Bonjour Bonjour Bonjour !
Eh oui me voilà ENFIN de retour... Je viens de finir deux semaines de folie, avec ces partiels atroces, et je prends un peu de temps pour vous librer ce chapitre !
Merci pour vos messages, vos encouragements, et vos vœux de rétablissement, ça m'a beaucoup touché !
Je reposterais ce chapitre avec toutes les réponses aux reviews, quand je rentrerais chez moi ce soir ! J'ai cours dans une demi-heure donc j'ai préféré vous poster ce chapitre !
Concernant mes mains, c'était une grosse inflammation, due au stress selon le médecin... Ça va beaucoup mieux en tout cas !
Je ne vous embête pas plus !
On se retrouve en bas,
Bonne lecture.
Il vint m'enlacer et posa directement ses mains sur mes fesses.
-J'ai tellement envie de toi..., souffla-t-il à mon oreille.
PDV Bella
Quand Edward m'embrassait, j'avais une légère tendance à tout oublier autour de moi. Il me plongeait dans un cocon bienfaiteur, et semblait avoir le même pouvoir sur moi qu'un anesthésiant puissant. Tout ce qui était autour de moi s'effaçait, les bruits devenaient sourds... Bref, tout mes sens étaient concentrés sur l'homme qui me faisait le plus grand bien.
Cependant, je savais pertinemment que nous ne pourrions aller plus loin ce soir, même si j'en mourrais d'envie.
Cassandra était dans la chambre à côté, et deux intrus campaient dans mon salon. Vu leur finesse, je les voyais très bien débarquer sans frapper dans la chambre et nous trouver Edward et moi dans une position plus que compromettante. Adieu la crédibilité ensuite.
C'est pourquoi je me forçais à arrêter notre baiser en posant mes mains à plat sur son torse. Je le repoussais gentimment mais fermement.
-Pourquoi ? Gémit-il de frustration.
-Sois raisonnable Edward.., le sermonnais-je.
-C'est toi qui devrais te décoincer un peu.., bouda-t-il en s'éloignant néanmoins.
-Désolée d'être un peu nerveuse lorsque je ne suis pas toute seule chez moi ! Ripostais-je.
Il souffla et s'assit au bord du lit, en m'attirant avec lui.
-Pardon.., me dit-il en entourant ma taille de ses bras. C'est juste que j'ai l'impression de ne jamais avoir de moment seul avec toi.. En fait, ça n'est jamais vraiment arrivé..
-Mais si !
-Pas en tant que « couple », contra-t-il.
Couple.
Je devais bien avouer que ça me faisait bizarre de songer à Edward et moi de cette façon. Non que ça ne me plaisait pas, bien au contraire, mais au vu de nos débuts, il était incroyable de penser qu'aujourd'hui nous en étions arrivés là..
-À quoi penses-tu ? Me demanda-t-il.
-À nous.., répondis-je sincèrement.
Il sembla méditer ma réponse, mais ne dit rien.
-Je vais aller me coucher, lui dis-je en me dégageant de son étreinte. Je ne préfère pas que Cassandra reste trop longtemps toute seule dans un environnement étranger, même si elle dort..
Il acquiésa, et se leva pour déposer un long baiser sur mon front, et sur mes lèvres pour finir.
-Passe une bonne nuit, ma Bella..
Un frisson de plaisir parcoura l'intégralité de mon corps après avoir entendu le « ma Bella ».
J'étais sa Bella...
La Bella d'Edward Cullen.
Sans lui dire un mot, je rejoignis ma chambre. En m'allongeant aux côtés de cette petite fille endormie, je songeais que j'aimerais faire en sorte que sa vie soit meilleure. Être en couple avec Edward me rendait finalement heureuse comme une collégienne avec son premier petit ami.
Je voulais que Cassandra puisse vivre comme une enfant normale de son âge. Aux côtés d'une famille. Elle n'était pas seule, elle avait un frère, et une grand-mère. Seulement, cette dernière n'était pas apte à s'en occuper. Elle devrait donc probablement aller en famille d'accueil ensuite.
Avais-je envie de la laisser aux mains d'une famille qui ne connaîtrait que la moitié de son histoire et qui n'aurait pas le quart de la patience dont elle avait besoin ?
Tout en m'endormant, je me surpris à songer qu'Edward ferait sûrement un excellent père...
PDV Rosalie
-IL QUOI ? Hurlais-je alors qu'ils sursautèrent tout les deux, ne m'ayant certainement pas entendue arriver.
Oh putain !
Je jure que si je l'avais devant moi ce putain de connard d'avocat de merde , je lui découperais sa face de bouseux en petits dés que je ferais frire !
-Rose, écoute..., tenta mon frère.
-Écoute quoi ? M'écriais-je. Est-ce que j'ai bien entendu ? Est ce que ton connard d'associé a parié qu'il pourrait coucher avec ma meilleure amie avant un mois ? Combien de temps est-ce que ça dure ? À quelle date ce foutu pari a été fait ? Et avec toi ? Tu me déçois vraiment Jasper !
Mon frère baissa les yeux, honteux.
Emmett et moi avions été invité par Alice et Jasper à dîner chez eux. Emmett et Jasper, se connaissant par l'intermédiaire d'Edward et Alice, forcément, étaient montés un peu avant le dessert, et Alice et moi avions supposé qu'ils avaient besoin d'un moment entre hommes.
Seulement, après une vingtaine de minutes, Alice m'avait demandé d'aller les prévenir que le fondant au chocolat et la tarte aux pommes étaient prêts, et que s'ils ne voulaient pas avoir l'honneur de recevoir son pied en plein dans les parties, ils feraient mieux de descendre maintenant.
J'étais donc montée, et m'étais dirigée au son de leur voix. Ils étaient dans la chambre de Jasper. C'est là que j'avais entendu mon frère dire à mon petit ami :
-Je ne sais pas quoi faire...J'ai fait ce pari avec Edward sans savoir qu'il allait vraiment lui tenir à cœur..Bella est en train de le transformer, il le sent, mais il a toujours en tête qu'il doit coucher avec elle avant le mois que je lui avais donné..Et je..
N'ayant pas la force de le laisser continuer, je m'étais donc énervée.
-Tu étais au courant Emmett ? Demandais-je au principal intéressé en le fusillant bien malgré moi du regard.
-Eh ! Non ! Répondit-il en levant les mains devant lui, spécifiant qu'il ne savait rien. On discutait et Jasper vient de m'en parler...
-Et toi, TOI ! Tu cautionnes ce que ce connard de Cullen fait ? M'écriais-je en engueulant mon frère.
-Je ne cautionne rien du tout Rosalie ! Protesta-t-il. J'ai essayé de le raisonner mais il ne veut rien savoir !
-Mais c'est pas possible ! Je savais que ce type n'était pas net, mais de là à faire...ça ! C'est d'un puéril !
-Je te jure qu'il est sincère avec elle, Rose ! Le défendit Jasper. Il essaye juste de faire d'une pierre deux coups, mais il tient réellement à elle !
-Et tu crois que ça changera quelque chose pour Bella quand elle sera au courant ? Tu crois que ça la fera se sentir mieux ?
-Tu..tu ne comptes pas lui dire.., blêmit-il.
-Quoi ? Tu préfèrerais que je me taise ? Alors qu'elle a confiance en ce type ? Et confiance en moi, également ?
-Rosalie.., intervint Emmett, sérieux, je crois que ce n'est pas à toi de lui en parler..Crois-moi, Edward n'a jamais été réellement intéressé par une femme, à part Bella. Elle a l'air de le rendre heureux..Il se rendra sûrement compte de sa connerie et lui avouera toute la vérité..Je connais mon frère, il peut être con oui, mais ce n'est pas un salopard avec les gens qui comptent vraiment pour lui..
Je méditais sa réponse quelques instants, l'envie de meurtre toujours présente. Je n'aimais pas me mêler des affaires de Bella, même si je le faisais fréquemment, c'était toujours avec son consentement et pour son bien. Or, là je savais pertinemment que ça la détruirait. Mais en même temps, lorsqu'elle le découvrirait, parce que oui, je comptais bien faire cracher le morceau à cet avocat de malheur, pas sûre qu'elle se sente mieux pour autant.
Arrr...Il y a des fois où on préfèrerait carrément n'être au courant de rien...
-Combien ? Demandais-je finalement.
-Combien quoi ? Fit mon frère en fronçant les sourcils.
-Combien reste-t-il de temps avant la fin ?
Il réfléchit quelques secondes.
-Quelques jours..Quatre, tout au plus.
Bien.
-Donc..En espérant que Bella n'ait pas cédé jusque là, non..Sinon elle me l'aurait dit...Bon...Je dois donc essayer de tout faire pour qu'elle ne fasse rien avec lui pendant au moins quatre jours..Et lui...LUI je vais aller me le faire à votre cabinet..Il a certainement connu beaucoup de femmes, mais il ne m'a pas encore connu MOI !
PDV Lauren
-Tanya ! Claquais-je devant mon mirroir.
Elle finit enfin par apparaître.
-Que veux-tu ? Me demanda-t-elle timidement.
-La rouge ou la noire ? Fis-je en mettant les deux robes de part et d'autre de mon corps.
Elle me détailla pendant un instant. Son regard passa de l'une à l'autre des robes.
-La rouge, se décida-t-elle finalement. Ça te donne un air plus sexy et plus piquant !
Je méditais sa réponse tout en essayant de m'imaginer avec cette robe.
Oui, il était clair qu'Edward tombera comme une mouche lorsqu'il me verra habillée de cette façon.. Il regrettera sûrement de m'avoir laissé tomber..
Et lorsque cette Swan s'en ira, certainement furieuse après lui, et qu'il reviendra comme une fleur vers moi..Je me ferais un plaisir de le rembarrer comme il l'a fait avec moi !
Au début, mon plan génial finissait avec Edward Cullen et moi, étroitement enlacés dans un lit, occupés à faire toute sorte de chose réprouvés par la morale. Puis, finalement, sachant parfaitement qu'Edward en pinçait pour moi depuis que je travaillais pour lui, je m'étais dit qu'il serait mieux de le faire souffrir comme il m'avait fait souffrir, en m'humiliant.
Oh oui j'allais l'humilier. Et sa pétasse ne passera pas non plus entre les mailles du filet.
Je comptais bien leur faire comprendre qu'on ne se moquait pas impunément de Lauren Mallory sans en subir les conséquences. Ils me croyaient tous bête comme mes pieds, mais j'allais leur montrer que même si je n'avais pas fait les grandes écoles, je restais une adversaire redoutable.
Rendez-vous le 6 juin.
PDV Bella, le lendemain.
-Écoute, lâchais-je, exaspérée, laisse tomber ! Laisse moi faire et va t'occuper de quelque chose que tu sais faire !
-Non, persista-t-il. Je veux réussir et je réussirais ! J'ai toujours réussi tout ce que j'ai entrepris !
-Mais Bella elle saura mieux faire que toi ! Intervint Cassandra, perchée sur le comptoir.
Edward bougonna dans sa barbe mais n'abdiqua pas. Pour la énième fois, il prit le manche de la poêle et fit sauter la crêpe qu'il y avait dedans...qui finit par tomber sur le sol de ma cuisine. Comme les trois précédentes. Les autres ayant finit dans l'évier, ou carrément sur la plaque de cuisson, ce qui avait faillit nous provoquer un incendie.
-Bon Edward ça suffit maintenant ! Lui intimais-je. Donne moi cette poêle ! J'en ai marre que ma cuisine se transforme en champ de bataille !
-Mais... , commença-t-il à protester.
-Edward …, le menaçais-je en lui lançant un regard à la Ted Bundy.
-Edward.., m'imita Cassandra en fronçant les sourcils, l'air de le menacer.
Je me retins de rire.
-Bien bien..., capitula-t-il. Puisque c'est comme ça, je vais aller quelque part où on aura certainement plus besoin de moi !
Renfrogné, il quitta la cuisine et se dirigea vers la chambre où il avait dormi.
-Tu crois qu'il boude ? Me demanda Cassandra avant de boire le reste de l'eau que j'avais mis dans son verre.
-Le connaissant, certainement ! Peut-être que tu devrais aller le consoler..., lui dis-je. Comme ça il ne sera plus fâché et il voudra bien venir avec nous prendre le petit déjeuner !
Elle acquiésa, visiblement satisfaite. Je la portais pour l'aider à descendre, et la regardais partir vers la chambre d'ami, après avoir jeté un coup d'oeil furtif à ses deux gardes du corps attitrés toujours affalés sur le canapé, en train de dormir.
Eh bien, encore heureux que James Mazetti n'ait pas eu l'idée de venir faire faire un tour par ici à ses gorilles...Ils n'auraient pas rencontré une grande résistance..
Je mis une vingtaine de minutes à finir les crêpes.
Je les disposais dans un plat et les posais sur le comptoir en évitant les résidus de farine et de pâte collante par terre.
-Miséricorde.., gémis-je lorsque je constatais tout le boulot qui m'attendait pour nettoyer ça.
Cullen , tu vas me le payer !
Je pris à mon tour la direction de la chambre d'ami. La porte était entrouverte, et ce que je vis me provoqua une drôle de sensation dans la poitrine, côté gauche.
Dans le cœur quoi !
Oui, aussi..
Cassandra était assise sur la cuisse droite d'Edward. Ils étaient au bord du lit, l'air très sérieux.
Elle lisait un petit livre que je reconnaissais comme mon recueil de comtes pour enfant dont je n'avais jamais réussi à me séparer.
Elle lisait, et Edward semblait écouter très sérieusement, et l'aidait lorsqu'elle avait du mal à prononcer certains mots.
Ce tableau était tellement...magnifique, que sans faire du bruit je partis à la recherche de mon téléphone afin de faire une photo.
Une fois réalisée, je mis le téléphone dans ma poche et les rejoignis.
-Eh Bella ! Fit Cassandra de sa petite voix fluette. Edward il dit que je lis super bien !
-C'est chouette ! Lui répondis-je en m'asseyant près d'elle. J'espère que tu lui apprends à lire aussi bien que toi alors..Parce qu'il ne sait pas très bien lire lui...
-C'est vrai ? S'étonna-t-elle en le regardant.
-Je crois que ce n'est pas vraiment ma journée..., soupira-t-il.
Souriant, je soulevais son bras qui soutenait la taille de Cassandra pour le passer autour de mes épaules. J'embrassais sa joue et celle de la petite blondinette ici présente, heureuse.
Oui j'étais heureuse.
Et pendant ces quelques minutes de bonheur passager, j'oubliais le fait que dans quelques heures nous nous retrouverions à nouveau dans cette salle glauque qui suinterait l'homme pourri, et qui déterminerait notre avenir à tous, j'en étais persuadée.
…...
-Laisse tes ongles tranquilles Bella, tu vas finir par saigner.
-Je ne peux pas m'en empêcher..., répondis-je, à la limite de la panique incontrôlable.
Il me prit les mains et les posa sur mes cuisses.
-Ça suffit maintenant ! Tu vas finir par me faire stresser. Entre là-dedans, fit-il en désignant la porte de la salle d'audience, et respire ! Tout va bien se passer.
J'hochais frénétiquement la tête, comme pour me convaincre que ce serait le cas.
Jasper avait certes une espèce de pouvoir apaisant, mais là ce dont j'avais besoin c'était certainement une perfusion d'anti-stress.
Je finis par aller prendre place comme d'habitude près de l'endroit où Edward irait plaider.
Aujourd'hui serait le dernier jour du procès. Témoignage de Cassandra, plaidoirie d'Edward et réquisitoire du procureur. Verdict dans la soirée ou le lendemain, si les jurés ne parvenaient pas à se décider.
Edward m'avait prévenu que ce genre de cas était très difficile. Notamment à cause du fait que certains jurés étaient corrompus, que d'autres doutaient de la culpabilité de l'accusé, et que le reste n'en avait rien à faire, et se rangerait à la décision de la majorité pour en finir au plus vite.
Je tentais de me calmer, me répétant sans cesse que tout se passerait bien, que je n'avais pas de soucis à me faire.
Ben voyons...
Au bout d'à peu près trois quart d'heure, les jurés étaient assis, le juge présidait, Mazetti contemplait l'assistance, et Edward était impassible, comme à son habitude. Jasper était quant à lui simplement assis, les bras croisés, en train d'étudier les possibles futurs bourreaux de son client.
Le juge finit par décréter la séance ouverte, et le procureur ne perdit pas de temps. Comme hier, il appela Cassandra à la barre.
Celle-ci arriva cette fois ci par une porte située derrière le même box aux vitres pare-balles, ce qui lui permis d'atterir directement dedans, en quelque sorte.
James Mazetti avait les lèvres pincées en la regardant. J'avais juste très envie de lui sauter dessus et de l'empêcher de poser un œil sur un être aussi innocent.
Le procureur s'approcha doucement d'elle, mais son ton fut néanmoins très ferme lorsqu'il lui demanda :
-Cassandra, nous jures-tu que tu diras la vérité et rien que la vérité ?
-Oui je le jure.., répondit-elle en rougissant furieusement.
-Bien...Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur toi ? Lui demanda-t-il avec un sourire.
Là, je ne voyais pas du tout où il voulait en venir.
-Oui, si vous voulez.., fit-elle. Je m'appelle Cassandra Ribanni, et j'ai sept ans. Ma maman, elle s'appellait Maria, et mon papa, je sais plus, maman ne voulait pas me dire qui c'était, donc j'en parlais pas souvent. Je vais à l'école, et la maîtresse dit que je suis très intelligente. J'ai un grand frère, des fois il m'embête mais sinon je l'aime bien. Et ma mamie aussi, que j'aime beaucoup, mais on dit qu'elle peut pas s'occuper de moi, alors que moi je sais qu'elle peut, mais bon. Ce sont toujours les grands qui décident..
Sa voix tremblota sur la fin. Je songeais que le procureur voulait essayer de la mettre en confiance avant de devoir être obligé de lui faire revivre cette terrible nuit.
-Tu semblais beaucoup aimer ta maman, tu peux nous parler d'elle ? La questionna-t-il.
Elle renifla, et prit une profonde inspiration.
-Ma maman, c'était la plus gentille et la plus jolie des mamans. Elle me faisait des pancakes et même des gaufres pour le petit-déjeuner et avant que j'aille à l'école. Elle venait me chercher tout les jours, et des fois on allait manger une glace dans le parc, quand la maîtresse lui disait que je travaillais bien. Le soir, avant de me coucher, elle me lisait toujours des histoires drôles, ou des histoires de princesse, parce que moi j'aime les histoires de princesse.
Il sourit, et se tourna vers les jurés, pour leur montrer à quel point Maria ne méritait pas son sort.
-Et où est ta maman maintenant ? Continua-t-il.
Je retins un hoquet stupéfait. Elle était certes le témoin principal de l'accusation, mais j'avais l'impression qu'il omettait le fait qu'elle n'était qu'une petite fille !
-Elle est avec les anges..., répondit-elle néanmoins, sans ciller.
-Et..Peux-tu nous dire qui l'a emmené avec les anges ?
Elle hocha la tête, et ses yeux parcourirent la salle. Elle semblait ne jamais vouloir s'arrêter sur Mazetti, sûrement terrorisée.
Son regard bleu croisa le mien. Je l'encourageais d'un signe de la tête, mis une main sur mon cœur et lui envoyais un baiser. J'avais déjà terriblement envie de pleurer.
Elle tourna enfin la tête vers le meurtrier de sa mère, et là, je pus voir une multitude d'émotions traverser ses traits.
De l'effroi, de l'angoisse, de la peur, de la douleur, mais surtout, une infinie tristesse.
Elle n'avait que sept ans, et pourtant, elle avait déjà beaucoup plus vécu que la plupart d'entre nous.
Elle finit par lever sa main, et désigna du doigt l'accusé.
Un murmure se fit entendre chez les jurés. Certains semblaient dégoûtés, d'autres arrivaient tout de même à ne pas manifester ou montrer leur émotion.
Le juge leur intima le silence, et leur engoignis de garder toute leur capacité de discernement aisi que d'impartialité.
Cassandra tremblait vraiment, à présent. J'étais persuadée qu'elle n'allait pas tarder à craquer, morte de peur, et revoyant sans doutes des images atroces dans sa tête. J'avais juste envie de courir et de la serrer dans mes bras, espérant lui épargner le trop plein de douleur qu'elle devait ressentir.
Le procureur sembla le remarquer aussi.
-Le témoignage de Miss Ribanni ici présente est consigné dans le dossier. Chaque détail, minute par minute, est relaté avec une précision désarmante. C'est en ce sens que je me permets de demander à la cour la permission d'exempter cette jeune enfant de témoignage en tant que tel. Elle vient de reconnaître que la présence de l'accusé ici présent est justifiée, je ne pense pas qu'elle puisse en supporter davantage.
Je vis les jurés hocher la tête, en signe d'agrément.
Le procureur se tourna alors vers le juge.
-Cette décision est la vôtre, il s'agit de votre témoin. Mais sachez également que cela peut entraîner des conséquences. Êtes-vous prêt à les assumer ? Lui demanda-t-il.
-Absolument, assura le procureur.
Merci mon dieu.
Bon, je supposais qu'il devait être confiant, s'il consentait à laisser Cassandra s'en aller..
-Qu'il en soit ainsi, clama le juge.
Il fit signe aux agents de sécurité et gardes du corps de Cassandra de l'escorter jusqu'à la sortie.
Le procureur attendit quelques secondes, et commença finalement son réquisitoire.
La suite du procès fut donc à peu près comme ça pendant trois bonnes heures.
Le procureur descendit James Mazetti, le faisant passer pour un monstre à nos yeux. Il était terriblement convaincant et s'axait principalement sur la douleur d'une fille d'avoir perdu sa mère. Il rappella la législation en vigueur dans l'Etat de New York en ce qui concernait les crimes commis de sang froid, avec préméditation.
Il finit ensuite par réclamer la perpétuité, même si je savais que s'il avait pu demander la peine de mort, il l'aurait sans doute fait.
Edward se leva ensuite, et pris le relais.
J'étais secrètement heureuse que Cassandra ne soit pas là pour voir que l'homme qui lui lisait des histoires le matin même était en train de s'efforcer de faire libérer le meurtrier de sa maman.
Il était fort, très fort.
Mais j'avais appris à le connaître. Je sentais son aversion pour lui-même lorsqu'il évoqua le fait que le dossier monté par le ministère public reposait uniquement sur les déclarations d'une jeune fille de sept ans. Il sortit ensuite des documents signés par différents experts et reprit certaines déclarations qu'avaient fait ces mêmes experts lors des jours précédents, revenant ainsi sur la possibilité pour un enfant, lorsqu'il subi un traumatisme et est soumis à une intense pression, de créer une autre réalité dans son cerveau.
Je compris par là qu'il soumettait l'idée aux jurés que Cassandra ait pu transformer la réalité. Qu'on ne pouvait pas être certain qu'elle ait vraiment vu sa mère se faire tuer par James Mazetti.
Il énonça différentes statistiques pour étayer ses propos.
Je blêmis lorsque je vis que les jurés semblaient tout de suite moins convaincus par le témoignage de Cassandra.
Arrête Edward, je t'en supplie arrête...
Mais il ne pouvait pas. Il était engagé auprès de son client, et s'exposait à des poursuites s'il sabotait volontairement la défense du prévenu.
-Oui nous savons pertinemment que Monsieur James Mazetti ici présent n'est pas un enfant de choeur, il a peut être fait certaines choses immorales, mais immoral ne veut pas forcément dire illégal. Et ceci ne fait pas de lui un meurtrier. Allez donc vous condamner un homme pour un crime qu'il n'a pas commis ? Allez-vous le forcer à passer le restant de sa vie derrière les barreaux, là où personne n'aura de pitié pour lui ?
Il regarda une dernière fois chaque juré tour à tour avant de partir se rasseoir.
Il ne m'adressa aucun regard, et je sus que c'était parce qu'il appréhendait ma réaction.
Le juge adressa ensuite aux jurés une liste de recommandations, et leur demanda de se prononcer de façon impartiale et équitable, en respect de la loi et de la constitution des Etats-Unis. Il leva ensuite la séance.
Nous n'avions plus qu'à attendre le verdict...
Donc voilà !
Un chapitre un peu plus long que les précédents !
Comme dit plus haut, je le reposterais avec les réponses aux reviews sur le dernier chapitre !
Ensuite...Deuxième chose : mes examens commencent le 9 décembre et se terminent le 20, je ne sais pas si d'ici là j'aurais le temps de vous poster un autre chapitre...Je verrais bien...
Troisième chose... BREAKING DAWN samedi pour moi ! J'espère que Kristen Stewart et Robert joueront mieux que dans les précédents (Oui je les adore, mais pas par rapport aux autres films qu'ils ont fait, je me demande quel est leur problème avec leur jeu d'acteur , dans twilight...), et que le film par rapport au livre ne me décevra pas ! Mais j'ai bon espoir pour celui-là ! Vous l'avez déjà vu ?
Et pour finir...Coupable ou pas Mr Mazetti ?:).
Un gros Bisous à toutes ! Je vous souhaite de passer un bon week-end, et prenez soin de vous !
A bientôt,
Bises,
Alex.
