CHAPITRE 26 : La lettre

La villa était plongée dans un silence total.

Sortant de ma chambre en ouvrant la porte, je me retrouvais dans la pénombre. Je marchais pieds nus contre le sol en bois. Je descendais rapidement les escaliers pour me retrouver dans le séjour. Je le traversais, et allais à la cuisine. J'allumais la lumière à l'aide de l'interrupteur, illuminant les LED imprégnaient au plafond. Je me préparais rapidement le même cocktail que j'avais pris dans l'avion : le Don Julio Añejo.

Une fois les ingrédients rajoutés, j'éteignais, et repartais dans le séjour. J'ouvrais délicatement la baie-vitrée, et sortais dehors. La serviette et mon portable d'une main et le verre dans l'autre, je m'avançais lentement vers la piscine. L'air ambiant était agréable. Je posais les affaires au bord de la piscine. Réarrangeant mon maillot deux pièces blancs, je contemplais la magnifique vue à 360° de Los Angeles et Beverly Hills en face de moi. La ville illuminait dans le noir était somptueuse.

Mon regard se détournait vers la gauche. J'apercevais qu'une lumière était allumée à l'étage. C'était celle de la chambre où logeait Edward. J'entrais dans l'eau délicatement. M'accoudant contre le bord de dos, j'attrapais mon verre, et le déposais contre mes lèvres. Savourant le cocktail, je fermais mes yeux en repensant à cette journée passée.

J'avais réussi à rendre Edward un peu plus confiant. Même Jay avait été plus cool envers lui. Enfin, je me disais que c'était parce qu'il était content que l'album allait être clôturé, et que comme ça il n'aurait eu pas besoin de chercher quelqu'un à la dernière minute pour remplacer Edward...

J'avais fini d'enregistrer California King Bed. Bien sûr, nous avions pris des pauses, sur laquelle vers une heure nous avions mangé rapidement. Italien emporté pour moi de mon restaurant favori Giorgio Baldi. J'étais une très grande fan de leurs spaghettis. Même si j'aimais aussi leurs gnocchis. J'avais pris les deux. Je n'en prenais pas tout le temps, évidement. Mais je me faisais un petit plaisir solitaire par semaine. Il fallait tout de même que je surveille ma ligne, surtout pour la profession que je faisais...

Rouvrant mes paupières, je reposais le verre à sa place initiale. J'allais faire quelques longueurs, ma tête dans l'eau, pendant quelques minutes.

En revenant près de mon verre, mes yeux dénièrent se lever rapidement vers la baie-vitrée de la chambre d'Edward. Celle-ci était plongée dans le noir. Je peux enfin me libérer, pensais-je, en m'accrochant contre le bord.

Mes mains allèrent dénouer le nœud derrière ma nuque, ainsi que l'attache au dos. Je déposais le haut contre le rebord, et faisais de même avec mon bikini.

J'aimais faire ça. Me foutre à poil dans ma piscine, et savourer un bon cocktail avant d'aller dormir. Surtout en ayant Los Angeles et Beverly Hills en face de moi, et la piscine étant illuminée légèrement par les projecteurs intégrés aux quatre coins. J'adorais prendre un bain de minuit... mais sans quelqu'un à mes côtés c'était un peu ennuyant...

Mon BlackBerry se mettait à sonner. Je l'attrapais en m'étant sécher ma main rapidement.

− Hello, mon cœur, murmura la voix de Matt.

− Enfin tu m'appelles, souriais-je.

− Désolé, chérie, je viens à peine de rentrer à l'hôtel. Avec l'équipe on était de sortie, m'expliqua-t-il.

− J'espère que tu ne t'es pas trop fait brancher ? Sourcillais-je, le faisant rire.

− Ne t'inquiète pas, il n'y a que toi qui réussis à me faire de l'effet, m'avoua-t-il.

Mordillant ma lèvre, je m'accoudais contre le rebord.

− Matt, chantonnais-je, d'une voix sensuelle. Devine quoi, je suis toute nue dans la piscine...

− Huumm, intéressant, murmura-t-il, en prédisant qu'il avait un sourire contre sa bouche. On se fait un Skype, ce soir, ma belle ? Me demanda-t-il, alors que je remarquais que soudainement la lumière s'allumait à l'étage.

− Euh, oui, si tu veux, passais-je ma main contre ma nuque.

− Alors à tout de suite, bébé...

Je raccrochais, mon regard toujours vrillait à l'étage. Fronçant mes sourcils, je déposais mon portable par côté. Je finissais mon verre, et prenais la serviette. Je sortais rapidement, et m'enroulais à l'intérieur. La serviette s'arrêtait juste en dessous de mes fesses...

Attrapant le verre vide et mon BlackBerry, je me dirigeais vers la baie-vitrée. Je rentrais dans la villa, en ayant laissé mon maillot de toute façon le personnel allait nettoyer... Je refermais, et allais à la cuisine. Déposant le verre dans l'évier, je passais une main dans ma frange mouillée. Me retournant, je sursautais en voyant Edward appuyer contre le cadrant de l'ouverture de la salle.

− L'eau était bonne ? Me demanda-t-il, en sourcillant et en me regardant.

J'eus un sourire en coin, en m'avançant vers la sortie, passant devant lui. Il m'avait entendue...

− Bonne nuit, Edward, lui lançais-je, en ayant toujours mon sourire, et en relevant ma main.

Montant les marches des escaliers un par un lentement, j'entendais son rire résonner faiblement jusqu'à mes oreilles.

Le lendemain matin, je descendais les escaliers pour prendre mon café, comme à mon habitude. Je retrouvais Edward dans le salon, regardant la télévision de mon écran plasma, assis sur le canapé. Dès qu'il me vit, Edward me souriait. Je positionnais mes mains derrière lui, contre le dossier. Je plaquais mes lèvres contre sa joue droite rapidement.

− Bonjour, me souria-t-il.

− Salut, amusais-je à mon tour.

− Tu as bien dormi cette nuit ?

− Ouais ! M'exclamais-je, en partant vers la cuisine.

J'allais me préparer un café dans une grande tasse. Une fois prêt, je plaçais la tasse contre mes lèvres, et buvais deux gorgées doucement. Je sortais de la cuisine avec la tasse à la main, et passais par le halle de l'entrée. J'entendais un bruit. J'allais voir à la fenêtre. C'était le mec de la piscine qui arrivait en ayant ouvert le portail. Toujours à l'heure celui-là, pensais-je, en buvant une nouvelle gorgée. Je repensais à ce qu'il allait découvrir de ma petite "virée" au bord de la piscine en souriant.

Me décalant de la vitre, j'entendais la voix d'Edward me parler du salon.

− On devrait pas tarder à y aller, tu ne penses pas ?

Me retournant pour aller le rejoindre au salon, mon talon glissa involontairement sur quelque chose. Baisant mes yeux, je remarquais quelque chose de lisse par terre. Une enveloppe. Je me baissais pour l'attraper. Me relevant, je posais ma tasse contre la première commode qu'il y avait à côté de moi. Je contemplais l'enveloppe entre mes doigts. Robyn.

Mon cœur se resserra en reconnaissant cette écriture. Je n'arrivais pas à le croire. Comment avait-il pu faire pour venir jusqu'ici ? Et voulait-il me parler encore une nouvelle fois ? Je repensais à son appel d'hier.

Fronçant mes sourcils, je retournais l'enveloppe, et l'ouvrais. J'attrapais la feuille soigneusement pliée en deux à l'intérieur. Mes lèvres se pincèrent distinctement en lisant les quelques lignes qui se trouvaient sur le papier, en dessous de mes yeux.

Je m'excuse de m'être encore comporté avec toi comme ça. Je me répète mais je tiens vraiment à ce que cet incident ne soit plus quelque chose qui devient trop encombrant... entre nous.

Et tu le sais encore, mes sentiments sont toujours d'autant présents que la dernière fois que l'on s'était vue.

Tu es tout ce que je souhaite, tout ce que je désire, Robyn.

Tu me manques...

Pardonne-moi.

Les battements de mon cœur s'accéléraient au fur et à mesure que je lisais les lignes. Avait-il fait exprès de m'appeler avant pour me prévenir de quelque chose ?

Déposant ma main contre mes lèvres, mes larmes montèrent doucement aux bords de mes yeux. Ma gorge me nouait affreusement. Ma tête se déplaçait de droite à gauche en relisant plusieurs fois la lettre, ne voulant pas y croire une seule seconde.

− Rihanna ?

Sa voix suave me faisait sursauter. Je plaquais la lettre derrière moi, en me retournant, ravalant mes larmes.

− Ça va ?

J'attrapais ma tasse contre la commode.

− Oui, pourquoi ? Niais-je, en souriant. On va au studio ?

Me dirigeant vers la cuisine, en ayant remonter la lettre contre mon ventre, et Edward dos à moi, je pinçais mes lèvres en fermant mes yeux, essayant de trouver une solution pour ne pas lui montrer ma peur qu'il découvre que je revoyais Chris en cachette.

Le soir-même, je descendais en bas très tard. Il devait être une heure et demie. Edward avait regagné déjà sa chambre depuis une heure. J'étais descendue en bas parce que je n'arrivais pas à m'endormir. Je ne faisais que repenser à ce qui s'était passé ce matin. À ma découverte ; sa lettre. J'allais dans la cuisine chercher une bouteille de Vodka dans un placard avec un verre, et sortais sur la terrasse par la baie-vitrée. Déposant le tout contre le rebord de la piscine, j'entrais dans celle-ci. Un soupir sortait de mes lèvres. J'attrapais la bouteille derrière moi, et me versais un fond dans le verre. Je le portais à mes lèvres, en repensant à notre conversation de la dernière fois à l'hôtel. Ses mots me revenaient en pleine mémoire.

Je ferais n'importe quoi pour toi, Robyn. Fermant mes yeux, le liquide coulait délicatement dans ma gorge. Je serais toujours là pour toi, même si tu ne veux pas dans ta vie. Tu pourras toujours compter sur moi. Je hochais ma tête en fronçant mes sourcils. Non. Ce n'était pas vrai.

Je hochais de la tête encore, ne voulant pas le croire. Ma vision se brouilla à cause des larmes qui s'accumulaient aux bords de mes yeux. Puis, lentement, une larme roula le long de ma joue gauche. Tenant mon verre dans ma main droite, je le resserrais plus fortement. Je le portais ensuite à ma bouche, pour en boire le reste du contenu cul sec. Je me relevais vivement, et me reversais un autre fond à l'intérieur. Je le buvais cul sec, alors qu'un sanglot m'envahissait. J'essayais de me calmer ; impossible. La douleur était tellement plus forte que je ne l'imaginais. Reprenant un autre fond de verre, mes larmes coulaient abondamment contre mes joues. Je revoyais son écriture, sa lettre refaire surface derrière mes paupières.

Tu es tout ce que je souhaite, tout ce que je désire, Robyn.

− Tout ce que tu souhaites pour me refaire souffrir un nouvelle fois, hein ? Soufflais-je, avant de reposer le verre par côté.

Je pinçais mes lèvres.

− Elle ne veut plus qu'on se revoie, crachais-je. Elle l'a dit.

Je ne veux pas que t'aille en taule. Pas pour ruiner ta carrière encore... songeais-je, en m'accoudant, et retenant ma tête en déposant ma main contre mon front.

Je reprenais mon verre avec mon autre main valide, et me relevais pour me resservir. Je buvais une nouvelle gorgée en regardant le paysage en face de moi.

− Qu'est-ce qui se passe ? Lança une voix suave derrière moi.

Me retournant, je découvrais Edward devant moi. Il me fixait, en étant inquiet.

− Rien, murmurais-je, en me remettant à ma place, séchant mes larmes à l'aide du revers de ma main, même si elle était déjà mouillée à cause de l'eau de la piscine.

− Rih', dis-moi, désira Edward.

Je soupirais silencieusement en pinçant mes lèvres.

− Je ne veux pas parler de mes... problèmes avec toi, Edward, marmonnais-je, en relevant mes yeux vers la vue.

− Quoi que tu dis, quoi que tu aies fait, je ne te jugerais pas, tu le sais, l'entendais-je me dire, alors que je reprenais une gorgée de Vodka.

Mordillant ma lèvre, je l'écoutais se rapprocher. Je fronçais mes sourcils en me demandant ce qu'il était en train de faire. Edward enlevait délicatement son t-shirt. Il me laissait l'occasion de voir son torse finement sculpté. Il retira par la suite son pantalon, en laissant ses affaires contre le sol. Il se retrouvait en boxer dès à présent.

Edward venait me rejoindre à l'intérieur de la piscine. Ses prunelles s'encrèrent dans les miennes pendant quelques secondes.

− Dis-moi, répéta-t-il, en déposant sa main glacée contre la mienne, pour ensuite prendre mon verre, et le reposer sur le bord.

Pendant un instant, mes yeux fixaient mes jambes dans l'eau. Son doigt glacé se déposa contre mon menton, m'obligeant à le regarder.

Je soupirais.

− Par où commencer ? Marmonnais-je à moi-même.

J'avais tellement de choses à lui dire. Mais je voulais lui en épargner un maximum. Après tout... quel regard aurait-il sur moi après ce que je venais de faire ?

− Le début, m'incita-t-il.

Un second soupir sortait de mes lèvres, légèrement entrouvertes. De la culpabilité. Voilà ce qui se lira sur son visage.

Je me calais plus confortablement contre le rebord, en sourcillant.

− C'est complètement con ce que je vais te raconter, hochais-je ma tête.

− Pourquoi ? Me demanda-t-il, directement.

− Parce que tu vas te dire que je suis absolument... folle de faire ça, relevais-je mon regard vers la vue, mes larmes perlant le long de mes joues.

Edward attrapa délicatement ma main, comme s'il voulait essayer de me dissuader de ne rien dire.

− Rih', commença-t-il, en me regardant dans les yeux, alors que j'avais détourné mon regard vers lui, dès qu'il avait murmuré mon nom. Je te l'ai dit, je ne te jugerais pas. Et ça ne sera pas la pire chose que j'aurais entendu dans toute mon existence... Crois-moi...

Ma main glissa le long de la sienne, allant rejoindre l'autre, sous l'eau, logée contre ma cuisse. J'humidifiais mes lèvres, en fixant la ville illuminait de toute part, ne voulant pas lui dire dans les yeux.

Je commençais par lui raconter ce qui s'était passé à l'aéroport. Je lui avais ensuite dit que Chris et Tammy étaient venus chez Charlie, pour l'incident, expliquant mon retard que j'avais eu à la fête. S'en suivit du chantage de Tammy... J'avais pu voir dans son regard à ce moment-là, de l'incompréhension, mélangé à de la colère. Il m'avait demandé s'il n'y avait pas un moyen de saboter son "plan", mais j'avais rechigné en lui ayant répondu que si elle se rendait compte de quelque chose, ça serait la carrière de Chris ainsi que la mienne qui serait mise en danger, surtout notre réputation, même si elle avait déjà viré au cauchemar avant...

Quand j'en étais venue du fait que Chris savait qui j'avais été réellement sous cette fausse identité, j'avais perçu qu'Edward s'était endurci. Je ne lui avais pas révélé, qu'il m'avait dit que ses sentiments été toujours d'autant présent. Sinon, je savais que j'aurais eu droit à eu explication venant de sa part.

− Que disait cette lettre ? Sourcilla Edward.

Pendant cinq secondes, j'hésitais à lui dire le véritable contenu de la lettre. Si je le faisais, Edward se douterait alors que nous nous soyons revu en cachette.

− Il m'a dit qu'il avait réussi à calmer Tammy, mais qu'elle serait quand même toujours en plan d'attaque... mentais-je, en reprenant mon verre.

− Et c'est tout ? S'interrogea-t-il, lorsque que je buvais deux gorgées.

− Tu t'attendais à quoi ? Qu'il allait me dire que tout ça s'était de ma faute ? Balançais-je, en le regardant.

− Non, j'ai pas voulu dire ça... hésita-t-il.

− Quoi ?

Ses prunelles topazes me vrillèrent pendant un instant.

− Non. Je ne parlerais pas de ça avec toi, comprenais-je, automatiquement, hochant de la tête.

J'allais me relever en déposant mon verre, mais Edward me retenait par mon bras. Il voyait mes larmes s'attardant aux bords de mes yeux.

− Je sais que c'est douloureux... m'assura-t-il.

− Tu peux pas savoir ce que j'ai subi... le coupais-je, volontairement. Je...

Les mots me manquaient. Je n'arrivais plus à parler. Ma douleur reprenait le dessus sans en prendre le contrôle. Mes larmes perlaient le long de mes joues. J'apercevais ses sourcils se froncer à travers ma vision étant maintenant floue. Edward se rapprochait plus près de moi, et plantait ses yeux dans les miens. Sa paume se posa délicatement contre ma joue. Son souffle glacé caressa doucement mes lèvres. Sa tête s'avançait près de mon visage lentement.

Dans un mouvement de synchronisation, nos lèvres se touchèrent précipitamment. Sa main contre ma joue, s'attarda à glisser le long de ma nuque. Nos respirations s'entremêlèrent frénétiquement. Les paumes de mes mains se déposèrent contre son torse, le repoussant calmement. Mes yeux le fixèrent, quelque peu incrédule, par ce que nous venions de faire. Edward ne disait rien, étant un peu lui aussi submerger par cet élan inattendu.

J'enlevais mes mains de son torse, et me dégageais de lui en me relevant. Je sortais de l'eau, en m'enroulant dans la serviette, et rentrais dans la villa, sans un mot. Mais qu'est-ce qui m'étais arrivé, merde ?! Pourquoi j'avais fait ça ? Je savais que mes sentiments pour Edward ne s'était pas envolé comme ça depuis trois semaines, mais merde quoi ! Je lui avais raconté en partie ce qui m'arrivait, et me voilà maintenant en train de... retomber dans ses bras ?

M'écroulant sur mon lit, j'attrapais mon portable contre ce dernier. Je séchais mes larmes du revers de ma main, en constatant que je venais d'avoir un appel manqué. Matt. Je fronçais mes sourcils. Je croyais qu'il ne pouvait pas m'appeler ce soir ? Du moins, c'est ce qu'il m'avait dit hier sur Skype après notre conversation, assez... spéciale...

− On répond pas à mon appel miss Fenty ? Survenait une voix masculine.

Délaissant mon portable, mes yeux se relevaient. Je sursautais, surprise de le voir ici.

− Matt ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? Sourcillais-je. Je croyais que tu pouvais pas venir avant...

− J'ai pu négocier avec Joe jusqu'à dans la matinée, avant l'entraînement, m'expliqua-t-il, en s'avançant vers moi.

Je me relevais en m'accoudant sur le dos, en sentant plusieurs gouttelettes glisser le long de mon échine. Les mèches de ma frange trempées se collaient contre mon front.

− Tu es toute mouillée, constata Matt en se positionnant au-dessus de moi. J'espère que c'est le cas autre part...

Ses lèvres s'écrasèrent contre les miennes avec ardeur. Il m'arracha des mains mon BlackBerry en le laissant retomber contre le matelas du lit. Enroulant ma jambe dénudée contre sa hanche, il remonta sa main droite contre ma cuisse, la caressant sensuellement, se tenant contre son coude gauche, ne voulant pas m'écraser.

Matt descendait ses lèvres le long de mon cou, jusqu'à la naissance de ma poitrine. Il enlevait ma serviette, en remontant ses baisers contre ma clavicule droite. Par la suite, il passait ses mains le long de mon dos, en me relevant légèrement. Ses doigts atteignirent le nœud du haut de mon maillot bleu ciel à franges.

Étant un peu affaiblit par ses caresses, je reprenais conscience en plaquant mes mains contre son torse, le repoussant.

− Matt, arrête, lui suppliais-je, en tentant de le repousser.

Ses lèvres remontèrent contre le creux de mon cou, me laissant échappé un gémissement incontrôlé.

− Matthew, non, me retirais-je, plus fermement, en me détachant complètement de lui, retombant sur le lit.

− Quoi ? S'étonna-t-il, en fronçant ses sourcils.

− J'en ai pas envie... soufflais-je.

− Ne me dis pas que c'est à cause de l'autre là ! S'exclama-t-il.

Matt se relevait directement. Il passait une main contre ses cheveux rasés en marchant de quelques pas.

− De qui tu parles ? Fronçais-je mes sourcils à mon tour.

− T'étais carrément à poil avec lui dans la piscine !

− Et t'appelles ça être à poil ? Montrais-je du doigt mon maillot.

Son regard vert me vrillait.

− Je me pose des questions, tu vois, me lança-t-il, ne me quittant pas du regard.

Me relevant, je délaissais la serviette sur le lit.

− Il ne s'est rien passé entre lui et moi, lui assurais-je.

− Alors qu'est-ce qu'il fait là ? Insistait-il. Et d'où tu le connais ?

− Edward est seulement venu pour m'aider à terminer mon album en posant sur deux chansons, c'est tout ! Il n'y a rien d'autre !

Matt hochait de la tête, n'étant pas convaincu. Je perdais patience.

− Matt, je ne ressens rien pour lui ! Il n'est rien pour moi ! M'écriais-je. Nous n'avons jamais été ensemble !

C'était tout le contraire pourtant s'il savait... pensais-je.

− Putain, mais qu'est-ce qui me dit que c'est vrai ? Va savoir si lui ne dirait pas la même chose.

− Mais merde Matt ! Tu m'emmerdes ! Comment tu veux que je le dise ? En quelle langue ? En Bajan ? M'emportais-je, en étant prête à lui envoyer tout un tas de mots et de jurons en créole barbadien, qui était la langue courante en Barbade.

Je sentais que les larmes n'allaient pas tarder à arriver.

− Je n'ai pas confiance, c'est tout, me lâcha-t-il.

Il faisait demi-tour, et s'avançait vers la porte. Me précipitant vers lui, je le rattrapais en déposant ma main contre son bras.

− Matt, attends, murmurais-je.

− Et puisque je t'emmerde tant, je ne verrais pas pourquoi je resterais là, je me barre ! Cracha-t-il. Désolé d'avoir cassé votre moment !

D'un geste brusque, il se dégageait de ma prise. Sortant de la chambre, ma vision devenait floue.

− Matt ! M'écriais-je.

Il descendait rapidement les escaliers. Je n'arrivais plus à bouger. Je le fixais du sommet des escaliers quitter la pièce. Je l'appelais une nouvelle fois. Il me disait qu'il n'en avait rien à foutre.

La porte d'entrée se referma dans un claquement sourd.

− JE T'AIME PUTAIN ! Hurlais-je, en m'égosillant mes cordes vocales, en même temps qu'un sanglot m'envahissait.

Mes larmes ne s'arrêtèrent contre mes joues. Ma tête hochait toute seule, ne réalisant pas ce qui venait de se passer. Mes pieds reculaient en arrière, alors qu'un nouveau sanglot sortait de mes lèvres je le camouflais en déposant ma main par-dessus.

Je courais jusqu'à ma chambre, et m'emparais de mon portable. Je n'arrivais pas à voir l'écran tellement que mes yeux étaient remplis de larmes. Collant le portable à l'oreille, j'attendais, l'eau salée perlant abondamment sur mes joues.

Première tonalité. Deuxième tonalité. Troisième tonalité. Rien. Je rappelais une nouvelle fois. Ce n'était pas à cette voix que je m'attendais.

− Oui, Rih', Mel est sous la douche, entendais-je la voix de Jennifer.

N'arrivant pas à sortir un quelconque mot de mes lèvres, ce fut mon sanglot que je retenais depuis toute à l'heure qui le faisait à la place.

− Rih' ? Qu'est-ce qui se passe ? S'inquiéta-t-elle, automatiquement.

Je m'écroulais par terre, mes genoux butant contre le bois. Mes larmes redoublèrent.

− Jenn... pleurais-je, en m'asseyant face à la baie-vitrée. Si tu viens pas à la maison, je vais faire une connerie...

Fermant mes yeux, je laissais le portable me glisser des mains, me retrouvant impuissante, en entendant Jennifer crier mon prénom à travers l'interphone.


THIS IS THE END !

Un avis ?

See you nigga at the next chapter...

Kisses !

NFL.