Bonsoir !
Bon qu'on se le dise je suis en pleine période de révisions de la mort et je frise l'apoplexie MAIS je poste, applaudissez-moi : allez-y :)
Bref, je vous aime, RAR first et bonne lecture after !
(mon niveau d'anglais me perdra )
RAR
Margot : Tes compliments me vont droit au coeur mais sache qu'à ta reflexion sur mes "phrases extraordinairement bien tournées", ma beta te répond que -je cite- "ma grande, ça, c'est parce que t'as pas vu les premiers jets". Elle est cool quand même ma beta =D ( je déconne hein )
La patate masquée : Merci beaucoup pour tes compliments ! Le caractère de Drago est quelque chose sur lequel j'aime travailler en effet :) Pour ce qui est de ma beta, je crois qu'elle est un peu surmenée ces derniers temps mais tu trouveras sûrement son profil dans mes favoris :) Elle ne mord pas en général ( sauf moi bien sûr )
Arya : C'est un honneur d'avoir pu te faire connaître ces chansons si sublimes ! Florence a vraiment une voix de malade on est d'accord ? :) La scène du combat est une des premières que j'ai imaginé pour cette histoire donc je suis très heureuse qu'elle t'ait plus ! Bonne lecture ;)
Katie1612 : J'ai éclaté de rire comme une débile :p J'espère que la suite sera à la hauteur alors ! Merci pour ta review !
Alyson : L'humour de ma beta est carrément mythique qu'on se le dise ! Heureuse de compter une nouvelle lectrice de mes rangs ( ça fait très secte dit comme ça non ? ), bref bonne lecture et merci !
Bonne Lecture !
( merci à ma Amy d'avoir sauvé ce chapitre : je t'aime même si tu es rousse )
Chapitre 27
Breaking the Law - Emeli Sandé
Je refuse.
Ce ne sera plus mon combat.
La main de Drago tremblait en reposant la missive sur son bureau. Ses doigts se contractaient spasmodiquement, comme animés d'une volonté propre alors que ses tendons semblaient jouer sous sa peau diaphane.
Je refuse.
Ce ne sera plus mon combat.
Ces mots accaparaient son esprit, l'empêchant de se concentrer et d'appréhender l'idée de son départ dans sa globalité. Le besoin de frapper quelque chose ou quelqu'un se faisait pressant. Il savait cependant que détruire le QG ne lui en ramènerait pas les membres.
Je n'en peux plus. Je me dois de combattre de la bonne façon, auprès de ceux que j'aime, auprès de ma famille et de mes amis. Ou du moins ce qu'il en reste. Si vos motivations sont louables, vos armes ne le sont pas. Je ne suis pas assez forte pour subir tout cela, je préfère m'en écarter.
Un mois qu'elle l'évitait, un mois qu'elle ne donnait aucune nouvelle, qu'elle refusait de lui parler et de répondre à ses hiboux. Et puis, cette lettre qui lui était parvenue le matin même.
- Alors c'est tout. Elle est... elle est juste partie ? questionna Blaise, sentant pertinemment qu'il valait mieux forcer le jeune Malefoy à parler plutôt que de le laisser ruminer.
Dans le cas contraire, il y avait de grandes chances qu'il finisse sa soirée à réparer les meubles détruits par son ami.
- Non, seulement pour les vacances de Noël. Avec Potter et sa bande sûrement, répondit Pansy.
- Elle doit revenir, déclara Drago.
- Oh ce n'est qu'une crise passagère Dray, lança Zabini. En même temps, je comprends qu'elle ait du mal à encaisser le choc : savoir qu'une part de moi habite son corps, ses rêves, ses f...
- Non. Elle doit revenir.
Son ton était sans appel. Comme une affirmation. Sans elle, ce n'était plus la même chose.
- Ce n'est que Granger voyons ! On peut toujours trouver quelqu'un pour la remplacer...
Mais Drago ne semblait pas de cet avis. Il secouait férocement la tête en entendant les ridicules propositions de Pansy. Ses poings se contractaient de plus en plus vite, de plus en plus violemment.
Oui, nos pouvoirs sont décuplés par le sortilège de l'Iunctura. Oui, nos forces sont combinées, nous offrant la possibilité de nous hisser si rapidement au rang de guerrier, alors que cela se révèle physiquement impossible en quelques semaines à peine. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Nous sommes devenus les sacrifiés de cette bataille, la ligne de front qui tombera la première au combat.
Ce qu'ils ne comprenaient pas, c'était que Granger, qu'Hermione ne les avait pas abandonné, eux ou Cobra. Non, elle l'avait abandonné, lui. Elle savait pertinemment à quel point sa présence était prépondérante, à quel point son absence se révélerait invivable.
Et puis... Il ne savait qualifier ce qu'il ressentait. Elle n'était ni son amie, ni son amante ni son ennemie. Elle était devenue son alter-ego dans cette folle guerre. Il savait des choses, tellement de choses qu'elle ignorait. À eux deux, ils se trouvaient être les clés de voûte de cette bataille.
Alors oui, je vous abandonne. Oui, je déserte en quelque sorte. Mais comprends que je ne peux pas et ne veux pas vivre de cette façon. Tu as volé mon âme. Tu as fait de moi un fantôme au service de ta magie. Je ne peux être ton pantin, je ne peux me battre de cette façon.
Elle ne pouvait partir. Elle ne savait rien de son implication au cœur de son combat, ni des raisons qui aurait du la pousser à participer à sa Vendetta.
- Pansy arrête, la coupa-t-il. Premièrement, je veux Granger et personne d'autre. Deuxièmement, elle a tué Rockwood sous mes ordres : elle est donc tatouée. Et troisièmement, elle a rêvé de toi.
- Oh...
- En effet : le sortilège est scellé, la date butoir des cent jours a été dépassée. Il n'y aura plus de retour en arrière maintenant.
Les visages de ses amis se fermèrent.
- Qu'est-ce que tu comptes faire ?
Drago froissa la lettre afin de la jeter dans la cheminée qui lui faisait face. Il ne lui restait plus qu'à abattre sa dernière carte. Il n'avait plus le choix.
- La récupérer. Par tous les moyens possibles.
Hermione promena son regard sur l'assemblée qui lui faisait face. McGonagall, Lupin, les Weasley au grand complet, Maugrey, Tonks, Shacklebolt, Harry et quelques autres sorciers et sorcières qu'elle ne connaissait pas, membre du premier cercle de l'Ordre.
Un dialogue animé avait lieu, à propos d'une vague histoire de rébellion chez les Géants, où Hagrid œuvrait activement. Au fond, elle réalisa n'en avoir que faire. Physiquement elle était là. Mais son esprit était resté dans la Salle sur Demande. Et son âme... Merlin savait où elle se trouvait.
Elle poussa un soupir bruyant qui, malheureusement pour elle, ne passa pas inaperçu. L'Ordre du Phoenix lui faisait face. Ron émergeait à peine d'un profond sommeil et l'expression du Survivant indiquait clairement que la patience commençait également à lui faire défaut.
L'élite des plus grands sorciers du siècle, occupée à bavasser de soucis annexes dont tout le monde se fichait éperdument. Ils étaient là, avachis sur leurs sièges, enterrés sous un amoncellement sans limite de "précautions", de « attention », de « nous ne devrions pas... ».
Elle avait envie de hurler, de leur hurler de se bouger, d'agir, de prendre leurs baguettes et de partir au combat. Mais ils demeuraient là, imperturbables. Où était la vigueur des troupes ? La férocité ? La témérité qu'elle avait pu apercevoir au cœur du complexe de Cobra ?
Pas ici en tout cas.
Alors arborant un masque des plus neutres, elle demanda :
- Où en est véritablement la guerre ?
Un silence tendu suivit sa question.
- Et bien, commença le professeur de Métamorphose en réunissant distraitement les quelques parchemins qui trainaient ça et là.
Tous les regards convergèrent vers elle.
- Et bien, reprit-elle. Coté Mangemort, les Vampires, les Loup-garou, les Goules, les Trolls et une partie des Géants des steppes ont rejoint leur camp. Sans parler des Gobelins qui se mettent progressivement à se rallier à leur cause. Les centaures demeurent neutres mais d'après Hagrid...
- Voldemort rassemble le plus d'alliés possible, résuma Lupin. Il sait pertinemment qu'Harry ne sera pas le seul à se mettre en travers de son chemin. Quelques meurtres ciblés tout au plus nous sont rapportés. Mais sûrement dans l'unique but de nous montrer qu'ils sont toujours là.
- Et comme vous le voyez à Poudlard, beaucoup de parents exigent que leurs enfants soient rapatriés chez eux, reprit McGonagall. Le monde magique sent que la bataille finale approche.
- Et l'Ordre ?
- Quelques demandes d'intégration mais nous y allons progressivement : faire entrer le loup dans la bergerie nous serait des plus fatal.
- Il y a aussi l'affaire Rockwood, coupa Shacklebolt. Une division dans les rangs ennemis joue en notre faveur.
Hermione sentit son cœur se serrer et s'empêcha de rire nerveusement.
- D'ailleurs d'après la Gazette, une effraction a eu lieu chez Yaxley avant-hier.
- Des morts ? bondit Harry.
- Non, mais savoir que l'autre camp n'est pas si soudé que ça commence à créer certaines divergences de positions chez les Mangemorts.
Cobra, sans aucun doute, pensa Hermione.
- Et en ce qui concerne les Horcruxes ?
Sa question tomba comme un cheveu sur la soupe.
- Il ne reste que Nagini le serpent. Et Lui bien sûr, déclara McGonagall.
Hermione retint un hoquet d'incompréhension.
- Que... Que Nagini ?! Mais que fait-on encore là alors !
- Miss Granger, vous vous doutez bien qu'il nous est impossible d'attaquer sans aucune...
- Nous ne sommes pas prêts voyons ! contra Maugrey.
- Nous nous préparons à cette guerre depuis plus de deux ans professeur !
- Ma chérie, nous ne pouvons décemment... commença Molly Weasley.
Hermione les regarda tous, les uns après les autres, alors que la colère s'accumulait en elle.
- Et qu'attendez-vous alors ?! Qu'Il découvre que ses Horcruxes ont été détruits pour qu'il puisse en créer d'autres ? Qu'Il tue assez d'innocents pour que les Moldus décident de se battre à votre place ? Ou que Voldemort lui-même vienne vous chercher pour se battre ?!
- Hermione, commença Arthur.
- Non ! Il n'y a pas d'« Hermione » qui tienne ! Vous préférez rester ici à discuter plutôt que de provoquer cette bataille et d'en finir une bonne fois pour toutes. Vous avez peur ! Peur ! Et vous nous conduisez à notre perte !
Elle quitta la salle de réunion en claquant violemment la porte derrière elle.
Hermione monta quatre à quatre les escaliers qui la séparaient de la chambre qu'elle partageait avec Ginny pour les vacances. Le bruit de la porte fit écho à celui de la salle de réunion. Elle se jeta sur son lit en étouffant un gémissement. Inutile, elle se révélait d'une inutilité incroyable. Incapable de faire bouger les choses. Elle voulait agir, ne supportant plus cette apathie croissante qui s'emparait peu à peu de l'Ordre.
Elle se sentait tellement fatiguée de devoir toujours argumenter, expliquer, se défendre, s'extirper tant bien que mal du statut d'enfant que tous s'évertuaient à lui attribuer. Elle était une adulte : la guerre l'avait fait grandir, la perte de ses parents l'avait ravagée de l'intérieur et le vœu de vengeance qu'elle s'était fait lui avait permis de se reconstruire.
Et à présent, elle se tenait là, seule dans cette grande maison branlante, tentant vainement de se plier à des règles qui ne lui convenaient plus. Drago lui avait montré autre chose, un autre mode de fonctionnement, un dynamisme, une prise de risques inconsidérés qui avait enflammé son corps et détruit tous les préceptes qu'elle avait admis comme étant siens.
Avec Cobra, il avait renversé toutes les conventions. Faire intervenir des armes moldues pour déstabiliser l'ennemi avait, jusque là, relevé du génie, alors qu'ils n'étaient qu'aux prémices de cette bataille.
Voldemort avait constitué une armée, organisée pour tuer et torturer sans remords. S'il était primordial qu'Harry s'oppose seul à Lui, cela sous-entendait qu'il faudrait également anéantir ses sbires, rôle que l'Ordre se devait de jouer. Mais ils se contentaient d'attendre que les choses se fassent d'elles-mêmes. Passifs, ils préféraient laisser à Harry l'entière responsabilité de cette guerre et se draper dans l'honneur pour ne pas avoir à se salir les mains.
C'était donc là que Cobra comptait intervenir, opérant une révolution au sein des rangs de la nouvelle génération dans le but de miner les résistances de l'autre camp pour mettre les deux partis sur un même pied d'égalité. S'ajoutait également le Iunctura...
Tiraillée entre deux mondes que tout opposait, elle ne savait plus que faire. Écouter sa raison qui lui criait de s'éloigner du mysticisme qui entourait Cobra et tout faire pour aider l'Ordre ? Ou écouter son cœur qui lui hurlait de rejoindre la Salle sur Demande et ses alliés pour se plonger corps et âme dans le vif du combat ?
La porte s'ouvrit, la tirant de ses réflexions.
- C'est nous, chuchota Harry.
- On peut rentrer ou tu vas nous faire subir la même chose qu'aux portes du Square ?
Elle pouffa en leur faisant signe d'approcher. Sans un mot, ils s'installèrent tous dans son lit, entremêlant leurs doigts dans sa chevelure. Bien loin de l'époque où ils pouvaient tenter ce genre d'acrobaties, les jambes de Ron pendouillaient dans le vide alors qu'Harry peinait pour ne pas s'écrouler au sol.
Pourtant, allongés, ensemble, ils se sentaient plus en sécurité que n'importe où ailleurs.
Hermione décida de rompre le silence la première.
- Je vous ai menti.
- On sait, rétorqua Harry.
- Comment ça vous...
- On a bien vu que tu trafiquais quelque chose avec Malefoy.
Elle les observa tour à tour, bouche bée.
- Alors pourquoi est-ce que...
- On te fait confiance Hermione. On savait que tu nous en parlerais le moment venu. Et puis tes parents sont morts et ...
Ron se raidit, effrayé d'avoir dit quelque chose qu'il ne fallait pas. Mais elle le rassura en posant sa main sur la sienne. Alors elle leur raconta.
Les mystérieuses allées et venues de Malefoy dans la Salle sur Demande, les filatures pour en apprendre davantage, l'attaque de Nott et sa bande, la convalescence de Malefoy, sa découverte de Cobra, les entrainements éprouvants, la première sortie sur le Chemin de Traverse.
Elle passa sous silence le sortilège de l'Iunctura, le projet fou des armes à feu et la mission Rockwood, bien consciente d'en avoir déjà beaucoup trop dit. Elle ferma les yeux, attendant leurs réactions.
- Ouais... c'est euh... inattendu, commença Ron.
- Et maintenant ?
La voix d'Harry était calme. Comme si tout cela ne l'étonnait guère. En même temps, il aurait été impensable que ces deux rejetés de la bataille qu'étaient Drago et Hermione ne trouvent pas le moyen de s'y ré-infiltrer.
- Je ... Je me suis en quelque sorte disputée avec eux.
- Est-ce nécessaire de préciser que ça ne m'étonne qu'à moitié ? répliqua sarcastiquement Ron. Trainer avec des Serpentards... Pouah ! Tu devrais sérieusement revoir l'ordre de tes priorités !
- Pas pour les raisons que tu crois. Néanmoins... Je pense qu'ils sont davantage dans le vrai que l'Ordre, risqua-t-elle.
- Je le crois aussi. Que comptes-tu faire maintenant ?
- Je ne sais pas Harry... Je ne sais pas.
J'attends vos avis avec impatience !
Conseils pour Review
1) Avis général sur le chapitre
2) Que pensez-vous de la réaction de Drago ?
3) Vous attendiez-vous à ça de la part d'Harry et de Ron ?
4) IMPORTANT : y a t il des points dans cobra qui demeurent obscurs ? Parce que j'ai le nez dedans donc parfois des choses qui me paraissent évidentes ne le sont peut-être pas ?
5) Faites-moi rêver : Vous faites quoi pour les vacances ? =D
Partiels J-16.
Je vais mourir.
Je vous aime.
Giselle Cobra Levy
