Disclamer: Les personnages et l'univers de « Katekyo Hitman Reborn ! » appartiennent à Akira Amano. Tous les droits leur sont réservés.
Information : Ceci sera un ensemble de texte légèrement post-canon parmi les jeunes Vongola pour le calendrier de l'Avent. Je fais une légère dédicace à ma soulmate qui aime beaucoup ce couple. Ceci est le second extra d'une longue liste. J'espère que ses petits éléments en plus vous plairont.
Mot du jour : Instant volé
Xanxus avait trouvé cette histoire de Neo-Vongola grotesque depuis sa création. Pour lui, le parrain des Vongola devait, et a toujours été, un chef de la mafia. Penser qu'un adolescent au cœur tendre chamboulait des siècles de tradition l'avait passablement énervé. Le pire, c'était qu'il avait perdu face à cet enfant innocent. Il fallait dire qu'il l'avait sous-estimé, lui et sa Volonté. Il avait accepté de plier l'échine uniquement parce qu'il reconnaissait sa force, et non son charisme. Malgré tout, Xenxus éprouvait un certain respect. Ils apprenaient tous les deux à une même famille, qui devait rester unie dans l'adversité.
Pourtant, il arrivait à Xanxus de courber le dos face à Tsunayoshi pour une tout autre raison. Tout cela avait commencé il y a un an, quand il avait changé sa vision de lui. Il n'avait pas été touché par sa douceur ou sa gentillesse, au contraire, il avait décidé de le considérer comme un homme.
À l'âge de dix-huit ans, Tsunayoshi n'avait pas changé du petit garçon tremblotant. Cela l'avait amusé à le torturer psychologiquement grâce à sa propre présence. Il fallait dire que le japonais aux cheveux bruns donnait plus l'impression d'une victime d'un mafieux qu'un chef. Son jeu réduisait progressivement leur intimité. Xanxus avait eu l'envie de changer les règles en l'embrassant et se montrant moins cruel avec lui. Il désirait jouer avec ses nerfs, voir le rendre dépendant. Leur première nuit, le jeune héritier s'en souvenait corps et âme.
Quand les yeux de Tsunayoshi croisaient les siens, ils se baissèrent aussitôt. Il pouvait déjà lire son désir de le posséder après autant de jours séparés l'un de l'autre. Néanmoins, ils se comportaient comme d'anciens rivaux aux yeux de tous. Le bureau devenait rapidement la tanière de leur amour. Tsunayoshi savait toujours à quoi s'attendre en rentrant dans ce lieu.
Dès que la porte se referma derrière le japonais, Xanxus ne pouvait plus tenir. Il l'embrassa fougueusement, l'obligeant à suivre son rythme. Ses mains soulevèrent le tissu, en rut. Parfois, son petit amant gémissait de passion. Il savait contrôler son corps pour l'échauffer à blanc. Il goûtait à sa chaire si tentatrice, sentant sa libido montée dans son entrejambe. Néanmoins, il s'arrêtait toujours à la limite. Il désirait entendre ses supplications, et à chaque fois, Tsunayoshi ne le décevait jamais.
À peine séparé de lui, son amant le rapprocha de lui. Il lui transmettait aussi son soulagement de le retrouver après tous ses mois. Ce soir, après le dîner, les deux hommes vont s'unir.
— Tu n'as pas intérêt à commettre l'irréparable durant cette réunion, chaton, menaça Xanxus, en mordillant la clavicule. Autrement, je saurais te le faire comprendre.
Tsunayoshi frémit contre ses bras, et gémit par cette douce torture.
— Cela ne risque pas, car tu seras à mes côtés.
De nouveau, Xanxus le dévora d'un baiser. Il avait découvert cette part de masochisme chez le garçon. Il se demandait comment seraient les gardiens s'ils apprenaient cette part de lui. Sentant Tsunayoshi enivré, Xanxus rompit définitivement leur contact.
— Il est temps de bosser maintenant.
Le garçon le regarda, haletant, déjà en manque de sa chaleur. Il devinait ce que faisait le garçon sans lui, tout en lui restant fidèle. Il approcha ses lèvres sur son oreille tout en lui offrant son cadeau :
— Plus on terminera tôt, et plus on pourra commencer tous les deux.
Tsunayoshi rougit violemment à sous-entendu.
Xanxus adorait cette expression chez lui. Il avait déjà envie de le posséder, ici, dans ce bureau, sauf qu'ils avaient du travail à réaliser tous les deux.
