voilà la suite!!!!!!!!! merci encore et tjs pour vos reviews j'adore!!!!!
bonne lecture.
Chapitre 28
Je savais que ma proposition mettait Jasper mal à l'aise.
Mon « thérapeute » avait été parfaitement clair dès le début, sur le fait que je n'étais pas prêt à supporter toute sa peine. Il me rassurait en disant que cela ne voulait pas dire que sa peine était plus grande que la mienne, mais il voulait me guérir un peu avant de libérer ses émotions sur moi. Il s'agissait plus de culpabilité qu'autre chose. Si j'étais accablée par sa peine et que cela me faisait régresser dans mes progrès, il se blâmerait. Ça doit être dû à l'âge de ces vampires. Edward avait eu le même manque de confiance envers ma force intérieur. Je n'avais peut-être que 18 ans et eux 100 et plus, mais je pouvais faire face. Toute ma vie j'ai du essayé de m'adapter….m'adapter à l'esprit un peu farfelu de ma mère, m'adapter au fait que mes parents étaient divorcés et vivant chacun dans un état différent, m'adapter à mon incapacité à trouver quelqu'un qui serait bien avec moi….Enfin ça c'était jusqu'à ce qu'Edward entre dans ma vie et maintenant, je m'adaptais à sa mort. Jasper ne s'attendait pas à que je me sente autant concerné par ses émotions au fond, et peut importe la façon dont il se justifiait, ça me blessait.
Donc, s'il voulait aller dans le ventre de la bête – la chambre d'Edward – je devais être capable d'en faire autant pour lui. Il devait accepter la force qu'il devait ressentir émanant de moi. Je pouvais le faire, et Jasper en était conscient. Mais sa nature inquiète, m'empêchait de le faire.
J'attendais et ne fus pas surprise de sa réponse. « Bella…. » Sa voix sonnait hautaine, « Tu sais ce que je pense de ça. »
« Oui, je sais ce que tu en pense, mais ça ne veut pas dire que tu as raison. » le contrais-je
« Qui peut savoir ce qui est bien ou mal dans notre situation. Sérieusement, où a-t-on vu dans l'histoire qu'un humain était le thérapeute d'un vampire. »
Son ton était prudent, mais ça ne m'empêchait pas de continuer. Jasper devrait affronter la vérité en face qu'il le veuille ou non. « Tu as dit qu'on avait la même douleur, mais tu refuse de me laisser t'aider. Jasper, je suis prête. Je sais que tu peux ressentir que je le suis, alors pourquoi m'en empêches-tu ? »
Jasper secouait la tête et fixait toujours la route, « tu ne comprends pas Bella. »
« Explique-moi. » dis-je sans pouvoir caché l'agacement que je ressentais, mais je n'en avais rien à faire, de toute façon, Jasper s'en rendrait compte alors.
« Bella… » Sa voix était douce, presque tremblante. « Tu ne pourras jamais savoir comment ça a été dur pour moi les premières nuits que j'ai passé dans ta chambre, à me battre contre la tristesse qui émanait de toi. Je pouvais à peine le supporter, sans compter qu'il fallait que je t'aide à dormir. Je suppose qu'il se passera la même chose que lors de ta visite dans la chambre d'Edward il y a 3 semaines. Penses-tu qu'après cela, je sois assez fort pour entrer dans la pièce ou Alice passait le plus clair de son temps ? Tu es peut-être assez forte Bella, mais aussi honteux que je suis de l'admettre…moi je ne le suis pas. »
J'essayais de ne pas penser à la dureté de ses mots. Avais-je été trop loin ? Il disait ça comme si supporter ma douleur était un énorme fardeau pour lui, et plus j'y pensais et plus je me détestait d'en attendre autant de lui. Il n'avait rien demandé, mais il était toujours là pour moi, était-ce trop dur pour lui ? Peut-être devrais-je lui proposé de faire un pause dans sa surveillance constante, mais comment être sur que mes émotions ne me referaient pas tomber dans un profond désespoir ? Mais ça n'empêchait pas la raison pour laquelle je voulais l'emmener dans la chambre d'Alice. Je voulais qu'il me fasse part de la douleur qu'il refoulait. Vivre sa vie à travers moi, avait fait des ravages j'en étais sur.
« Bon, et si nous n'allions pas dans la chambre d'Edward aujourd'hui ? Et si nous décidions plutôt qu'aujourd'hui serait destiné à ta guérison ? Tu pourrais peut-être réfléchir à ma proposition. » Je baissais ma tête et fixais mes yeux sur les boutons de ma veste de travail.
Mon attention était focalisée sur mes boutons, si bien que lorsque je sentis une main frotter le dos de ma tête, j'ai sursauté.
« Désolé. » Me dit Jasper, il semblait embarrassé et il reposa rapidement sa main sur le volant.
« Non…c'est juste…tu m'as surpris, c'est tout. » essayais-je de le calmer.
Je fixais Jasper, mais il ignorait mon regard, il préférait regarder la route. « S'il te plait, Bella….ne te sens pas coupable de partager ta peine avec moi. »
Maudit soit sa capacité à lire les émotions. Une jeune fille ne peut elle pas avoir son jardin secret !
« Oui, bien évidemment tu as sentit ça. » dis-je sèchement et légèrement irritée.
J'ai aperçu un léger sourire apparaître sur ses lèvres. « Naturellement, on ne peut rien cacher à Dr Emo. »
Je n'ai pas pu me retenir, malgré mon irritation, j'éclatais de rire et ça a eu le dont de dissiper la tension qu'il y avait entre nous. Jasper se joignit à moi et nous rigolâmes comme deux écolières sur une bêtise.
« Ecoute » Jasper essayait de retrouver un semblant de contrôle de sa voix. « Je veux que tu comprenne que je suis prêt à faire le premier pas. Je ne demanderais pas mieux que de partager ma peine avec quelqu'un…surtout si cette personne c'est toi. Mais je ne peux pas faire ça aujourd'hui. »
Il leva sa main vers moi comme pour couper toute objection de ma part. Il avait raison, je me suis retenue et l'ai laissé continuer.
« Mais, demain, je suis complètement libre, laisse moi juste le temps de trouver du courage. »
L'embarras que j'avais entendu un peu plus tôt dans sa voix était de retour. Mon ami était sincèrement honteux de ne pas pouvoir gérer à la fois mes émotions et les siennes. Si on m'avait dit que Jasper doutait autant de lui. Vampire ou non, le jeune homme souffrait, et aucun pouvoir surnaturel ne pouvait rien y faire. Mon cœur se gonfla de tristesse à cette pensée, et instinctivement, comme il l'avait fait pour moi un peu plus tôt, je mis ma main sur la peau froide de la base de son cou. Cette sensation était familière et réconfortante, aussi bien pour moi que pour Jasper. Sa tête se tourna brièvement vers moi, et j'ai vu un petit sourire sur ses lèvres. Je le lui rendis et je commençais à faire bouger mes doigts le long de son cou. Finalement, j'ai porté mon attention sur les cheveux couleur miel qui s'y trouvaient et sans réfléchir, j'ai commencé à les caresser.
« Est-ce que les vampires peuvent couper leur cheveux ? » Je réfléchissais à cette question alors que mes doigts continuaient à jouer dans ses cheveux blonds, et je ne m'étais pas aperçue que mes pensées étaient devenues des paroles.
« Oui » Répondit Jasper, il paraissait légèrement amusé par ce que je venais de dire. « Mais ils ne repoussent qu'à la longueur à laquelle ils étaient lors de notre transformation. Mes cheveux, ne seront pas beaucoup plus longs que la longueur que tu vois actuellement. »
« Et bien, j'aime ça. » Encore une fois, j'ai parlé sans réfléchir et j'ai cru avoir vu un petit sourire satisfait traverser le visage de Jasper.
« Quand j'ai vu Alice pour la première fois, elle avait la même coupe qu'elle av… » Il butta sur la fin de sa phrase, et je savais pourquoi, Jasper avait presque prononcé le mot.
Mais il réussit à poursuivre après une courte pause, « Quand Alice était humaine et qu'elle a été envoyé dans cette institution pour malade mentaux, le personnel lui avait coupé les cheveux comme ils le faisaient aux autres patients. C'était une façon de les garder propres. Les filles avaient un carré court, ça évitait que leur cheveux s'emmêlent, quand Alice à été transformé, elle avait ce genre de coupe. Pendant toute une période, elle était en avance sur son époque. Lorsque nous nous sommes rencontrés, c'est une des choses qui m'a attiré, outre le fait qu'elle était comme moi….un vampire. Aucune femme à cette époque n'avait son style de coupe. Elle était jugée comme étant garçon manqué. Quand les années 1960 sont arrivées et que les femmes ont commencé à avoir la même coupe courte que le mannequin Twiggy, Alice pouvait se venter d'être enfin à la mode.
J'ai écouté le récit de Jasper avec fascination. Je ne savais pas tout ça à propos d'Alice….et je n'avais pas pensé à lui demander. « Oui, et bien, je suis sur que ne pas être à la mode pendant aussi longtemps à du être un enfer pour Alice, en considérant la façon dont elle suivait les tendances de la haute couture. » Dis-je
Un silence inconfortable s'était installé après ma phrase et je me suis demandée si Jasper était gêné de s'être confié à moi. Pour autant que je puisse le dire, cette histoire était ni plus ni moins le premier souvenir qu'il avait d'Alice.
« Alors vous n'avez jamais discuté des cheveux des vampires avec Edward ? » Me demanda Jasper après quelques minutes de silence que seul le doux ronronnement du moteur perturbait.
Il était évident qu'il essayait de nous faire repasser en mode conversation, avec une question qui bien sur, remettait l'attention sur moi. Et bien, si c'est tout ce que je pouvais retirer de lui aujourd'hui, j'ai été ravi de partager ce souvenir. Je repensais à sa question maintenant, « c'était la première fois, que je prends réellement le temps de toucher à des cheveux de vampire. » Lui répondis-je alors que je continuais à jouer avec les siens.
Il rigola et me mis une petite tape sur la main gentiment pour l'éloigner. Je la reposais sur mes genoux. « Sérieusement ? Tu n'as jamais touché les cheveux de mon frère ? » Jasper semblait vraiment étonné par ma révélation.
« Quoi, et gâcher sa coiffure si parfaite…. Jamais. »
Nous éclatâmes de rire par rapport au fait que les cheveux d'Edward avait été une partie de lui que personne ne pouvait toucher. Il était toujours bien coiffé, il n'avait jamais mis de produit coiffant ou autres, en quelque sorte, son don ne consistait pas seulement à lire dans les pensées, mais aussi à créer son propre gel. Les cheveux d'Edward étaient toujours scrupuleusement mis en place.
Une fois notre amusement terminé, le calme nous enveloppa de nouveau, mais contrairement à la dernière fois ce n'était pas gênant et j'étais heureuse que Jasper et moi puissions partager un moment comme celui-ci. Le calme resta jusqu'à ce que nous atteignions la maison.
« Alors demain ok ? » Lui demandais-je alors que nous nous engagions sur le chemin de terre qui menait à la villa.
« Demain » Me répondit Jasper sachant exactement de quoi je parlais, « Oui, demain, tu as ma parole, lorsque je viendrais te chercher au travail, nous irons ensuite ensemble dans la chambre d'Alice. »
La voiture s'immobilisa alors que Jasper prononçait ses derniers mots. J'ai pu voir que nous étions dans le garage, mais tout ce à quoi je pouvais penser c'était la chambre dans laquelle je ne voulais pas retourner. Cet endroit détenait la clé de mon cœur, et une fois déverrouillé, celui-ci à de grande chance de se retrouver éparpillé sur le sol et Jasper le savait. Je soupirais et présumais que mon ami pouvait sentir mon appréhension, car il attrapa ma main. Lorsqu'il s'est penché pour fixer ses yeux au mien, son regard de vampire m'hypnotisa et je fus incapable de bouger. « Je suis là, donc tout ce pour quoi tu t'inquiète, ne t'en préoccupe pas, je ne te laisserais que le meilleur. » Me dit-il d'une voix de velours.
« Je sais…. Merci. » Répondis-je. Je ne savais pas si c'était moi qui avais répondu ou bien une souris tellement ma voix était sortie dans un petit cri.
Jasper ricana en mettant une main sur ma joue. « Je suppose que je dois cette réponse à mon regard envoutant. Parfois je ne peux pas m'en empêcher. » Puis il se retira, mais garda quand même ma main dans la sienne.
Je sentais bien sa main, lorsque soudain plus rien, je regardais du coté de la fenêtre passager, et je le vis ouvrir la porte de la manière la plus courtoise qui soit. J'ai de nouveau mis ma main dans celle qu'il me tendait et avant que je me rende compte de quoi que ce soit, nous étions debout devant la porte qui menait à l'intérieur de la maison.
Nous entrâmes ensemble, et pour la première fois de la journée, je sentais la peur m'envahir, et ce n'était pas la peur d'aller dans la chambre d'Edward qui à motivé ma réaction. Non, je paniquais pour quelque chose de bien différent, mais tout aussi menaçant. Rosalie. Jasper était devant moi, et je me suis rapidement rapproché de lui. Puis je me suis hissée sur la pointe des pieds pour lui chuchoté le plus doucement possible, « Est-ce que Rosalie est ici ? »
Jasper s'arrêta de marché et me jeta un regard les sourcils levés, puis il continua d'avancer. « Bella, tu n'as rien à craindre, je t'ai dit qu'elle a été prévenu. Si ma sœur se comporte mal de quelque façon que ce soit avec toi, et bien disons que le résultat ne sera pas joli à voir. »
Oui je le savais. Jasper m'avait raconté la nuit ou il s'est finalement expliqué avec Rosalie, et ou il lui avait dit qu'il était déçu et indigné qu'elle n'accepte pas que lui et moi soyons resté ami, mais ça ne m'empêchais pas d'avoir peur d'elle. Même après tout ce temps…..Rosalie me faisait peur plus que de raison. J'aurais du être plus forte, et je savais que j'avais déçu Jasper en doutant de ses talents de persuasion. J'ai essayé de repousser l'image de cette blondasse de ma tête en me concentrant sur la tâche que j'avais à accomplir. J'aurais besoin de toute mes forces, pour faire ce que j'allais faire, et je n'avais pas besoin que ma peur de Rosalie m'empêche d'aller de l'avant.
« D'ailleurs, » Entendis-je jasper rajouté, « la seule voiture qui était dans le garage, c'était la Porsche d'Alice. »
« Carlisle est ici ? » Je le savais car lui et Jasper avait accepté d'échanger leur voiture jusqu'à ce que le vampire à coté de moi se sente capable de remonter dans le véhicule qui avait appartenu à sa femme.
« Oui, et si cela ne te dérange pas, je dois lui dire quelque chose. Peux-tu m'excuser ? » Jasper me laissa au pied de l'escalier menant au deuxième étage de la maison.
Je pouvais seulement croire qu'il avait senti son père, car j'étais certaine de ne pas avoir entendu Carlisle. Jasper s'est seulement absenté une minute ou deux avant de revenir près de moi.
« Pourquoi voulais-tu le voir ? » le questionnais-je, ma curiosité prenant le dessus.
Jasper ne dit rien pendant une seconde, puis il me serra la main en m'entrainant à coté de lui dans l'escalier. « Je t'en parlerais plus tard. Le sujet est beaucoup trop compliqué pour t'en parler maintenant. »
J'acceptais son explication et décidais de ne pas le forcer. Il y avait des choses plus importante pour le moment….comme ce qui se trouvait derrière la porte vers laquelle nous nous dirigions.
