Me revoilà avec un nouveau chapitre !
Désolée pour ce retard, surtout à un moment aussi crucial que la fic mais en cette nuit de pleine lune (même pas fait exprès) voici la suite des aventures de nos amis Maraudeurs !
Merci à ceux qui lisent cette fic et merci à Talim73, Haruka-akatsuki, Holmes11 et anonyme pour leurs reviews ^^.
Pour répondre à Holmes11 : merci beaucoup, je suis bien contente que ce chapitre t'ait tenu en haleine, j'espère qu'il en ira de même pour celui-ci. Je me suis encore appliquée à le terminer au bon moment ^^.
Bonne lecture !
Chapitre 28 : Promenons-nous dans les bois…
Peter avait quitté la pièce sitôt qu'il avait jeté les cheveux dans les chaudrons, en priant très fort pour que le sortilège ait bien fonctionné. Que devait-il faire à présent ? James avait suivi Rogue et les autres Serpentards dans la Salle sur Demande. Il ne pourrait tous les affronter seul hélas Peter n'avait pas la moindre idée de l'endroit où pouvait bien être située cette maudite salle. Regulus le savait peut-être mais le temps de mettre la main sur lui, il serait certainement trop tard.
Non décidément, il n'y avait plus rien à faire. Peter songea alors que le moment était venu d'alerter Albus Dumbledore. James et Sirius lui en voudraient sûrement de cette preuve de lâcheté mais c'était la seule chose à faire, celle qu'il aurait sans doute fallu faire dès le début. Dumbledore savait certainement où se trouvait la pièce magique. Il était le seul à pouvoir faire cesser ce carnage.
Fort de sa résolution, Peter prit le chemin du bureau directorial lorsqu'il passa à proximité d'une fenêtre ouverte donnant sur la forêt. Il ne pouvait ignorer la lune qui luisait au milieu d'un ciel noir d'encre, parfaitement dégagé à présent. Que la potion eût fonctionné ou non, la bête était lâchée à présent. Il fallait espérer que ses amis aient réussi à atteindre la cabane hurlante finalement.
Un hurlement de loup s'éleva tout à coup de la forêt interdite et le statufia sur place, brisant ses espoirs en un instant. Peu importe qui de Remus ou de Sirius occupait le corps du lycan. Le monstre était en liberté dans la forêt interdite… et celui des deux qui se trouvait dans le corps de Sirius était en grand danger. En fait, la créature pouvait gagner le parc de Poudlard sans difficulté et mettre toute l'école en péril. Il était trop tard pour prévenir Dumbledore.
- Sirius… Remus…, bredouilla Peter en lançant un regard atone au disque lunaire.
Déplorant l'absence de sa chaîne en argent, il essaya de ne pas penser à ce qu'il s'apprêtait à faire, c'est-à-dire partir à la chasse au loup-garou dans la forêt interdite au beau milieu d'une nuit de pleine lune. N'écoutant que la parcelle de courage que le Choixpeau magique avait bien dû déceler en lui pour l'envoyer à Gryffondor, il courut ventre à terre jusqu'à la sortie du château sans prendre garde aux fantômes, ni aux personnages des tableaux, qui le regardèrent passer comme une flèche, l'air incrédules.
Par bonheur, il parvint à quitter le château sans se faire repérer par Rusard. Le parc de Poudlard, noir et inquiétant, s'offrit à son champ de vision. Pendant une fraction de seconde, l'adolescent hésita à s'aventurer plus loin. Que pouvait-il faire ? Il n'était pas brave comme ses amis, ni aussi doué qu'eux en magie. Et sans le moindre objet en argent, il ne tiendrait pas très longtemps face à un loup-garou enragé. D'un autre côté, ce n'était pas une raison pour laisser mourir Sirius ou Remus.
Allez ! Un peu de courage de temps à autre, ça ne pouvait pas faire de mal, du moins ce fut ce que Peter essaya de se répéter pour se motiver à avancer. Un nouveau hurlement de loup en provenance de la forêt le décida.
- J'arrive ! s'écria-t-il comme une réponse à un appel.
Et il sortit sa baguette magique avant de se mettre à courir sans réfléchir vers la forêt. Depuis l'orée, elle ne paraissait pas si grande, sans compter que l'éclairage dans le parc avait quelque chose de rassurant. Il était loin de se douter qu'en réalité, la forêt était immense et sombre et qu'elle n'abritait pas uniquement un loup-garou.
Lorsqu'il ne fut plus qu'à quelques mètres des premiers arbres, une main gigantesque le saisit brusquement par la capuche de sa robe de sorcier et le stoppa net, lui arrachant un cri perçant.
- Hé là ! Où vas-tu comme ça ?
Peter reconnut aussitôt cette grosse voix et, malgré le ton menaçant, s'en sentit vivement soulagé.
- Hagrid ! s'écria-t-il en faisant volte-face.
Le géant devait faire au moins trois fois sa taille et semblait beaucoup plus effrayant avec son arbalète que n'importe quel monstre habitant la forêt. Cela acheva de rassurer Peter, qui n'avait jamais été aussi heureux de le voir. James, Sirius et Remus l'avaient traîné plus d'une fois chez Hagrid depuis leur première année d'études à Poudlard.
La première fois, Hagrid était venu récupérer James et Sirius, partis se balader dans la forêt interdite. Le garde-chasse avait voulu les conduire auprès de Rusard pour qu'ils reçoivent une punition exemplaire mais ils avaient tous les trois sympathisé au point même de laisser les deux enfants s'en tirer sans les livrer au redoutable concierge. Malgré cela, Peter n'avait jamais trop porté le bonhomme dans son cœur. Il l'effrayait un peu. Sa carrure de colosse y était probablement pour quelque chose.
Hagrid détailla des yeux le petit humain qui faisait à peine le tiers de sa taille et le reconnut rapidement.
- Peter Pettigrow ? s'étonna-t-il. Qu'est-ce que tu fais dehors à une heure pareille ? Tu n'es pas encore en train de faire des bêtises avec tes amis ?
- Vous n'imaginez même pas ! glapit Peter en s'efforçant de maîtriser son flux de paroles. Sirius et Remus sont en danger. Ils sont dans la forêt interdite. Je dois aller les chercher avant que…
- Remus ? répéta Hagrid en écarquillant les yeux de stupeur. Remus Lupin est dans la forêt interdite ? Tu en es sûr ?
- Et pourquoi je vais par là, à votre avis ?
- Mais enfin il n'a rien à faire là ! s'exclama Hagrid. C'est la pleine lune, il devrait être à la cabane hurlante.
Bien qu'il fût extrêmement pressé, Peter prit quelques secondes pour lancer au demi-géant un regard perplexe.
- Vous êtes au courant pour Remus ?
Le garde-chasse haussa les épaules.
- Peu importe, reprit subitement Peter en secouant la tête pour remettre de l'ordre dans ses pensées. Si vous voulez, on discutera de tout ça un autre jour devant une bièraubeurre. Mes amis sont tous très mal barrés.
- Tu ne vas pas aller dans la forêt tout seul, c'est beaucoup trop dangereux, répliqua Hagrid très sérieusement. Je vais retrouver tes amis.
- Laissez-moi vous aider ! réclama Peter.
On ne pouvait pas dire qu'il avait le goût du risque mais en l'occurrence les seules options qui se proposaient à lui étaient : a) suivre Hagrid dans la forêt interdite pour aller sauver Remus et Sirius, b) retourner à la tour de Gryffondor et espérer très fort que l'école serait encore debout le lendemain matin. A choisir, il préférait encore se rendre utile.
Hagrid n'était pas très enthousiasmé à l'idée de laisser le petit Peter l'accompagner. Ce garçon n'était pas réputé pour son courage. La première fois que le demi-géant était allé récupérer ces deux terreurs de Potter et Black au fin fond de la forêt, Peter les suivait discrètement en tremblant de tous ses membres. Il avait même failli pleurer comme un bébé quand son chien l'avait flairé, se planquant derrière un buisson.
Quelques années de mauvais coups en tout genre aux côtés des adolescents les plus turbulents de Poudlard semblaient l'avoir un peu endurci. Peut-être ce garçon serait-il autre chose qu'un pleutre finalement. Hagrid essaya malgré tout de discuter une nouvelle fois son départ mais comme le temps manquait et que Peter refusait d'entendre raison, ils finirent par s'engager tous les deux dans la forêt.
oOoOoOo
Pendant ce temps à Poudlard, James avait pris le risque de suivre Rogue et les autres Serpentards dans la Salle sur Demande. A son grand étonnement, la mission d'infiltration se déroula sans le moindre problème, ce qui conforta James dans sa pensée qu'il était le seul élément efficace de son quatuor et qu'il devait peut-être songer à cesser de déléguer les tâches dans le groupe. Après tout, ne dit-on pas que l'on n'est jamais mieux servi que par soi-même ? L'auteur de ce proverbe avait tout compris.
Le seul bémol que James nota tout de même concerna la Salle en question, qu'Avery avait poétiquement appelée la Pièce Va-et-Vient. James avait eu beau se tenir sagement en retrait sans faire de bruit et observer avec attention, il ne parvint pas à saisir le secret de la salle magique. Il vit seulement Lestrange tourner en rond devant un mur puis une porte se matérialisa comme par magie, exactement comme la porte de la maison des Serpentards. James resta d'autant plus dubitatif qu'il n'avait entendu aucun mot de passe. A l'évidence, cette salle avait un fonctionnement tout à fait particulier.
L'heure n'étant pas à percer le mystère, James suivit le groupe qui entra après s'être assuré que la voie était libre. S'ils savaient tous que James Potter, le porte-bannière des rouges et or, leur filait le train ! Dans la Salle sur Demande, il n'y avait que Malefoy avec les sœurs Black, qui faisaient cercle autour de Lily comme des vautours. La jolie rousse était enchaînée au mur et semblait inconsciente, le visage partiellement caché derrière son long voile de cheveux flamboyants. Elle était pâle, tellement d'ailleurs que James dut se retenir pour garder le silence sitôt qu'il la vit. Severus parut également lutter pour conserver son self-control. Par bonheur, les deux garçons réussirent à ne pas se trahir.
- Enfin te voilà Severus ! lança Malefoy en se frottant les mains. Je suis content que tu sois finalement revenu à la raison.
- Vous ne me laissez pas vraiment le choix, marmonna Severus en jetant un regard appuyé en direction de Lily.
Un peu en retrait, Bellatrix et Narcissa échangèrent un sourire mauvais puis laissèrent échapper un ricanement. Lucius, lui, prit une mine un peu embarrassée.
- Nous ne voulions pas en arriver là, dit-il en posant une main sur l'épaule de Severus qui dut se réfréner pour ne pas se dégager brusquement. Rassure-toi ! Elle va bien et nous ne lui ferons aucun mal.
- Si tu te montres obéissant, précisa tout de même Bellatrix dont le sourire inquiétant s'élargit.
Severus comprit le message sous-jacent et hocha la tête avant de reporter ses yeux noirs sur Malefoy.
- Je suppose que je n'ai aucun moyen de vous faire changer d'avis ?
Lucius tapota l'épaule du jeune homme de plus belle en poussant un soupir à fendre l'âme comme s'il avait à faire à un parfait idiot.
- Severus, murmura-t-il d'une voix douce, presque fraternelle, nous allons accomplir quelque chose que tous les disciples du Seigneur des Ténèbres nous envieront. C'est ce que tu voulais toi aussi, il me semble.
En présence de Potter dans les parages, Severus estima préférable de ne pas répondre et fit mine de n'avoir pas entendu les derniers mots. D'ailleurs, rien ne prouvait que Lily fût vraiment dans les vapes. Pour éviter de s'étendre sur le sujet et comme Malefoy n'était à l'évidence pas déterminé à renoncer à son projet, Severus décida que le moment était venu de passer aux choses sérieuses.
- Alors on s'y met ? demanda-t-il non sans une once d'impatience.
Lucius balaya l'assemblée d'un regard puis son visage s'éclaira en un sourire satisfait. Comme il tenait toujours Severus par l'épaule, il l'entraîna vers un chaudron au centre de la pièce jouxtant une longue table sur laquelle s'étendait une myriade d'ingrédients en tout genre ainsi qu'une grande caisse de bois.
James, qui se tenait prudemment en retrait pour ne pas prendre le risque de heurter un Serpentard, frémit à la vue de cette caisse. Ce ne pouvait être que l'artefact qu'ils avaient fait venir de chez Barjow et Beurk, via Pré-au-Lard. C'était la source de tous les problèmes, la cible à détruire. Severus la fixa également d'un regard atone.
- Tout est là, expliqua Lucius en désignant l'installation. Nous avons fait tout ce que nous pouvions. Tout repose sur toi à présent, tu sais ce que tu as à faire.
Severus promena ses longs doigts crochus sur le bois de la table tout en la contournant pour gagner son poste de travail. Il marcha lentement afin de se laisser le temps de la réflexion. Potter était-il entré avec eux au final ou était-il resté sur le palier comme l'imbécile qu'il était ? Quand allait-il se décider à intervenir ? Une fois la créature sortie ? Severus lança malgré lui un regard vers Lily. Bellatrix s'en aperçut aussitôt et pointa sa baguette magique sur elle.
- Au travail ! exigea-t-elle en braquant subitement sa baguette sur lui.
Severus observa un instant tous les Serpentards qui l'encerclaient, prêts à intervenir s'il lui prenait l'envie de se rebiffer. Il n'avait plus le choix. Pour sa sécurité et celle de Lily, il devait obéir et faire ce qu'on attendait de lui. Avec un peu de chance, Potter était dans le coin et préparait un plan d'attaque. Sans grande conviction, Severus se mit au travail.
oOoOoOo
Sirius eut beau avoir recours à plusieurs reprises à l'enchantement des Quatre-Points, il était fichtrement égaré. Même sa baguette magique changée en boussole ne l'aidait guère à se repérer. Son sens de l'orientation avait toujours été des plus mitigés. Lors des précédentes excursions nocturnes dans la forêt interdite, c'était généralement James et Remus qui ouvraient la marche.
- Je suis dans la mouise, marmonna-t-il pour lui-même en examinant les environs.
Bon sang, ces arbres étaient tous les mêmes ! Cela faisait bien cinq bonnes minutes qu'il errait au hasard en essayant de se référer au sort d'orientation et tout ce qu'il était parvenu à faire, c'était à se perdre un peu plus. Peut-être pouvait-il envoyer un signal de détresse vers le ciel. Quelqu'un l'apercevrait-il à cette distance ? N'ayant aucune autre idée il s'apprêta à mettre celle-ci à exécution lorsqu'un grondement se fit entendre.
La bête était là. Tapie dans l'ombre, elle l'observait, prête à bondir. Sirius abaissa aussitôt la baguette qu'il avait commencé à lever vers le ciel et balaya des yeux les alentours.
- Lu-Lunard ? bredouilla-t-il en pâlissant brusquement.
En guise de réponse, celui-ci surgit des ténèbres dans un rugissement de rage. Pour un loup, il faisait la taille d'un pick-up et avait l'air aussi terrifiant qu'un dragon furieux. L'animal fantastique se rua toutes griffes dehors sur son innocente proie, qui devait s'estimer heureuse de ne pas tourner de l'œil à la vue d'un tel spectacle.
Sirius poussa un cri strident mais eut le réflexe de lever sa baguette pour se protéger. Un éclair bleu jaillit de l'extrémité et frappa le loup sur le crâne, le projetant en arrière. Sirius en profita alors pour prendre ses jambes à son cou. Son sortilège incontrôlé ébranla à peine son adversaire. Le loup retrouva bien vite ses esprits et se lança à la poursuite du jeune homme à une vitesse affolante.
Profitant de sa petite taille, Sirius se faufila entre des troncs épais en espérant ainsi ralentir la progression de son poursuivant mais il connaissait mal son traqueur. Le loup-garou fonça tête baissée comme un bélier et fit voler les obstacles sur son chemin comme de vulgaire plots de plastique.
- Ma parole, il est en acier ! glapit Sirius pour lui-même en lançant des sortilèges au hasard par-dessus son épaule.
Plusieurs cris de bête blessée l'informèrent que ses maléfices faisaient mouche malheureusement ils n'étaient pas assez puissants pour neutraliser un loup-garou déchaîné. A bout de force, Sirius changea de stratégie et se réfugia dans un arbre creux comme dans une armure. Il se terra le plus profondément possible afin de ne pas être atteint par les coups de griffes qu'essayait de lui porter la bête.
- Gentil loup, Lunard ! balbutia Sirius d'une voix tremblante. C'est moi Sirius, ton ami !
L'une des pattes griffues se faufila dans la planque et passa si près du visage de Sirius, que celui-ci estima préférable de revoir son argumentation.
- Bon d'accord, tu es fâché contre moi. Je comprends. Je t'en fais voir de toutes les couleurs, couina Sirius d'une petite voix aigüe. Mais tu sais, je ne suis pas si…
Un nouveau coup de griffe manqua de justesse de lui sectionner une oreille. Le jeune homme laissa échapper un nouveau cri terrifié.
- D'accord, céda-t-il d'une voix tellement stridente qu'elle en était méconnaissable. J'avoue tout. C'est moi qui ai lâché les lutins de Cornouailles dans la salle des professeurs. Je suis désolé de t'avoir laissé te faire accuser à ma place.
Le loup-garou poussa un nouveau rugissement furieux et se jeta de tout son poids contre le tronc qui s'ébranla dangereusement. Je vais mourir, pensa Sirius horrifié en sentant que sa forteresse n'allait pas résister bien longtemps. Sans savoir si Lunard pouvait comprendre ce qu'on lui disait, Sirius poursuivit sa confession.
- Bon très bien, avoua-t-il encore au bord du désespoir. C'est moi qui ai poussé Morgan Adler dans l'Armoire à disparaître. On a fini par le retrouver, tu sais…
Nouveau cri d'animal enragé, nouveau choc rude contre le tronc et nouveau craquement inquiétant. Un nouvel assaut comme celui-ci et cette coque de bois deviendrait son cercueil.
- Et c'est moi qui ai lancé le sort de crache-limaces, hurla Sirius en se recroquevillant de plus belle, mais je n'ai pas fait exprès. C'était Rogue que je visais.
D'une ultime charge, le loup fit céder la protection de Sirius. Celui-ci plongea à terre et se laissa rouler sur le sol pour éviter les crocs luisants de l'animal. Il se retrouva finalement acculé contre un arbre épais et regarda la bête foncer sur lui, la gueule béante.
Cette fois, c'est la fin ! songea tristement Sirius. Obéissant à un vieux réflexe, il mit ses bras en croix devant lui pour se protéger et attendit le choc inévitable. Mais le choc ne vint pas. Alors que tout espoir semblait perdu, le miracle se fit.
- Stupéfix !
Une gerbe d'étincelles rouges surgit de nulle part et percuta le loup de plein fouet. Celui-ci fut à nouveau projeté en arrière et battit en retraite. Sirius poussa alors un immense soupir de soulagement et songea même à remercier le ciel. Au lieu de cela, il leva les yeux et vit Peter apparaître à ses côtés, sa baguette magique, dont l'extrémité crépitait encore, à la main. Sirius crut alors avoir reçu un météore sur la tête.
- Peter, bredouilla-t-il d'une voix faible.
- Sirius c'est bien toi ?
Celui-ci acquiesça d'un léger signe de tête. Le visage de Peter reprit aussitôt des couleurs.
- Wouah c'est génial, ça a marché ! lança-t-il soulagé. Je suis là maintenant mon vieux. Ca va aller.
C'était le monde à l'envers : Peter avait lancé un sortilège de Stupéfixion sur un loup-garou. Peter venait de lui sauver la vie.
- Sauve-toi ! conseilla Sirius en voyant que son ami essayait de le remettre debout. Il va revenir.
- En effet, lança une grosse voix en approche.
Hagrid apparut à son tour, son arbalète au poing.
- Tout va bien, Sirius ?
Celui-ci n'eut pas besoin de répondre. Le loup-garou n'avait pas réussi à le toucher mais il portait encore les marques de coups qu'il s'était lui-même infligé avant de retourner dans son corps. Hagrid l'attrapa d'une main sous l'aisselle et le remit sur ses pieds sans la moindre difficulté. Sirius s'attendait si peu à ce redressement que ses jambes faillirent se dérober sous son poids mais Peter le soutint en enroulant un bras autour de ses épaules.
- Il faut qu'on se tire d'ici en vitesse, lança-t-il en entraînant son comparse.
- Je veux bien, haleta Sirius en se laissant emmener sans opposer de résistance. J'ai déjà essayé de retrouver mon chemin dans cette forêt mais c'est impossible. On va crever là. Tu as un sens de l'orientation aussi pitoyable que le mien.
- Je sais, admit tranquillement Peter, c'est pour ça que j'ai pris mes précautions.
Il fit un moulinet avec sa baguette et aussitôt un sentier s'illumina sur le sol comme si une matière visqueuse et phosphorescente y était répandue. Sirius observa le petit chemin bouche bée.
- Qu'est-ce que…
- La sève de Naroxisse, expliqua Peter d'un ton docte et fier qui ne lui ressemblait pas du tout. Tu te souviens de ce qu'a dit Chourave ? C'est l'un des produits de traçage les plus efficaces.
Sirius ne put s'empêcher de jeter à son ami un regard admiratif.
- Peter, balbutia-t-il penaud, tu es un génie.
Celui-ci savoura ce compliment mais son triomphe fut de courte durée, très vite interrompu par un hurlement familier à glacer le sang.
- Le loup, laissa échapper Sirius en se raidissant subitement, il revient !
Effectivement l'animal était de retour. Perché sur un énorme rocher dans une posture de prédateur, il regarda ses proies en montrant les crocs avec un grognement féroce.
- Filez ! ordonna précipitamment Hagrid à Peter et Sirius. Je m'occupe de votre ami.
Peter ne se le fit pas dire deux fois mais Sirius, qui ne pouvait laisser Hagrid lutter seul contre un loup-garou en furie, lui opposa une certaine résistance.
- Hagrid, faîtes attention !
- Viens Sirius ! exigea Peter en tirant son ami avec plus de fermeté.
Tandis qu'il entraîna Sirius de force le plus loin possible du loup-garou, celui-ci se jeta sur Hagrid, qui l'accueillit sans peur en le frappant avec l'arbalète pour l'envoyer brutalement contre un tronc d'arbre.
- Désolé mon garçon, grommela Hagrid d'un ton un peu bourru, tu risques d'avoir des courbatures demain matin.
Pendant ce temps, Peter remontait la piste luminescente toujours en traînant Sirius, qui ne cessait de jeter des petits coups d'œil en arrière pour essayer de voir comment s'en sortait Hagrid face à Lunard.
- Peter, on ne peut pas le laisser…
- Tu as entendu ce qu'il a dit ? rétorqua Peter d'un ton catégorique. Je suis sûr qu'il est assez fort pour se débrouiller tout seul. Et puis tu n'es plus en état de te battre. Qu'est-ce qui t'est arrivé ? Le loup t'a mordu ?
- Non, il ne m'a pas touché, assura Sirius en voyant que Peter semblait déjà prêt à le lâcher pour s'enfuir en courant si la réponse lui déplaisait, du moins… pas sous sa forme animale. J'ai eu… une discussion un peu… un peu musclée avec Remus…
Sirius avait de plus en plus de difficultés à s'exprimer à présent. Il était épuisé et tenait encore à peine debout.
- Enfin… c'est… une longue histoire, haleta Sirius qui s'appuyait de plus en plus sur son ami.
- Tu me raconteras ça plus tard, dit Peter qui avait un peu de mal à le porter à cause de leur différence de taille. C'est fini, Sirius. Je t'emmène à l'infirmerie.
Ouf Sirius a échappé au pire mais il a eu chaud. Du côté des Serpentards en revanche, le pire est à venir. Le prochain chapitre arrivera la semaine prochaine. D'ailleurs pour répondre à une question qui m'a été posée, il reste encore environ trois ou quatre chapitres (savourez-les donc XD).
J'espère que ça vous a plu. Donnez-moi votre avis !
Bonnes vacances et joyeuses pâques !
