Bonjour à toutes.

Merci pour vos reviews sur le chapitre précédent. Ça me fait toujours autant plaisir.

Cette semaine, Ron commence à bouger.

Bonne lecture

Chapitre 28

- Papa, papa!!!

Ron arriva dans la chambre de Rose en courant. Il la découvrit assise au milieu de son lit, en larme. Ron sut derechef qu'elle venait de faire de nouveau un cauchemar.

- Rose, ma chérie, je suis là!

- Papa!

- Là! Rose, c'était un cauchemar.

Il prit sa fille dans ses bras pour la bercer.

- Tu veux le parler de ton cauchemar?

- Mhhh! C'était Blaise. Il tombait, tombait, tombait. Puis y'a eu un grand boom et du feu partout. Et après, y'avait plus de bruit. Y'avait trois personnes qui regardaient le feu. Je les ai pas bien vu mais y'avait deux petites personnes et une grande. La grande elle tenait les deux petites par la main et on aurait dit qu'elle avait mal à la jambe. Et après, j'ai vu des gens dans le feu et je me suis réveillée. J'ai eu peur pour les gens dans le feu. Tu crois qu'ils sont tous mort? En plus y'avait des enfants dans le feu.

Rose se mît à pleurer de nouveau.

De son coté, Ron fit rapidement le lien avec l'accident d'avion. Il n'en fut pas étonné. C'était ce genre de rêve qui s'était développés après la mort d'Hermione.

Au début, il n'y avait pas prêté attention. Mais, lors d'une de ces dernières missions avec Harry, le rêve de Rose leur avait sauvé la vie. Depuis, il ne prenait plus à la légère les cauchemars de sa fille.

Ainsi, il y avait trois rescapés dans ce vol. Et il ne pouvait plus douter que Blaise faisait partis du voyage. Rose ne faisait ce genre de rêve que lorsque quelqu'un qu'elle connaissait était impliqué.

Il serra un peu plus sa fille dans ses bras et se mît à penser à sa vie.

Après la mort de sa femme, il avait essayé de trouver le bonheur dans les bras d'autres femmes. Il avait essayé de repartir là où sa vie s'était achevée. Il avait essayé de trouver un nouveau départ. Mais il n'arrivait pas à oublier Hermione. Il n'était pas prêt à affronter ce défit, d'être de nouveau heureux avec une autre femme. Hermione était unique et en comparaison, les autres paraissaient bien fades.

D'après lui, son amour, son seul véritable amour était mort, il ne pouvait renaitre. Pour Ron, on ne pouvait aimer qu'une fois du véritable amour et le sien était parti.

Désormais, il était voué à suivre son parcours sur cette terre, seul. Il était voué à errer comme une âme en peine jusqu'à ce que son parcours s'achève. Il s'accrochait à ses certitudes comme il s'accrochait à son balai. Il n'arrivait pas à refermer la blessure qu'Hermione avait faite par son absence.

Mais tout ça, c'était avant l'arrivée de Blaise.

Ron n'avait pas su pourquoi, mais inconsciemment, le métis déclencha en lui l'envie de se relever. C'était un nouveau défit qui se levait. Un nouveau soleil.

Petit à petit, lui aussi avait apprécié la présence de Blaise. Il pensait l'amour mort à jamais avec Hermione. Mais il semblait renaitre pour un nouveau départ, pour un autre peut être.

Il pensait n'aimer qu'une fois. Il pensait n'aimer qu'une femme. Il s'était découvert attiré par un homme. Son parcours d'errance semblait s'effondrer emportant ces certitudes.

Ça lui avait fait peur. Ce nouvel espoir ravageur l'avait effrayé. Tomber amoureux d'un homme, le qu'en dira t'on l'avait effrayé. L'homosexualité était plutôt bien vue du coté des sorciers, mais les moldus étaient plus réticents. Deux hommes ensemble qui ne se montraient pas trop, ça pouvait à la limite passer. Mais deux hommes et un enfant qu'en penserait on?

On savait qu'il vivait seul avec sa fille, qu'il avait perdu sa femme. Un père célibataire ça ne choquait pas. On compatissait. Ce n'était pas évident d'élever une enfant seul. Mais que dirait on s'il se mettait à vivre avec un autre homme?

Deux homos ça ne faisait pas deux parents. Ça n'était pas moral. Et puis, si les voisins étaient homophobes, quels rumeur pourraient ils faire partir? Est ce qu'on les traiterait de pédophile? Ca serait trop dur. Pourrait on lui enlever sa fille? Ça, il ne le supporterait pas.

Tout comme il n'aurait pas supporté le rejet de sa famille quand Ginny l'avait découvert. Mais contre toute attente, sa sœur n'avait pas mal réagit. Au contraire. Elle semblait heureuse pour lui et le soutenait.

Quel idiot il avait été de laisser partir le métis. Quel idiot il avait été de se croire encore au temps des querelles de Poudlard.

Quel idiot il avait été de laisser s'envoler quelqu'un qui avait fait renaitre des sentiments qu'il pensait ne plus jamais ressentir.

Il prenait conscience de sa bêtise. Mais c'était trop tard. Blaise était partis. Il avait prit cet avion. Ron pleura silencieusement sa bêtise. Si seulement il avait été moins bête. Si seulement il lui avait laissé en placer une au lieu de se braquer.

Il ne pouvait croire qu'il venait encore de perdre quelqu'un qu'il aimait et que Rose aimait.

Il se retourna vers sa fille qu'il tenait entre ses bras. Elle était si sensible et paraissait si fragile là, endormie.

Doucement, il la recoucha dans ses draps. Il l'embrassa tendrement et sortis.

Dans le salon, il se servit un whisky pur feu. Il alluma la télé. Sur toutes les chaines d'information, on ne parlait que du crash aérien. Il monta le son.

" Le crash est survenu en milieu de journée heure locale, tout prêt de l'île Bonaventure. D'après les témoignages des témoins, ce drame serait du à un problème technique.

On compte pour le moment deux survivants. Deux enfants qui s'en allaient rejoindre leur mère à Montréal. On ne comprends pas encore comment ils ont réussi à s'en sortir, mais c'est un véritable miracle. En effet, il reste peu de chance de retrouver des survivants..."

Les images défilaient sur l'écran. Des pompiers éteignant les flammes qui léchaient encore la carlingue. Les témoins qui racontaient ce qu'ils avaient vu. Les secours qui s'affairaient autour de deux enfants blond comme les blés.

Ron se releva de son fauteuil. Deux enfants! Mais il devait y avoir une troisième personne. Est ce qu'elle serait déjà à l'hôpital à cause de sa jambe?

Les journalistes en auraient sûrement parlé. Si la personne était décède des suites de ses blessures, le gratteur d'information l'aurait aussi mentionné.

Rose se serait elle trompée?

Ça l'étonnerait beaucoup. Les rêves de Rose s'étaient toujours révélés vrais.

Ces rêves révélaient le futur ou le présent de la personne. Il devait donc forcément y avoir une troisième personne.

Une pointe d'espoir naquit dans le cœur de Ron. Il était persuadé que sa fille avait raison. Il pria Merlin pour qu'il s'agisse de Blaise. De toute façon, pourquoi n'aurait il pas le droit d'espérer? Il n'avait plus rien à perdre, il avait déjà tout perdu.

Il fallait qu'il sache qui était cette troisième personne.

Il courut dans la chambre de sa sœur.

- Gin! Gin! Tu t'occupes de Rose. Je vais à l'aéroport. Il faut que je sache.

La jeune femme qui avait finit par trouver le sommeil ne comprit pas grand chose à ce qui se passait. Il fallait qu'il sache quoi fut sa première pensée avant de retomber sur l'oreiller.

Ron avait transplané directement à l'aéroport. On avait beau être en pleine nuit, c'était l'agitation ici. Une cellule d'aide psychologique aux familles des victimes avait été ouverte.

Il se dirigea vers une petite dame qui semblait tenir la liste des passagers présent sur le vol. Un fol espoir le parcourait. Peut être que la troisième personne était en vie parce qu'elle n'avait pas prit l'avion. Et cette personne était justement Blaise.

- Bonjour Monsieur. Comment puis je vous aider? Demanda la femme.

- Je cherche quelqu'un qui devait aller au Québec. Je voudrais savoir s'il a bien prit cet avion.

- Nous ne dévoilons ça qu'au membre de la famille.

- Ah! Mais je suis son fiancé.

Tous les moyens sont bons dans un moment comme ça non?

- Oh mais ca change tout. Comment s'appelle cette personne?

- Blaise Inib... Zabini.

- Blaise Inibzabini.

- Non, non, juste Zabini.

- Je suis désolée Monsieur. Monsieur Zabini était bien sur ce vol.

- Oh.

- Si vous voulez, un médecin peut vous rencontrer.

- Non non, ça ira. Il faut que j'aille là bas. Se dit il à lui même.

- Pardon? Demanda la petite dame qui semblait choquée de la réaction du rouquin. Toute la soirée elle avait vu des familles s'effondrer.

- Il faut que j'aille au Québec répéta t'il plus fort.

- Je ne crois pas que se soit la meilleure chose à faire.

- Il fait que j'aille au Québec. Je sais qu'il est vivant. Il faut que je parle aux enfants. Ils l'ont vu.

- Lais de quoi parlez vous?

- Aux infos, ils ont dit qu'il y avait deux enfants de rescapés, mais je suis certain qu'il y en a une troisième. Il faut que j'aille au Québec tout de suite.

- Monsieur, calmez vous!

- Où je peux acheter un billet d'avion? Il faut que j'aille au Québec.

- Jessy, un problème?

- Appelle la sécurité et le docteur Lawrence. Je crois que Monsieur est en état de choc.

- Mais non. Je vais très bien. Il faut juste que j'aille au Québec.

Sur ce, Ron fit rapidement demi tour pour sortir du hall où était tenu la cellule de soutient.

- Monsieur! Arrêtez vous!

Le rouquin passa outre les recommandations.

Au moment où il franchissait les portes, deux agents de la sécurité arrivaient. Il prit ses jambes à son cou pour leur échapper.

Une course poursuite s'engagea dans le hall de l'aéroport. Cependant, avec l'heure tardive, il y avait peu d'agitation dans le hall donc peut d'endroit pour échapper à ses poursuivants. A un moment, Ron se retourna pour voir s'il les avait distancé. Il y avait huit agents après lui. Malheureusement, son cou d'œil à l'arrière lui valu de dévier de sa trajectoire initiale. Alors qu'il accélérait, il fut stoppé net par un pilier.

Il retomba sur les fesses. Les huit agents qu'il avait réussi à distancer jusque là le rattrapèrent.

- Monsieur, veuillez nous suivre.

- Mais j'ai rien fait de mal! Il faut juste que j'aille au Québec.

- Vous irez plus tard au Québec.

- Mais il faut que j'y aille. Vous ne comprenez pas.

Deux agents de sécurité le relevèrent et le trainèrent de force alors que le rouquin se débattait.

Le docteur Lawrence l'attendait assis derrière une table pliable qui faisait office de bureau. C'était un monsieur d'une cinquantaine d'années, les cheveux blanc, dégarnir sur le sommet du crâne, des lunettes double foyer rondes sur le nez et plutôt bien habillé.

- C'est bon messieurs. Merci de l'avoir rattrapé. Asseyez vous jeune homme. Bien, comment vous appelez vous?

- Ron Weas...bini.

A la dernière seconde, il se présenta sous une fausse identité. Pendant qu'il exerçait son ancien métier, il avait développe une sorte de septième sens lui indiquant quand mentir ou dire la vérité. Il préféra jouer le jeu de Blaise et cacher sa véritable identité.

- Monsieur Weasbini. J'ai cru comprendre qu'un de vos proche était sur le vol qui s'est abimé au Québec.

- Oui, et il faut que j'aille le retrouver.

- Je crois qu'il n'y a plus beaucoup d'espoir. On a encore retrouvé trois corps. Il va falloir que vous fassiez votre deuil.

- Mais, il est vivant je vous dis.

- Il n'y a que deux survivants et quasiment aucune chance de retrouver d'autres survivants.

- Vous êtes sûr d'être un médecin d'aide psychologique? Parce que franchement, vous auriez plutôt tendance à pousser votre patient au suicide avec des paroles comme ça.

- Il faut que vous fassiez votre deuil.

Dans ce genre d'accidents, il y a rarement de survivants. Et deux, c'est déjà énorme. Je vous aide juste à accepter la triste réalité.

- Mais je suis certain qu'il est encore vivant.

- Vous devriez évacuer votre tristesse. Pleurer, ça vous ferrait du bien. Évacuer la perte de quelqu'un par les larmes est un moyen de se laver de sa culpabilité. Les larmes sont une eau pure qui permettent de ressortir de soit tout ce qu'on a accumulé, les joies et les peines.

Ce liquide lacrymal peut noyer le chagrin et les peines. Il peut éteindre la colère et la haine qu'on renferme. La larme roule, coule, se dépose entrainant tout sur son passage. Ça marrait n'être pas grand chose. Et pourtant, ça fait tellement de bien de pleurer, de déverser ce trop plein d'émotion. Si tout le monde pouvait verser sa larme, le monde irait tellement mieux au lieu d'évacuer sa frustration en se tapant dessus.

Ron écoutait le médecin grisonnant avec effroi. Il se demandait de quelle secte ce zozo la pouvait bien faire partis. Il fallait vraiment qu'il trouve un moyen de se sauver. Il avait autre chose à faire que d'écouter un allumé comme lui qui lui faisait une synthèse sur les larmes.

- Ok, ok. Je veux bien pleurer. Mais pas devant vous.

- Comment ça pas devant moi?

A suivre.

Enfin Ron ouvre les yeux.

Pour ceux qui en doutaient encore, Blaise était bien dans cet avion. Est ce la troisième personne? Pourquoi ne s'était il pas avec les enfants?

Comment ça s'échapper Ron des griffes de ce médecin?

Encore des questions. Ah oui, il y a aussi deux chansons françaises qui m'ont inspiré. Les trouverez vous?

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A+.