Je sais, samedi c'était hier. Mais je me poste quand même parce que ça fait longtemps que vous attendez et j'en suis vraiment désolée. Mais cette fois, j'ai une vraie excuse !
Ca s'est passé le dimanche 5 septembre, il était aux alentours de 17h et je promenais mon chien…Soudain, le ciel s'est obscurci et un objet ovale et volant est apparu ! Des extra-terrestres ! Ils m'ont emmenée dans leur vaisseau et, pour une expérience ont-ils dit, ont posé un tube sur ma tête avant d'aspirer mon inspiration ! Quand je leur ai dit que j'avais des lecteurs qui attendaient la suite de mon histoire, ils n'ont rien voulu entendre ! Le lendemain, je me suis réveillée dans mon lit, incapable d'écrire quoi que ce soit.
Comment ça vous ne me croyez pas ? Mais c'est la stricte vérité !
Bon, un peu plus sérieusement, le fameux dimanche 5, je me suis endormie la tête pleine d'idées et quand je me suis réveillée, plus rien. Le vide intersidéral dans mon cerveau. Je n'ai rien pu écrire pendant plusieurs jours. Les idées pour cette histoires ne semblaient pas se décidées à revenir, j'ai donc décidé de forcer les choses. Je vous ai donc écrit un bonus dans lequel on voit rapidos la suite des invitations (qui de toutes manières ne sont pas importantes). Ce bonus n'est pas du point de vue de Seth, ni de l'araignée (d'ailleurs, je ne le ferais pas finalement, j'ai essayé mais ça ne donnait rien). C'est un point de vue de quelqu'un de très spéciale. Ce chapitre est peut-être de moins bonne qualité parce que je me suis un peu forcée à l'écrire.
Bonne lecture !
Eléonore
Légèrement mal à l'aise, je me tortillais sur mon nuage. Dire qu'il m'avait fallu plusieurs années pour trouver la position idéale et totalement confortable sur un nuage, puis Carlisle et les enfants avaient déménagé et, bien évidemment, je les avais suivi. J'avais alors découvert quelque chose. Les nuages différaient selon l'endroit. Ainsi, ceux de Forks était un peu comme des matelas d'eau et il était pratiquement impossible de s'installer confortablement dessus. Mais bon, j'étais un esprit mort depuis plusieurs années, je n'allais pas faire un coup d'état pour la qualité des nuages du coin.
Oui oui, vous avez bien lu, je suis morte. Il y a de cela douze ans, j'ai succombé à un cancer et je suis montée au ciel, laissant mon mari et mes trois enfants en bas-âge seuls. Mais, une fois arrivée aux Portes du Paradis, je n'ai pas pu les franchir. Je ne pouvais pas abandonner ma famille. On m'a alors prise à part et expliqué que j'avais le droit de renoncer au Paradis et de pouvoir continuer à veiller sur mes enfants depuis les nuages. Ils avaient ajouté que de nombreuses mères parties trop tôt faisaient ce choix et que je pourrais toujours intégrer le Paradis plus tard, lorsque ma famille n'aurait plus besoin de moi. J'avais accepté sans hésitation et je m'étais installée au dessus de mon ancienne maison, surveillant les moindres faits et gestes des êtres qui comptaient le plus à mes yeux. Au fil des années, mon corps avait retrouvé son état d'avant ma maladie mais je ne vieillissais pas.
Au début, ça avait été insupportable de les voir noyé de tristesse suite à ma mort. Carlisle qui tentait de garder pied pour les enfants mais qui ne pouvait pas s'empêcher de se noyer dans son chagrin. Emmett, mon grand garçon, qui ravalait ses larmes afin de mieux sécher celles de son frère et sa sœur. Edward, mon petit prince, qui dépérissait à vue d'œil et perdait le goût de vivre, se renfermant doucement sur ses souvenirs. Et Alice, mon petit bébé, sans doute trop jeune pour tout comprendre mais qui m'appelait inlassablement pendant des heures chaque nuit, se demandant pourquoi je ne venais pas la consoler. Pourtant, j'étais là, à leurs côtés, mais aucun d'entre eux ne sentait ma présence. Je ne pouvais ni les toucher ni leur parler, j'étais invisible à leurs yeux.
Avec le temps, ça a tout doucement commencé à s'améliorer et je regardais mes enfants grandir. J'ai toujours été près d'eux, vivant avec eux le moindre moment de leur existence. J'avais assisté en direct aux premières farces d'Emmett envers ses camarades de classes et ses professeurs, aux premiers pas d'Edward dans le monde de la musique, écoutant la berceuse qu'il avait composé pour moi en pleurant. J'avais aussi vu grandir mon petit bébé et Alice était d'abord devenue une fillette adorable et aimée de tous, puis une adolescente magnifique dont j'étais immensément fière. Peut-être plus que de ses frères. Je regrettais de ne pas avoir été à ses côtés le jour de ses premières règles pour pouvoir lui expliquer ce qu'elle avait dû comprendre par elle-même, trop angoissée pour en parler à son père.
Et puis, Carlisle avait rencontré Esmé. Le voir soudain tellement plus heureux, revoir son regard s'éclairer comme lors de nos premiers rendez-vous m'avait comblée de bonheur. J'avais eu tellement peur qu'il ne parvienne jamais à m'oublier, qu'il vive à jamais dans mon souvenir, s'empêchant ainsi de refaire sa vie. Mais Esmé avait tout changé.
Après leur cinquième rendez-vous, j'avais décidé de la suivre jusqu'à chez elle, plus par curiosité qu'autre chose. J'avais donc fait la connaissance de Jasper et Rosalie avant tout le monde et les avait observé de nombreuses heures. Un autre esprit qui vivait dans le coin m'avait également appris des choses sur eux, des choses que même leur mère ne savait pas forcément. A l'inverse, j'étais au courant de choses qu'Esmé préférait cacher à ses enfants. Poussant ma curiosité jusqu'au bout, j'avais même mené ma petite enquête sur leur père, Jérémy Whitlock, et mon unique conclusion sera que plus il reste loin de ses enfants, mieux ceux-ci se porteront.
La relation entre Carlisle et Esmé avait évoluée en direct sous mes yeux et, lors de leur mariage, je n'avais presque pas été surprise. Ils étaient faits l'un pour l'autre, je n'en doutais pas.
Ensuite, il y avait eu le déménagement à Forks et je les avais suivis, délaissant mes nuages bien confortables pour les nuages humides d'ici.
Dire que les débuts en tant que nouvelle famille ont été chaotiques serait presque trop faibles. Mais c'était normal, c'était beaucoup de nouveautés dans la vie de tout le monde en trop peu de temps. Avec le temps, je savais que les choses s'amélioreraient.
De mon côté, ce déménagement a fait changé de nombreuses choses également. Lors de leur premier jour à l'école, je les avais suivi pour m'assurer que tout se passerait bien de leur côté et j'avais fait une rencontre intéressante. Lors du cours de maths d'Alice, Bella a été appelée au tableau et le prof ne s'était pas gêné pour la ridiculiser devant tout le monde. Alors que je m'apprêtais à dire ma façon de penser, même si de toute manière il ne m'entendrait pas, à ce prof, quelqu'un le fit avant moi. C'est à ce moment que je me suis rendu compte que je n'étais pas la seule « morte » de la pièce. C'est également à ce moment que j'ai rencontré Renée.
Nous avons longuement discuté et j'ai appris qu'elle avait vécu la même chose que moi, à peu de chose près. Elle était morte en donnant naissance à son deuxième enfant et avait choisi comme de rester sur terre pour veiller sur sa famille. Elle m'avait alors présenté Bella, Nessie et Charlie alors que je lui présentais mes propres enfants. Très vite nous nous sommes liées d'amitié et elle m'a même présenté Sarah, la mère également décédé du meilleur ami de sa fille, Jacob.
De toute mon existence, je ne m'étais jamais entendu aussi bien avec quelqu'un qu'avec Renée et nous avions toutes les deux envies que nos filles se rencontrent. Nous savions que Bella avait toujours été renfermée et solitaire et qu'une amie comme Alice l'aiderait à s'ouvrir au monde extérieur. Quant à Alice, avoir une amie calme et réfléchie comme Bella ne pouvait lui faire que du bien.
C'est pourquoi le jour des photos, de la bagarre et la mini-fugue d'Alice, nous avons sauté sur l'occasion. Je me suis arrangée pour que ma famille se retrouve devant chez les Swan et les filles ont fait le reste. Voir mon bébé pleurer toute la nuit m'a brisé le cœur mais au moins, elle était en sécurité et puis, je savais qu'elle avait désormais une amie fidèle qui serait toujours là pour elle.
Les jours suivants se sont dérouler sans trop d'encombres, mais j'ai pourtant pu assister à des choses étranges. Par exemple, le jour où Alice et Jasper sont restés seuls pour faire des maths et qu'ils se sont liés d'amitié, j'ai pu distinguer un fil, très fin, s'enrouler autour d'eux. Je savais qu'il était imperceptible pour des yeux vivants et, à la seconde même où ils décidèrent de s'ignorer à nouveau, ce lien se brisa, aussi rapidement qu'il s'était créé. J'avais pu observer le même phénomène entre Bella et Edward, mais en plus discret. J'avais également cru voir un fil semblable autour d'Emmett et Rosalie lorsqu'ils se trouvaient tous les deux dans la salle de bain mais celui là n'était qu'un simple scintillement, à tel point que je me soupçonnais de l'avoir imaginé. Je n'étais pas encore certaine de ce que ça signifiait mais j'en avais une assez bonne idée puisque je pouvais voir ledit fil, mais cette fois bien solide, à chaque fois que Carlisle et Esmé se trouvaient à proximité l'un de l'autre.
Mais plus récemment, il y a eu l'annonce du bal. Qui aurait cru qu'un simple bal pourrait enchainer de telles catastrophes ?
Tout d'abord, il y a ce Royce qui tourne autour de Rosalie. Je ne l'apprécie guère ce garçon, il dégage une aura malveillante. Je n'ai pas du tout envie qu'il fasse du mal à Rosalie. J'avais fini par m'attacher à elle, comme à son frère, et j'étais sûre d'une chose, peu importe à quel point elle a mauvais caractère, elle ne mérite pas qu'on la fasse souffrir.
Mais elle souffrait déjà de sa dispute avec Leah et j'avais le pressentiment que les choses n'allaient faire qu'empirer. D'un autre côté, j'étais heureuse que Leah sorte avec Emmett, même si c'était juste en ami. Cette fille sentait la tristesse à des kilomètres à la ronde et personne ne pourrait mieux lui rendre la joie de vivre que mon fils.
En dehors de toute cette histoire, il a avait le sujet Bella-Edward. Renée et moi suivions le rapprochement entre eux depuis un petit bout de temps déjà et nous avions déjà parié sur le sexe de notre premier petit-enfant commun. Tout semblait aller à la perfection pour eux et nous y avions cru jusqu'au dernier moment. Nous avons assisté à la demande de Tanya et au désespoir qui a accablé Bella.
Pauvre Bella…je savais qu'elle était roulée en boule dans son lit, le cœur en miettes à cause de mon fils. Mon fils. Je ne pouvais même pas lui en vouloir à Edward. D'abord parce que c'était mon fils, ensuite parce qu'il n'était même pas conscient du mal qu'il avait fait et enfin parce que Tanya n'était pas une vilaine fille. C'était même le genre de personne avec qui j'aurais souhaité qu'il fasse sa vie…si je ne connaissais pas Bella.
Décidément très mal installée sur ce nuage, je décidais de me déplacer sur celui juste à côté qui semblait un chouilla plus confortable. Au même instant, Renée apparut, sortie de nulle part. Elle s'assit sur le nuage que j'occupais il y a à peine une seconde et me sourit.
-Comment va Bella ? m'enquis-je.
-Ca va, elle semble se ressaisir. Je crois qu'elle comptait téléphoner à Alice.
Comme pour illustrer ses paroles, la sonnerie du GSM d'Alice résonna dans la maison située quelques mètres plus bas.
-Tu crois qu'on devrait écouter ? proposa Renée alors que ses yeux brillaient d'excitation et de curiosité.
-Non voyons ! C'est privé.
-Mais nous sommes leurs mères, et puis, ce n'est pas comme si elles le découvriront un jour.
Je soupirais, Renée était une éternelle gamine. Elle ne prenait jamais rien au sérieux, sauf lorsque ça concernait une de ses filles, et avait un esprit aventureux un peu effrayant. Un jour, elle m'avait proposé d'aller faire un saut en parachute et lorsque je lui avais rétorqué que nous étions des esprits et qu'on pouvait voler, je m'étais retrouvé à sauter dans le vide du haut de l'Himalaya. Elle était plus le genre de personne à mourir en plongeant des Chutes du Niagara plutôt qu'en mettant un bébé au monde. Mais c'était pour ça que je l'aimais, ça me rappelais l'époque où, avec Carlisle, nous prévoyions de partir chaque année explorer le monde en famille. Je rêvais de traverser le Sahara et lui d'explorer des pyramides. Quand à Emmett, il avait déclaré vouloir jouer avec les anacondas dans la jungle amazonienne. Mais tout ça, c'était avant que je ne tombe malade.
Je suivis Renée jusqu'à la chambre des filles, où Alice était allongée sur son lit et babillait dans son portable.
-T'inquiète pas Bella, je vais m'occuper de toi et tu seras méconnaissable. Mon frère va regretter que tu ne sois pas sa cavalière ! Mais pour ça il nous faudrait les chaussures de l'autre jour…Non ? T'es sûre ?...Allez !...Bon, bon, ça va, pas les chaussures…
Ma fille se redressa sans prévenir et se frappa le front.
-Merde ! Il nous faut des cavaliers !...Quoi ?...Non arrête Bella, tu plaisantes !...Toi, Isabella Swan, tu as invité deux garçons croisés dans la rues au bal ?
Je croisais le regard de Renée qui souriait fièrement. Bien évidemment, elle était au courant.
-Et ils ont accepté ? Génial ! Bella, je suis fière de toi !...Mais, ils sont mignons au moins ?...Un blond et un brun/roux ?...Bon ok, vas préparer ton dîner…Attends attends ! Ils s'appellent comment ?...Ok, à plus !
Elle raccrocha et déposa son téléphone sur sa table de nuit avant de se lever.
-Jackson et Anthony, murmura-t-elle d'un air songeur.
Elle finit par sourire joyeusement et quitta la pièce pour descendre en sautillant. Elle arriva au salon, où Jasper regardait la télévision. Il tourna ma tête vers ma fille en l'entendant entrer et elle s'installa à côté de lui.
-Qu'est-ce qui te rend si heureuse ?
-Bella commence à devenir sociale ! s'enthousiasma Alice.
-Génial, et comment as-tu réussi ce miracle ? demanda-t-il en souriant à son tour.
-C'est pas moi, c'est Edward ! Il lui a brisé le cœur et ça la fait réagir. Elle a osé inviter deux gars pour le bal. Un pour elle et un pour moi.
Le sourire de Jasper se fana légèrement et il eut l'air déçu.
-Oh…alors tu as un cavalier.
Alice parut voir sa déception et lui lança un regard interrogateur.
-Ca ne va pas ?
-Si si…c'est juste que maintenant je suis le seul à ne pas encore en avoir.
-Si tu veux je peux te trouver une fille sympa.
-Non ça va, je vais y aller avec Maria. Elle m'avait justement demandé et je sais pas pourquoi j'avais refusé.
Alice fronça le nez avec une grimace de dégout.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Rien, c'est juste que Maria n'est pas une fille « sympa » à mes yeux.
-Qu'est ce qu'elle a fait ?
-Non, elle n'a rien fait. Disons juste que c'est un pressentiment. Méfie-toi d'elle.
Jasper s'apprêtait à répondre quelque chose mais Emmett entra dans la pièce à ce moment-là.
-Hey, Jasper, une course de voiture ça t'intéresse ? proposa-t-il en attrapant une manette.
Jasper accepta d'un haussement des épaules et Emmett lui lança la seconde manette. Alice les observa quelques secondes avec un petit sourire triste avant de quitter la pièce.
-Je suis la seule à trouver qu'il y a quelque chose de bizarre avec ce bal ?
Je levais la tête en direction de Renée qui venait de parler l'interrogeais du regard.
-Qu'est ce que tu entends par là ?
-C'est comme si personne n'y allait avec la bonne personne, expliqua-t-elle, comme si quelqu'un écrivait une histoire mais s'amusait à ne pas mettre en couple les personnes qui doivent l'être.
-Qui vivra verra, répondis-je simplement en haussant les épaules.
-Sauf qu'on ne vit plus, me rétorqua-t-elle en riant.
Je joignis mon rire à elle en ayant l'impression que malgré tout, ce bal allait changer beaucoup de chose dans la vie de mes enfants.
Et oui, après le chien, une morte ! Je me demande ce que je vais trouver la prochaine fois (un meuble peut-être ?).
Bon, j'ai une question très importante. Je me suis absentée (pas trop longtemps mais quand même) et deux d'entre vous m'ont demandé si je vous avais oubliées. D'abord, je ne pourrais jamais vous oublier ! Mais, j'aimerais savoir si la prochaine fois que je ne posterais pas pour une durée indéterminée, vous souhaiteriez que je poste une note d'auteur. Personnellement, je HAIS les notes d'auteur. Votre cœur s'accélère en voyant le nouveau chapitre, un grand sourire apparait sur votre visage, vous sautillez de joie et puis…BAM ! Retour sur Terre, juste une note d'auteur pour dire que l'histoire est soit mise en pause, soit abandonnée. J'ai horreur de ça et je n'ai envie de le faire vivre à personne. Mais peut-être que vous préférez être au courant ? A vous de choisir !
Une dernière petite chose, comme l'a fait remarquer laloo, cela fait quelques chapitres qu'on n'a plus eu de POV Jasper. J'en suis vraiment désolée. On aurait dû en avoir un dans ce chapitre mais bon, la force des choses ne l'a pas fait. Je vais tenter dans insérer un dans le prochain chapitre, qui racontera les préparatifs du bal, mais je suis pas sûre. Au pire, dans deux chapitres là je suis certaine de l'y mettre. Juré craché !
Donc je vous dis rendez-vous pour le prochain chapitre. Je vais tout faire pour que vous l'ayez mercredi mais je ne promets rien.
Une review ?
