Et voilà, je poste avec un peu de retard aujourd'hui. En effet, j'avais écrit le chapitre sur un autre ordi, mais mon Drive n'a pas fait son boulot et impossible de le retrouver donc je l'ai réécrit !
Merci à tous ceux qui ont lu et écrit un petit commentaire, vous êtes des amours.
Dajou : Voldemort a des yeux partout haha, mais pour l'instant, il ne sait rien ! Merci pour ton commentaire.
Swangranger : Merci je suis ravie que ça te plaise ! ca me touche ton petit commentaire
San713 : Drago a vraiment le cul entre deux chaises, rien n'est fait encore, mais Hermione a planté la graine de la révolte dans sa petite tête blonde, il faut attendre que ça germe maintenant !
Leolili : Et oui, il fallait bien calmer le jeu un peu mais ça revient petit à petit.
Lili Orya : Drago n'est pas un grand bavard et n'est pas du genre à parler de ses soucis. Même pas à Blaise alors …
Damelylith : Le risque ça paie, et puis ce n'est pas une Gryffondor pour rien !
Celestiina : Crabella j'adore moi haha. Merci d'avoir pris le temps de commenter, même si ce n'est pas régulièrement, ça me fait chaud au cœur !
Harryliada : Aaaah je n'avais pas pensé à la voie cutanée haha, tu es pire que moi dis donc !
Fleur d'Ange : Hermione est une battante ! Le feu de la justice et de la révolte brûle en elle haha.
Voici un chapitre tout en discussion,
Bonne lecture !
Il parcourait d'un pas lent et silencieux les longs sillons qui séparaient les couchages. Son regard s'attardait parfois sur des visages endormis et détendus, sur d'autres crispés par un cauchemar invisible. Sa respiration était lente, il ne faisait aucun effort pour la contrôler, pourtant, elle était profonde et apaisante, et sur son passage aucune des recrues n'entrouvrit ne serait-ce qu'un œil. Enfin, il s'arrêta devant le lit qu'il cherchait depuis le début. Son pas jusqu'alors conquérant se fit plus lourd, plus hésitant, alors qu'il s'approchait du lit qui lui arrivait à la hauteur du visage.
Elle lui tournait le dos, ses cheveux ramenés sur son épaule, dans sa chemise de nuit blanche, elle donnait l'air d'un ange. Drago fut presque surpris de ne pas voir de larges ailes blanches s'étendre entre ses omoplates saillantes. Elle dormait profondément. Son corps se soulevait au rythme lent et profond de sa respiration, et trésaillait parfois lorsqu'un rêve étrange venait perturber son esprit.
D'une main tremblante, il effleura l'une des mèches qui gisait sur l'oreiller. Elle était douce et brillante, elle donnait l'impression d'être faite de soie ou de laine cashmere. Drago sentit son souffle se suspendre, tandis que l'odeur naturellement vanillée d'Hermione lui chatouillait doucement le nez. Qu'aurait-il donné pour enfouir son visage dans ses cheveux finement parfumés ? Une vie de damnation sans doute. Mais sa vie n'était pas celle qui encourait le plus gros risque.
Soudain, comme secouée par son instinct primaire, Hermione se retourna brusquement. Ses grands yeux bruns s'écarquillèrent dans la pénombre, et bientôt, ses pupilles ne furent que deux grands trous béants dans la dorure de ses iris. Sa respiration était haletante, tandis qu'elle peinait à sortir de sa confusion. Au fur et à mesure que ses yeux s'habituaient à l'obscurité environnante, elle regagnait un souffle plus serein. Bientôt, elle reconnut Drago et se redressa doucement.
─ Suis-moi, lui intima-t-il dans un souffle, avant qu'elle n'eût le temps de parler.
Elle n'interrogea pas, et obtempéra en silence. Elle glissa de son lit et posa ses deux pieds nus sur le sol glacé. Une vague de frisson la parcourut, tandis qu'elle faisait retomber sa chemise nuit sur ses cuisses dénudées. Drago, par pudeur, détourna le regard, à la recherche d'une veste, d'une laine pour couvrir le corps déjà tremblant de sa recrue. En vain.
En quelques secondes il se décida, et tira d'un geste sec la couverture qui bordait son lit, avant de la lui jeter sur les épaules et de lui tendre sa paire de chaussures.
Ils parcoururent les dédalles sombres et froids de Poudlard dans le plus grand silence. Au loin, l'horloge du château sonnait deux heures. Il était tard, ou peut-être trop tôt, pour une recrue. Hermione se laissa guider, parfois, son estomac criait famine au milieu de l'obscurité, et venait perturber la quiétude des lieux sans que quiconque ne s'en indigne. Du moins était-ce ce qu'elle pensait. Car bientôt, Drago se dressa devant une porte qu'elle reconnut immédiatement : c'était celle de ses appartements.
Sans lui laisser le temps de la réflexion, Drago ouvrit la porte et poussa prestement Hermione à l'intérieur, avant de la refermer en silence non sans avoir jeté un ultime coup d'œil inquiet dans le couloir pourtant désert.
La chambre, quant à elle, n'était pas déserte comme Hermione s'y était attendue. Le cœur battant, elle ne savait pas ce qui l'attendait dans cette chambre, pourtant, c'était en toute confiance qu'elle avait suivi son formateur. Lui, Drago Malefoy. Qui aurait cru qu'un jour Hermione Granger puisse le qualifier d'homme de confiance ? Harry Potter s'en retournerait dans sa tombe, à n'en pas douter.
─ Vous voilà enfin, dit Thaïs avec un sourire charmant et un sourire chaleureux.
Elle était assise en tailleur sur le lit, et avait l'air tout à fait décontracté. Appuyé nonchalamment contre le bureau, les bras croisés, Blaise avait l'air décontracté et affichait lui aussi un sourire bienveillant. Derrière lui, sur le bureau de Drago, se tenait un véritable buffet. Trois larges assiettes étaient remplies de différents mets, qui avaient tous l'air plus appétissants les uns que les autres. Le ventre vide et gargouillant d'Hermione ne tarda pas à se faire remarquer lorsque ses yeux se posèrent sur la tarte à la tomate qui trônait sur l'assiette de droite.
─ Sers toi, Hermione, dit Thaïs avec un large sourire. Je viens de me goinfrer de bagel c'était excellent.
Hermione se retourna, elle était restée silencieuse jusqu'alors, mais avait l'air un peu échevelée de celle qui se réveille d'un joli rêve. Elle jeta un coup d'œil à Drago qui s'approcha à son tour et la poussa doucement vers les assiettes.
─ On a pris tout ce qu'on pouvait et qui n'était pas baigné de potion de soumission, expliqua-t-il.
─ De l'eau aussi.
Hermione leva un sourcil interrogateur.
─ L'eau aussi ? demanda-t-elle finalement d'une voix rauque.
Blaise acquiesça.
─ Ouais. Donc à partir de maintenant, vous ne mangez rien qui soit accompagné de sauce, ou de toute préparation liquide à laquelle il est facile de mélanger de la potion. Pas d'eau non plus – ni de jus de citrouille, ajouta-t-il à l'adresse de Thaïs.
─ On essaiera, autant que possible, de vous donner un repas sain le matin et le soir, pour le reste, il faudra jeuner un peu.
Hermione eut un petit rire rauque et moqueur, qui eut le mérite d'attirer les regards sur elle.
─ Ce sera toujours mieux que les repas d'Azkaban, grogna-t-elle en s'emparant d'un morceau de tarte qui lui faisait de l'œil depuis de trop longues minutes.
Elle croqua dedans et ferma les yeux avec délice. Cette tarte avait toujours été l'une de ses préférées, à l'époque où elle étudiait encore à Poudlard. C'était une sorte de Madeleine de Proust…
─ Tu y es restée combien de temps ? demanda Thaïs sur le ton de la conversation mais dont la curiosité enfantine et naïve transparaissait déjà.
─ Cinq ans, répondit Hermione d'un ton lugubre entre deux bouchées.
─ C'est drôlement long.
─ N'est-ce pas ? répliqua-t-elle avec un sourire amer.
Drago eut un petit sourire en coin, tandis qu'il s'asseyait sur le lit à côté de Thaïs. Par mimétisme ou par habitude, il croisa les bras de la même manière que Blaise et attendit patiemment qu'Hermione se régale avec tout ce qui traînait dans les assiettes. Elle-même s'était assise sur la chaise de bureau, à côté de Blaise, et picorait d'un air absent les olives qui décoraient un cake au fromage.
─ Vous savez que ça ne pourra pas durer un siècle ? dit-elle finalement d'un ton lointain.
C'était comme si elle verbalisait ses pensées, sans vraiment se soucier de qui les entendrait. Elle mettait cependant des mots sur ce que les trois autres pensaient tout bas.
─ Nous apporter à boire et à manger tous les jours … Je ne suis pas mangemort, mais je dirais que c'est suspect.
─ C'est pour ça qu'on le fait en plein milieu de la nuit, Granger, grogna Drago en levant les yeux au ciel.
─ Combien de temps avant que Crabbe ne se rende compte que nous ne mangeons pas à table mais que nous gardons la forme ? répliqua Hermione.
─ Cela impliquerait qu'il réfléchisse, dit Blaise, moqueur.
Hermione fit volte-face et regarda Blaise d'un drôle d'air.
─ Vous le sous-estimez. Il était au courant pour la potion, c'était même son idée d'en mettre partout. Il est moins bête que ce que vous pensez.
Le silence s'abattit dans la chambre éclairée à la bougie. Les ombres dansaient sur les visages des quatre sourciers tandis que les bougies fondaient comme la nuit avançait et se terminait petit à petit.
─ On trouvera un autre moyen, finit par dire Blaise d'un ton songeur.
─ On a déjà un autre moyen, dit Hermione.
Elle avait cette étincelle qui brillait au fond de ses yeux. Drago reconnut la Granger qu'il avait connu, l'époque de Poudlard. Celle qui ne lâchait rien, celle qui était capable de reste une heure la main levée tant que le professeur ne l'interrogeait pas. Celle qui persévérait, coûte que coûte.
─ Granger… commença Drago d'un air menaçant.
Il ne voulait pas qu'elle se lance dans ce discours de rébellion. Ce n'était ni l'heure, ni l'endroit.
─ Peut-être qu'eux m'écouteront, répliqua Hermione. On pourrait tout simplement s'enfuir !
Un silence de plomb s'abattit dans la chambre. Blaise ouvrait des yeux surpris, Thaïs avait pincé les lèvres et semblaient réfléchir à toute allure.
─ C'est de la folie, dit Blaise.
─ C'est exactement ce qu'il faut faire, répliqua Thaïs en même temps.
Blaise regarda Thaïs, puis Hermione, et enfin, Drago. Il cherchait une réponse à apporter, mais ne semblait pas savoir laquelle. Et sans doute espérait-il trouver ladite réponse dans les yeux froids et distants de son meilleur ami.
─ Granger ne fait pas la différence entre elle et nous, expliqua Drago à Blaise comme s'il n'y avait qu'eux dans la pièce. Elle pense que les recrues et les formateurs peuvent s'allier pour prendre la fuite et vivre comme des parias de la société, en se cachant nuit et jour.
─ Ce n'est pas ce que j'ai … commença Hermione.
─ Elle oublie que notre rôle premier est de séquestrer les recrues ici, jusqu'à ce que le Seigneur des Ténèbres décide de leur sort. Elle pense aussi que nous avons le choix.
─ On a toujours le choix !
─ Non, Granger. On ne l'a pas. Parce que si, par un malheureux hasard, nous venions à fuir le rôle que notre maître nous a octroyé, la seule chose qui nous attendra sera la mort.
─ La mort est enviable à une vie de servitude, grogna Hermione.
Drago ne répondit pas. Il ne voulait pas s'aventurer là-dedans, il ne voulait pas prononcer le prénom de Pansy en présence des autres, car Blaise n'était toujours pas au courant de sa captivité. Il aurait peut-être du cependant, car la lueur qui brillait dans les yeux d'Hermione jusqu'à présent, brillait aussi dans ceux de Blaise et de Thaïs. Drago sentit son estomac se contracter. Car la vie de Pansy ne dépendait pas que de lui. En effet, si quelque chose tournait mal sous son contrôle, Voldemort le punirait de toute façon. Car il était à la tête de cette foutue armée.
Et Hermione d'être consciente de l'influence qu'elle commençait à avoir sur les autres. Son air si sûr d'elle, son regard intelligent, sa tête haute et son port de tête lui donnait tout d'une meneuse. Elle inspirait malgré elle la confiance. Elle était d'ailleurs sur le point de relancer la machine et d'ajouter des nouveaux arguments à son audience, lorsqu'une alarme stridente se mit à retentir dans tout Poudlard.
C'était un son douloureux, qui semblait résonner dans toutes les pierres qui faisaient ce château. Il venait des entrailles de Poudlard, et ricochait sur tous les murs, toutes les dalles, toutes les fenêtres. Nul ne pouvait échapper à son ascension bruyante. Car à chaque minute qui passait, l'alarme s'élevait de plus en plus haute, de plus en plus aigüe.
Drago se leva précipitamment et ouvrit la porte pour laisser passer sa tête dans le couloir vide. Ce n'était pas la sonnerie qui sonnait habituellement la fin des cours. Non, c'était bien plus inquiétante… Soudain, alors que les secondes semblaient s'éterniser, une voix familière se mit à résonner dans le château, couvrant l'alarme hurlante.
─ Chères recrues, chers formateurs, vous êtes tous attendus dans la Grande Salle. Aujourd'hui marquera le jour de votre entraînement, le vrai, j'entends, sur un véritable champ de bataille. Levez vous soldats, et battez vous pour votre vénéré maître.
Le sang de Drago ne fit qu'un tour, tandis que la voix de sa tante résonnait encore dans ses oreilles.
─ Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? grogna Blaise en s'avançant vers Drago. Tu es au courant ?
─ Non, répliqua-t-il. Ramène discrètement les filles au dortoir. On se retrouve dans la Grande Salle.
Blaise acquiesça. Drago se tourna vers Hermione et lui lança un regard qui signifiait « Pas de bêtise, d'accord ? » mais elle ne lui offrit en échange qu'un drôle de petit sourire triomphant. Décidément, rien ne tournait comme Drago l'avait espéré, depuis qu'il avait mit un pied dans ce château de malheur.
Elle avait prévenu, Miss Bella ! Mais Drago ne s'en était pas inquiété outre mesure, de ces entrainements sur le terrain ! Bref, j'espère que chapitre vous a plu, et que vous ne l'avez pas trouvé trop plat en termes d'action !
Dites-moi ce que vous en avez pensé, a dimanche pour la suite !
