Hermione se réveilla lentement. Elle se sentait complètement à l'aise et à l'abri. Une odeur agréable de cuir et de bois de santal emplit ses narines. Quand elle commença à bouger un peu, elle se rendit compte qu'elle n'était pas seule : Lucius la tenait fermement contre lui et il était nu. À bien y réfléchir, elle était nue aussi !
Et puis sa mémoire se remit en marche et lui communiqua ce qu'il s'était passé dans le bureau de son fiancé quelques heures plus tôt et Hermione se relaxa. Il l'avait vue entièrement dénudée : dans son bureau et sur le drap de piquenique. Elle n'avait plus rien à cacher. Par contre, elle n'avait vu que son torse et … son paquet. Le reste du corps de son incroyablement beau sorcier, elle ne le connaissait pas encore. Elle leva la tête pour voir son visage. En dormant, tous ses soucis avaient disparu et Lucius Malfoy reflétait la détente dans tous les sens du terme : sa respiration était régulière et profonde, ses sourcils n'étaient pas relevés en un regard hautain ou supérieur et sa boche n'était pas crispée.
« Par Merlin, mais comme tu es beau », murmura-t-elle. Lucius, qui n'était plus en train de dormir, mais qui savait que sa sorcière le regardait, la prit fermement dans ses bras avant de murmurer à son tour : «et toi tu es mon ange, mon bel et parfait ange. » Il ouvrit doucement ses yeux pour voir Hermione lui sourire et il n'attendit pas deux secondes avant de capturer ses lèvres avec les siennes et de lui montrer combien il avait aimé leurs activités de l'après-midi.
Ce n'est que quand Lucius la tourna sur le dos et qu'il se retrouva sur elle, que leurs cerveaux se remirent en marche et qu'ils s'arrêtèrent net. Hermione, afin d'accommoder leurs jambes, avait comme tout naturellement ouvert les siennes afin que Lucius ait assez de place pour s'y immiscer. Lucius se retenait sur ses avant-bras, posés de part et d'autre de la tête d'Hermione et la regardait désormais avec un regard peureux : le rejetterait-elle ? Serait-ce aussi grave si elle le rejetait maintenant ? Il la voulait, plus que tout, mais pas plus que son respect pour elle et ses propres peurs en tant que vierge.
Hermione lut les doutes de Lucius sur son visage. Voir qu'il se torturait à l'idée de la brusquer emplit son cœur d'une bouffée d'amour et elle se décida :
-Lucius, fais-moi l'amour, souffla-t-elle en caressant la joue de son amant avec sa main.
Celui-ci releva les yeux, surpris :
-Es-tu certaine que c'est bien ce que tu veux ? Nous pouvons attendre amour…
-Oui, je suis sûre !
Le sourire qu'il lui offrit alors balaya toutes les dernières incertitudes de la rouge et or et elle reprit possession de ses lèvres. Après un baiser qui les laissait pantelant tous les deux, Lucius commença à embrasser la nuque de la jeune femme et débuta une quête vers le sud, prenant son temps pour jouer avec les seins de son amante, alternant entre des suçotements et morsures de ses tendres mamelons.
Hermione se trouvait à nouveau dans ce Nirvana de désir et de volupté où rien d'autre n'avait place. Tout son corps s'embrasa, son pouls et sa respiration s'accélérèrent et son bas ventre sembla bourdonner d'excitation, laissant couler son liquide vaginal. Soudain, elle sentit le bout de la verge de son amant sur son clitoris et cette sensation envoya une vague de désir déferler sur tout son être et elle laissa échapper un long gémissement.
Lucius regarda sa fiancée : elle était sublime ainsi perdue dans son désir. Son gémissement le motiva à laisser glisser le bout de son membre sur le sexe complètement trempé de son amante, la faisant gémir de plus en plus. Quand il avait à nouveau glissé vers son entrée, il s'arrêta, la regarda un instant et voyant qu'elle ne résistait aucunement, entra doucement en elle. Hermione hoqueta quand elle sentit son amour s'immiscer en elle et ressentit une brûlure là où sa féminité devait s'étendre afin de le laisser entrer. Le membre de son amour entra doucement, mais sûrement et Hermione fut étonnée : à part la sensation de brûlure à l'entrée de sa féminité, elle ne ressentait aucune autre douleur.
Lucius sembla le remarquer aussi et quand il fut complètement en elle, il la regarda avec tendresse et elle lui rendit son regard :
-Cela peut arriver, ma douce, lui dit-il.
Leur respiration était plate : Lucius, parce qu'il se retenait et Hermione parce qu'elle ne savait pas à quoi s'attendre. Ce qu'elle savait, était qu'encore jamais elle ne s'était sentie aussi… entière. Si elle passait sa main sur son bas-ventre maintenant, pourrait-elle le sentir en elle ? Voyant qu'Hermione semblait s'être habituée à lui, il reprit possession de ses lèvres et pendant que sa langue entrait et sortait de la bouche de son ange, sa hanche commença le même va-et-vient, débutant cette danse éternelle entre deux humains.
Hermione s'accommoda vite au rythme donné par Lucius et bientôt elle le joignit dans ses mouvements, venant à sa rencontre. Quand la cadence s'accéléra, Lucius lui dit de passer ses jambes dans son dos, ce qu'elle fit. Ce nouvel angle permit à Lucius d'aller toucher le point le plus profond en elle à chaque coup de rein.
-Oh… oh… Merlin, murmura Hermione.
-Tu m'as l'air d'aimer. Tu en veux plus ?, articula Lucius un sourire coquin aux lèvres et en mettant plus de force dans ses coups.
-OUI ! oh oui, ah ah…, gémit Hermione, les yeux fermés et perdue dans son désir.
C'est alors que Lucius vocal fit son apparition et ses gémissements rauques s'accordèrent aux fins gémissements d'Hermione. Quand cette dernière sentit cette douce pression faire son apparition, signalant qu'elle était proche de son orgasme, elle s'accrocha aux épaules de son bien-aimé et, deux coups plus tard, ouvrit la bouche dans un cri muet quand son corps entier sembla se contracter autour du beau blond.
Lucius ressentit la contraction de son ange et essaya de prolonger son plaisir, mais il ne put qu'entrer encore trois fois en elle avant d'exploser avec un rugissement de complétion et de s'affaler sur le côté, entrainant Hermione avec lui pour ne pas casser leur connexion.
La respiration haletante et leurs corps collants, les deux amants se tenaient fermement. Lucius caressa Hermione qui se pelotonnait contre lui. Quand il ressentit son membre se ramollir, il se retira doucement d'Hermione qui émit un petit bruit d'insatisfaction.
-Je pense que tes lectures supplémentaires se sont avérées très utiles cette après-midi, dit alors Lucius, tout en continuant de la caresser doucement.
Hermione, les yeux mi-clos, sourit :
-Oui, je pense aussi. Par contre aucun d'entre eux ne parlait de la possibilité que je ne ressente aucune douleur quand tu entrais en moi. Comment est-ce possible ?
-Je pense qu'il y a plusieurs solutions. Premièrement, j'ai entendu que votre vie en fuite n'était pas de tout repos et monter un dragon n'est pas une mince affaire non plus. Il y a là bien des moments durant lesquels ton hymen ait pu se briser. Et puis il y a encore…
Lucius ne termina pas sa phrase. Au lieu de cela, il passa doucement ses doigts sur la cicatrice de ce mot hideux sur l'avant-bras gauche de son ange et elle comprit. Effectivement, endurer le Cruciatus pendant une longue durée pouvait aussi avoir cette conséquence. Son sorcier sembla perdu dans ses pensées moroses, quand elle passa lentement ses doigts sur la Marque des Ténèbres de Lucius. Ils se regardèrent et à ce moment tout fut oublié et pardonné. Ils avaient dû endurer beaucoup, lui comme elle, mais désormais c'était des choses du passé, désormais ils auraient un futur, ensemble.
Dans la demeure de Blaise Zabini, Pansy reprit un coup de vin pour se donner du courage. Elle avait décidé de faire confiance à Hermione et de demander directement à Blaise s'il voulait l'épouser. Elle était une femme indépendante et forte, elle pouvait se le permettre et surtout elle voulait cet homme !
Blaise était installé en face d'elle, dans son siège favori, lui aussi un verre de vin à la main.
Pansy inspira un bon coup et se décida à parler :
-Blaise ?
-Mmmh ?
-Cela fait 8 mois que nous sommes officiellement un couple et bientôt un an que nous nous côtoyons quotidiennement.
Blaise sourit :
-Si tu le dis. Où veux-tu en venir ?
Pansy leva ses yeux pour le regarder :
-Je ne veux plus jamais être séparée de toi Blaise. Je veux devenir ta femme.
Blaise arrêta de respirer et son cœur manqua un battement. Elle lui avait posé la question ? Enfin, pas vraiment, elle avait trouvé un moyen de lui faire savoir qu'elle voulait que lui la pose, Serpentarde ! Mais comment lui dire ? Comment lui dire qu'il ne pourrait la rendre heureuse ?
Pansy vit le conflit dans les yeux de son amant :
-Blaise, qu'est-ce qu'il y a ? Tu peux tout me dire, tu le sais. Nous sommes déjà passés par là !
Blaise se leva et partit se positionner devant la fenêtre, posant son regard sur le paysage à l'extérieur. Oui, il fallait qu'il lui dise, mais il ne pouvait pas la regarder quand il le ferait :
-Te rappelles-tu de ta définition d'un mariage réussi ?
-Tu veux dire quand j'aurai l'occasion de rendre mon mari et mes enfants heureux ?
-Précisément. Seulement, il existe un problème dans ce plan… Je sais depuis trois semaines que je ne pourrai pas te faire d'enfants.
-Pardon ?!
Pansy était choquée. Blaise, stérile ?! Ce n'était pas possible ! Elle le regarda : son front était posé sur la fenêtre et ses yeux étaient fermés. Tout son visage était crispé, reflétant sa douleur. Elle se leva alors et vint le rejoindre près de la fenêtre avant de le prendre dans ses bras par derrière :
-Comment l'as-tu su ?
Blaise caressa ses mains posées sur son torse et se mit à parler :
-Figures-toi qu'après avoir été témoin des fiançailles de Lucius et Hermione, ça m'a donné un coup de motivation pour te poser la même question et comme je me rendais de toute manière chez mon médicomage pour un checkup afin de m'assurer que mes blessures soient bien guéries, je lui ai demandé d'y ajouter des tests de fertilité. Tu sais que c'est une formalité chez les Sangs Purs, je suppose que ta famille le fait aussi.
Il sentit sa tête hocher dans son dos, signalant son accord avec ses paroles. Alors il continua :
-Mais alors que mes blessures superficielles sont plus que des souvenirs, mes blessures plus profondes ont apparemment été un peu négligées. Un des cogneurs devait avoir un QI un peu plus élevé, car il m'a jeté un sort qui a rompu mes conduits. Enfin pas totalement rompu, mais bien endommagé.
-ça veut dire quoi ? Que ton sperme n'a plus moyen de sortir correctement ?
-C'est ça. Et cela complique mes projets de paternité.
Il se retourna, gardant Pansy dans ses bras.
-Je n'ai pas voulu casser ton rêve d'avoir une famille à dorloter. Mais je ne pouvais pas non plus te rejeter, je t'aime trop pour ça.
Pansy posa son front sur le torse de l'homme qui l'avait sauvée de sa dépression, essayant de réprimer ses larmes, mais n'y arrivant que partiellement. Elle respira trois coups et releva sa tête, lui montrant son visage mouillé des quelques larmes qu'elle ne put retenir :
-Blaise Zabini : si tu penses que ça fait une différence pour moi, tu te trompes ! Je ne suis plus aussi superficielle que pour rejeter l'homme que j'ai appris à aimer de ton mon être parce qu'il ne pourrait peut-être pas m'offrir d'enfants. Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas devenir une vraie famille ! Je travaille dans un orphelinat Blaise. Il y a tellement d'enfants là-bas qui mérite un peu de bonheur et des parents qui peuvent s'occuper d'eux. Roger par exemple ! Tu l'as rencontré ?
-Le petit bout aux cheveux marrons ?
-C'est lui.
-Alors tu me veux toujours ?
-Oui ! Je te voudrai toute ma vie…
-Alors deviens ma femme Pansy, épouses-moi !
-Oui, oui et encore oui !
Et elle l'embrassa à en perdre haleine.
Une semaine et demi, ça va encore, non? Que pensez-vous du problème de Blaise et Pansy? Le prochain chapitre nous emmènera au Bal Mémorial: première sortie officielle de nos tourtereaux en tant que fiancés. Comment vont réagir leurs amis?
Si vous avez des questions et/ou des demandes pour des chapitres à venir, n'hésitez pas à les poser. Vous devez peut-être attendre plus longtemps pour vos chapitres, mais je peux écrire en fonction de ce que vous aimez. C'est pas mal non plus, vous ne trouvez pas? ;)
Votre Lirael
