée.

« Chérie… » l'averti Patrick qui tenait Jessie dans ses bras.

« Nous avons eu d'autres priorités maman » répondit Drago.

« Les excuses sont faites pour s'en servir mon fils » répliqua-t-elle d'un air dédaigneux.

« Sinon à quoi serviraient-elles ? C'est un proverbe moldu ça » sourit Hermione agréablement surprise.

Sa belle mère la toisa de haut, mais Hermione savait désormais que c'était plus pour faire bonne figure qu'autre chose. Elle ne s'en formalisait plus.

« Il faut bien que je m'adapte » répondit-elle d'un air pincé.

« Ah, bien sûr » répondit Hermione d'un air entendu.

Elle cru voir un éclair de malice dans les yeux cette femme aux apparences froides comme de la neige, mais au très grand cœur. Drago qui observait les deux femmes ne put s'empêcher de sourire. Après toutes ces années à se chamailler, elles étaient enfin parvenues à une entente… bon, il prédisait encore d'autres disputes c'était certain, mais quelque chose avait changé, c'était indéniable.

Victoire passait parmi les invités avec son panier et continuait à récolter de l'argent, le temps de la chanson. Après ça, le moment serait venu pour les invités de profiter pleinement de la soirée et surtout de la piste de danse. Elle passa devant la petite famille, sans vraiment faire attention et sourit même à ses parents non loin d'elle. Narcissa avait vu cet échange et c'est en regardant Bill et Fleur Weasley qu'elle saisit le bras de leur fille.

« Une seconde jeune fille » fit-elle sur un ton autoritaire en reportant son regard sur elle.

« Mme Male… Hopper (1)» se reprit Victoire très surprise.

Narcissa lui jeta un regard noir à glacer le sang de n'importe qui ! Elle faisait toujours cet effet là aux autres lorsqu'elle s'adressait à quelqu'un. Son éducation rude et sans faille se reflétait dans chacun de ses gestes.

« Je vais devoir m'en aller, parce que ma petite fille est très fatiguée. Alors tiens, pour Luna » dit-elle en lui tendant un chèque.

« Oh merci ! Du fond du cœur, vous ne savez pas ce que ça représente pour nous » fit Victoire émue.

Narcissa lui servit un imperceptible sourire.

« Si crois moi, je sais » répondit-elle.

One thing is clear / une chose est claire

I wear a halo / je porte une auréole

I wear a halo when you look at me / je porte une auréole quand tu me regardes

But standing from here / mais en te tenant ici à ma place

You wouldn't say so / tu n'en dirais pas autant

You wouldn' say so if you were me / tu n'en dirais pas autant, si tu étais moi

And I, I just want to love you / et moi je veux juste t'aimer

Oh I, I just want to love you / oh, je veux juste t'aimer

« Elle sait comment s'y prendre pour chauffer une sale ta copine »

Thomas tourna la tête.

« Qu'est ce que tu veux Amélia ? » demanda-t-il.

« Qui moi ? Mais rien ! Je reconnais juste ses talents d'allumeuse » minauda-t-elle.

« Qu'est ce que tu insinues ? » demanda-t-il en la regardant droit dans les yeux.

La jeune fille lui sourit.

« Mon pauvre Thomas… ce que tu peux être naïf » se moqua-t-elle.

Elle regarda en direction de Max au bar et reporta son attention sur le brun qui la fixait.

« Regarde comme il l'observe… crois tu sincèrement que tu pourras t'immiscer encore longtemps entre ces deux là ? » demanda-t-elle sérieusement.

Contre toute attente, Thomas lui sourit. Il semblait tellement confiant et sûr de lui que ça l'énerva.

« Les choses sont très claires entre lui et moi. Détrompe toi, je sais parfaitement bien ce qu'elle ressent pour lui, je l'ai accepté. Mais je sais aussi ce qu'elle ressent pour moi et ça, c'est une chose que t'es incapable de comprendre ma pauvre Amélia » dit-il en pointant son index sur elle.

Elle sourit elle aussi.

« Peut être que les choses sont claires oui. Mais visiblement, elles ne le sont pas encore entre elle et lui si tu veux mon avis. J'ai essayé moi aussi, mais Maxime Malefoy n'a d'yeux que pour ta chérie et tu seras toujours dans son ombre mon grand, il faudrait vraiment que tu le comprennes » dit-elle.

« Je sais ce que t'essayes de faire et ça ne marchera pas. Cassandra n'est pas comme toi, c'est même tout le contraire. Tu es jalouse d'elle depuis longtemps Amélia, parce qu'elle possède tout ce que toi tu n'auras jamais. Des amis, un petit copain et surtout une famille qui l'aime »

Amélia posa une main sur le torse du jeune homme et prit un air désolé.

« Tu n'as rien compris Thomas… écoute correctement les paroles de cette chanson, même moi, j'ai compris » dit-elle avant de tourner les talons.

Quand il reporta son attention sur la scène, il s'aperçut que Cassandra les regardaient. Il planta son regard dans le sien, prêtant une oreille attentive à ce qu'elle disait réellement. C'est seulement là qu'il remarqua qu'elle avait un air coupable, comme si elle lui parlait ouvertement, comme si elle se libérait d'un poids. Il flancha une seconde, rien qu'une seule et fronça les sourcils. Quelque chose clochait, il le sentait au plus profond de lui.

I always said that I would make mistakes / j'ai toujours dis que je ferais des erreurs

I'm only human and that's my saving grace / je suis juste humaine et c'est ma grace providentielle

I'll fall as hard as I try / je suis tombée aussi fortement que j'ai essayé

So don't be blinded / ne sois pas aveugle

Luna regardait la jeune fille, avec un profond sentiment de reconnaissance. Elle qui portait toujours presque toutes les choses à bout de bras et seule se sentait tellement chanceuse en ce moment. Deux jeunes filles de dix sept ans seulement, avaient organisé cette soirée, rien que pour l'aider. Comment pourrait-elle les remercier ? Même si malgré cela, ça ne fonctionnait pas, même si après tout ça, le magenmagot décidait quand même de fermer son institution, elle leur serait éternellement reconnaissante pour tout ce qu'elles avaient réussi à accomplir aujourd'hui et ce depuis des semaines. Elle sentit deux bras encercler doucement sa taille et reconnu l'odeur de son mari entre mille.

Avec un soupir de bien être, elle recouvrit ses bras des siens et appuya sa tête tout contre lui.

« Elle est remarquable » dit Blaise à son oreille.

« Elles sont remarquables » corrigea-t-elle.

Il lui sourit.

« Et toi tu es la plus courageuse des femmes que j'ai eu à rencontrer, je me sens tellement chanceux de t'avoir épousé » continua-t-il.

« Est ce que votre seul but à tous ce soir, est de me faire pleurer ? » demanda-t-elle la voix chevrotante.

« Mais tu mérites tout cela mon ange. Plus que n'importe lequel d'entre nous. Tu t'es tellement battue pour ouvrir ce centre… »

« Ton mari a raison tu sais »

« Salut Neville, contente que tu te sois déplacé » dit-elle les yeux un peu vagues.

C'était une habitude qu'elle n'avait pas perdue, même après toutes ces années. Luna ne serait pas Luna, sans son air rêveur. Évidemment qu'elle était lucide, mais sa personnalité était comme ça et ça tout le monde le savait. Parce qu'au fond, se cachait une femme sensible, drôle, ambitieuse et courageuse derrière cet air un peu fou-fou.

« Je n'aurais manqué ça pour rien au monde »

« Merci Neville » dit-elle sincèrement.

Il la regarda sans vraiment comprendre le sens de cette phrase.

« Pour tout. D'avoir cru en moi dés le départ et de ne pas m'avoir lâchée » continua-t-elle.

« Jamais. Ça va marcher Luna, il ne peut en être autrement » dit-il très confiant.

Ils se sourirent.

See me as I really am / vois moi comme je suis vraiment

I have flaw and sometimes I even sin / j'ai des défauts et commet parfois des péchés

So pull me from that pedestal / alors pousse moi de ce piedestal

I don't belong there / je ne fais pas partie de ça

« Ces gosses m'étonneront toujours » disait Harry.

« Ils ont fait un sacré boulot » renchérit Ron.

« Comment est ce qu'ils ont réussi à organiser une fête digne d'un banquet du ministère, en si peu de temps ? » s'exclama Pansy ahurie.

« Ne sous-estime pas la ténacité des ces enfant chère associée, ne te rappelles tu pas de comment nous étions à leur âge ? » s'exclama Ginny rieuse.

« Avec tout ce que cette bande de gosses traverse, j'arrive à peine moi-même à me rendre compte de ce qu'ils sont capable de faire parfois » avoua Hermione sans détour.

« Que peuvent-ils bien traverser de si terrible ? Je veux dire, les chagrins d'amour c'est très douloureux ça je le sais mais… » s'exclama Pansy.

Mais Hermione la coupa gentiment. Pansy aussi, avait des vieux démons tels que le préjugés parfois, même si ça n'était pas méchant.

« C'est bien plus profond que ça crois moi, vous voyez Victoire là bas par exemple ? Elle a ramassé un coup sur la tête, juste parce qu'elle gardait ma fille quand elle a été enlevée. Deux mois plus tard, donc il n'y a pas si longtemps, ses crises d'épilepsies ont refait surface. Et pourtant, elle affronterait tout les torrents et les intempéries du monde, juste pour donner un morceau de pain à un sans abris » commença-t-elle.

« Et Maryline qui est là bas au bar, ne s'entend pas forcément avec tout le monde et pourtant elle est là et donne un gros coup de main, sans sourciller une seule fois. Elle tente de s'intégrer à leur bande parce qu'elle faisait partie des garces de cette école avant, un peu comme toi à l'époque » dit-elle les yeux rieurs.

« Hey ! » s'indigna Pansy choquée, sous les rires de ses amis.

« Elle a raison… t'étais une garce » confirma Drago, se ramassant une claque sur l'épaule.

« Moi au moins, je n'étais pas un lèche botte » répliqua-t-elle en relevant le nez.

Ron pouffa dans sa barbe.

« Quelque chose à ajouter Weasley ? » grogna Drago.

Ron fit semblant de rien. Mais tout le monde vit ses joues rougir, lorsque Drago entonna le temps de quelques secondes, l'air de Weasley est notre roi.

« Et là, on a Charlène… je peux dire qu'en ce moment, elle en bave sévère et je pense même que c'est elle qui charge le plus avec Cassy. En quelques semaines à peine, elle a faillit mourir deux fois, elle a apprit qu'elle était une sorcière et récemment, qu'elle avait été adoptée, pourtant, elle est là » continua Hermione pour couper cours aux chamailleries des deux zigotos.

Elle n'entra pas dans les détails, mais Hermione remarqua que malgré sa présence à cette soirée, le cœur n'y était pas. Qui pourrait lui en vouloir ?

« Et puis il y a Ted. Il est un peu maladroit mais je crois que sa bonne humeur, donne du baume au cœur de ce groupe il doit tenir ça de sa mère. Toujours est-il que l'état de son père est quelque chose de peu réjouissant avec lequel il doit pourtant vivre… de plus, sa relation avec Victoire était tellement fusionnelle, que moi-même je ne comprends pas pourquoi ils sont séparés. Quoi qu'il en soit, il est là, lui aussi » confia Hermione avec le sourire.

« En parlant de lui, où sont passé Remus et Dora ? » demanda Drago.

« C'est jour de pleine lune » grimaça Harry.

« Je vois… »

« Et puis il y a Cassy. Qui s'investit à fond sur scène, alors que ses relation familiale sont loin d'être au beau fixe, tant qu'on aura pas attrapé Raphael, elle et Charlène ne seront pas en sécurité et pour couronner le tout, elle danse au milieu d'un trio qui va finir en drame si ça continue » ne put-elle s'empêcher de pester.

« Un trio ? » s'étonna Ginny.

« Avec son petit copain et… notre fils qui comptabilise les conquêtes » soupira Drago loin d'être fier.

« On se demanderait bien de qui il tient » se moqua Harry l'air innocent.

« On s'en prend encore à mon meilleur ami Potter ? » fit une voix doucereuse.

« T'inquiète Zabini, t'y échappera pas » rétorqua celui-ci.

« On règlera ça sur un terrain de Quidditch les mecs » fit Ron.

Les femmes se regardèrent et pouffèrent à l'unisson.

« Les hommes ! » s'exclama Luna

« Je ferais l'arbitre si vous le voulez » s'incrusta Neville.

« Tu crois qu'on pourrait utiliser le terrain de Poudlard, comme au bon vieux temps ? » demanda Drago.

« Suffirait de le demander à Dumbledore » répondit Harry emballé lui aussi.

« Vendu ! Et si on passait les vacances scolaires ici ? » proposa Drago.

« Ça aussi, il faudrait demander au directeur » sourit Harry qui bien entendu trouvait l'idée géniale.

« Les enfants vont adorer » s'exclama Ginny.

« Moi je viendrais le week-end, je ne peux pas prendre deux semaines de congés » grimaça Luna.

« Le week-end, c'est déjà bien » sourit Hermione en lui prenant le bras.

« J'ai vraiment l'impression de revenir des années en arrière » soupira la blonde nostalgique alors qu'ils avaient tous reporté leur attention sur la scène.

Et c'était le sentiment qu'ils avaient tous ! Rien n'avait vraiment changé depuis toutes ces années. Sauf peut être qu'à leur dernier bal de noël, le poids de la guerre pesait sur leurs épaules et qu'ils s'accrochaient à ces moments de bonheur. C'était précisément à ce moment là, qu'Hermione et Drago avait débuté leur histoire compliquée, mais quelle histoire !

C'était aussi à la fin de cette année là que sa vie avait changé, parce que la fin de ses études sonnait la fin pour beaucoup de chose. La fin des études, de l'année, de la guerre évidemment, la fin de l'adolescence et la fin de son histoire avec Drago. Du moins c'était ce qu'elle ressentait à cette époque là, mais plus maintenant. Elle lâcha Luna et regarda son mari avec tendresse. Il s'aperçut qu'elle l'observait et lui aussi semblait plongé dans ses souvenirs et ses regrets. Pourtant quand ils se regardèrent, ils ne virent que l'amour qu'ils avaient l'un pour l'autre, en se disant que leurs erreurs les avaient fait grandir et les avaient portés, là où ils en étaient aujourd'hui. Tendrement ils s'embrassèrent, alors que Cassy entamait à nouveau le refrain de sa chanson, embrasant la salle complète.

One thing is clear / une chose est claire

I wear a halo / je porte une auréole

I wear a halo when you look at me / je porte une auréole quand tu me regardes

But standing from here / mais en te tenant ici à ma place

You wouldn't say so / tu n'en dirais pas autant

You wouldn' say so if you were me / tu n'en dirais pas autant, si tu étais moi

And I, I just want to love you / et moi je veux juste t'aimer

Oh I, I just want to love you / oh, je veux juste t'aimer

« Charlène je peux te parler une minute ? »

La jeune fille se retourna et son visage changea radicalement d'humeur.

« Qu'est ce que vous voulez ? » mordit-elle.

Sonia se pinça la lèvre.

« Ne nous juge pas ma sœur et moi Charlène. Je ne dis pas que nous avons bien agit, mais nous l'avons fait dans ton intérêt et celui de ta mère » dit-elle.

« Je n'ai rien à vous dire » se buta Charlène.

Sébastian restait en retrait, gardant un œil sur elle, mais il avait décidé de ne pas intervenir.

« Je sais, mais moi j'ai des choses à te dire, je te demande juste de m'écouter tu veux bien ? »

Charlène croisa les bras, lui signifiant que l'idée ne lui plaisait pas, mais qu'elle n'avait pas vraiment le choix.

« Je sais que tu dois nous détester Sybille et moi, et je le comprends. Mais j'étais jeune et naïve. Je ne me doutais pas un seul instant que toute cette histoire allait éclater au grand jour. Ma sœur ne me dit pas tout tu sais… je savais juste que notre sœur – ta mère – devait être protégée des traqueurs, à tout prix. Alors quand tu es venue au monde, je n'ai pensé qu'à votre sécurité, uniquement à ça. Tu dois me croire, je n'ai jamais voulut tout ça »

« Vous ne trouvez pas qu'il est un peu tard pour ça Sonia ? Non seulement vous avez brisé notre famille et je n'imagine pas combien votre sœur et donc ma mère, a du souffrir et vous en vouloir de lui avoir arraché son bébé… mais Sébastian m'a aussi parlé des conséquences qu'il y aurait pu avoir, si mes pouvoirs ne s'étaient pas déclenchés ! Avez-vous conscience de ce qui aurait pu arriver ? J'ai vingt ans bon sang ! J'étais sensée rentrer ici il y a neuf ans et apprendre la magie, comme tout les jeunes sorciers ! Mais au lieu de ça, toute la magie s'est accumulée en moi et aujourd'hui, elle jaillit pire qu'un geyser hors de moi ! Sur les semaines qui viennent de passer, j'ai faillit tuer des gens deux fois, tout ça parce que vous vouliez me protéger ? » s'égosilla-t-elle.

Sonia ne sut quoi répondre et resta planté là, à regarder sa nièce, ne sachant comment réagir.

« Je suis désolée » finit-elle par murmurer.

« De quoi ? »

« Pour tout »

« Vous voulez que je sorte le violon pour accompagner votre cinéma ? Gardez vos stupides excuses, je n'en veux pas » grinça-t-elle.

« Charlène… » finit par intervenir Sébastian, la sentant proche d'une crise.

La main du jeune homme caressant son dos nu, de bas en haut, suffit à la calmer suffisamment pour qu'elle ne perde pas le contrôle en plein milieu de la foule. Elle ferma les yeux et les rouvrit. Elle sentit poindre en elle au milieu de sa colère, une pointe de remord, celui de sa tante mis à part.

« Un jour peut être nous pardonneras tu, en attendant je me suis dit que tu aimerais avoir ceci » dit-elle en lui tendant une photo.

La jeune fille la prit et son cœur rata un battement. C'était une photo d'Eleanore. Sonia avait tourné les talons. Les larmes lui montèrent aux yeux.

« Tu veux qu'on sorte ? » proposa Sébastian.

Charlène secoua la tête.

« Je ne veux pas faire ça à Cassy »

« Tu ne va pas bien »

« Ça va aller, je t'assure » le rassura-t-elle en calmant ses tremblements.

« Tu veux que je la mette de côté jusqu'à ce qu'on rentre ? » proposa-t-il en parlant de la photo.

Elle la lui tendit.

« Merci »

« Charlène, ça alors ! » elle se figea, le regard braqué sur Sébastian qui fronça les sourcils.

Elle se retourna et se força à sourire.

« Hugo, quelle surprise, toi ici et avec ta fiancée » fit-elle faussement enjouée.

C'était une jeune fille noire de cheveux, plutôt petite et assez jolie. Il l'enlaça, ce qui la surprit quelque peu et elle répondit maladroitement à son étreinte.

« Oh oui ! Charlène, je te présente Lara, ma fiancée »

« J'ai beaucoup entendu parler de toi » sourit Lara.

« Enchantée » répondit Charlène peu ravie.

« Alors ? Comment tu te sens ? » demanda-t-il enjoué.

« Bien… » mentit-elle.

« Oh bonjour vous êtes un ami de Charlène ? »

« Salut, oui c'est ça, je suis… »

« Mon copain ! C'est mon copain » le coupa Charlène en prenant la main de Sébastian.

Elle sentit le regard de ce dernier peser sur elle, mais n'y prêta pas attention. Hugo sourit l'air content.

« Félicitations alors, je suis content qu'après ce qu'il s'est passé au ministère, tu aies pu trouver du réconfort auprès de quelqu'un » dit-il.

« Oui Sébastian est… » elle tourna la tête vers lui et il haussa un sourcil qui voulait dire 'débrouille toi maintenant'

« … parfait » termina-t-elle en gardant ce faux sourire plaqué sur son visage.

« Et ils ont attrapé ce dingue ? » demanda-t-il plus sérieusement.

Sébastian la sentit se raidir.

« Non, c'est d'ailleurs pour ça que je suis toujours ici » grommela-t-elle.

Elle ne savait pas si elle pouvait parler en toute confiance et de toute façon elle n'avait aucune envie de se confier sur ses origines sorcières et familiales, auprès de lui et en présence de sa fiancée.

« Bon et bien, je te souhaite que tout aille bien, j'ai été content de te voir. Sébastian, ravi de vous avoir rencontré »

« Le plaisir est partagé » répondit celui-ci de sa voix habituellement calme et posée.

Hugo et Lara s'éloignèrent. Sébastian retira vivement sa main de la sienne. Surprise, elle le regarda sans comprendre.

« Je ne veux plus jamais que tu fasses ça Charlène » dit-il.

Elle fronça les sourcils, parce qu'elle pouvait sentir sa colère vrombir quelque part derrière son mur de protection. Le traqueur ne laissait jamais rien filtrer, enfin… presque jamais rien.

« Qu'est ce que tu veux dire ? » demanda-t-elle.

« Tu sais parfaitement bien ce que je veux dire ! Ton petit cirque pour essayer de rendre ton ex petit copain jaloux et ça n'a même pas marché en plus ! »

« Quoi ? Mais… »

« Ne joue pas à ça avec moi d'accord ? C'est déjà assez difficile comme ça sans que… »

Sentant la colère monter en lui, il s'arrêta de parler et inspira.

« J'en ai assez, je rentre » dit-il en la plantant là.

« Sébastian ! »

Mais il ne l'écouta pas et elle se sentit vraiment idiote d'avoir agit comme une gamine. Elle n'hésita pas longtemps avant de s'élancer vers la sortie elle aussi.

Like to think that you know le / pourquoi penses tu que tu me connais

But in your eyes / Alors que dans tes yeux

I am something above me / je suis quelque chose de supérieur à toi

That's only in your mind / mais c'est seulement dans ta tête

Only in your mind / seulement dans ta tête

Dans le bar c'était l'effervescence. Le pauvre Ted qui avait hérité en grosse partie de la maladresse de sa maman, ne cessait de faire tomber les verres, les bouteilles et tout ce qui pouvait se casser derrière un bar.

« Dumbledore va devoir envoyer la facture à tes parents si tu continue à faire un tel carnage » fit une voix moqueuse.

Il se retourna, se retrouvant face à Maryline. C'était la première fois sur une semaine qu'elle lui adressait la parole. Il eu l'impression bizarre que rien ne s'était passé entre eux et qu'ils n'étaient que de simples amis de longue date.

« Moque-toi » répliqua-t-il avec un sourire en coin, en essuyant son comptoir.

Elle s'accouda au bar, l'air espiègle et leva un sourcil.

« Veux tu donc que je te remplace ? » proposa-t-elle.

« Tu ferais ça ? » demanda-t-il presque avec espoir.

Elle rit.

« Bien sûr, c'est dans les gènes de notre famille, tiens je te montre » dit-elle en retroussant ses manches.

Elle saisit deux bouteilles et avec une vitesse déconcertante, elle créa un cocktail d'une couleur bleutée, comme l'océan et lui tendit un verre.

« Tchin » dit-elle.

Ils trinquèrent et Ted trouva le goût absolument délicieux.

« Mais c'est qu'en plus c'est bon ! » s'exclama-t-il vraiment très surpris.

« J'ai finis la caisse et j'ai plus rien à faire alors laisse moi les aider. Et puis, ce pauvre bar se portera bien mieux sans toi » rit-elle.

Il enleva son tablier qu'il lui passa autour du cou. Et reprit un verre.

« Au fait, on tchin à quoi exactement ? » demanda-t-il avant de boire.

Elle le regarda de manière énigmatique. Puis elle tourna les yeux vers la salle, il suivit son regard. Elle était là, dans sa robe couleur pêche, son chignon toujours parfaitement en place malgré le fait qu'elle courait d'un bout à l'autre de la salle depuis le début de la soirée. Elle souriait. Victoire Weasley était dans son élément. Sa soirée marchait du feu de dieu, elle était sollicitée par tout le monde et surtout, elle vidait régulièrement son panier rempli d'argent. Il sourit à la pensée qu'elle serait capable de se reconvertir en agent pour chanteurs et musiciens afin de lancer la carrière de son amie qui il fallait l'avouer, avait beaucoup de talent.

Puis Maryline le regarda et leva son verre.

« A la réconciliation » dit-elle avant de boire une gorgée.

Il s'approcha d'elle et lui embrassa affectueusement la joue.

« Tu es une personne exceptionnelle Mary', ne laisse jamais personne te persuader du contraire » dit-il.

Elle lui sourit en regrettant que toutes ses relations ne se soient pas terminées de cette manière. Ted scruta à nouveau la salle et la repéra. Elle discutait avec Hermione, Drago et tout le groupe qui la félicitaient sûrement pour la soirée. Son cœur se mit à cogner. Victoire, belle, drôle, colérique, Vélane… l'amour de sa vie. Il vida son verre d'une traite et le déposa sans ménagement sur le comptoir, sous le regard ahuri et rieur de Maryline.

Il sortit du bar d'un pas décidé.

I wear a / je porte une

Il approcha, n'écoutant que les bruits de son cœur, même la musique n'avait plus aucune importance. Plus rien de ce qui l'entourait ne comptait, ni Harry, Ginny, et tout les autres qui le voyaient arriver lui et son air déterminé vers eux, ni le sourire de Max qui n'étant pas loin, le regardait approcher également, non plus rien sauf elle et sa chevelure de feu.

I wear a / je porte une

Il arriva à sa hauteur, l'agrippa par le bras et la retourna face à lui.

« Teddy ? » s'exclama-t-elle surprise par tant de fougue.

I wear a halo / je porte une auréole

Et il l'embrassa.

One thing is clear / une chose est claire

I wear a halo / je porte une auréole

I wear a halo when you look at me / je porte une auréole quand tu me regardes

But standing from here / mais en te tenant ici à ma place

You wouldn't say so / tu n'en dirais pas autant

You wouldn' say so if you were me / tu n'en dirais pas autant, si tu étais moi

And I, I just want to love you / et moi je veux juste t'aimer

Oh I, I just want to love you / oh, je veux juste t'aimer

Victoire en laissa tomber son panier et tout l'argent qu'il contenait, pour nouer ses bras autour de son cou. Autour d'eux, tout le monde se mit à les applaudir et les huer.

La jeune fille avait le cœur qui battait à mille à l'heure. Même lorsqu'ils étaient ensemble, il ne l'avait jamais, jamais embrassée comme ça ! Tous purent voir les cheveux de Ted passer du noir au châtain clair, sa couleur naturelle. Ses yeux avaient sans doute suivis le même chemin, mais pour l'heure ils étaient fermés, savourant ce baiser comme si c'était son dernier souffle.

Sur scène, Cassy qui avait assisté à toute la scène, sentit son cœur se gonfler de joie et elle sourit à s'en décrocher la mâchoire ! Elle mit encore plus d'énergie pour la dernière partie de sa chanson et irait partager la joie de sa meilleure amie dés qu'elle aurait terminé.

Quand enfin ils se séparèrent, Victoire eu le plaisir de voir deux yeux bleus remplis d'amour la regarder de très, très prêt. Elle avait les joues rougies de plaisir.

« Je t'aime Vic' » dit-il.

« Ne me laisse plus jamais partir Teddy… » haleta-t-elle.

« Plus jamais » souffla-t-il avant de l'embrasser à nouveau.

Bill Weasley appréciait moyennement, mais Fleur essuya une larme d'émotion au coin de son œil.

Un raclement de gorge les firent sursauter tout les deux et c'est à ce moment là qu'ils se rendirent compte que tout le monde les regardaient en les acclamant. La rouquine piqua un phare en se souvenant que ses parents étaient présents eux aussi et qu'au final, tout le monde avait assisté à la scène. Elle était toujours dans ses bras, quand elle vit la source de ce raclement de gorge.

Un homme à l'allure gracieuse et avec une imposante carrure se tenait droit comme un i, un petit sourire aimable peint sur son visage.

« Mademoiselle Weasley ? »

Elle se détacha de Ted, mais lui prit la main l'emmenant à sa suite.

« Bonsoir je suis Marius Traphius, membre du magenmagot » dit-il en tendant la main.

Ted fit discrètement signe à Luna d'approcher, ce fut le groupe entier d'adultes qui se déplaça, ne passant évidemment pas inaperçus.

« Bonsoir » fit Victoire un peu impressionnée.

« Je voulais personnellement vous féliciter pour cette soirée. Le dévouement dont vous faites preuve pour votre amie et cette association est touchant, vous avez grâce à cette jeune fille et ses amis, gagné une bataille Mme Zabini. Venez me voir dans deux semaines, juste après les vacances scolaires, nous allons négocier et trouver un terrain d'entente… » dit-il à l'adresse de Luna.

« Vous rigolez ? » ne put s'empêcher de demander la rousse qui n'en croyait pas ses oreilles.

« Absolument pas mademoiselle et si je puis me permettre, ne perdez jamais cette pétillance qui vous caractérise, j'ai rarement vu une amitié aussi grande que celle qui vous lie tous. Nous avions oublié ce qu'était aider son prochain et faire preuve de compassion, je vais me charger de le rappeler à mes collègues Madame, vous pouvez compter sur mon soutien » termina-t-il.

« Merci, du fond du cœur Mr Traphius et appelez moi Luna » sourit la blonde très émue.

« D'accord Luna. Alors appelez-moi Marius. On se voit dans deux semaines ? »

« On se voit dans deux semaines ! » confirma-t-elle.

Marius hocha la tête et s'éloigna parmi les invités. Une explosion de joie submergea le groupe où tout le monde enlaçaient, s'embrassaient et se félicitaient. Et la soirée ne faisait que commencer !

Just want to love you / je veux juste t'aimer

« Sébastian, attend ! » cria Charlène au milieu du couloir.

Elle courait derrière lui, qui pourtant marchait. D'un pas vif et rapide, mais courir avec des talons n'avait jamais été quelque chose de confortable. Elle se défit de ses chaussures comme elle put et finit par le rattraper, les pieds nus. Elle lui saisit le bras, le forçant à s'arrêter.

« Tu devrais retourner t'amuser » dit-il.

« J'ai besoin de toi là bas » dit-elle.

« Tu t'en sortiras très bien sans moi, tu y arriveras »

« Et si je fais une crise ? »

« Alors je ne te sers qu'à ça ? À jouer les baby-sitters quand tu dérapes ? » pesta-t-il en colère.

Ce qui la choqua.

« Bien sûr que non voyons ! » répondit-elle.

À nouveau elle sentit une vague de colère émanant de lui. Il ferma les yeux, tentant de refouler au mieux ses émotions, mais c'était trop tard, elle avait ressenti la jalousie qui l'habitait.

« J'ai besoin d'être seul, tu me fais perdre tout mes moyens et je déteste perdre le contrôle » ragea-t-il.

« Attends… je suis désolée. C'était stupide, j'ai agit comme une enfant, je regrette » dit-elle doucement.

Il soupira.

« Ça ne fait rien, retourne avec les autres maintenant » insista-t-il.

Elle se laissa bien trop toucher par la colère du jeune homme qui tenta de prendre le dessus sur ses propres émotions et elle s'énerva.

« Mais pourquoi est ce que tu tiens tant à m'éloigner de toi ? »

« Parce que je suis amoureux de toi ! Voila ! » explosa-t-il en se retournant.

Ce qui la surprit et sous le coup de la surprise, elle ne répondit pas bien trop choquée. Une foule de sentiments tourbillonnait dans son cœur. Les siens cette fois ci. Ça allait du soulagement, à l'inquiétude.

« Et je n'ai pas le droit à ça ! C'est pour ça que tu me fais perdre le contrôle Charlène, parce que ce que je ressens pour toi, altère ma capacité à cacher mes sentiments quand je me fâche. Tu ne sais pas ce que c'est de vivre avec ce poids sur la conscience en permanence… de savoir que quoi que je puisse faire, je ne pourrais jamais te tenir dans mes bras, t'embrasser, te faire l'amour et m'éveiller au petit matin en trépignant d'impatience pour recommencer le lendemain… »

Cet aveu lui fit l'effet d'un coup de poignard dans le cœur. Elle n'avait jamais vraiment réfléchit à la question. Maintenant qu'il lui avait fait voir la vérité en face, elle sentit ses yeux la piquer.

Elle s'approcha doucement de lui, ne quittant pas ses yeux noisette du regard. Sur quelques semaines il s'en était passé des choses. Mais jamais elle n'aurait pu prédire ce qu'elle vivait là.

« Il y a sûrement un moyen… » tenta-t-elle.

Il ne répondit pas, la laissant se hisser à sa hauteur. Il allait presque la laisser l'embrasser, mais l'arrêta au dernier moment en saisissant ses poignets doucement.

« Non, il n'y en a aucun ! Si je me laisse aller, il t'arrivera malheur. Géraldine en est morte, tu n'y échapperas pas non plus. Il va falloir que tu l'acceptes et le plus tôt sera le mieux » termina-t-il en la lâchant brusquement.

Il tourna les talons, la laissant au milieu du couloir, désemparée.

Ha ha ha, ha ha halo…

Ha ha ha ha ha halo…

Et c'est une foule en délire qui acclama Cassandra à la fin de sa chanson. Le sourire aux lèvres, les étoiles dans les yeux et les papillons dans le ventre, elle salua le public plusieurs fois d'affilée.

« Merci » cria-t-elle dans le micro.

Elle descendit de scène sous les applaudissements et rejoignit ses amis qui l'attendaient devant la scène.

« C'était magique ! » s'exclama Victoire ne lâchant pas la main de Teddy.

Cassy lui sourit d'un air entendu.

« J'ai vu ça » dit-elle en regardant leurs mains.

Victoire rougit. Le groupe entama une autre chanson, marquant le début du bal. Les gens s'amassaient déjà sur la piste de danse.

« Bravo petite fille » fit une voix à son oreille.

Elle se retourna et enlaça son petit copain pour l'embrasser. Mais elle ce qu'elle ressentit ne lui plu pas. Son baiser n'était pas comme d'habitude. Elle fronça les sourcils en le regardant.

« Je peux te voir une minute ? » demanda-t-il.

Elle s'excusa auprès de ses amis et suivit Thomas dehors.

Il faisait encore froid en cette mi mars, les soirées étaient encore très fraîches et elle n'avait pas pensé à emporter de quoi se couvrir, alors elle frissonna. Ils marchèrent un peu dans le parc, en silence.

« C'était une magnifique prestation, bravo » la félicita-t-il.

« Merci… » dit-elle encore rougissante de plaisir et grisée par l'euphorie d'après scène.

« Tu voulais me dire quelque chose ? » demanda-t-elle finalement.

Il s'arrêta et la regarda dans les yeux.

« Oui, juste que je t'aime » dit-il avant de l'embrasser avec un peu plus d'entrain.

Elle le regarda sans comprendre.

« Qu'est ce qu'il y a Tomy', tu es sûr que tout vas bien ? »

Thomas rit l'air gêné.

« C'est rien, c'est Amélia »

« Je vous ai vu discuter tout à l'heure »

« Oublie ça. Je n'aurais pas dû l'écouter » dit-il en l'enlaçant.

Mais elle ne comptait pas laisser tomber.

« Qu'est ce qu'elle t'a dit ? »

« Cassy… ça n'a pas d'importance »

« Ça en a, puisque visiblement tu l'as crue pendant un moment » insista-t-elle.

Il soupira.

« Elle a sous-entendu qu'il y avait eu quelque chose entre toi et Malefoy et que les paroles de cette chanson, était un aveu indirect » expliqua-t-il.

Elle se figea. Sur scène, elle avait occulté tout sentiment négatif. Mais là, tout lui revenait en pleine figure. La culpabilité, la honte, la tristesse… il le remarqua, son visage avait changé d'aspect et l'inquiétude le saisi.

« C'est faux n'est ce pas ? »

« Thomas… » hésita-t-elle.

Ce qu'elle s'apprêtait à dire, elle le savait, changerait les choses pour toujours entre eux. Mais elle ne pouvait décemment plus garder ça pour elle. Ça lui rongeait le cœur.

Elle baissa la tête et quand elle la releva, ses yeux étaient remplis de douleur et de larmes.

« Je… j'ai couché avec Max » murmura-t-elle dans un aveu douloureux, mais tellement libérateur.

Le regard dont il la gratifia était pire que toutes les gifles qu'elle avait pu recevoir au cours de sa vie. Ne supportant pas ce silence, elle leva la main pour prendre son bras en avançant.

« Dit quelque chose »

« Ne me touche pas ! » pesta-t-il avec tellement de dégoût, qu'elle fut pétrifiée.

« Thomas… s'il te plaît écoute moi. Ça ne voulait rien dire, c'était une erreur… je me sens tellement mal, je t'aime… je suis désolée si tu savais à quel point je regrette » pleura-t-elle.

« Et tu continues de mentir en plus » cracha-t-il.

« On peut en discuter » sanglota-t-elle.

« Il n'y a rien à dire de plus Cassy. J'étais prêt à tout pour toi ! Je croyais vraiment à notre histoire, je croyais qu'après tout le mal que cette ordure t'as fait, tu ne serais pas assez bête pour tomber dans ses bras ! Je me suis trompé. Tu ne m'aime pas »

« Quoi ? bien sûr que je t'aime Thomas, tu ne dois pas en douter » dit-elle les yeux écarquillés.

« C'est donc pour ça que tu me donnais autant de sexe ? Pour te faire pardonner ? Et qu'est ce que ça te faisais hein ? Tu imaginais la tête de cet enfoiré quand je te faisais prendre ton pied, c'est ça ? » fit-il la colère le faisant trembler.

« Arrête ! C'est faux ! Je m'en veux, terriblement… si tu savais à quel point » pleurnicha-t-elle.

« C'est trop tard »

Il avait mal et désirait lui rendre la monnaie de sa pièce, elle n'allait pas être déçue…

« Thomas… je t'aime. Je n'avais pas prévu ça, c'est arrivé et je regrette chaque minute qui passe depuis ce jour là, de t'avoir trompé » pleura-t-elle désespérée.

« Oui et bien il fallait y réfléchir avant de t'envoyer en l'air avec lui » pesta-t-il.

« Qu'est ce que ça veut dire ? » demanda-t-elle en sentant son cœur battre la chamade.

Il approcha sa tête de la sienne, les yeux remplis de douleur et le visage déformé par la colère.

« Ça veut dire petite fille, que toi et moi c'est terminé. Ne me parle plus, ne me regarde plus et si je pouvais me lancer un sort pour oublier jusqu'à ton existence je le ferais ! Je ne veux plus jamais que tu t'approche de moi t'entends ? Plus jamais ! » cria-t-il la faisant sursauter.

Il retourna au château et Cassandra s'effondra sur l'herbe humide, en larmes. Elle avait tellement mal au cœur et tout était sa faute. Parce qu'on se rend compte de l'importance qu'à une personne à nos yeux, que lorsqu'on la perd…

OoO

« Où sont passé les enfants ? » demanda Ginny en scrutant la foule.

« Ils sont là bas regarde, allé venez danser ! »

Après s'être bien assuré que leurs bambins étaient bien tous dans la salle en train de se gaver de petits fours au buffet, ils se laissèrent tous contaminer par l'entrain et la bonne humeur d'Hermione et la suivirent sur la piste de danse. Retombant en adolescence, la bande d'amis se lâcha complètement, prenant presque toute la place. Plusieurs générations se mélangeaient sur la piste.

On pouvait voir Harry, faire danser sa nièce. Ginny et Ron se tenant par les épaules avec les jumeaux Weasley eux aussi présents, monopolisant une grande partie de la place. Hermione tournoyer au bras de Blaise, Pansy et Drago se déhancher comme des fous et Luna et Neville qui tentaient de suivre le mouvement comme ils le pouvaient. Car il fallait bien se l'avouer, entre les Weasley qui faisaient n'importe quoi, Harry qui dansait toujours aussi bien qu'un gnome de jardin et eux qui imitaient leurs amis, il y avait de quoi se payer une tranche de rire. Seuls Drago et Pansy semblaient sortir du lot, en exécutant quelque pas plus ou moins réguliers.

Ted et Max ne dansaient pas, préférant trinquer.

« Ça y'est ! Ça y'est ! »

Ted sautait partout. Victoire était partie s'amuser sur la piste de danse et lui se rinçait le gosier près de son ami, accoudés au bar. Il ne cessait de sourire, de plaisanter il était heureux et ça se voyait… Max sourit.

« Okay, okay Ted… mais si tu m'embrasse, je t'en colle une ! » se moqua Max.

Trop heureux pour s'en formaliser, le jeune Lupin ne répondit même pas à la pique, préférant regarder sa petite copine, qui d'ailleurs accourait vers eux, mourant de soif et elle n'était pas la seule d'ailleurs, parce que les époux Malefoy et Pansy la suivirent de peu. Elle enlaça Ted qui avait reprit sa couleur de cheveux noir et ses yeux noisette, elle fronça les sourcils.

« Fais moi plaisir, je te préfère au naturel » dit-elle.

Il lui sourit et sans rien dire, reprit sa vraie apparence elle lui sourit en retour et ils s'embrassèrent à nouveau. Les adultes n'étant pas loin, observaient la scène d'un œil attendri. Max poussa un soupir fictif bien sûr, à vous fendre l'âme.

« Même pas vous auriez pitié de moi » geignit-t-il.

« Quoi tu veux un bisou toi aussi ? »

Elle s'approcha, lui planta un baiser sur la joue et ébouriffa ses cheveux. Il rit et ne vit pas venir la suite. Victoire fut violemment bousculée, heureusement rattrapée par Ted et Max reçu un magistral coup de poing dans la figure. Si violent, qu'il tomba sur le sol.

« Max ! »

« Hey ! » s'exclamèrent les Malefoy d'un même concert.

Hermione se précipita sur son fils, qui reprenait ses esprits. Et Drago avait presque empoigné son agresseur.

« J'espère que t'es content, elle est toute à toi maintenant » cracha Thomas avant de tourner les talons.

Trop sonné et surpris pour lever le petit doigt, Max le regarda partir, avec un beau cocard à l'œil droit.

« Ça va mec ? » demanda Ted en l'aidant à se relever.

« Tu peux m'expliquer pourquoi il est si en colère après toi ? » demanda Hermione exaspérée.

Mais Drago lui, semblait comprendre. Max ne répondit pas, il cherchait quelqu'un.

« Cassy… » murmura-t-il.

Il se dirigea vers la sortie en se dégageant, suivit par Ted et tous les autres. Ils la cherchèrent pendant plus d'une heure, sans résultat.

C'est en revenant à la grand salle qu'ils la virent – Max en tête – devant les portes d'entrées ouvertes, elle rentrait justement. Elle grelotait de froid et elle pleurait encore. Le cœur du blond se serra et personne n'osa bouger ou dire quoi que ce soit, ils avaient compris.

Max approcha doucement de la jeune fille, qui le regardait venir sans sourciller, des larmes silencieuses roulant sur ses joues. Son mascara avait coulé, ses cheveux étaient en bataille et elle avait les bras rouges de froid. Et pourtant, elle gardait le regard braqué sur lui, avec une moue de rage contenue. Quand il s'arrêta à sa hauteur, Max ne sut quoi lui dire dans un premier temps.

« Cassy je… »

Elle le coupa d'une gifle. Sans un mot, pas un cri, pas un soupir. Juste un regard féroce et mouillé. Elle l'avait frappé sur son œil bleui, il grimaça en se tenant la joue. Elle prit son élan pour une deuxième, mais il stoppa son bras en saisissant son poignet. Et elle craqua. Ses lèvres tremblèrent, ses yeux se rétrécirent. Toujours sans rien dire, il l'attira à lui pour la réconforter. Tout ça c'était sa faute, il n'aurait jamais dû céder, jamais. Elle se laissa aller et pleura sur son épaule, elle était malheureuse et se sentait tellement seule…

Soudain, un cri d'effroi retentit dans le château, faisant relever la tête de tout le monde ! Instinctivement, ils s'élancèrent vers les escaliers. C'était une fille, elle avait peur, quelque chose n'allait pas. La source du bruit se trouvait dans la tour de divination.

« Qu'est ce qu'il se passe ? » s'exclama Sébastian à bout de souffle.

Il avait décidé de marcher dans le château pour se calmer, et avait entendu lui aussi crier.

« Ça vient de la tour de divination » répondit Hermione.

Le petit groupe monta les marches de l'escalier quatre à quatre et se figèrent en entrant dans la salle de classe. Charlène se tenait au milieu de la pièce, à genoux près d'un corps inanimé et elle pleurait à chaudes larmes, se balançant d'avant en arrière.

« Oh non… » murmura Sébastian qui redoutait le pire.

Il n'aurait jamais dû la laisser seule.

« Lénie' ? » fit-il très doucement.

Les autres, restèrent sur le pas de la porte le temps qu'il la calme, leur évitant ainsi plus de drames. Charlène releva la tête.

« C'est pas moi » sanglota-t-elle tout de suite en le regardant.

« Qu'est ce qui s'est passé ? » demanda-t-il.

Sentant qu'il n'y avait aucun danger, les autres entrèrent.

« Tante Sonia ! » Cassandra se précipita sur l'autre corps près de la porte.

Elle prit son pouls et vit son thorax se soulever.

« Elle respire ! » s'exclama-t-elle soulagée.

Mais elle se figea. Elle ne savait pas ce qu'il s'était passé, mais la blouse de la jeune femme était légèrement relevée et Cassy mit une main sur sa bouche.

« Oh tante Sonia, non… Hermione ! » appela Cassy.

L'intéressée s'agenouilla auprès de Sonia et regarda son ventre. Elle lança un patronus vers la grande salle, afin que Blaise monte d'urgence à la tour de divination avec les autres. Sonia était enceinte, de quatre mois au moins.

« Après notre dispute, j'ai… j'ai voulut venir voir Sonia pour m'excuser… J'ai été méchante avec elle tout à l'heure… je l'ai cherchée dans la grande salle, mais elle était déjà plus là… alors je suis montée ici pour lui parler… mais quand je suis arrivée… la porte était déjà ouverte et j'ai vu qu'elle allait bien, mais… je n'ai rien fait, je jure que ce n'est pas moi… » pleura Charlène.

« Chut… ça va aller, ça va aller… » Sébastian décida de l'éloigner du corps près duquel elle était agenouillée.

Drago s'approcha avec Hermione. Se plaçant de chaque côté du corps, il prit le pouls, mais il n'y en avait plus. Drago regarda Hermione, l'air grave. Il secoua la tête. Hermione lui ferma les yeux et Cassandra laissa échapper un sanglot déchirant.

« Nooon » Max dû la maintenir à terre et la serrer contre lui pour lui épargner plus de souffrance en allant la voir de plus prêt.

Parce que le cadavre qui gisait au milieu de la pièce, était bien celui de Sybille Trelawney.

À suivre…


(1) Quelle piètre auteure je fais ! Je ne sais plus du tout si j'avais déjà mentionné le nom de famille de Patrick, j'ai cherché, en remontant même jusqu'au premier tome 'Leave me a chance' mais rien trouvé donc dans le doute où ça m'aurait échappé je m'excuse si Hopper n'est pas le nom de famille lol

Tadaaaam lol alors ? des avis ? des questions ? des suspects à me soumettre ? lol

J'attends vos avis avec impatience, en espérant que ce chapitre vous ait plu, le chapitre 27 sera posté vendredi ! Pour en savoir un peu plus, rendez vous sur ma page facebook 'Cmwamisskika' ^^

A bientôt tout l'monde et merci de me suivre !

Bisou

Jess