CROCdu74 : T'es gentille … j'ai moins d'idée en ce moment et j'ai peur de foncer dans le mur. Et puis surtout, j'ai moins de temps … ça me stresse de devoir tenir un délai en plus des cours et tout =(
BONES-NCIS : Merciiiii voilà la suite ! Merci d'avoir commenté els 2 chapitres . C'était bien le ski ? Heart Attack : very serious )
Nath16 : ah ben … es-tu voyante ? Je dis ça parce que tu as parlé de jalousie dans ta review et hop : le titre de ce chapitre est justement …. JALOUSIE ! Ah ah ! =) j'ai eu plus de 4 min .. mais toujours pas en entier …. * va bouder *
T'Pau : J'adore Brennan … mais elle est rarement amicale avec les étrangers en fait ^^ tu n'as pas tort de te méfier -_-
Avrilde mai : Cullen craint … mais bon, ce n'est plus Cullen le chef du FBI dans ma fic … c'est un inconnu en fait -_- aucune importance =) merci de suivre miss
TempBrennan : C'est sur que ça craint du boudin. Vous m'avez à l'œil … WAZAAA
July : moi aussi j'm les faire jaloux ! C'est la classe ! =) voilà, le titre du chapitre est jalousie. J'espère qu'il te plaira.
Low-BB : Merci pour toutes tes reviews ! Ce n'est pas grave pour le retard, lol ! Gros bxxxx
Fandebones : pessimiste, déprimant, négatif, sadique … bah … pourquoi lisez vous cette fiction, mademoiselle ? ah ah =) je t'autorise à te venger … (tu l'as déjà fait avec les mots, non ? ^^)
CHAPITRE 26 :
Jalousie
Ou comment avoir perdu son invulnérabilité
BRENNAN : Our partnership is so important to me. You know that, right?
BOOTH: Sure. Yeah. Die for your, partner. That's the way I look at it.
[…]
BRENNAN : Notre collaboration m'est très précieuse, Booth. Vous le savez ?
BOOTH : Euh… Oui, je le sais. On peut mourir pour son coéquipier.
5x19
PDV de Brenan
-Attention ! Voici miss Grognon.
J'avais entendu cette phrase que je n'aurais pas du entendre grâce à mon ouïe aiguisée.
Je jetai un regard noir à Hodgins en arrivant à sa hauteur, il me fit une grimace d'excuse. Angela prit sa défense :
-Il faut avouer ma chérie, qu'en ce moment tu es ronchon.
-Je ne vois pas ce que ça veut dire.
-Tu nous sembles toujours énervée. Depuis que Booth et toi avaient été séparés…
-C'est à cause de ma grossesse et de l'afflux d'hormones. Pourrions-nous travailler ?
…
PDV du Narrateur omniscient
…
- Pourrions-nous travailler ?
-Le squelette peut attendre deux secondes que tu nous expliques pourquoi tu vas mal !
Ils étaient autour de la table d'autopsie. Cette fois, il s'agissait juste d'un squelette. Et ce n'était pas un squelette récent il datait de plusieurs siècles. Ils devaient l'identifier et récolter le plus d'informations possibles sur sa vie et sa mort pour ensuite le rendre à son peuple, son pays d'origine et lui offrir une sépulture décente.
Brennan aurait dû être contente. Elle avait à nouveau du temps pour ses recherches anthropologiques : elle pouvait lire les publications de ses collègues et peut être même qu'elle pourrait publier elle-même un article. Cependant, elle ne quittait plus le labo et cela la rendait irritable. Elle ne voyait plus assez Booth à son goût. En ce moment, il rentrait tard car il était surchargé de travail. En fait, il n'avait pas plus d'obligations que d'habitude, mais avant, ils travaillaient ensemble sur l'enquête, alors que maintenant, il ne pouvait plus l'intégrer, elle, dans l'affaire. Résultat, il rentrait, mais avait toujours un dossier, un rapport à boucler, une demande de mandat à faire, et elle était forcée de le laisser travailler.
Bien sur, après ils mangeaient ensemble, le midi et le soir, mais il lui manquait.
Et malgré la bonne humeur de ses amis au Jefferson, elle n'arrivait pas à rire avec eux. La conversation lui échappait. Ou alors, elle échappait à la conversation, elle ne savait pas vraiment.
-Je ne vais pas mal !
Angela détourna la tête et parti sur autre chose.
-Je vous promets qu'ils sont nous ! Même si c'est dur à croire.
-Mais est-ce que l'artiste et l'entomologiste sont mariés là bas ? rétorqua Hodgins.
-M'étonnerait bien ! Elle est beaucoup trop mignonne pour lui !
Camille secouait la tête d'agacement. Ils n'étaient jamais concentrés ces deux là.
-Ma chérie ? Tu rêves encore ?
Brennan répliqua qu'elle, au moins, travaillait. Et que Hodgins et Angela devraient aller ailleurs pour discuter puérilement. Finalement, comme les deux ne bougeaient pas, elle retira ses gants avec colère et alla se ré-enfermer dans son bureau.
Daisy, qui jusque là n'avait pas pipé un mot (ce qui est très rare, notons le bien : applaudissements même ! ), fit une hypothèse :
-L'Agent Booth et elle ne doivent plus le faire aussi souvent qu'avant…
-Miss Wick ! se récria Camille. Un peu de professionnalisme !
PDV de Brennan
La journée passa lentement, mais à 19 heures, je m'enfuis enfin du laboratoire sans dire au revoir à personne. D'accord, j'étais de mauvaise humeur, mais c'était à cause des hormones de la grossesse (j'essayai de m'en convaincre.)
Je débarquai une demi-heure après au FBI. Booth finissait à 18h30 normalement, mais ces derniers soirs, il avait toujours des dossiers à boucler (secrets les dossiers, pff !) avant de rentrer ce qui le faisait traîner jusqu'à 19h30 minimum.
Ascenseur. Etages. Bureau de Booth.
Vide. Je sortais déjà mon portable, mais à ce moment, l'Agent Shaw m'interpella.
-Docteur Brennan ! Que faites-vous ici ?
-Je viens chercher Booth, fis-je sur le ton de l'évidence.
-Oh, mais il n'est pas là. Il est parti au Founding Fathers il y a une heure.
-Oh… très bien.
-Il ne vous a pas prévenue ?
-Non, non. Sinon je ne serais pas là, rétorquai-je sèchement.
Je me sentais bouillir intérieurement. Pourquoi ne m'avait-il pas prévenue ? Ou alors je ne comprenais vraiment rien aux relations humaines… Je ne savais plus quoi faire : j'avais l'impression qu'il m'éloignait.
-Je vous accompagne là bas si vous y allez ! Je dois retrouver quelqu'un.
L'agent Shaw me suivit donc jusqu'à ma voiture, alors que je n'en avais aucune envie. Je savais que si je disais « non », Booth allait encore me le reprocher. « Il faut être gentille, Bones. » Pff ! Je lui en aurais donné moi des conseils ! Ce soir pas de câlin ! Ce serait bien fait !
Shaw ne parla pas du trajet. Elle voyait bien que j'étais de mauvaise humeur et, contrairement à Daisy, elle n'était pas du genre exubérant. Je lui en fus reconnaissante.
Je trouvai une place juste devant le bar Founding Fathers et nous descendîmes de la voiture. J'entrai d'un pas pressé à l'intérieur, mais restai devant l'entrée pour localiser Booth du regard. L'agent Shaw me déconcentra brièvement en me saluant : je la regardai s'éloigner vers la gauche pour rejoindre Wendell. (Wendell ?) Je m'attarderai sur ce détail plus tard.
Mon regard se porta vers la droite et je vis enfin Booth, assis à une table notre table en réalité. Il ne m'avait pas vue parce qu'il était tourné aux trois-quarts dans l'autre direction. Et en face de lui, il y avait quelqu'un. Evidemment : il avait rendez-vous avec quelqu'un pour l'enquête et il ne m'avait pas prévenue parce qu'il ne pouvait pas en discuter avec moi à ses côtés… ! Dans le même temps – alors que mon cerveau faisait en un éclair toutes ces conclusions – je détaillai la silhouette qui lui faisait face, légèrement dans l'ombre, et qui me faisait dos comme lui.
Pouf : bien sûr ! Je la reconnaissais. C'était la scientifique française de l'Université de Washington.
Mes jambes flageolèrent sous le coup de l'horrible compréhension de la situation. Par réflexe, je fis un pas en arrière pour être dissimulée par le panneau à l'entrée et qu'ils ne me voient pas. Mon cœur battait à grands coups dans ma poitrine et c'était douloureux. Les larmes me montèrent aux yeux. (encore ! mes yeux étaient bien trop réhydratés ces derniers temps) Je les contins cependant en respirant profondément. C'était ridicule d'être dans un tel état d'affolement émotionnel ! Ils travaillaient. Booth ne m'avait pas remplacée. J'étais sa petite amie, celle qu'il aimait depuis des années (depuis plus longtemps certainement que je ne pouvais l'imaginer d'ailleurs), il me considérait comme la femme de sa vie. Et il m'avait assené un soir qu'il ne tromperait jamais une femme avec laquelle il sortait. Et il voulait me demander en mariage.
Mais elle… elle était sexy, elle était charmante avec son accent français et…
Je tournai légèrement la tête vers eux. Je savais que je n'avais pas beaucoup de temps avant de prendre une décision. Ils pouvaient me voir. Et d'ailleurs, Wendell et l'Agent Shaw pourraient me voir aussi et cela leur paraîtrait étrange. Et puis, le barman pouvait m'interpeller d'un moment à l'autre il me connaissait bien. Je devais décider de la façon dont j'allais agir : me retirer et attendre Booth à l'appartement ou bien foncer et interrompre leur travail. Mais …. La scientifique allait me reconnaitre… Et Booth allait poser des questions et j'allai devoir lui avouer que j'étais allée mettre mon nez dans ses affaires… (il n'allait pas aimer ça… comme il n'aimerait pas savoir que je l'espionnais comme j'étais justement entrain de le faire).
Je les eus à nouveau dans mon champ de vision. Ils étaient tous les deux penchés au dessus d'un dossier et ils parlaient doucement. J'attendis un peu… ils semblaient professionnels. Mais il lui fit un sourire craquant et elle rit. Elle avait un joli rire. Il lui avait raconté quelque chose de drôle. Pourquoi ?
« Bren… ce n'est pas comme si Booth avait l'habitude d'être sérieux. Il ne peut pas tenir dix secondes sans balancer une blague.» Angela.
« Il est sexy au naturel. » Angela.
« Son sourire est bien plus beau quand c'est à toi qu'il sourit. C'est vrai ! Il te dévore continuellement du regard.» Angela.
Voilà ce qu'aurait dit Angela pour la convaincre qu'entre ces deux personnes qu'elle espionnait il n'y avait rien d'autre qu'une relation professionnel. Mais Angie n'était pas là pour lui dire ça.
La jalousie me piqua. Je serrai les poings et quittai le bar vivement.
« Ce n'est pas rationnel » me soufflait ma conscience.
Mais j'en avais assez d'être rationnelle. De toute façon je n'y arrivais plus ! A cause de lui ! Lorsqu'il s'agissait du travail, cela allait encore… mais dès qu'il s'agissait de nous… Et puis : nous deux, ça avait bien commencé ainsi. Au dessus d'un verre, à discuter d'une enquête et à rire… Complicité, amitié, amour.
Je ne pouvais pas supporter qu'il fasse la même chose avec quelqu'un d'autre… Homme ou femme… (d'accord : femme, c'était encore pire !)
Pourquoi ne m'avait-il même pas prévenue, en plus ? Il savait que je venais le chercher les autres soirs ? Il ne voulait pas que je le trouve ?
Je marchai vite, pour évacuer la colère et la peine. Mais ça ne marchait pas.
Je me rendis compte soudain, que j'étais beaucoup plus loin qu'escompté. Et il commençait à neiger… Je fermai au mieux mon manteau en fourrure et continuai tout droit.
Il faisait clair : les lampadaires éclairaient les rues et la pleine lune apaisait le ciel, même si d'épais nuages blanc cotonneux essayaient de la dissimuler. On pouvait me suivre à la trace : mes pieds marquaient la neige de façon voyante.
Je parvins dans un parc et je me mis à courir : je parvins ainsi à un plan d'eau. C'était gelé. Cela me fit me souvenir du soir où Booth m'avait menée au bord d'un lac pour son anniversaire. Ça avait été magique. Et moi, je gâchais tout le temps tout, avec ma jalousie mal placée… Bon aussi … tout aurait été mieux si nous n'avions pas été séparés. Mais après tout, c'était peut être nécessaire… maintenant je ne pouvais plus être rationnelle quand il s'agissait de Booth.
Je pleurai… j'étais une vraie catastrophe au sein d'un couple… je ne parviendrais jamais à le garder ! Je n'étais pas assez épanouie, pas assez naturelle, pas assez étincelante. C'était cela qui lui plaisait : quand les femmes étaient drôles, amusantes, brillantes. Rébecca, Camille, Hannah. Quand elles le surprenaient.
Comment faire pour le surprendre ce soir ?
Il y aurait eu des tonnes de possibilité si je n'avais pas fui comme une lâche… mais dans un sens, je n'avais envie de rien… je ne me sentais pas le courage d'y retourner et de « marquer mon territoire » comme il aurait dit. Pourtant, il aurait aimé que je sois possessive, n'est-ce pas ? Il était possessif avec moi, alors l'inverse lui aurait plut aussi je pense.
Je n'avais même pas froid alors que mes larmes n'avaient pas le temps de tomber à terre qu'elles se gelaient sur mes joues.
Je me laissai tomber dans la neige et enroulai mes bras autour de mes genoux parce que cela devait me rasséréner.
Les larmes se firent vite trop nombreuses pour avoir le temps de geler et elles trempèrent mes joues, puis mon écharpe. Finalement, je me dis qu'il fallait que je rentre me mettre au chaud. Quitte à pleurer là bas. Il fallait que je pense au bébé.
Je me relevai donc, jetant un dernier regard nostalgique au lac frigorifié. J'avais envie de marcher sur sa surface gelée, mais je m'en retins. Ce n'était pas rationnel loin de là…
Je soupirai contre moi-même et revins en arrière pour rejoindre ma voiture.
-Docteur Brennan ?
Je me retournai soudainement, surprise car j'avais immédiatement reconnu la voix.
L'agent Evans marchait derrière moi et en quelques enjambées il arriva à ma hauteur.
-Que faites-vous là ? demandai-je, toute mon agressivité retrouvée.
-Euh… je rejoins un ami à un bar tout proche. Et vous ?
-Le Founding Fathers ?
-Non, non. Un autre bar pas très loin : le Cheers.
-Je ne connais pas.
Je me détournai, voulant mettre fin à la conversation, me sentant mal et voulant rentrer au plus vite.
-Vous n'avez pas l'air d'aller bien, madame. Vous ne voulez pas que je vous accompagne quelque part ? Vous alliez au Founding Fathers ?
-Non, non. Mais ma voiture est garée là bas.
-Mais, c'est à plus d'un kilomètre à pied. Je viens juste de me garer en voiture à deux pas. Si vous voulez je vous raccompagne chez vous. Vous n'avez pas l'air bien et je préférerai que vous ne preniez pas le volant dans ces conditions.
Pff. Un autre chevalier servant. En plus si j'acceptais, il allait me reparler de notre possible partenariat.
-Non, non ! Tout va bien, je vous assure…
Sitôt que j'eus dit ça, je fus prise d'un vertige. Je portai une main à mon front et de l'autre battait l'air autour de moi pour prendre appui sur le bras de l'Agent Evans. J'étais vraiment maudite.
-Bon, on ne discute pas.
Il passa son bras autour de ma taille et m'entraîna - sans que je sache bien trop où nous allions - jusqu'à sa voiture. Je ne crois pas que nous avions marché longtemps, mais cela me parut une éternité tout de même. J'étais comme dans un monde parallèle : je l'entendais me parler, mais les mots ne parvenaient pas à franchir mes tympans. J'en entendais seulement des bribes, au travers d'un flou comateux. Il me semblait qu'il me frottait un peu le dos pour me réchauffer, et qu'il avançait pour nous deux. Je tentais de rester consciente, parce que je n'étais pas sure qu'il puisse me porter si je venais à m'évanouir. Il n'était pas aussi fort que Booth.
Je sentis plus ou moins qu'il m'installait dans une voiture, un SUV du FBI. Une fois assise, je revins peu à peu à moi. Je me réchauffais et je pus rouvrir les yeux sans avoir de vertiges.
-Il va falloir que vous m'indiquiez quelle est la direction à prendre pour aller chez vous… prévint-il doucement.
-Oui, oui. Vous avez un GPS ?
Il pointa du doigt un petit écran allumé où le symbole d'une voiture clignotait. Je lui donnai donc l'adresse du domicile de Booth. Il remarqua que ce n'était pas l'adresse de chez moi alors il me demanda :
-Vous ne voulez pas aller chez vous plutôt ?
-C'est l'appartement de Booth. Il… il rentre tard, mais au moins, je ne serai pas seule.
Je mentais encore une fois. Cela faisait deux fois en une semaine. Mais l'Agent ne s'en rendit pas compte. Ou alors, il ne dit rien. De toute façon, ce n'était pas ses affaires, hein ! En fait, si j'avais décidé d'aller chez Booth c'était justement pour l'éviter. Je savais que nous avions rendez vous chez moi ce soir. Il irait chez moi. Il serait inquiet que je ne rentre pas… cela lui ferait les pieds. De toute façon, plus tard je le verrai, mieux ce serait…
Les larmes me montèrent aux yeux en même temps que la culpabilité. J'étais un monstre. Des images de Booth, toujours prévenant, hyper protecteur et gentil me venaient à l'esprit. Il allait se mourir d'inquiétude… Mais j'étais trop en colère pour faire autrement. Adviendrait ce qu'il adviendrait. J'étais dans une sorte de transe : un peu comme si je ne contrôlais plus mes actes avec ma raison mais uniquement avec mes sentiments. Et encore c'était des sentiments méchants, qui ne me ressemblaient pas.
Ainsi, l'Agent Evans, docile, me déposa devant chez Booth.
-Je vais vous aider à monter, s'exclama-t-il immédiatement.
Je soupirai intérieurement, mais il était déjà hors de la voiture, m'ouvrant la porte et me tendant une main salutaire. Je la pris et je m'appuyai sur lui pour aller jusqu'à l'ascenseur puis jusqu'au canapé du salon Boothy.
-Merci.
Je lui étais reconnaissante. Finalement, heureusement que j'étais tombée sur lui dans la rue. Je savais que je n'étais pas passée loin de la catastrophe.
-De rien. Je peux aller boire ? Tout ce stress m'a vidé. Je vous ramène un verre d'eau.
J'hochai la tête et il revint trente secondes plus tard avec notre eau. Je bus goulument et j'allai mieux.
-Je sais que vous êtes éreintée… mais… vous avez réfléchi à ma proposition ?
Je le foudroyai de deux yeux bleus coléreux. Il leva les mains en signe d'abandon.
-D'accord, d'accord. Je n'insiste pas plus. Je vais vous laisser alors. Vous avez mon numéro de téléphone de toute façon. Si vous avez un problème, n'hésitez pas à m'appeler surtout, même en pleine nuit. Je m'en voudrais s'il vous arrivait quelque chose.
-Ne vous en faites pas. Tout ira bien.
J'ajoutai à ma phrase un sourire apaisant et il s'en alla. Dès que la porte eut claqué, je me levai, et mes yeux se remplissant de larmes, j'allai verrouiller la porte à clé. Ensuite, je fonçai dans ma chambre et m'enfonçai sous les couvertures, ravalant mes sanglots. Il fallait que je dorme pour oublier. C'était la fatigue qui me rendait irrationnelle.
Je mis mon téléphone près de moi, en mode sonore, au cas où Booth m'appelle… je ne pouvais me résigner à le punir d'une façon si odieuse.
Cependant, j'avais beau chercher le sommeil, il n'arrivait pas… Je me relevai donc et fouillai dans le lot de DVD de Booth il fallait absolument que je me change les idées d'une façon ou d'une autre. Je choisis une classique… tout le monde me disait de prendre le temps de le regarder… ouais, il en fallait du temps… Plus de trois heures de couleurs, d'images et de sons…
Finalement je m'endormis avant la fin, ce qui d'après ce que j'ai entendu n'est pas très normal et surtout n'est pas très indiqué (si on rate la fin, autant ne pas voir le film).
PDV de Booth
Je m'appuyai contre le dossier de la chaise. J'étais fatigué. Morgane David, ma nouvelle partenaire de travail était au contraire toute enjouée. Elle était nouvelle au pays et cela la rendait toute curieuse, pimpante, joyeuse. On aurait dit un enfant abandonné dans le rayon jouet d'un grand magasin. Pour couronner cela, elle travaillait avec le FBI (comme dans les séries hollywoodiennes !) et ce n'était pas pour la calmer. Elle me faisait penser à Daisy. Elle n'arrêtait pas de parler. Dans les premières minutes, elle avait était timide, mais maintenant que je l'avais mise en confiance, elle parlait et parlait encore et toujours.
Et moi, j'écoutais à peine, parce qu'autre chose me préoccupait.
Sweets avait encore du échouer… Il avait encore failli : il s'était dérobé à son devoir. Bon d'accord… j'exagérais un peu… mais tout de même ! Vu ce que je lui avais demandé, il aurait pu s'assurer de bien le faire.
-Agent Booth ? Are you listening ?
C'était étrange la façon dont cette jeune française prononcer « listening », elle appuyait légèrement trop sur le « t ». C'était peut être imperceptible pour elle, mais cela me vrillait l'oreille. Bon, je n'allai pas râler non plus ! Je ne connaissais pas un mot de français moi… enfin si voilà : « français », « parler », « vous », « bonjour », « merci », « aurevoir ».
-Non, désolé, avouai-je. Je suis inquiet pour Bones… elle devait nous rejoindre.
-Vous devriez peut être l'appeler, dit-elle.
J'hochai la tête, me levai et m'éloignai de la table pour avoir un peu d'intimité. Répondeur. Je laissai un message lui demandant où elle était. Bon dieu ! J'avais dit à Sweets de lui dire, dès qu'elle passerait au FBI, que j'étais ici. En plus, je voulais lui présenter Morgane pour poser de nouvelles bases de confiance. J'avais bien compris qu'elle était jalouse. Je savais pertinemment qu'elle allait détester Morgane… et je savais qu'elle serait en colère contre moi parce que finalement, en plus d'avoir trouvé une nouvelle équipe de fouines, je faisais équipe avec une autre scientifique. Mais bon… moi je n'avais pas vraiment le choix… je suivais les directives.
J'appelai Sweets.
-Booth… Oh et bien : je ne l'ai pas vue. Elle n'est pas passée au FBI… Pourtant j'ai surveillé. Maintenant, je suis chez moi Booth…
-Sweets… on ne peut vraiment rien vous demander !
Je lui raccrochai au nez avant qu'il ne rétorque quelque chose qui m'aurait mis hors de moi.
-Je suis désolé, dis-je à Morgane en la rejoignant. Je vais devoir y aller. Il est tard et Bones m'attend…
-Je comprends, bien entendu.
« Of course »… Mal dit. Enfin, elle avait encore beaucoup à apprendre. Je ne savais pas quel âge lui donner. Elle éblouissait la pièce… elle devait être plus jeune et moi, elle avait le visage moins marqué. Je lui donnais 26 ans. Elle avait de longs cheveux roux bouclés, des yeux bleus immenses et de belles formes. Elle allait vite trouver un petit ami… surtout avec son charmant accent (qui m'horripilait mais passons).
Après s'être levée, elle se pencha vers moi pour me faire la bise. J'eus un mouvement de recul et elle fronça les sourcils.
-Désolé, m'excusai-je platement. C'est juste qu'ici… on ne fait pas ça. Je n'ai pas l'habitude.
Elle acquiesça, gênée, promettant de ne plus le faire. Puis elle quitta le bar précipitamment. Je sortis moi aussi dans la nuit froide et brumeuse.
L'appartement de Bones était vide. Personne. Je pris peur. Où était-elle ? M**** !
Avant que je n'eus le temps de plus m'inquiéter, je sentis mon téléphone vibrer dans la poche et je décrochai.
-Allo ! Oui… c'est l'Agent Evans. Je vous appelle pour vous dire que j'ai rencontré le Docteur Brennan dans la rue et comme elle se sentait faible je l'ai raccompagnée chez vous. Ça faisait un bout de temps qu'elle était dehors dans le froid, à mon avis. Elle m'a dit qu'elle ne serait pas seule longtemps mais il m'a semblé qu'elle me mentait… vous allez la rejoindre ce soir ?
Toutes ces informations me firent froid dans le dos. Je n'avais qu'une envie. Rouler à toute allure jusqu'à chez moi.
-Oui, bien sur ! J'y suis dans deux minutes. Merci beaucoup de vous être occupé d'elle.
-Très bien. Au revoir alors.
Je fonçai à ma voiture. Ça aurait du être moi ! C'était mon rôle de la protéger. Et j'avais encore failli à ma tâche.
Je fus étonné d'entendre des voix en entrant dans mon appart. Par réflexe, je sortis mon flingue et marchai doucement jusqu'à la chambre. J'entrouvris la porte précautionneusement et lâchai un soupir de soulagement en reconnaissant les voix qui résonnaient dans la pièce.
RadioBones : épisode 7 le 5 avril et épisode 8 la semaine d'après. Et apparemment sur le DVD de la saison 6 qui sort à la fin du mois, il y a le commentaire audio de l'épisode 16 par Emily et David (ça promet d'être épique ! ils m'éclatent trop tous les deux ensembles… sont trop chouxxxx)
Oh lala … dur de vous écrire une chapitre par semaine … je vous assure. Alors des reviews … ma seule rémunération. Bxxxxxxxxxxx à tous ! LOVE
