Noooo Aime : Bah oui mais quand tu déménages et que tu trouves personne pour récupérer tes DVD... T'as pas le choix ! C'est fou toutes les m*rdes qu'on peut accumuler dans un 15m²...

Concernant la prochaine histoire je crois que tu peux prendre des actions chez Kleenex, en fait. Ou toute autre marque de mouchoirs de ton choix.

Lol non il a pas peur d'oublier Thorin, je dirais qu'il rassemble surtout la canne et la broche... Dard il la laisse à Frodon je pense.

Non ils ont pas le temps de faire un saut à Erebor ! C'est Erebor qui va venir à eux !

Bah pour Morwen c'était assez logique qu'elle soit morte, y a une cinquantaine d'années de passées depuis la première fic et elle avait déjà 30-40 ans ! Gandalf il est toujours rabat-joie, c'est son mode par défaut de toute façon ! Et ton commentaire sur « prendre » tout le monde m'a fait faire un facepalm.

Ah bah comme je te le disais, habitue-toi à ne plus le voir, ton écran. Dans le prochain chapitre ça peut aller mais une fois qu'on change de fic... C'est foutu ! On embarque dans des montagnes russes ! (Fun fact, j'avais oublié le nom français en écrivant ça et j'ai failli écrire 'roller coaster' tout simplement)

Moi non plus je voulais pas que ça finisse ! Mais là on dit définitivement adieu à la Terre du Milieu ! (enfin 'définitivement' je sais pas vu la taille de la prochaine fic, j'en suis pas encore à décider ce que je traduirai ensuite mais en tout cas pour un bon bout de temps)

Pareil j'arrêtais pas de cligner des yeux frénétiquement pour chasser les larmes... en plus ça pique au bout d'un moment ces saloperies !

Je préfère les patates aux carottes. On peut faire plus de plats avec !

Je t'avoue, quand Bilbon a encore perdu la mémoire quand j'ai lu ce chapitre pour la première fois, j'ai réagi comme toi. Ils sont presque arrivés, on peut pas leur ficher la paix ?

Comment tu vas faire au chapitre 29 ? Tu pourras pas dire « vivement la suite » vu que ce sera fini !

Arya Cahill : Non ce chapitre n'est pas le dernier ! Il reste un épilogue ;) Moi aussi la saga m'a fait tout ça, et deux fois ! Une fois pour la lecture, une fois pour la traduction !

Angelyoru : Oh non c'est pas fini de verser des larmes ! Et si tu me suis pour la prochaine traduction ce sera pas fini avant longtemps !

Sabrinabella : Ton vœu est exaucé, Fili et Kili sont dans ce chapitre ainsi que le reste de la famille !

Chapitre 4 : Le dernier vaisseau fait voile

Résumé : Nous sommes donc arrivés à la fin, et pourtant, à un nouveau début.

(-)

Ce fut le magicien lui-même qui sortit un Bilbon aux yeux brouillés de la charrette et le posa sur le sol. Bilbon se réveilla beaucoup plus lorsqu'il vit où ils étaient, et Thorin dut admettre qu'il était également impressionné.

Le port était lumineux et brillant sous le soleil de midi, rempli de plusieurs bateaux ici et là. Aucun n'était aussi grand que le vaisseau au bout d'un dock de pierre. Ses voiles étaient telles de la soie, mais avec chaque petite brise qui venait elles dansaient, impatientes d'être gonflées et de naviguer. Thorin n'avait même pas besoin de voir les silhouettes attendant le long du vaisseau pour savoir que c'était le leur. Le dernier vaisseau pour Aman, et lui, Thorin Écu-de-Chêne, serait à son bord.

Il s'était cru maudit par Mahal, autrefois. Maintenant il se demandait comment Mahal avait pu le bénir d'une telle façon.

Ce fut un groupe sombre qui se dirigea vers l'eau, bien que Bilbon soit autant en admiration que Thorin. Il y avait un grand artisanat ici dans le port, aussi bien en pierre qu'en bois, et tout autour c'était un endroit de paix. Il se demanda si un seul de ces vaisseaux ferait le tour de la terre vers Dol Amroth, si Denethor ou Finduilas ou leurs deux fils verraient ces vaisseaux arriver.

« Bienvenue, mes amis. Vous êtes une heureuse vision. »

Thorin sourit au Seigneur elfe.

« Et je suis heureux de vous voir, et reconnaissant. »

Il sentit sa gorge se nouer et réalisa qu'il ne pouvait même pas exprimer ce que ça représentait pour lui, ce petit siège sur le navire. À quel point en l'autorisant à être là, ils avaient tout changé pour lui.

« Elrond, je...

- Paix, mon vieil et cher ami, dit Elrond à mi-voix. »

Il sourit et posa une main sur l'épaule de Thorin.

« Je n'oserais point séparer un tel amour. Je connais cette perte. Je ne la souhaiterais à personne d'autre.

- Nous non plus. Peu importe à quel point cela nous fait de la peine de vous perdre tous les deux. »

Thorin fit volte-face à cette voix, sa mâchoire se décrochant. Bilbon fixa la même chose que lui, et bien sûr Gandalf n'était pas surpris, il avait probablement tout orchestré. Pendant un long moment, Thorin ne put que rester debout à fixer.

Puis il se mit à courir et rencontra Fili à mi-chemin, serrant son fils contre lui. Kili réussit à s'insérer dans l'étreinte, puis Bilbon fut là à son tour. Thorin repensa au croquis réalisé par Ori, celui qu'il avait soigneusement rangé avec le peu d'affaires qu'il emmenait. Ils étaient de nouveau là, tous, et jamais auparavant n'avait-il autant voulu offrir son amitié à Gandalf.

Ils étaient tous là. Dwalin s'avançait, Ori et sa longue barbe avec lui, et il aperçut Dori et Bifur dans la foule. Gimli et Legolas et Tauriel, bien sûr, et la petite Lili qui n'était plus petite et qui courait pour qu'on la fasse tournoyer comme si elle l'était. Holdred et Balin se tenaient grands et plus sages avec leurs années, puis Dis fut là qui s'agrippait à lui avec ses cheveux serrés sur sa tête, mèches argentées et tout. Thorin la serra fort et ferma les yeux, de peur qu'ils ne le trahissent. Il entendit Dernwyn se présenter à Pippin qui semblait balbutier. Merry saluait Fili comme le vieux cousin et ami qu'il était, et Esméralda semblait folle de joie d'être réunie avec Tauriel.

C'était plus qu'il n'aurait pu espérer. C'était plus qu'il n'avait jamais considéré demander.

Quand il ouvrit enfin les yeux et s'écarta de sa sœur, il trouva les yeux de Dis sur le point de déborder comme les siens.

« Aussi sentimental l'un que l'autre, dit Dis. »

Elle secoua la tête avec un petit rire, et Thorin en fit autant.

« Pour une raison. Pour une très bonne raison. »

Dis hocha la tête, son sourire s'éteignant.

« Tu t'en vas. Il n'y a jamais eu un plus grand honneur que celui-ci, mais... tu t'en vas. La Comté semblait assez loin, même si je savais que je pouvais t'écrire une lettre, ou même te retrouver dans la Moria. Ceci est permanent, mon frère. Tu vas quelque part où je ne peux te suivre. »

Pendant un moment, elle fut la jeune naine qu'elle avait été autrefois, s'accrochant à lui tandis qu'ils fuyaient Erebor, les yeux écarquillés et terrifiés mais avec une telle confiance en lui. Puis il cligna des yeux et elle fut la femme sage qu'elle était devenue, son dos se redressant avec résolution.

« Pourtant je ne voudrais pas te voir séparé de lui, même pour mes désirs égoïstes, dit-elle. Et mon frère hobbit mérite ceci. En a besoin, je crois, si j'en juge par tes lettres.

- Ça a empiré, admit Thorin à mi-voix. Et je serai heureux que ce soit derrière nous. »

Ses yeux cherchèrent Bilbon et trouvèrent son époux avec son front contre celui de Dwalin. Tous deux semblaient à peine contrôler leurs émotions, et Thorin sentit ses propres yeux brûler de nouveau. Il avait cru que contrôler sa destinée, choisir leur sort comme ils le faisaient, aurait rendu les adieux plus faciles. Mais ça... c'était plus dur que tout ce qu'il avait jamais fait auparavant.

Un instant plus tard, Pippin faillit tomber du dock, et l'aurait fait, si Ori n'avait pas rapidement saisi la tunique du garçon.

« Apparenté à Merry, pas de doute là-dessus, dit jovialement Bofur. »

Tout le monde se mit à rire, tandis que Pippin marmonnait et rougissait et secouait ses boucles. Il deviendrait un bon hobbit, et ça brûlait Thorin de penser qu'il ne serait pas là pour le voir. Merry, Pippin, Sam- Frodon. Elodie.

Frodon se tenait à côté de sa sœur et de Reginard, ne prenant même pas la peine de cacher ses larmes. Elodie, au moins, semblait s'en tirer mieux, mais elle avait des années d'avance sur son frère pour l'acceptation du changement, aussi bien bon que mauvais. Frodon, son précieux joyau, était toujours trop ouvert avec son cœur.

Bilbon semblait le voir, aussi, car il se détourna de Dwalin et ouvrit les bras à Frodon. Merry faillit l'y devancer, et ensuite ce fut une sorte de pile de jeunes hobbits s'accrochant à l'aîné des Sacquet. La petite Prim réussit à ramper entre les jambes pour agripper le pantalon de Bilbon, ce qui lança une nouvelle tournée de rires.

Une main sur l'épaule de Thorin le fit se retourner vers Fili qui se tenait à côté de lui. Le jeune neveu qui l'avait autrefois suivi si loyalement à Erebor avait grandi en stature et en maturité, et sa barbe dorée portait les tresses royales qui convenaient à un Roi. Il ne portait aucune couronne sur sa tête, mais il se tenait aussi royalement que si c'était le cas sa seule position trahissait son statut royal.

Kili, juste à côté de lui, était similaire. Mais dans leurs yeux à tous deux se trouvaient les jeunes neveux qu'il avait aidés à élever.

« Prends soin de notre Oncle, mon oncle, dit Kili en essayant de sourire. »

Il le ravala avant qu'il ne puisse s'effondrer complètement.

Fili semblait seulement essayer de projeter sa confiance, et elle diminuait rapidement. Thorin les serra tous deux contre lui, ses mains à l'arrière de leurs têtes. Ils étaient plus grands que lui, plus forts que lui, et en tout point les nains qu'il avait espéré les voir devenir, un jour. Ses neveux, ses superbes fils. Les voir maintenant avant de partir était un cadeau qu'il n'avait pas mérité.

« Mes fils, murmura-t-il – et ils s'accrochèrent à lui. Votre futur est brillant. Mon seul regret est que je manquerai vos futures années. Cependant je sais qu'elles seront emplies de grandeur et de famille. »

Il prit une inspiration, puis une autre, avant de parler à nouveau.

« Je ne saurais vous exprimer à quel point je suis fier de vous deux. »

Ce fut Fili qui renifla le premier, mais les larmes de Kili qu'il sentit avant celles de son frère. L'idée qu'il les laissait remplit de nouveau son esprit, et Thorin leva les yeux au ciel afin de les empêcher de déborder. Il les laissait tous.

Mais l'idée de perdre Bilbon était infiniment pire. Perdre n'importe lequel d'entre eux était plus qu'il ne pouvait supporter, et imaginer son époux, son brillant Bilbon, s'éteignant à travers les années, pour finir par être enterré et loin de lui pour toujours... non. Il refusait. C'était la seule option qu'il avait. Et il allait la prendre.

« Prenez soin de vous, leur dit-il. Prenez soin l'un de l'autre. »

Il marqua une pause.

« Et si possible-

- Visiter la Comté de temps en temps pour nous assurer que Frodon et Elodie vont bien ? demanda Fili. »

Il eut un rire humide.

« Rien que nous n'ayons déjà discuté mille et une fois. On s'occupera de nos cousins, c'est promis. Dwalin sera à la tête de toute visite, je peux te l'assurer.

- Il est très attaché à Frodon, dit Legolas. »

Il s'insérait enfin dans la conversation. Il posa une main sur l'épaule de Thorin.

« Nous le sommes tous. Ils ne seront pas oubliés.

- Cela ferait du bien à Frodon et Elodie de prendre soin de vous, aussi, leur rappela Thorin. »

Elodie était une nourricière jusqu'au bout des ongles, et Frodon semblait avoir une place illimitée dans son cœur pour y loger tous ceux qu'il connaissait.

Legolas hocha la tête mais semblait incapable de sourire. Thorin comprenait bien pourquoi, et pour un million de raisons. Thranduil avait traversé cette étendue d'eau autrefois et n'était jamais revenu. Ne reviendrait jamais. La mémoire d'un elfe ne diminuait jamais, et Thorin savait que le départ de son père peinerait toujours Legolas. Et maintenant la figure paternelle de Legolas, le nain qui l'avait pour ainsi dire adopté en l'accueillant et en faisant de lui sa famille, traversait également ces eaux.

Thorin tira sur son bras et Legolas se pencha comme il le faisait toujours pour laisser Thorin le prendre dans ses bras.

« Je n'aurais pu demander un meilleur fils par mariage, dit-il à mi-voix. Tu m'es si cher, et je te garderai pour toujours dans mon cœur, Legolas. »

Legolas sembla trembler un peu, et il lâcha enfin Thorin. Ses yeux brillaient, et il hocha rapidement la tête avant de se retourner abruptement et de se diriger vers Kili. Kili le serra fort et essuya les larmes du visage de son époux tandis que d'autres roulaient sur ses propres joues.

Dernwyn s'avança alors, mais elle souriait, et cela aida à apaiser une partie de la peine de cœur qui menaçait d'avaler Thorin.

« Je ne vais pas pleurer, promit-elle. »

Mais son propre sourire semblait fragile.

« Mais vous allez me manquer. Oh, vous allez tellement me manquer, tous les deux.

- Et vous allez nous manquer. Cependant nous dormirons plus facilement en sachant que vous êtes tous ici à vivre vos vies en paix. »

Il espérait qu'il y aurait beaucoup de paix. C'était tout ce qu'il avait toujours voulu pour sa famille.

Il l'enveloppa également dans ses bras, et bien que leur étreinte fut plus courte que les autres, elle le serrait peut-être plus fort que tous. Seule l'arrivée de Dwalin, signalée par sa toux, les sépara, et elle lui adressa un faux regard noir pour cela.

Les adieux de Dwalin furent tout aussi difficiles qu'il l'avait pensé. Il enfonça ses doigts dans les bras de Dwalin et sentit sa propre peau se couvrir de bleus sous la prise écrasante de son cousin. Dwalin n'essaya absolument pas de retenir ses larmes, et Thorin non plus. Son frère d'armes, son cousin, son meilleur ami, qui restait en arrière et qu'il ne reverrait plus jamais.

« Je suis heureux que vous partiez, dit Dwalin. Tous les deux. Il en a besoin, je le sais. Imaginer mon frère perdre l'esprit au fil des jours qui passent... Je ne pourrais pas y arriver. Je ne sais pas comment tu as fait. »

Pas bien, c'était une certitude.

« Prends soin de tout le monde et de toi-même, murmura Thorin. Promets-moi.

- Ouais, je le ferai. Je garderai un œil sur Frodon et Elodie et tout le groupe. »

Quand ils se séparèrent, Thorin réalisa que leurs adieux étaient les derniers, que tous les autres se tenaient prêts. Frodon s'accrochait encore à Bilbon, ainsi que Hildili et Holdred et Baldrin. Sam s'essuyait encore et encore les yeux, et Merry laissait ses larmes rouler le long de ses joues. Reginard et Everard se mordaient tous deux les lèvres, et la respiration de Lothon ne cessait de hoqueter tandis qu'il luttait pour garder son sang-froid. Même Rosie, connue pour ses sourires et sa force, semblait incapable d'empêcher ses lèvres de se tourner vers le bas.

« Comment êtes-vous seulement là ? demanda enfin Thorin à ses neveux, se demandant seulement maintenant comme c'était arrivé. Qui reste-t-il à Erebor pour s'en occuper ?

- Ton cousin, dit Fili avant de souffler un rire. Dain a dit que c'était le moins qu'il puisse faire, t'offrir ceci en cadeau d'adieu. Il garde Erebor tandis que sa fille Laina et sa femme s'occupent des Collines de Fer. Il vous envoie ses vœux à tous les deux et vous souhaite encore plusieurs vies de bonheur.

- Donne-lui mes remerciements, réussit enfin à dire Thorin. »

Son cousin, Dain, qui avait tant grandi au fil des années, lui avait offert ce cadeau, et Thorin ne pourrait jamais le rembourser.

« S'il te plaît.

- Tu sais que nous le ferons, mon Oncle.

- Denethor surveille avec vigilance la Cité Blanche pour moi, dit une voix. »

Et Thorin sourit tandis que son cher et vieil ami émergeait de derrière les autres. Il plaça ses mains sur deux épaules – Bilbon et Frodon. Aragorn sourit et pencha la tête.

« Je vous assure que nous veillerons sur ceux que vous laisserez en arrière.

- Vous y compris, dit Bilbon. Mon très cher ami, il faut veiller sur vous, aussi.

- Je ferai cela, promit Arwen. »

Elle se tenait aux côtés de son père, Gandalf, et Galadriel. La reine elfique blonde leur adressa à tous un grand sourire, et on aurait dit la lumière des étoiles.

« En effet, ceux qui restent en arrière verront de grandes amitiés. »

Les yeux de Galadriel se firent distants un moment.

« Des amitiés qui compteront autant maintenant que pour le futur de ce monde. Cependant ce ne sera point un futur pour nous, mais pour vous. »

Elle baissa le regard vers Aragorn, puis le dirigea vers Fili, avant de finalement le poser sur Frodon, parmi tous les autres. Frodon la fixa, émerveillé, et son sourire s'élargit.

« Puissiez-vous trouver votre lumière parmi les ténèbres qui vous déchirent le cœur, jeune Frodon Sacquet. Car vous y trouverez également votre courage. »

Aragorn serra l'épaule de Frodon, ramenant l'attention du jeune hobbit sur le roi.

« Et vous ne la chercherez pas seul, promit-il. Il y a longtemps que je suis un ami de vos oncles. Je jure de l'être pour vous et votre famille.

- Amis avec un roi, souffla Everard. »

Merry se contenta de hausser les épaules.

« Je t'ai dit, il ne compte pas. Je le connais. »

Sam se contenta de rouler des yeux, et les lèvres de Bilbon se retroussèrent. Fili réussit à dissimuler son rire dans une toux, et Kili se mordit la lèvre afin de retenir un sourire. Thorin croisa enfin le regard de son époux, et dès queleurs yeux se fixèrent, il sut. Il est temps.

Oui, oui il est temps.

Tout le monde s'assombrit en même temps, comme s'ils pouvaient entendre les mêmes idées.

« Nous partons, dit Elrond. »

Et Thorin fut reconnaissant envers l'elfe d'être là pour le dire. Il ne pensait honnêtement pas qu'il aurait pu le faire.

Bilbon contourna silencieusement les jeunes hobbits afin de rejoindre Thorin. Il sembla falloir toutes ses forces à Frodon pour ne pas les suivre. Elodie vint se placer à côté de son frère, et bien que ses yeux soient emplis de larmes, elle leur sourit à tous les deux. Puis Reginard vint prendre la main de Frodon, et Thorin se sentit respirer un peu plus facilement. Avec son époux et sa sœur à ses côtés, Frodon irait bien. Hob était juste là à côté d'Elodie, et avec la petite Prim et son deuxième enfant, sa nièce et fille ne serait pas seule non plus.

Legolas s'avança, comme s'il ne pouvait s'en empêcher, puis s'arrêta, les mains serrées à ses côtés. Ce fut Galadriel qui lui parla avant que Thorin ou Bilbon ne puisse le faire.

« C'est le dernier vaisseau, Legolas, dit-elle. »

C'était à moitié un avertissement, à moitié une proposition. Kili ne bougea pas, les yeux fixés sur son époux. Mais Legolas secoua la tête sans hésitation.

« Je ne partirai pas, dit-il. Je reste.

- Haldir aura besoin de vous, à l'avenir, dit Galadriel. »

Thorin cilla.

« Haldir ? demanda Bilbon. Haldir ne part pas ?

- Il a choisi de rester, dit Tauriel à mi-voix. Il demeurera dans la Forêt Noire, près de nous. »

Les paroles, bien qu'étonnantes, emplirent Thorin de tristesse un instant plus tard. Quatre elfes qui ne verraient jamais les rivages qui leur avaient été promis, condamnés à vivre des vies où ils verraient leurs êtres aimés mourir. C'était leur choix à faire, et Thorin ne pouvait le faire pour eux. Mais son cœur se brisait quand même pour eux.

Galadriel sourit à Legolas.

« C'est le dernier navire, dit-elle à nouveau. Cependant même une feuille, tombée des grands arbres de Vertbois, pourrait s'aventurer sur les eaux, quand il sera temps. »

Elle maintint son regard sur lui, comme si elle fouillait profondément dans son âme. Legolas fronça les sourcils un moment, juste un. Puis il commença à écarquiller les yeux, et le sourire de Galadriel s'élargit.

Quoi qu'elle lui ait vraiment dit, Thorin ne le saurait jamais. Ce n'était pas à lui de le savoir, supposa-t-il. Il avait d'autres choses en tête.

Il tendit la main et trouva la main de Bilbon avec la sienne. Bilbon lui sourit.

« Prêt pour une autre aventure, je suppose, dit-il. »

Et Thorin souffla un rire. Oui. Oui, il était temps.

Ils prirent place à bord et se tinrent à l'intérieur du vaisseau de bois. Il était plus large que Thorin ne l'avait d'abord cru, et semblait avoir de l'espace sous le pont principal. Il y aurait du temps pour le voir plus tard. Pour l'instant, Thorin avait des adieux finals et de dernières images à placer dans ses souvenirs. Il jeta un regard par-dessus le bord du navire vers le dock de pierre, où se tenait tout le monde. Ses fils, ses filles, sa sœur et ses petits-neveux et nièces. Ses frères, ses amis, étendus à travers les races. Aucun n'avait les yeux secs, et tous les regardaient, Bilbon et lui. Thorin sentit ses yeux brûler et sentit enfin des larmes rouler sur ses joues. Il jeta un regard à Bilbon et vit son époux essuyer les siennes.

Ils partaient. Ils ne les reverraient plus jamais. Et il n'y avait pas d'autre choix.

Avant qu'il ne le sache, les elfes étaient dans le navire, et les voiles se gonflaient lentement avec la brise. Les silhouettes sur la terre rapetissaient, et finirent enfin par disparaître. Il ne restait rien à voir sinon les contours du port.

La main de Bilbon serra la sienne, le faisant sursauter.

« Toi et moi, dit-il à mi-voix. Juste toi et moi.

- C'est tout ce dont j'ai besoin, dit Thorin. »

Bilbon lui adressa un petit sourire, et Thorin l'attira à lui, appréciant les respirations qu'il sentait contre sa poitrine. Bilbon était à lui, pour toujours, et il n'y aurait jamais de raison de s'inquiéter de l'âge. Il lui restait bien des vies, maintenant. Des vies avec son bien-aimé, celui qu'il aimait.

Bilbon appuya sa tête contre l'épaule de Thorin, et tous deux restèrent debout dans le vaisseau, ne faisant attention que l'un à l'autre.

(-)

Le vaisseau disparut au loin jusqu'à ce qu'il ne reste rien à voir. Frodon continua de fixer, comme s'il pouvait encore les voir. Mais ils avaient disparu, maintenant. Disparu au-delà de sa portée.

Une main se glissa dans la sienne, détournant enfin son attention du port. Reginard se tint à ses côtés, un petit sourire sur le visage.

« Tout ira bien, dit-il doucement. Toi et moi, hein ? On sera ensemble, toi et moi, et on traversera tout. Je te le promets. »

Frodon serra la main de son époux jusqu'à ce qu'il craigne de la briser, mais Reginard n'eut même pas une grimace. Il était entier et il était là, sa main chaude et serrant celle de Frodon tout aussi fort, et Frodon eut enfin l'impression de pouvoir respirer. Pour la première fois depuis des jours, il pouvait de nouveau respirer.

« Legolas ? Tout va bien ? »

Frodon jeta un regard à son cousin, qui fixait l'elfe avec un regard un peu inquiet.

« Legolas ? demanda de nouveau Kili. »

Legolas sembla sortit d'une transe, puis s'ébroua lentement.

« Ce... ce n'est rien, dit-il d'une voix à peine au-dessus du murmure. Rien du tout. »

Mais on aurait dit que son esprit allait à toute allure, et il y avait un espoir grandissant sur son visage. Il se retourna et embrassa rapidement Kili, puis s'écarta et remonta le dock de pierre. Kili cligna des yeux, puis à nouveau, avant de suivre son époux.

La main sur l'épaule de Frodon bougea, lui rappelant qu'elle était là.

« Qu'allez-vous faire, Frodon ? demanda Aragorn. Retournerez-vous dans la Comté ?

- Bien sûr qu'il rentre à la maison ! balbutia Sam. Où irait-il d'autre ? »

Aragorn ne dit rien, mais il n'en avait pas besoin. Maintenant qu'il l'avait dit, c'était là dans l'esprit de Frodon, les petites... idées qu'il avait entretenues, depuis que la lettre de Fili était arrivée par corbeau, annonçant leur voyage pour les retrouver au port. Mentionnant que Frodon était le bienvenu à Erebor s'il n'était pas prêt à retourner dans la Comté.

Ce fut à cet instant que Frodon prit sa décision. Il se tourna vers Reginard, dont il tenait toujours la main, et se mordit la lèvre.

« Reginard-

- Par où on commence ? dit Reginard. »

Frodon sentit ses épaules s'affaisser de soulagement. Reginard sourit.

« Je l'ai vu venir. Je te connais, Frodon Sacquet. Et tu es bel et bien coincé avec moi.

- Et c'est une chose pour laquelle je serai toujours reconnaissant, dit Frodon. Merci. »

Jamais il ne s'était senti aussi aimé, aussi adoré, par son époux auparavant. Les joues de Reginard rosirent légèrement mais il continua quand même de sourire.

« Attendez, où est-ce qu'on va ? demanda Everard.

- On va quelque part ? demanda Sam. »

Frodon se tourna vers Fili. Les yeux de son cousin roi étaient encore un peu rouges, mais son sourire était sincère.

« Tu viens à Erebor finalement ? demanda-t-il. »

Frodon hocha la tête.

« Si je peux encore.

- Cousin, tu es toujours le bienvenu, dit Dernwyn sans hésitation. Cela je peux te le promettre.

- Ce serait magnifique, dit Baldrin en prenant la parole pour la première fois. »

Il eut un sourire, ce même sourire calme dont Frodon s'était souvenu au fil des années.

« Tu adorerais Erebor. On pourrait te montrer tout ce que tu voudrais voir.

- J'aurai besoin d'un guide, dit Frodon. Pour moi et Reginard.

- Et moi, dit fermement Merry. Vous ne partirez pas sans moi. »

Esméralda fit une grimace, mais Merry croisa les bras.

« Tu partais à l'aventure il y a des siècles-

- Pas des siècles, quel âge crois-tu que j'ai ? dit Esméralda. »

Elle semblait hautement offensée. Bofur lui embrassa la tempe, ce qui limita ses grommellements à un minimum.

« -et c'est mon tour maintenant, et j'y vais. C'est ce que tu obtiens pour m'avoir raconté toutes ces histoires sur d'autres pays et d'autres endroits. Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. »

Mais il sourit en disant cela, et Esméralda sembla partagée entre agacée contre son fils et tellement fière qu'elle aurait pu exploser. Frodon surprit Sam à rouler des yeux et envisagea de faire la même chose.

Les Touque. Honnêtement.

« J'y vais aussi ! insista Pippin. »

Prouvant ainsi que Frodon avait raison au sujet de la famille Touque.

« Je veux rencontrer des rois correctement !

- Et j'y vais définitivement aussi, dit Everard. Ce qui nous fait un joli groupe hobbit de cinq-

- Six, interrompit Sam. »

Il croisa les bras et vint se placer entre Elodie et Frodon.

« Il n'ira nulle part sans moi. »

Frodon adressa un grand sourire à son ami, et Sam le lui rendit avec réticence.

« Je ne te laisserai pas y aller seul, dit Sam, plus doucement cette fois. Si tu dois partir à l'aventure, alors Samsagace Gamegie ira avec toi.

- Est-ce que vous comptez tous y aller ? demanda Ori avec hésitation. Vous seriez plus en sécurité, bien sûr, mais-

- Pas moi, dit Rosie. »

Elle jeta un regard à son ventre avant de secouer la tête.

« On... attend peut-être un enfant. Ce n'est pas encore certain. Mais dans tous les cas, ce serait plus sûr que je reste dans la Comté. »

Il yeut un chœur de félicitations dirigé vers elle, et Rosie se contenta de sourire avec sa bonne humeur habituelle. Frodon sentit son propre cœur se gonfler de joie et attira rapidement Sam dans une étreinte. Les joues de Sam étaient un peu rouges mais il souriait, manifestement fou de joie à l'idée d'être de nouveau père. Frodon ne pouvait pas le blâmer.

« Sam, si elle est enceinte, tu ne devrais pas-

- Je ne vais pas rester en arrière, dit obstinément Sam. Et c'est mon dernier mot. Il n'y a nulle part au monde où je laisserais mon meilleur ami aller seul. Aucun de mes amis, mais... mais surtout toi, Frodon. Reginard et toi, je ne laisserais aucun de vous deux hors de ma vue.

- Tout ira bien, insista Rosie. C'est juste un bébé, et il y a beaucoup de monde pour veiller sur moi si c'est vraiment ça. Rien que Sam n'ait pas déjà vu, d'ailleurs.

- Vous avez déjà un enfant ? demanda Dis. »

Et Frodon connaissait bien ce regard chez sa tante. Ce grand sourire et sa joie sincère, l'idée d'un autre bébé hobbit à câliner et bercer. Frodon sentit presque les bords de ses lèvres se retrousser. Elle ne changerait jamais, et ça, c'était un réconfort.

Lothon se mordit la lèvre tandis que Dis et Rosie s'écartaient pour discuter davantage.

« Je devrais probablement rester en arrière, moi aussi. Mieux vaut que j'évite de partir en promenade, surtout avec ma mère qui est... eh bien. Ma mère.

- On reste aussi, dit Hob. »

Il adressa un regard à Elodie celle-ci marmonna quelque chose mais finit par acquiescer.

« On en a un deuxième en route aussi maintenant-

- J'espérais que tu avais oublié ça, grommela Elodie. »

Mais elle finit par accepter les félicitations joyeuses qui lui étaient adressées.

« -et on serait mieux à la maison, c'est sûr. D'ailleurs, quelqu'un doit garder un œil sur les frontières de la Comté, fit remarquer Hob. »

Et cela décida la sœur de Frodon. Elle hocha brièvement la tête et croisa les bras, mais laissa enfin ses lèvres se retrousser quand Hob déposa un baiser sur sa joue.

Fili sourit, et Frodon voyait tout du roi en lui. Bien que Holdred se tienne à côté de son père, c'était Hildili qui se tenait la plus droite, et Frodon n'avait pas de mal à imaginer la couronne sur sa tête. Un jour. Et Oncle Bilbon ne serait pas là pour voir ça.

Son cœur commença à s'enfoncer à nouveau mais il repoussa fermement la sensation. Non. Il n'allait pas penser à eux maintenant. Il ne pouvait pas. Il ne pouvait juste... juste pas. Il avait d'autres choses à penser. Comme où ils iraient.

« J'aimerais voir Fondcombe, pour ma part, dit Arwen. »

Elle aussi avait été concentrée sur le port, mais se tournait maintenant vers le groupe.

« Aragorn et moi avions prévu une petite visite avant qu'elle ne disparaisse complètement. Voudriez-vous vous joindre à nous, Frodon ?

- Avec plaisir, dit Frodon. »

Sam sembla quelque peu réconforté à l'idée de voir la maison elfique.

« Avec grand plaisir.

- Nous pouvons voyager ensemble quelque temps, alors, dit Fili. Peut-être aimeriez-vous voir la Moria ?

- Peut-être que Dwalin pourrait vous y retrouver, suggéra Kili.

- Il n'y a pas de 'peut-être' qui tienne, gronda Dwalin. Je serai là, pour sûr. Venez dans la Moria et je vous conduirai en toute sécurité des cavernes jusqu'à la montagne. »

Frodon sourit au nain et le vit lui rendre un grand sourire.

« Je jure par tous les os de mon corps qu'il ne vous arrivera aucun mal, dit Dwalin. »

Cela résonnait comme un serment. Frodon hocha solennellement la tête, aussi solennellement qu'il le pouvait. Il y avait quelque chose dans son sang, maintenant, le laissant plein d'énergie et le regard tourné vers l'avant pour la première fois depuis des mois. Il partait à l'aventure. Un digne Sacquet qui entreprenait sa propre aventure.

« Alors nous viendrons, dit Frodon. »

Il marqua une pause sur le dock de pierre, se tournant vers l'entrée du port une dernière fois. Le vaisseau avait disparu, bien au-delà du port et du monde en général. Parti pour ne plus jamais être revu.

Je vous aime tous les deux, pensa-t-il. S'il vous plaît, soyez heureux, pensa-t-il. La seule chose qu'il réussit à dire, cependant, fut 'Merci', dans un murmure qui se perdit dans le vent.

Puis il se retourna et rejoignit le groupe, et personne ne regarda vers l'arrière.

(-)

Thorin ouvrit lentement les yeux. Il s'était endormi pour une sieste de l'après-midi, et ne s'était pas attendu à dormir aussi longtemps. Mais les oscillations du bateau en-dessous de lui étaient douces, et ne le rendaient pas malade, comme les bateaux le faisaient souvent. Il avait eu à moitié peur de passer le voyage malade et couché. Il roula sur lui-même et déposa un baiser sur les boucles dorées de son époux avant de se lever.

Et se figea.

Ses yeux retournèrent lentement vers son époux. Des boucles dorées, que Thorin n'avait pas vues depuis des années. Le peu de peau qu'il pouvait voir était dépourvu des imperfections de la vieillesse, et quand Bilbon marmonna et se tortilla dans son sommeil, sa peau était lisse. Jeune.

Thorin se tourna vers ses propres mains et les fixa. Des doigts qui étaient devenus raides et ridés avec l'âge étaient désormais lisses et jeunes. Il porta les mains à son visage et le découvrit identique, et quand il tira ses cheveux devant son visage, ils étaient noirs sans la moindre trace d'argent. Comme dans sa jeunesse.

Il se leva du lit et alla rapidement s'agenouiller devant Bilbon. La vision suffit presque à le faire pleurer.

C'était une jeunesse qu'il n'avait pas vue depuis plus de cinquante ans. Son époux semblait aussi jeune que le jour où Thorin l'avait rencontré, peut-être encore plus jeune. Il n'y avait pas de rides, pas de lignes, rien que les cheveux dorés qui cascadaient sur ses épaules. Et quand il ouvrit les yeux, ils étaient clairs et brillants et s'écarquillèrent légèrement quand ils aperçurent Thorin.

Thorin sentit ses lèvres se retrousser sur un sourire impossiblement large.

« Bonjour, mon bien-aimé, murmura-t-il.

- Thorin ? murmura Bilbon en le fixant. »

Même sa voix semblait plus jeune.

« Mais... mais tu es si... jeune !

- Je devrais te trouver un miroir, dit Thorin. »

Bilbon cligna des yeux, sans comprendre, jusqu'à ce qu'il baisse les yeux vers sa propre peau. Il se redressa brusquement dans le lit, fixant ses mains avec émerveillement. Thorin ne put que faire la même chose. C'était comme si les cinquante dernières années avaient été un rêve, regardant Bilbon vieillir jusqu'à ce qu'il soit contraint d'accepter la peur ultime comme vérité : qu'il perdrait son époux à la vieillesse.

Jamais n'avait-il rêvé de cela.

« Elles sont parties, dit Bilbon d'une voix douloureusement douce. »

Il fixa ses mains et ses pieds désormais découverts, et il sembla proche des larmes.

« Thorin, les cicatrices du Mordor, elles... elles ont disparu. »

Soigneusement, Thorin prit les mains de son époux dans les siennes. Les cicatrices qui étaient devenues depuis longtemps des lignes blanches avaient disparu, et son regard rencontra une peau parfaite et intacte. Ses pieds, également, étaient dépourvus de cicatrices, et Thorin réalisa que certaines de ses propres cicatrices gagnées au fil des ans avaient disparu. Bilbon sembla avoir la même idée, et il commença immédiatement à tirer sur la tunique de Thorin jusqu'à ce qu'elle soit ouverte et qu'il puisse fixer sa poitrine. La blessure de Caila avait disparu.

Bilbon se jeta sur Thorin et faillit le renverser. Thorin écrasa presque Bilbon contre sa poitrine, enfouissant sa tête dans les boucles de son époux. Il sentit quelque chose d'humide contre sa poitrine, et Thorin ferma les yeux pour cacher ses propres larmes.

Leur futur, étalé devant eux pour une autre vie, au moins. On ne leur promettait pas l'éternité, et un jour Thorin devrait laisser partir Bilbon. Mais il avait une autre vie, peut-être plus que ça, pour s'y préparer. Il s'occuperait de ce jour plus tard, et peut-être pourraient-ils partir ensemble. Peut-être qu'ainsi tout en aurait valu la peine.

« Mon époux, murmura Bilbon. »

Et Thorin sourit à travers ses larmes.

« Bien-aimé. »

(-)

Fin ! Bon sang vous n'imaginez pas le nombre de pauses que j'ai dû faire en traduisant ce chapitre. Je faisais presque un blocage dessus !

Quelques précisions : les époux enterrés ensemble au début du chapitre 25 sont Frodon et Reginard. La version d'origine de cette histoire comprenait un bout supplémentaire après le rajeunissement de Bilbon et Thorin, expliquant en gros qu'après avoir vécu leurs propres aventures Frodon et Reginard ont été enterrés dans la Comté. Mais trop de gens ont eu le sentiment que ça éclipsait l'histoire de Thorin et Bilbon, cette partie a donc été supprimée...

… Ce que je n'ai découvert qu'en finissant de traduire ! Je ne comprenais pas où était passé ce morceau (en faisant la mise en page je m'étais juste dit que j'avais dû le passer sans faire attention) et je suis allée voir sur la fic d'origine si je n'avais pas oublié de copier la fin. C'est là que j'ai vu qu'elle avait été supprimée.

Si vous y tenez je peux toujours essayer de demander à authoressjean si elle l'a toujours en stock, mais elle n'a pas été vue sur internet depuis presque un an, donc ça risque d'être une requête dans le vent !

L'histoire principale s'arrête là. Il reste un petit épilogue d'environ 2500 mots, mais qui se passe dans le monde moderne et n'est pas obligatoire. Il pourrait même être considéré comme un OS indépendant, aussi je vous propose de voter : est-ce que je l'inclus dans cette fic, ou est-ce que je le publie à part ?

On m'a posé la question : Non, on ne voit pas les autres dans l'épilogue. Seulement Bilbon et Thorin, réincarnés. Le reste des personnages n'est même pas évoqué.