CHAPITRE XXVII : Noël Empoisonnant

Précédemment :

- Trois élèves ont été empoisonnés, le professeur Dumbledore vous recherche, il est inquiet, il se demande s'il ne vous est pas arrivé quelque chose, et il m'a demandé de vous rechercher et que si je vous retrouvais vous devriez le retrouver à l'infirmerie.

- Très bien. Merci Dobby, tu peux y aller.

Et Dobby disparut aussi sec, laissant à Harry le temps de disparaitre en courant d'air près de l'infirmerie, à un endroit où personne ne pourrait le voir.

Maintenant :

Il regarda si quelqu'un était dans le couloir et, malheureusement pour lui, le couloir était peuplé. Il allait devoir la jouer fine. Il mit rapidement une tactique et la meilleure solution qu'il trouva fut celle-ci.

Il se transforma en Dzêta air, devenant invisible, de toute façon il n'était visible que quand il était une rafale, une tornade…

Il passa alors au-dessus des élèves, essayant de ne pas créer une brise d'air inexistante, il passa par-dessous la porte et vit que Pomfresh, Albus, McGonagall, Séverus et Flitwick parlaient dans un coin de la pièce. Profitant que leur regard n'était pas tourné vers sa position il reprit sa forme humaine.

- Professeur Dumbledore, vous souhaitiez me voir ? demanda-t-il en interrompant leur conversation.

- Ah, Harry ! Où étais-tu par Merlin !

Surpris par l'attitude d'Albus pourtant calme, il répondit le plus calmement possible, sans révéler sa véritable présence sur le toit de Poudlard. Cependant il réfléchit à l'explication la plus logique, sachant qu'il avait dût le faire chercher partout, sauf dans la forêt, il su ce qu'il pourrait dire.

- J'étais dans la forêt, mais que se passe-t-il ? Pourquoi il y a un attroupement d'élève devant la porte ? demanda-t-il faisant preuve d'ignorance.

- Là ne sont pas les questions Harry ! déclara Albus. Séverus, veuillez aider les professeurs s'il vous plait.

Séverus sortit sans un regard pour Harry ou à Albus.

- Que faisais-tu dans la forêt ?! demanda Albus sans préambule.

- Je réfléchissais, répondit-il.

- Tu réfléchissais dans la forêt ? Ne me prend pas pour un imbécile Harry. Quoiqu'il en soit tu fais perdre vingt points à Gryffondor.

- Très bien, dit-il en acceptant le non-traitement de faveur. Mais qu'est ce qui s'est passé ?

- Trois élèves ont été empoisonnés Potter, répondit McGonagall. Vous nous avez fait une peur bleue, vous étiez le seul absent pendant le repas.

Le repas ? Il était donc resté sur le toit aussi longtemps ?

- Qui ? demanda-t-il.

Il ne pouvait pas voir les élèves empoisonnés, étant caché par les rideaux, où Pomfresh était retourné s'affairer.

- Un élève de Ser…commença Flitwick.

- Tu sauras tout en même temps que les autres élèves dans deux heures dans la grande salle, coupa Albus froidement. Maintenant retourne dans ta salle commune et n'en ressort pas avant qu'un professeur ne soit venu te chercher, est-ce que c'est clair ?

McGonagall et Flitwick regardèrent Albus étrangement, habitué à un caractère surprotecteur envers le garçon, sans jamais s'énerver, ils étaient donc stupéfait du revirement de situation, qu'allait faire Harry, étant Empereur il avait tous les droits, allait-il se laisser faire ?

Intérieurement, les deux professeurs savaient qu'il allait essayer de résister, mais même s'il était puissant dans tous les domaines, il n'en restait pas moins qu'il respectait Albus.

- Albus, je ne suis pas un simple…

- Je sais que tu es un Empereur, commença-t-il en avançant vers lui, mais tant que tu seras à Poudlard je veux et j'exige que tu te considère comme un élève, il s'arrêta à seulement trois mètres, que tu respecte le règlement, et que tu ne t'occupe que de ce qu'un élève doit s'occuper.

- Dois-je vous rappeler que je ne suis et ne serais jamais comme quelqu'un de normal, dit-il en s'avançant également, je suis au centre de cette guerre et tout ce qui touche à des problèmes comme un empoisonnement m'intéresse, et que par conséquent je ne sortirais pas d'ici tant que je ne saurais pas ce qui s'est réellement passé.

Ils étaient maintenant séparé de seulement un mètre, se regardant dans le blanc des yeux, Harry voulu entrer dans l'esprit d'Albus pour pouvoir lui parler par télépathie, mais il fut repoussé avant même d'avoir put faire quoique ce soit. Il fut donc étonné et désarçonné.

- N'essaye plus de rentrer dans mon esprit Harry, je t'ai laissé faire jusqu'à maintenant mais aujourd'hui c'est fini, je sais que tu voulais simplement me parler par ton moyen de communication, mais je ne suis pas prêt à te parler sans perdre patience. Je t'ai laissé entrer dans mon esprit jusqu'a maintenant pour que tu t'y familiarise plus rapidement et plus facilement, mais sache que mon esprit te sera à partir d'aujourd'hui impénétrable.

- Comment c'est possible ?

- J'ai été un confident, mon esprit est donc impénétrable tant que je le déciderai à quiconque, répondit-il froidement. Maintenant je veux que tu retournes dans ta salle commune, tu es à partir d'aujourd'hui un élève de cinquième année pour qui que ce soit, et tu respecteras le règlement comme tu le faisais avant. Est-ce que je me suis bien fais comprendre ?

- Oui ! répondit Harry froidement.

Puis il tourna les talons et s'en alla, c'est au moment de fermer la porte qu'il entendit Albus.

- Ne brisez pas la confiance que j'ai placée en vous Mr Potter.

Harry claqua la porte, énervé, pourquoi réagissait-il ainsi ?

- Peut-être pour te protéger, répondit une voix derrière lui qu'il reconnut.

- Me protéger de quoi Devdar.

- De toi, répondit-il en se plaçant sur sa gauche.

- De moi ? Pourquoi ? Parce que je risque de me lancer un Avada ?

- Ne dit pas des sottises veux-tu !

- Quoi ! Toi aussi tu vas te mettre à t'énerver et me faire la morale ?

Devdar, l'Elfe de maison, se positionna devant lui, l'arrêtant par le même coup, semblant être contrarié.

- Ne dit pas d'absurdités, petit. Et ne t'énerve surtout pas sur moi quand je ne suis pas impliqué dans une colère qui ne devrait pas exister, gronda-t-il. Alors maintenant écoute moi bien. S'il a placé des restrictions sur toi, ce n'est certainement pas pour te punir, mais bien pour te protéger. Tu ne l'as peut-être pas remarqué mais tu te sers beaucoup de ce que tu es capable de faire et de ton pouvoir d'Empereur.

- Tu veux dire que je suis un profiteur ?

- Non, simplement un adolescent qui utilise ce qu'il a pour ne pas se laisser faire. Mais parfois il faut se laisser faire, je ne sais pas comment t'expliquer, mais tu es un Empereur, tu es sage et tu n'es pas un abruti. Tu devrais pouvoir savoir quand tu dois te servir de ce que tu peux faire et quand tu ne le peux pas, tu dois te fixer tes propres limites, que tu sois sage. Toi seul peux t'imposer des limites, car tu peux toi-même toute les briser. Est-ce que tu comprends ?

- Oui.

- Bien, alors maintenant va dans ta salle commune et respecte le règlement, Lozeni.

- Lozeni ?

- Ca veut dire lumière dans un ancien langage.

Et il disparut laissant Harry un peu stupéfait d'avoir encore un nom, titre ou surnom. Elu, Divisionnaire, Harry Potter, Seigneur, Empereur, Lozeni… Allait-il avoir encore d'autres noms ou la fin était enfin arrivée ?

Harry retrouva Ginny dans la salle commune, avec ses amis qu'elle quitta aussitôt pour le rejoindre sur un tapis dans un coin de la salle qui était libre.

La salle commune était vraiment bondée, les fauteuils, les canapés, les tables, les tapis et même les escaliers étaient pris, s'est pour cette raison que Ginny et Harry se trouvait sur un tapis moelleux, conjuré par Harry, pour profiter de leur moment seul.

C'est quelques minutes plus tard, après plusieurs secondes d'embrassade, que Ginny remarqua ses bracelets.

Il commença donc à décrire et expliquer ce qu'était les bracelets.

Le bracelet fait d'un matériau inconnu transparent, avec à l'intérieur une partie du vent originel qui tournait sans cesse. Ce bracelet, absolument impossible à enlever, signifiait sa qualification en tant que maître élémentaire air, dit Dzêta.

- Et tu as déjà utilisé cet élément en combat depuis que tu as ce niveau ?

- Non, sinon j'aurais eu mon gardien pour cet élément.

- Explique, quémanda-t-elle intéressé.

- Je croyais qu'on devait profiter de la compagnie de l'un de l'autre ?

- C'est ce que je fais, je suis curieuse de te connaitre un peu plus.

- Très bien. Chaque maître élémentaire à un gardien pour son élément dont il est maître…

- Air et feu pour toi.

- Oui, ce qui fait que je devrais avoir un gardien feu et un gardien air. Mais comme je n'ai pas utilisé ces éléments une seule fois depuis que j'en suis maître, mes gardiens ne se sont pas révélés.

- A quoi ils ressembleront ?

- Bonne question, je n'en sais rien, je le saurais quand j'utiliserais l'élément.

- Et pourquoi tu ne l'as pas fait quand tu étais seul ? Comme ça tu les aurais eu.

- Ben je ne suis pas pressé de les avoir, pour l'instant ça ne me sert pas de les avoir.

- Pourquoi ? Ils servent à quoi ?

- A plein de chose. Tu m'as déjà vu sous ma forme Dzêta air et feu ?

- Oui !

- Sous ces formes je ne peux pas changer de forme, ni en animal, ni en humain, mais avec mon gardien je le pourrais, mais seulement en sa forme. Ils peuvent aussi me protéger quand je ne le peux pas, ils ont une conscience propre, mais ils n'apparaissent que si j'en fais la demande ou s'ils éprouvent le besoin de le faire. Ils peuvent également apparaitre pour m'aider à combattre, chacun de son coté.

- C'est excellent, s'exclama-t-elle en faisant tourner les regards vers eux. Quoi ? Vous avez jamais entendu quelqu'un parler ?

Tout le monde la regarda d'un air étrange, certain retournèrent à leur activité, mais d'autre continuait de la regarder.

- Très bien, le secret s'est ça. Il suffit d'ouvrir la bouche, sortir de l'air, et la bouger, c'est simple et efficace, vous devrez essayer.

Harry éclata de rire, tandis que les autres retournèrent à leur occupation.

- Non mais c'est vrai, dit Ginny, on dirait qu'on n'a pas le droit de parler sans faire de bruit ici. Et celui-là c'est celui du feu je présume ?

- Oui, aussi fait dans un matériau inconnu transparent, et il y a aussi du feu originel à l'intérieur.

- On dirait qu'il danse, dit Ginny qui avait le bras d'Harry dans sa main pour regarder le bracelet.

- Il ne danse pas, rigola Harry, c'est juste qu'il fasse des cercles sur lui-même tout en tournant tout autour du bracelet.

- Si tu le dis. Tu es un Animagus ? demanda-t-elle changeant totalement de sujet.

- Oui !

- C'est vrai ? s'exclama-t-elle. En quoi ?

- Version officiel ou officieuse ?

- Les deux.

- Officiellement je suis un lion blanc…

- Un lion blanc ? Ca existe ca ?

- Bien sur, on dit qu'ils sont atteint de leucistisme, ce qui leur donne leur couleur, mais ce n'est pas parce qu'ils sont blanc qu'ils sont albinos.

- Et officieusement ? demanda Ginny.

- Officieusement, c'est un secret très officieux, dit-il en rigolant.

- Dis ! dit-elle en se jetant sur lui.

- Hé Ginny ! Il y a du monde dans la salle, protesta-t-il alors que Ginny était sur lui.

- Je m'en fous, je veux savoir !

- Très bien, il tourna et se retrouva donc sur Ginny. Si tu veux tout savoir, je suis capable de me changer en n'importe quel animal que je veux. Mais avant de contrôler ce pouvoir je suis vraiment devenu Animagus.

- Donc… demanda-t-elle le sourire aux lèvres.

Harry se rapprocha de son oreille gauche et lui murmura un mot, un seul, son Animal.

- Tu rigole, dit-elle tout sourire disparut.

- Pas du tout.

- Tu t'es déjà transformé ?

- Seulement en entrainement, mais pour de vrai non.

- Tu m'étonne, tu n'aurais même pas la place dans la salle commune, peut-être dans la grande salle, et encore.

- Et oui !

- Mais puisque t'es déclaré en tant que lion blanc, tu peux te transformer maintenant ?

- Je le pourrais.

- Fais-le s'il te plait ?

- Là maintenant ? Non je ne peux pas !

- Très bien ! Suis-moi !

Elle le poussa, ce qui fait qu'il s'étala par terre tandis que Ginny se leva.

- Tu comptes rester par terre encore longtemps ?

Harry se leva et suivi Ginny, enjambant les élèves au milieu, s'excusant auprès des élèves qui s'était posé sur les escaliers qui menait dans les chambres des garçons. Ils rentrèrent dans la chambre des cinquièmes années, Ginny se retourna et demanda à Harry de lui montrer à quoi il ressemblait.

Harry ferma la porte, regarda Ginny et se transforma. Ginny eut un sursaut de surprise quand elle vit apparaitre un magnifique lion blanc aux yeux vert. Ce lion blanc faisait au moins deux mètres cinquante de longueur, des pattes de devant aux pattes de arrière, avec une longueur de queue de soixante-dix centimètres.

Ginny s'approcha, s'agenouilla et se mit à caresser Harry, entrant ses doigts fins dans le pelage soyeux d'Harry.

- Tu es doux, dit-elle en caressant la tête, puis prit d'une impulsion elle se mit à soulever le poil et à rechercher la cicatrice.

Le lion releva les babines et montra ses crocs en grognant, Ginny, par réflexe, recula et tomba. Elle se releva quelques instants plus tard alors qu'Harry avait émit un grognement grave, signe d'amicalité chez les lions.

Elle s'approcha donc du lion et lui mit une petite gifle en disant :

- Abruti, tu m'as fait peur.

Elle se remit donc à rechercher la célèbre cicatrice, qu'elle trouva en soulevant des poils qui la cachait. Harry se coucha sur le coté et Ginny rigola tout en continuant de le caresser. Puis elle eut une idée, elle s'approcha de son oreille, pas pour éviter de se faire entendre, mais pour faire plus sensuel.

- Si mon lion descend, il pourra apprécier une longue après-midi seul à seul en ma compagnie, et ce sera lui qui choisira l'endroit, si non cette après-midi là ne se fera pas avant très longtemps, et je ferais savoir à Ron qu'on s'est engueulé et que tu m'as blessé.

Harry releva soudainement la tête et grogna.

- Pas besoin de grogner Léo, soit tu descends soit je mets mes menaces à exécution.

Harry grogna puis gémit, autant il grogna à cause du nouveau nom, autant il gémit pour la futur descente en lion. Il fit donc un imperceptible signe de la tête pour donner son accord.

Ginny sauta de joie, puis alla ouvrir la porte, elle fit signe à Harry de passer, mais comme Harry ne voulait pas non plus créer des crises cardiaque, il grogna en faisant un signe de la tête pour qu'elle passe, de toute façon ça l'amusait aussi.

Ginny descendit donc les marches petit à petit, avec Harry qui la suivait de pas trop près pour qu'elle puisse prévenir, mais quand il n'entendit pas Ginny dire qu'un lion allait descendre, il regarda en bas discrètement et vit Ginny au-milieu de la salle, lui faisant signe de descendre.

Résigné, il descendit, doucement, faisant le moins de bruit que possible. Puis alors qu'il faisait de l'ombre aux premières personnes qui se trouvait sur les escaliers, trois filles de troisièmes années se retournèrent. Elles firent un bond énorme, une tomba lourdement par terre alors que les deux autres partirent à l'autre bout de la salle.

Les élèves qui se trouvaient dans la salle, alerté par ce mouvement de panique, se retournèrent. Tout d'abord ils virent une élève par terre regardant les escaliers tout en reculant, puis ils suivirent leur mouvement et virent le gigantesque lion, prit d'une panique énorme, ce fut la cohue dans la salle.

Harry regarda ce spectacle, rigolant intérieurement de la blague, car il fallait bien l'avouer, ce n'était pas une punition non plus, et Ginny ne l'avait pas trop forcé.

Cependant ce qu'il n'avait pas prévu, ce fut que des élèves prirent la direction de la sortie de la salle commune. Il se mit alors à sauter les marches qui restait à descendre et couru à grande enjambé pour éviter que les élèves sortent, il ne fallait surtout pas qu'ils sortent, Albus était suffisamment en froid avec lui pour d'autres raison, fallait pas non plus qu'il mette la faute que les élèves soit sorti de la tour sur lui.

Il fut donc très vite devant les élèves impétueux de septième année, il rugit, faisant reculer plus rapidement les courageux élèves.

Malgré tout, ce qu'il n'avait pas prévu, ce fut que les plus grand mettent les plus petits derrière eux et qu'ils sortiraient leurs baguettes. Il fut donc dans une posture pas des plus avantageuse, avec une vingtaine de baguette pointé sur lui, pas que ça lui ferait quoique ce soit, mais il ne voulait pas non plus leur faire trop peur en faisant de la magie, un lion magique était extrêmement redoutable, une agilité hors du commun et une résistance aux sorts énorme. Même une vingtaine de sorcier confirmé aurait du mal à en vaincre un. Et Ginny qui rigolait sous cape, ne l'aidait même pas.

Alors qu'Harry était décidé à reprendre sa forme normale, la porte de la salle commune s'ouvrit, faisant sursauter la plupart des élèves, habitués au silence qui s'était installé.

Harry tourna la tête vers l'entrée, voyant Minerva McGonagall sursauter en le voyant, puis reprenant son calme elle s'avança, provoquant quelques cris étouffé parmi les jeunes élèves. Une fois à la hauteur d'Harry, elle le regarda, Harry se sentit un peu honteux sous ce regard insistant, puis elle se tourna vers les élèves, un véritable sourire se créant sur son visage habituellement froid.

- Je vois que vous avez su gérer une situation délicate en protégeant les plus faibles, j'offre vingt points à Gryffondor. Mr Potter, dit-elle en se tournant vers le concerné, je vous remercie de votre collaboration, pourriez vous reprendre votre forme initial je vous pris ? demanda-t-elle en lui faisant un discret clin d'œil.

Harry était complètement éberlué, Minerva McGonagall, la sévère et stricte professeur McGonagall le protégeait.

- Mr Potter, s'il vous plait ?

Les élèves autour avaient baissé leur baguette, faisant confiance à leur professeur, époustouflés de savoir que le lion qui leur avait fait peur était Harry Potter, faisant un test sous la demande du professeur McGonagall. Tandis que Ginny Weasley se demandait ce que tout cela voulait dire, est-ce qu'Harry savait tout ça, et que c'est pour cette raison qu'il n'avait rien dit pour éviter de faire ca ?

Harry, sous l'injonction du professeur McGonagall reprit sa forme humaine, petit à petit le lion disparut pour laisser la place à Harry Potter qui regardait la directrice de la maison Gryffondor.

Elle se tourna vers les élèves et leurs demanda de la suivre, ce qu'ils firent tandis qu'Harry restait planté à sa place. Ginny, elle, avança et quand elle fut au niveau d'Harry et qu'elle vit qu'il ne bougeait pas elle le traina dehors.

Harry reprit conscience une fois dehors, quand il vit que cinq Aurors des vingt qui protégeaient Poudlard entraient dans la salle commune.

- Harry, murmura Ginny, tu as accepté parce que McGonagall te l'avait demandé ?

- Quoi ? Non ! Comment elle aurait su que tu me demanderais ça ? Je ne sais pas pourquoi mais elle m'a protégé, elle m'a même fait un clin d'œil.

- Attends, tu me parle bien de McGonagall, le professeur la plus stricte après Rogue ?

- Oui ! Attends là je vais lui parler.

Puis il laissa Ginny pour rejoindre McGonagall en début de file, alors qu'il était en arrière, dans les derniers.

- Professeur ?

- Potter, retournez avec les autres, et si vous voulez me parler, ma tête et mon esprit peuvent servir.

- Bien professeur.

Et Harry repartit rejoindre Ginny, qui lui demanda ce qu'elle lui avait dit, il lui répondit simplement qu'elle ne voulait pas parler de vive voix. Ginny comprit immédiatement, dans l'ordre du Phoenix tout le monde savait qu'Harry était Télépathe et toute la famille Weasley aussi, sauf Percy, étrangement.

- Professeur ?

- Oui Potter ?

- Pourquoi vous avez dit ça tout à l'heure ?

- Je vous rappelle qu'Albus aimerait que vous restiez calme, ce qui n'a pas été le cas. Et pour que la guerre soit plus facile à gérer, le moins de mésentente il y a entre les meilleurs, mieux ce sera, alors dites la même version que moi et ne refaites plus un coup comme celui-là, c'est la première et dernière fois que je vous protège pour une blague.

- Très bien, professeur, désolé.

- Mais ça m'a permis de donner des points à ma maison, et de voir la réaction de mes élèves, et j'en suis fier. Ne répétez en aucun cas ce que je viens de dire, je nierais tout en bloc.

- Bien professeur, rigola Harry.

Puis il coupa sa connexion avec McGonagall, le professeur McGonagall, était très joueuse est sympathique quand elle avait confiance en une personne, en tout cas c'est ce qu'avait apprit Harry cet été quand l'ordre du Phoenix se réunissait souvent.

Arrivé à la grande salle la porte se ferma, Harry remarqua qu'Albus le regardait, il détourna le regard et vit Nathalie et Veronica, il leur fit un petit salut, qu'elles renvoyèrent, leur visage c'était illuminé en le voyant. Il regarda les Serpentard, ils avaient un sourire aux lèvres, qu'est ce qu'il avait envi de leur faire avaler ces sourires.

- Harry, Dumbledore va commencer, l'appela Ginny.

- Chers élèves, ce midi un incident à eu lieu, trois élèves ont été empoisonnés. Les Aurors chargé de la sécurité du château sont actuellement en train de fouiller la salle commune de chaque maison, bien que ce ne soit pas leur travail initial. Si nous retrouvons le coupable, et nous le retrouverons, les sanctions seront exemplaires, le renvoi sera définitif. Les élèves empoisonnés sont Monsieur Leers de Serdaigle, Monsieur Stevenson de Serpentard, et Miss Gabriel de Gryffondor. Ils ont été empoisonnés par une potion appelée Destruction Cérébral, un poison mortel, heureusement ce poison a était mal préparé et ces trois élèves s'en sortiront dans une semaine sans aucune séquelle. J'espère que ce genre d'acte ne se reproduira plus. Jusqu'à ce que les Aurors reviennent vous serez prié de rester dans la grande salle, merci.

Le discours avait été froid, malgré cela Harry avait percé une légère inquiétude, mais quoi de plus normal quand on a en charge une école et que des élèves s'amuse à empoisonner mortellement d'autres élèves pour s'amuser.

Des élèves commencèrent à se lever, changer de tables, discuter, rigoler pour certain, ce soucier des prochaines victimes pour les plus pessimistes.

Harry se leva et alla voir Nathalie et Veronica, disant à Ginny qu'il revenait. En se levant le regard des Gryffondor s'était levé vers lui, il entendit des phrases commentant sa capacité d'Animagus, les « Ouah » des plus jeunes face à cette capacité.

Il se tourna vers la table des Serdaigle et marcha en sa direction, sa cape rouge volant derrière lui, sa ceinture de combat invisible, ses bracelets cachés par la manche de la robe, sa veste blanche à moitié fermé laissait voir son tee-shirt rouge. Il croisa quelques élèves en chemin qui allait vers la table de sa propre maison, ils baissaient tous le regard, tout ca parce qu'il était Empereur, pathétique.

- Salut les filles, s'exclama-t-il joyeusement.

Les filles en questions se retournèrent, et sautèrent dans ses bras. Les élèves d'à coté le regardait étrangement, après tout il avait révélé que ces filles là était ses amis, alors que tout les Serdaigle les rejetait.

- Comment tu vas ? T'étais où ?

- Tu faisais quoi ? Continua Veronica.

- Je vais très bien, j'étais en affaire pour le pays, et c'est vraiment trop barbant à raconter.

- Ah !

- Et vous vous allez bien ?

- Ca peut aller, répondit évasivement Nathalie. Assied-toi, dit-elle.

Harry s'assit, Nathalie à sa gauche et Veronica à droite.

- Comment ca, sa peut aller ?

- Ho ben tu sais, nos relations n'ont pas changé, répondit Veronica, les Serdaigle nous ignore le plus que possible et les Serpentard nous regarde méchamment, même s'ils ne nous font rien. Le professeur Dumbledore a dit qu'ils avaient changé, mais je n'arrive pas à le croire, ils nous regardent vraiment méchamment.

- Faites attention quand même.

- On fait attention t'inquiète pas, d'ailleurs entre toutes les personnes qui m'a attaqué il n'y a que le gars de Gryffondor et Draco, qui sont venu s'excuser. Et maintenant ils essayent de nous protéger quand ils le peuvent, mais bon le gars de Gryffondor n'est pas très sympa non plus, mais bon, il nous aide parfois.

- C'est au moins ça.

Les portes de la grande salle s'ouvrirent sur les vingt Aurors, deux Aurors faisaient léviter deux valises chacun. Ils marchaient en direction du directeur.

Harry s'excusa auprès des filles et retourna à sa table, comme tout le monde.

- S'il vous plait ? dit Albus pour attirer l'attention sur lui. Est-ce que quelqu'un reconnait cette valise, dit-il en faisant l'éviter une valise verte avec plusieurs autocollants dessus, indescriptibles.

Un élève de Serdaigle qu'il ne connaissait pas se leva.

- Elle est à moi Professeur.

- Bien Monsieur Defise, veuille suivre cet Auror s'il vous plait.

L'élève suivit l'Auror désigné dans la salle derrière la table des professeurs.

- Cette valise appartient à qui ? redemanda Albus en faisant l'éviter une autre valise, marron cette fois.

Personne ne répondit.

- A qui cette valise appartient-elle ? demanda encore une fois Albus, plus fort.

Harry regarda la valise de plus près, par magie, et sut à qui elle appartenait, il regarda les autres et les reconnus aussi.

Il se leva, faisant tourner la tête de toute les personnes présente, mais sans dire un seul mot.

- Cette valise est-elle à vous Monsieur Potter ?

- Non professeur Dumbledore, elle appartient à Hermione Granger, celle à votre droite est à Ronald Weasley et celle qui l'évite grâce au soin de l'Auror est à moi.

- Veuillez suivre cet Auror à l'arrière je vous pris.

Harry suivi donc l'Auror qui faisait l'éviter les trois valises, chose compliqué même pour un Auror, il fallait une grande concentration et une puissance considérable, que même les Aurors ne pouvait pas acquérir, sauf peut-être Fol'œil, mais il est un cas spécial.

En entrant dans la salle il entendit une conversation qui arrivait à son terme.

- Vous pouvez sortir Monsieur Defise, votre valise est très bien protégée, ou avez-vous su la protéger aussi efficacement, si je puis me permettre ?

- Mon père est un employé du Ministère chargé de la Sécurité des Lieux, il m'a apprit plusieurs sorts.

- Oui, évidemment, très bien vous pouvez sortir.

Harry se concentra sur l'Auror qu'il avait suivi, il était en train de reposer les valises.

- Monsieur Potter pouvez-vous ouvrir ces valises, étant donné qu'elles appartiennent à vos amis, vous pourrez surement les ouvrir.

- Je refuse !

- Pardon ?

- Je refuse ! J'accepte d'ouvrir ma valise, mais celle de mes amis, c'est hors de question, de toute façon à quoi ça servirait puisqu'ils ne sont pas là ? Ils ont droit à leur intimité.

- Veuillez ouvrir votre valise dans ce cas, demanda l'Auror.

Harry aperçut un collier très étrange qui lui disait quelque chose, mais si c'était bien ce qu'il croyait, pourquoi aurait-ils envoyé un de leurs membres dans une simple école ?

- Je refuse !

- Monsieur Potter, s'emporta l'Auror, ceci n'est pas une demande mais un ordre, si vous n'ouvrez pas votre valise vous serez renvoyé de Poudlard et…

- Je n'ouvrirais pas ma valise à une personne qui ment !

- Pardon ?

- Et allez-vous arrêter de dire pardon ? Vous m'avez très bien entendu, reprit-il plus calmement, je n'ouvrirais pas ma valise à une personne qui ment, vous n'êtes pas un Auror. Avez-vous oublié qui vous avez en face de vous ?

- Non évidemment, j'aurais dû me douter que vous le devineriez. Mais vous devez sans doute savoir pour qui je travail, alors peut-être accepteriez-vous une discussion dans le parc tout à l'heure, mais avant j'aimerais que vous ouvriez votre valise, c'est la consigne.

- Dans ce cas…

Harry s'agenouilla en face de sa valise, et posa sa main à plat dessus, une fine protection blanche, rouge avec quelque nuance de noir se créa, petit à petit la protection disparut, laissant la valise sans plus aucune protection.

Il recula, laissant le champ libre au pseudo Auror.

La magie Antique est très puissante en tant que protection, même les Elfes ne sont pas aussi puissants avec leur filimagie, même si cette discipline est très puissante, la magie qui se base sur la magie brute, la magie de l'aura ne pourra pas être remplacé. Sauf par son ancêtre, la magie des trois, mais il n'y était pas encore.

Fin-fin-fin-fin-fin-fin-fin-fin-fin-fin-fin-fin-fin-fin