Bonjour ! Je poste plus tôt que prévu parce que je veux récupérer un rythme de croisière en postant tous les vendredi. Comme j'ai de l'avance, j'ai bon espoir que mes bonnes résolutions perdurent jusqu'à la fin de cette histoire. Allez, on y croit ^^. Bonne lecture !
Résumé : Grâce à la veuve d'un historien et de Gemma, Kate en sait plus sur l'histoire de ses ancêtres. Ses vacances touchent à leur fin et elle décide de rentrer en France.
Chapitre 28 - Tournoi
« Kate !
— Lou ! Comment se sont passées tes vacances ?
— Très bien. Mon père n'a pas arrêté d'être sur mon dos mais bon c'était à prévoir... Avec Tristan qui n'en fait qu'à sa tête il faut bien que mon petit papa exerce son autorité parentale sur quelqu'un.
— Comment..., bredouilla Kate. Comment va ton frère ?
— Je t'arrête tout de suite ! s'écria-t-elle en levant les deux mains. Il est hors de question que je joue le hibou.
— Ok, ok ! C'était une question comme ça, pas la peine de t'énerver !
— Mais bien sûr, prend-moi pour une idiote», marmonna Louise.
Elles s'installèrent toutes les deux à la table des sept eaux et attendirent en silence le début du repas.
Monsieur Perrin se leva et se racla la gorge. Les étudiants peu à peu se turent pour plonger la grande salle dans un silence attentif.
« Tout d'abord, je vous souhaite à tous une très bonne année ! Qu'elle soit studieuse et pleine de bonheur ! J'ai une annonce à vous faire qui, mes collègues et moi-même le pensons, vous fera plaisir. D'ici deux semaines nous allons accueillir une compétition d'un nouveau genre. Un tournoi international de duel.»
Des murmures s'élevèrent de toute part. Le directeur s'éclaircit la voix et reprit :
« Comme convenu avec la directrice de Poudlard et avec les Ministres français et britannique, des élèves anglais se joindront à nous pour ce second semestre afin de favoriser l'entente internationale.
— They are kidding ?! marmonna Kate complètement hébétée.
— Ils arriveront la semaine prochaine. Inutile de vous dire que nous attendons de vous que vous leur réserviez le meilleur accueil possible. Sur ce, bon appétit !»
Il se rassit. Kate, encore choquée, n'en revenait pas.
« Ça les aurait tués de me mettre au courant ?! s'énerva-t-elle en se tournant vers Lou. Tu te rends compte ?!
— Ils ne te l'ont pas dit ? s'étonna son amie.
— Évidemment que non ! Je ne ferais pas cette tête autrement ! J'aurais dû m'en douter, "le secret professionnel avant tout Kate", ajouta-t-elle en imitant sa mère d'une voix aiguë. Je te jure ! J'en viens vraiment à douter des valeurs qu'on m'a inculquées quand j'étais petite. Je leur en foutrais de la confiance moi !
— Calme-toi, ce n'est pas si grave...
— Pas si grave ?! Et tu crois que les autres vont réagir comment en me voyant ? Ça m'étonnerait beaucoup que ce soit le "Evans" qui leur vienne en premier si tu veux mon avis, ajouta-t-elle à voix basse. Comme si ma vie n'était pas déjà assez pourrie comme ça ! grogna-t-elle.
— Arrête de te plaindre ! Il n'y a pas mort d'homme.
— Mff...»
Kate trouva difficilement le sommeil cette nuit-là. Elle ne cessait de tourner et retourner dans sa tête l'annonce du directeur. Pourquoi sa mère ne lui avait-elle pas dit qu'elles se reverraient plus tôt que prévu ? A quoi avait bien servi au juste son petit discours larmoyant sur "ma petite chérie pourquoi ne restes-tu pas en Angleterre" ? Retourner à Poudlard pour qu'elle remette les pieds une semaine plus tard en France ? C'était vraiment l'idée la plus stupide qu'elle n'ait jamais entendue. Qu'elle vienne de sa mère était d'autant plus affligent.
Il fallait qu'elle pense à autre chose. N'importe quoi qui l'empêche de penser aux réactions des Gryffondors, des Serpentards et de tous ceux qui allaient colporter les pires rumeurs sur son compte et polluer son espace vital. Kate repensa à la visite qu'elle avait faite avec Gemma. Cette veuve adorable était bien plus à plaindre qu'elle-même. Lou avait raison, elle ne devait pas s'apitoyer sur son sort, ça ne servait qu'à la rendre encore plus ridicule.
Kate respira à fond sous ses couvertures. Pour cette nouvelle année, elle se devait de prendre des résolutions. La première serrait de ne pas songer à la venue prochaine de Victoria Stauton entre les murs de sa nouvelle école. Kate allait devoir trouver de quoi s'occuper l'esprit. Pourquoi n'en profiterait-elle pas pour mener à bien ces recherches qui lui tenaient à cœur ? Depuis le temps qu'elle voulait se plonger avec délice dans un pavé afin de trouver réponses à ses questions. Forte de cette décision, elle se retourna une nouvelle fois. S'enroulant dans sa couette, elle ferma les yeux et laissa Morphée la bercer doucement dans ses bras.
ooOOoo
« Attend, je ne suis pas sûre d'avoir bien saisi, sursauta Lou au petit-déjeuner le lendemain. Tu veux quoi ?!
— Tu as bien entendu, je veux aller à la bibliothèque ce matin.
— Mais pourquoi faire ? pleurnicha la jeune fille.
— Des recherches.
— Kate, je sais que tu es un peu perdue en ce moment avec mon frère et tout ça...
— Ton frère n'a rien à voir là-dedans, coupa sèchement Kate.
— Mais, reprit Lou comme si elle n'avait jamais été interrompue. On n'est que le premier jour, tu ne peux pas avoir de devoir à rendre le premier jour !
— Qui t'a dit que c'était pour l'école ? Hein ? C'est pour ma culture personnelle.
— C'est pire que ce que je pensais..., soupira-t-elle.
— Je ne t'ai jamais demandé de m'accompagner ! s'offusqua Kate.
— Encore heureux», maugréa la jeune Française en mordant à pleines dents dans un morceau de baguette fraiche.
Kate engloutit le reste de sa viennoiserie et attrapa la bandoulière de son sac pour le balancer sur son dos. Les couloirs étaient très calmes de si bonne heure. C'était comme cela qu'elle les préférait. Le silence lui vidait la tête, il n'y avait rien de mieux pour se réveiller en douceur.
Au détour d'un couloir, elle se stoppa brusquement. Elise, la préfète-en-chef riait à gorge déployée avec Tristan au bas de l'escalier jouxtant l'entrée de la bibliothèque. Son cœur se serra douloureusement. Elle commença à rebrousser chemin quand une petite voix lui chuchota à l'oreille qu'il était hors de question qu'elle s'arrête de vivre pour Tristan.
Kate prit son courage à deux mains, bomba le torse et passa la tête haute devant les deux préfets. Elle aurait juré voir le sourire de Tristan se crisper quand elle tourna la poignée de porte de l'antre du savoir. Pourtant elle ne se retourna pas pour vérifier, elle avait encore une fierté ! La gorge nouée, serrée par des larmes qu'elle se refusait de voir couler, elle resserra sa prise sur son sac à en faire blanchir ses jointures. Repérant son coin préféré, elle alla y installer ses affaires avant de se rendre vers la section histoire.
« Salut Kate.
— Qu'est-ce que tu fiches ici Aleaume ?
— Je t'attendais.
— Je ne veux pas te voir.
— Ecoute...
— Et encore moins t'entendre me convaincre que tout est pour le mieux.
— Mais...
— Sors d'ici Aleaume !
— Ok, si tu le prends comme ça... Mais il faudra bien que tu m'écoutes un jour Kate. Il y a des devoirs dans la famille Avalon, tu n'y dérogeras pas.
— Dégage !» siffla Kate entre ses dents.
"Il y a des devoirs dans la famille Avalon", pour qui se prenait-il ?! Ouvrant avec rage le grimoire poussiéreux qu'elle avait récupéré dans les rayons, elle fit voler un petit nuage de particules miroitant au soleil. Les livres seraient peut-être meilleurs conseillers que les hommes, allez savoir...
ooOOoo
« Ils arrivent, ils arrivent !»
Les premières années couraient à vive allure dans les couloirs, bafouant au passage une bonne partie des règlements de l'école. L'effervescence était à son comble. Depuis le matin, les étudiants avaient l'esprit ailleurs. Les professeurs essayaient tant bien que mal de faire cours à une bande de puces surexcitées. A midi passé, ils avaient jeté l'éponge et s'étaient joints à l'enthousiasme ambiant.
« Ils arrivent !» cria une petite en poussant la porte de la salle commune.
Tous les eaux sautèrent sur leurs pieds à la vitesse de l'éclair pour se précipiter vers la sortie.
« Pousse-toi !»
« J'étais le premier !»
« Aie ! Mon pied !»
« Pas le chapeau, pas le chapeau ! »
« SILENCE ! hurla Mme Legrand. Mettez-vous en rang. Et calmement ! Ne faites pas honte à votre pays !
— Comme si ce n'était pas pareil en Angleterre..., marmonna Kate. Crois-moi, tu peux être sûre que ma mère fait le même discours en ce moment.
— Ils viennent comment, tu sais ? lui demanda Lou à voix basse.
— Aucune idée ! »
Un vrombissement se fit entendre et la Terre se mit soudain à trembler. Jetant des coups d'œil paniqués autour d'eux, les petits Français n'en menaient pas large. Que se passait-il ? Un monticule de terre grossit à vue d'œil au plus grand désespoir du jardinier de Beauxbâtons.
« Oh !»
Sous les cris admiratifs de la foule, une locomotive d'un rouge rutilant apparut au beau milieu des parterres.
« Ils ont pris l'EuroPoudlard, souffla Kate à ses camarades. Ça fait un bail qu'il n'avait pas été utilisé !
— C'est la classe ! » laissa échapper Ambre, ébahie.
Le train cessa de cracher de la vapeur et les portières s'ouvrirent calmement. Les élèves descendirent petit à petit à la suite de leur directrice. Hermione vint saluer Monsieur Perrin qui s'inclina bien bas devant sa « chère amie ». Sous les remarques de leurs hôtes aussi constructives que « T'as vu, ils ont des uniformes ! », les petits Anglais se dirigèrent vers la Grande Salle. Kate capta le sourire et le discret signe de tête de sa mère, et suivit la foule pour s'installer à sa place habituelle.
ooOOoo
« Kate ! Oh, Kate !
— Qu'est-ce qu'il y a Marc ?
— Comment elle s'appelle la fille là-bas ?
— Jane, répondit-elle en levant les yeux au ciel.
— Tu crois qu'elle accepterait de...
— Stop ! N'y pense même pas !
— Tu n'as pas écouté ! s'offusqua le garçon.
— Ne compte pas sur moi pour jouer les entremetteuses.
— Je te demande juste de nous présenter !
— C'est bien ce que je dis...
— Tu n'es pas drôle.
— Je sais. »
La soirée se passa plutôt calmement. A la plus grande joie de Kate, aucun de ses anciens camarades de classe ne semblait l'avoir repérée. Pour l'instant… La paix allait être de courte durée, elle le savait. C'est stressée qu'elle sortit de table.
Soudain une main se posa sur son épaule. Hermione Potter lui sourit et chuchota à son oreille :
« Viens dans mes appartements ce soir, il faut qu'on parle. »
Kate hocha la tête, sous les yeux ahuris des sept eaux. En silence, elle rejoignit la salle commune. Une fois la porte refermée, on lui sauta dessus :
« Alors ? Qu'est-ce qu'elle te voulait ?
— Tu la connais bien ?
— C'est sa directrice, imbécile ! »
Louise lança un regard de défi à Kate. Sa mimique semblait dire : « Alors ? Tu vas continuer à t'enfoncer ? ». Sentant qu'elle ne pouvait aller plus loin dans le mensonge, elle s'assit et prit une grande inspiration, son coeur battait à la chamade.
« Il faut que je vous avoue quelque chose. »
Le silence ce fit dans le groupe.
« Je ne m'appelle pas Kate Evans. Je suis Kathleen Ginevra Potter. Hermione Potter est ma mère. »
Contrairement à ce qu'elle s'était attendue, la nouvelle ne fit pas grand bruit. On aurait entendu les fizwizbiz voler. Ambre fut la première à réagir.
« Attend, tu es la fille de Harry Potter ? LE Harry Potter ?
— Oui.
— Mais pourquoi tu n'as rien dit ?! C'est génial ! Tu es tellement célèbre !
— C'est bien ça le problème justement.
— Tu as eu mille occasions de nous le dire, tu nous as menti plein de fois, pourquoi est-ce que tu nous dis ça maintenant ? s'étonna Nathan.
— Parce qu'on va me reconnaitre, c'est inévitable. Vous allez vite vous en rendre compte, je n'étais pas franchement populaire à Poudlard.
— Pourquoi ?
— Quand votre vie est racontée dans les journaux, on est beaucoup moins intéressante dans la vraie vie. Qui voudrait de quelqu'un dont on sait déjà tout ? Sans compter les fausses rumeurs. Il faut dire que je ne suis pas très douée pour me faire lier d'amitié non plus, ajouta-t-elle d'un haussement d'épaules fataliste.
— Au moins, nous, on te connaît vraiment. C'est le principal, non ?
— Merci Nathan ! »
Un petit message pour me donner votre avis, me dire si ça vous plait toujours, me donner vos hypothèses sur la suite, sur ce que vous voulez ? Ça me ferait extrêmement plaisir !
A vendredi prochain !
