La journée avait été dur pour Stiles, son mal de crane de la veille ne s'était pas calmé. Il était même accompagné d'une vision floue de temps en temps. Il n'en avait pas parlé à son père, déjà que ce dernier ne savait plus comment agir avec son fils depuis la veille, Stiles ne voulait pas en rajouter pour compliquer la situation.

Dans ces conditions suivre les cours n'avait pas été une sinécure, en plus Harris ne s'était privé de l'humilier. Sans oublier que plus le temps passait, plus la douleur se faisait forte. Et puis si il n'y avait que ça, son esprit était accaparé par une seule et même chose, encore et toujours Derek. Il n'arrivait pas à prendre de décision, avait-il des sentiments pour le loup. Non, ils se connaissaient vraiment que depuis 3 jours, avant il ne l'avait connue qu'en tant que môme d'à peine dix ans et a cette époque il croyait que les caissières gardaient les sous qu'on leur donnait. Oui, ils avaient été heureux dans cette autre réalité, il se souvenait de la douceur de ses lèvres qui savaient comme même être sauvage. Non, c'était dans une autre vie, un autre monde et puis il y avait cette histoire de familier qui faussait tous ces souvenirs. Oui comment ne pas être amoureux de Derek Hale.

C'était surement ces indécisions qui lui donnait mal au crane. Il devait vraiment prendre une décision, sinon il était bon pour être alité pendant plusieurs jours.

Tu ne préfères pas rentrer, lui demanda son père, t'es plus pale que ce matin.

Après la fin des cours, son père et Rory étaient venue le chercher au lycée pour aller retrouver les Hale et commencer la rechercher de Malia.

Non, je veux vous aider, répondit Stiles, c'était comme même ma petite amie.

Oublie là, elle ne vaut surement pas mieux que la mienne, ajouta Rory, et elle, elle a essayé de nous tuer.

Le sheriff le regarda fixement à travers le rétroviseur et haussa les sourcilles. Meilleurs moyen pour faire taire son fils ainé.

J'ai rien dit, dit-il en détournant le regard.

La route continua dans une discussion des plus banales pour les trois Stilinsky. Quand ils arrivèrent tout le monde les attendaient. Cora et Lydia qui avaient tenu à y participer était déjà là. Ils étaient donc huit pour les recherches, deux humains, deux magiciens et quatre loups, Talia, Laura, Cora et Derek. Peter toujours en colère contre sa sœur devait faire ces recherches de son côté. Talia avait recherché sa nièce toute la journée mais la surface était beaucoup trop grande pour elle seul.

Il était convenu de faire des équipes de deux, un loup avec soit un magiciens ou humain. Rory avait préparé un sort de localisation à l'aide d'affaires de Malia récupéré chez la famille Tate. Il avait ensorcelé quatre boussoles qui indiqueraient la direction où se trouvait Malia. Il était donc prévue que chaques groupes commencent à un point cardinal de la forêt et avance en fonction de la boussole, il finirait bien par la trouver dans ces conditions.

Le sheriff et l'alpha allèrent vers le nord, Cora et Lydia s'occupait du sud, Stiles faisait l'est avec bien entendue Derek. Les recherches allaient être une vraie partie de plaisir. Surtout qu'il avait essayé d'embrasser le loup la veille, est-ce que ce dernier allait profiter de ce moment seul tous les deux pour en parler. Stiles ne l'espérait pas, déjà qu'il avait un mal de tête carabiné, ça n'allait rien arranger.

Pendant les premières minutes de leur balade dans les bois, le silence leur tenait compagnie. Ce qui dérangeait le loup, vraiment pas habitué à voir un représentant de la famille Stilinsky ne rien dire. Mais il pouvait le comprendre, pour lui aussi ce baisé l'intriguait. Mais il ne voulait pas y penser et surtout il ne devait pas y penser au risque de rouvrir de veille « cicatrice » que les sept ans à New York avaient pris du temps à refermer. Ce qui était idiot par ce que le loup savait bien que depuis le début de la semaine ses « cicatrices » c'était rouvert et en grand. Alors fidèle à lui-même il gardait le silence.

Pour Stiles c'était plus compliqué, il avait plein de question qui lui traversait l'esprit mais qu'il n'osa pas aborder de peur que la discussion dévié sur le sujet à ne pas aborder. Il voulait savoir comment un loup pouvait donner naissance à un coyote, par exemple. Et puis c'était qui ce « loup du désert », était-elle si dangereuse que ça, faut croire si c'était la baleine blanche de Breaden. Mais ne surtout pas parler de la mercenaire, c'était vraiment tendre une perche pour parler d'eux.

J'étais comment ? finit par oser demander le loup.

Pardon ? dit l'adolescent qui perdu dans ses pensées n'avait pas vraiment écouté cette question, il ne l'avait d'ailleurs pas comprise.

J'étais comment dans cette réalité ?

Tu ne pouvais pas dire la question complètement la premières fois.

Stiles réfléchie à ce qu'il pouvait bien lui dire, pendant que Derek grogna.

Sur ce côté-là tu n'as pas changé, dit-il, t'étais peut-être un peu plus renfermé mais ta famille avait été anéantie, ton oncle était un psychopathe. Et puis ta vie amoureuse était une catastrophe.

Stiles se gifla mentalement, il ne pouvait pas réfléchir avant de parler.

Une catastrophe ? Demanda le loup.

Eh bien, hésita le fils du sheriff, il avait déjà eu Paige et Kate ça ce n'était pas différent. Il a eu aussi Jennifer…

Le Darach, dit-il étonner de cette révélation.

Pour sa défense, Blake avait dut utiliser les sacrifies des vierges pour le séduire. Et en y repensant elle lui ressemblait un peu après ça. Non ne surtout pas conclure quoique ce soit.

Mais tu t'es calmé avec Breaden je crois.

Nouvelle gifle mental pour Stiles, il n'avait pas dit ne surtout pas parler de la mercenaire.

Je devrais peut être la retrouver dans ce cas.

Tu avais rompue, s'exclama l'adolescent limite en hurlant.

Non il n'était pas jaloux pensa-t-il. Et puis merde, bien sûr qu'il était jaloux de la mercenaire, comme il avait été jaloux de Kate, quand elle sortait avec le loup. Et pire il était jaloux de son frère qui passait son temps avec Derek. Ce n'est pas vrais il avait le béguin pour Derek depuis qu'il était tout gamin, il s'en rendait compte maintenant. C'est vrai c'était à cette époque quand Kate et Derek était ensemble que Stiles commençait à avoir des vue sur Lydia. Il avait dévié ces sentiments amoureux pour le meilleur ami de son frère sur sa propre meilleure amie. Quel gamin pensa-t-il.

Stiles, ça va t'es encore plus pale, lança Derek.

Avec toute cette agitation mentale, l'adolescent c'était mis à suer à grosses gouttes et son mal de tête avait grandement empiré. Mais préoccuper par cette révélation qu'il se faisait, Stiles ne s'en était même pas rendue compte.

Oui, ça va, répondit-il, je dois juste couver quelque chose, rien de grave.

Sans se préoccuper des paroles de l'adolescent, le loup apposa sa main sur le front de Stiles. Inutile de préciser que la température de ce dernier s'éleva d'un cran.

T'es brulant, j'appelle ton père.

Alors que le loup s'éloignait un tout petit peu pour téléphoner, Stiles tentait de le convaincre qu'il allait parfaitement bien. Mais comme si l'univers voulait le faire mentir, c'est à ce moment qu'il s'évanouit sur le sol de la forêt.