Coucou tout le monde ! Voilà un nouveau chapitre rien que pour vous. C'est un chapitre pov Isabelle qui va beaucoup se concentrer sur Simon en réalité. C'est un des plus longs chapitre avec 10 000 mots au compteurs. J'ai beaucoup travaillé sur la partie "transformation" de Simon. J'ai fait quelques recherches d'ailleurs enfin bref, j'ai bossé dur. Bien que là, il ne s'agit pas encore de la transformation puisque Simon est quasiment absent dans le chapitre. Nous n'aurons pas beaucoup de détail sur le couple Clace parce que je voulais un peu développer les autres.


Mon anecdote : Mardi nous fétions l'anniversaire de Clary (soi le 23 aout).


Chanson du chapitre : Girl with diamond heart - nicole sherzinger


Chapitre 28

Le jour J. Le jour J était arrivé pour Simon. Il allait se faire enfermer dans la Cité Silencieuse pour s'imprégner de l'essence des chasseurs d'ombre trépassés. Isabelle avait peur pour son mari, ou son quasi mari selon le point de vu, mais elle ne montrait rien. Quand le jour se leva, elle sortit de la chambre et agit normalement. Elle prit une douche le plus rapidement possible et se mit à cuisiner pour toute la famille qui dormait encore. En réalité, elle n'avait pas dormi de la nuit, elle avait écouté le coeur de Simon battre à un rythme lent et régulier. Toute la nuit, elle avait prié Raziel pour qu'il l'accepte parmi les nephilim. Isabelle ne pouvait pas vivre sans Simon. Sa mère descendit de l'étage où se situaient toutes les chambres et ne fut pas surprise de voir sa fille derrière le comptoir de la cuisine, un tablier autour d'elle.
-Je savais que tu serais là.
-J'ai pensé qu'il aurait besoin d'un bon petit déjeuné pour avoir un maximum de force.
-Tu sais qu'il ne pourra pas te voir durant sa préparation jusqu'au jour de sa transformation.
-Oui.
-Il aura à manger et surtout il devra méditer pour entrer en communication avec Raziel, récita Maryse.
Isabelle fit claquer une assiette d'oeuf brouillé un peu trop fort devant sa mère. Elle connaissait déjà toutes les étapes de la transformation !
-Je suis désolée Isabelle, c'est ma façon de rester calme.
-Parce que ça t'inquiète le sort de Simon ?
-Aussi étonnant que cela puisse être, il fait ton bonheur. Alors oui je m'inquiète de l'homme qui fait parti de cette famille, comme je m'inquiète pour Magnus.
-Ce n'est pas pareil pour Magnus.
Comme un serpent attiré par le chant de la flûte, le sorcier arriva en peignoir violet et blanc.
-Qu'est-ce-qui n'est pareil pour moi ?
-On parlait de la transformation de Simon, expliqua vaguement la cuisinière.
-Ah je vois.
-Alec est réveillé ? demanda Maryse en buvant une gorgée de jus de fruit.
-Maryse, tu sais bien que ton fils est une marmotte !
-Ah ça je ne peux pas l'oublier, il tient de son père.
-Ne dis pas n'importe quoi Maryse, je ne dors pas autant que notre fils !
Robert embrassa sa fille sur le sommet du crâne et prit place autour du comptoir de la cuisine. Il reçut une généreuse dose d'oeuf ainsi qu'un café au lait comme il l'aimait. Isabelle entendait vaguement le débat sur le nombre d'heure nécessaire à Alec pour être en pleine forme mais elle ne participait pas, elle savait très bien que son frère ne se réveillait jamais avant dix heure quand ils étaient à Idris ! Des pas forts et raisonnants se fit entendre à l'étage, c'était Simon. Isabelle afficha un sourire de façade, ne surtout pas montrer son inquiétude à la personne qui allait subir une transformation !
-Bonjour tout le monde, dit-il en entrant dans la cuisine.
-Salut, sourit Isabelle.
Simon lui déposa un baiser loin d'être chaste sur les lèvres et lui claqua les fesses au passage. Il prit place sur le plan de travail à côté de la gazinière et joua avec la mèche de cheveux rebelle dépassant de la tresse d'Isabelle.
-bébé, tu devrais te reposer.
-Non sinon qui va nourrir mon homme ?
-Moi peut-être, intervint Jocelyne en entrant dans la cuisine un panier rempli de petit pain au lait encore chaud.
Isabelle n'avait pas entendu la sonnette, elle n'avait même pas remarqué l'absence de son père. Jace descendit en sifflotant, encore mouillé de sa douche matinal. Isabelle l'avait vu aller courir à l'aube, contrairement à son parabatai, ce n'était pas un grand dormeur. Isabelle se précipita vers Clary pour la serrer dans ses bras, elle en avait vraiment besoin. Jace arriva au même moment et la défia du regard.
-Ah non ! Tu l'as eu toute la journée avec toi, c'est mon tour ! protesta le blond.
-Toi tu l'as toutes les nuits ou presque alors ne joues pas à ce jeu avec moi !
-C'est reparti pour un tour, soupira Magnus. Franchement on dirait des enfants !
-Mais ils resteront éternellement des enfants à ce stade, rétorqua Luke avec de l'amusement.
Isabelle hurla sur Jace que Clary était sa parabatai et pas celle du jeune homme, il rétorqua sur le fait qu'ils étaient déjà presque marié depuis longtemps.
-Je suis sa parabatai bien avant ça !
-Oh je t'en prie, je l'ai connu avant. D'ailleurs tu ne l'aimais pas, si je me rappelle bien !
-Ce n'est pas du tout ça, protesta la brune. Je ne comprenais pas pourquoi tu l'aimais autant, maintenant je sais. Dis Clary...
Isabelle se retourna vers son parabatai mais trouva le vide à la place. Elle entendit la jeune fille rire avec Simon et échanger une plaisanterie avec le reste du groupe. Isabelle échangea un regard mi complice mi fautif avec Jace.
-Je suis désolée, dit-elle.
-Non je comprends, ta colère vint de ton stress. Tu veux en parler dehors ?
Isabelle hésita en regardant Simon, elle voulait passer le plus de temps possible avec lui.
-Je crois qu'il a besoin de passer un peu de temps avec Clary, n'oublie-pas qu'ils sont inséparables depuis la maternelle.
-Parfois je me dis qu'ils seraient parfaits en parabatai ces deux-là.
-C'est plus comme toi et Alec, dit Jace en s'avança vers la porte donnant sur le jardin. Ils s'aiment d'une façon particulière même s'ils ne sont pas toujours d'accord.

-Comme toi et moi, chuchota Isabelle.

Jace fit quelque chose de très rare envers sa soeur, il la prit de ses bras et la serra contre lui. C'était tout ce dont elle avait besoin, sentir l'amour de l'un de ses frères pour elle. au dessus d'eux, une voix grave exprima sa jalousie et réclama un câlin lui aussi. Dix secondes plus tard, Alec était dehors et serra sa soeur et son parabatai dans les bras. Les enfants Lightwood se tinrent un long moment ainsi, jusqu'à l'arrivé de Simon et Clary qui rouspettaient sur les conversations trop adultes de leurs parents. Isabelle avait compris depuis longtemps que Simon prenait Jocelyne et Luke comme ses parents, il n'avait pas revu sa mère depuis leur mariage et il n'en parlait jamais. Peut-être avait-il cru devoir en faire le deuil pour vivre pleinement sa nouvelle vie ? Isabelle devrait lui en toucher un mot avant qu'il parte.

-Bon on vous laisse tranquille, fit Clary.
-Ouais on a des cochonneries à faire dans ma chambre, termina Jace.
-Jace !
Le jeune homme s'éloigna de Clary qui lui hurlait dessus et ils rentrèrent dans la maison. Isabelle n'avait même pas remarqué l'absence de son frère, décidément elle était distraire aujourd'hui.
-J'ai des remords à te laisser toute seule pendant trois jours.
-Ne te fais pas de soucis pour moi Simon, je serais avec la famille et surtout j'aurais Clary. Toi tu seras tout seul dans la Cité Silencieuse, tu sais à quel point c'est effrayant d'être dans cet endroit ?
-Clary m'en a vaguement parlé quand elle y est allée avec Jace.
Isabelle eut un sourire assez triste, cette époque remontait à si loin, qu'elle avait l'impression d'avoir vieilli de dix ans minimum.
-Pense à toutes ces choses que nous avons traversé, pense à l'amour que nous partageons, repense à notre mariage, souviens-toi de ton amitié avec Clary, repense à ta famille. Tout ceci t'a rendu plus fort, plus mature. C'est grâce à ça que tu y arriveras, je crois en toi.
Simon embrassa Isabelle, c'était brutal, presque animal. Ils savaient que c'était peut-être leur dernier baiser, les Frères viendraient bientôt emmener Simon pour sa préparation, ils ne se reverraient que lors de la cérémonie de sa transformation. Isabelle resta dans les bras de son mari et ferma les yeux, elle pria pour que tout se passe bien, encore une fois. Maryse vint rompre ce moment tranquille pour annoncer l'arrivé des frères silencieux. Isabelle se détacha à contre coeur de Simon, mais elle n'avait pas le choix. Tout le monde était réuni dans la salle de séjour des Lightwood, comme une réunion de départ, quelque chose de presque joyeux. Alec tapa le dos de son beau-frère sans faire de commentaire, Magnus glissa quelque chose dans la main de Simon, Maryse et Robert prirent leur gendre dans les bras, Jocelyne s'accrocha à celui qu'elle considérait comme un fils et versa une larme, Luke ébouriffa les cheveux noirs de Simon, Jace lui fit un hochement de tête symbolique. Simon se tourna enfin vers Clary.
-Et voilà on y est, chuchota-t-il.
-Le moment de vérité.
-Je vais enfin devenir comme Superman, ricana Simon.
Clary rit avec lui et lui frappa l'épaule. Simon l'attira dans ses bras et la serra si fort, comme s'il voulait l'emmener avec lui. La parabatai d'Isabelle donna une petite peluche élimée à Simon, ce qui les fit rire tous les deux.
-Tu as intérêt de me la rendre !
-Oh oui Monsieur Bambou ne sera pas content s'il ne retrouve pas sa propriétaire !
Il est temps d'y aller jeune Terrestre.
Simon serra Clary une dernière fois et se tourna vers Isabelle qui luttait contre ses larmes.
-Je t'aime, dit-il.
-Par l'Ange, je t'aime aussi.
-A dans trois jours princesse.
Simon quitta la maison sans un regard, serrant la peluche contre son coeur. Isabelle se laissa aller à des larmes qui lui brûlaient les yeux. Aussitôt, Clary et Alec se précipitèrent sur elle. La fille Lightwood se sentait au bord du gouffre. Clary lui caressait les cheveux pendant que son frère la serre dans ses bras et la berçait.
-Et si on sortait de là aujourd'hui ? Si on allait au manoir pour sortir de cette ambiance lourde ? proposa Jace.
Il échangea un regard entendu avec ses parents adoptifs et ils acceptèrent. Jocelyne reprit son panier désormais vide et Maryse le remplit de provision, Isabelle resta un moment à s'accrocher au cou de son grand-frère comme à l'époque où ils étaient petits, bien avant l'arrivé de Jace et de Max dans leur vie.

Après un repas bien silencieux le midi, Magnus décida qu'il était temps de parler du mariage d'Isabelle et de Simon, après tout il n'allait pas se faire tout seul !
-Je ne suis pas d'humeur Magnus, à l'heure actuelle, je ne sais même pas s'il va survivre.
-Il va survivre. Il doit survivre, répondit Clary froidement.
Tous les regards se posèrent sur elle, même ceux des parents, chacun semblait choqué du ton utilisé. Isabelle sentait toute la peur de son parabatai, elle n'était pas en colère mais simplement terrorisée de perdre une personne qu'elle connaissait depuis toujours, la seule personne qui ne l'avait jamais trahie. Alors oui Clary aimait Simon comme personne, mais c'était un amour tellement différent de l'amour charnel ou passionnel. Isabelle lui prit la main et lui sourit, Clary était la seule qui pouvait comprendre la peur qu'elle avait dans le ventre.
-Je pars du principe que la transformation se fait à travers un lieu d'amour, si vous allez mal toutes les deux, il ne pourra pas tirer de force de vous. Alors il faut profiter de cette merveilleuse journée de soleil et piquer une tête dans notre lac privé ! rétorqua Magnus.
-Ce n'est pas ton lac privé, mais le mien. Je te tolère car tu es le futur marié de mon parabatai, rien de plus.
Isabelle sourit devant l'air revêche de Jace, au fond il appréciait Magnus bien plus qu'elle n'appréciait le sorcier.
-Arrête ton char Jace Herondale, je sais très bien que tu fantasmes sur moi chaque nuit et tu rêves de me voir nu !
-La seule personne dont je rêve la nuit se trouve actuellement à côté d'Isabelle et a les plus beaux yeux du monde.
Clary rougit doucement, peu habituée à la douceur de Jace envers elle.
-Oh merci mon amour moi aussi je t'aime, plaisanta Alec en envoyant un baiser à Jace.
Luke éclata de rire.
-Débile congénital, lança le blond en secouant la tête, je parlais de la femme avec qui je vais me marier.
Jocelyne s'étouffa avec son thé glacé et Clary arrêta de respirer.
-Pardon Jocelyne je voulais pas vous surprendre. Clary mon ange respire, je ne vais pas te demander en mariage tout de suite. Mais je t'épouserais un jour, je le jure devant l'Ange.
Un gros soupire s'échappa des lèvres de la mère de Clary, Maryse lui posa une main sur l'épaule en compassion.
-Si Clary ne t'a pas tué avant, se moqua le sorcier.
Pour toute réponse, Jace lui fit un signe très vulgaire avec sa main gauche, faisant rire Robert et Luke. Maryse et Jocelyne se plaignaient des soucis que causaient les enfants en grandissant.
-Je vous ai pas causé de soucis, protesta Alec.
-A vrai dire tu m'as plus causé de soucis que ta soeur.
-N'importe quoi !
-En devenant le parabatai de Jace, tu es devenu tellement imprudent que j'avais tout le temps peur pour toi.
-Tu veux dire que j'ai eu une mauvaise influence sur ton fils Maryse ?
-Tout a fait Jace. Tu es peut-être le chasseur d'ombre le plus doué de votre génération mais tu es le plus casse-cou aussi. J'ai eu mon premier cheveux blanc le jour où vous êtes partis pour la première fois en patrouille tous les trois sans responsable.
-Ah ce jour là, soupira Jace.
Isabelle se concentra sur ce souvenir heureux et drôle pour ne pas se laisser envahir par l'inquiétude. Elle sentit Clary se détendre aussi, Jace lui passait de la crème solaire sur le dos pour ne pas abîmer cette peau si fragile et peu habituée au soleil d'Idris.
-Magnus n'a pas tord, fit Maryse alors que chacun discutait dans son coin.
-Tu peux préciser ta pensée maman ? demanda sa fille.
-On devrait planifier votre mariage maintenant, je doute qu'on ait beaucoup de temps après. Tu sais que je devrais travailler dans les bureaux, ton père sera avec Jia et tes frères devront aller travailler à la garde.
-Et moi je devrais rendre des rapports aux frères Silencieux concernant mes nouvelles runes, ajouta Clary.
-Si je comprends bien, je suis le seul en réelle vacance, se moqua le sorcier.
-Tais-toi Magnus, moi non plus je ne fais rien.
-Ce n'est pas tout à fait vrai, Jia aimerait que tu donnes des leçons d'équitation aux jeunes chaque jour une fois que la cérémonie sera passée.
-Génial, grogna la chasseuse en fermant les yeux.
Isabelle sentit la main de Clary lâcher la sienne, elle ouvrit les yeux et vit son amie dans les bras de Jace. Il fit un clin d'oeil à sa soeur adoptive et releva Clary sans desserrer sa prise sur elle.
-Oui et bien en attendant, je compte bien profiter des derniers jours de calme.
Il courut et sauta dans le lac en ignorant Clary qui lui hurlait de la lâcher. Le couple arrosa tout le monde et fit protester les parents qui décidèrent qu'il était grand temps de quitter les "gamins". Isabelle se laissa tout de même aller à cette légèreté et fit plusieurs longueurs dans l'eau fraîche. Son frère préféra rester sur le bord de l'eau sans aller trop loin, Alec n'avait jamais aimé les eaux profondes bien qu'il nageait très bien. La jeune chasseuse, quitta le groupe pour rentrer dans le manoir de Jace, elle avait l'impression que sa peau brûlait et voulait un peu de fraîcheur. Elle rejoignit sa mère et Jocelyne dans le petit salon d'été, donnant directement sur un verger.
-Cette demeure est tellement belle, commenta-t-elle en prenant place.
-Et dire qu'elle était vide pendant si longtemps. Jace et Alec ont vraiment fait du bon travail en la nettoyant complètement. Chacune des douze chambres sont habitables, les salles de bain fonctionnent, la serre est prête à accueillir des plantes, les écuries sont impeccables, vraiment cette demeure est parfaite ! récita Maryse.
-Ça me fait toujours bizarre de me dire que Jace est un Herondale.
-Je ne suis pas surprise. Il a exactement le même caractère déterminé que Céline et sa grande douceur mais il a aussi le caractère de son père.
-Oh oui Céline était tellement têtue à votre âge ! rit Jocelyne. Elle a voulu attraper une buse sauvage et n'a pas renoncé jusqu'à l'avoir, malgré les multiples entailles sur ses bras et son visage. Sa mère était folle furieuse quand elle est rentrée avec la bête chez eux.
-C'était vraiment drôle de la voir débarquer à la leçon de judo le lendemain avec une cage en fer à la main.
-C'était la bonne époque.
Jocelyne eut un visage nostalgique sans douleur dans la voix ni regret. Au fond leur choix les avait conduit ici pour se retrouver dix huit ans plus tard.
-Si tu veux, on peut rentrer à la maison, j'ai une surprise pour toi.
Isabelle accepta, elle allait prévenir Clary de son départ mais Jocelyne la retint.
-Tu n'as pas besoin de la couver comme ça, elle a besoin de liberté en ce moment. Je ne dis pas ça méchamment Isabelle.
-Je sais, sourit Isabelle. C'est vrai que je la couve beaucoup trop, je m'en rends compte.
-Jocelyne veux-tu te joindre à nous ? De toute façon je pense que les hommes sont déjà rentrés ou sont partis vider la cave en secret.
Jocelyne accepta de bon coeur, de toute façon les autres s'amusaient sans eux, autant ne pas rester toute seule. Les trois femmes parlaient de Clary sur le chemin du retour.
-Je ne sais pas si vous le savez Jocelyne mais c'est moi qui ai provoqué l'absence de Jace.
-Non je ne savais pas. Explique-moi ça en détail.
Isabelle relata le début de cette histoire compliquée. Les disputes entre Clary et Jace qui devenaient de plus en plus violentes, sa discussion avec Jace, son souhait de le voir s'éloigner de Clary et enfin le départ du chasseur de la vie de Clary.
-Oh je pense qu'il serait parti de toute manière. Je peux vous confier un secret dont vous ne direz jamais rien à Clary ?
Isabelle et Maryse acquiescèrent.
-Jace venait me voir parfois quand il était à Alicante. Nous buvions un thé en parlant d'elle. Je voyais qu'il l'aimait, je le sentais. Au début, quand on pensait que c'était mon fils, nos rapports étaient compliqués. On se parlait froidement, je pensais qu'il était le monstre que Valentin avait crée, il pensait que je l'avais abandonné. Je lui en voulais aussi d'avoir abandonné Clary et de l'aimer d'une façon inappropriée.
Isabelle était choquée mais restée silencieuse.
-Un jour, il est venu chez moi. Je crois que c'est aussitôt après avoir lu les journaux de Valentin puisqu'il avait un journal à la main, il est resté muet devant moi, ce carnet dans la main. C'est Luke qui a lu la page et qui a finalement fait le rapprochement, Jace n'était mon fils. Aussi étrange que cela puisse paraître, il m'a pris dans ses bras et m'a serré. Je ne savais pas quoi faire alors je l'ai réconforté comme si c'était mon fils, raconta Jocelyne.
-C'est à ce moment là que tu l'as accepté ? demanda Maryse.
-J'ai réalisé qu'il avait enfin la possibilité de faire revenir Clary comme elle était avant. Ma fille s'est vraiment brisée après son départ mais quand il m'a dit ne pas vouloir lui faire plus de mal que nécessaire et qu'il ne reviendrait pas, j'ai accepté. Clary avait déjà Tobias dans sa vie, je ne voulais la perturber en lui expliquant que Jace venait me voir.
-Mais vous auriez pu lui dire !
-Non parce que ce têtu de Jace m'a fait promettre de ne jamais lui en parler, il était heureux que Clary vive à nouveau.
Isabelle voyait le toit de sa maison familiale.
-Pourquoi est-il revenu à New-York si ce n'est pas pour ta fille ?
-Je ne le connais pas beaucoup mais je pense que c'est pour ton fils. Il est venu chez nous après l'enterrement de Max, une fois que Clary est partie chez vous passer la nuit. Il a pleuré toute la nuit dans la cuisine. Il a prit la chambre de Clary pour se reposer mais je ne pense pas qu'il ait dormi. Quand je me suis réveillée le lendemain, il avait laissé un mot me remerciant et avait déjà quitté la ville.
Maryse ouvrit la porte de sa demeure et fit signe à tout le monde d'entrer. On pouvait entendre Robert et Luke parler très fort, Isabelle sourit en imaginant son père saoul dans le milieu du salon.
-On va aller à l'étage, proposa Maryse. Je vais préparer de quoi boire entre femmes.
Isabelle guida Jocelyne jusqu'à la pièce où elle et sa mère passaient parfois du temps ensemble. C'était l'équivalent d'une bibliothèque sauf qu'il n'y avait que des livres de couture et des magazines de mode.
-C'est notre pièce secrète entre femme.
-C'est magnifique, il me faudrait ça à la maison !
-Clary n'aime pas cette pièce, elle préfère aller dans la vraie bibliothèque.
-Je ne suis pas étonnée, s'esclaffa Jocelyne.
Maryse arriva avec un grand pichet de boisson fraîche et probablement alcoolisée ainsi que trois verres.
-Petit cocktail pour femme avec supplément rhum.
Isabelle et Jocelyne rirent devant l'air conspirateur de Maryse. La mère d'Isabelle alla directement en direction d'une grande armoire qui était toujours fermée à clé. Elle en sortit une grande housse blanche qu'elle accrocha sur le rebord de la fenêtre. Elle ouvrit très lentement la fermeture et se dégagea pour laisser Isabelle regarder la robe de mariée.
-C'était celle de ta grand-mère maternelle. Elle est en dentelle dorée, cousue main et d'origine française.
Le tissu précieux renvoyait des rayons du soleil dans la pièce. Isabelle la dégagea de sa housse de protection pour l'admirer en entier, c'était une pièce unique. Elle était très sobre sur le devant mais possédait un décolleté plongeant sur le dos entier. Très ajustée au corps, elle descendait plus largement sur les jambes. Une très longue traîne était directement incorporée à la robe. C'était tout simplement magnifique. Isabelle en avait les larmes aux yeux, elle retrouva un peu de bonne humeur en voyant cette héritage.
-Je n'ai jamais osé la porter à mon mariage car ma mère m'a reproché trop de chose et je ne me sentais pas digne d'elle. Mais cette robe t'ira à la perfection ma puce. Je suis vraiment désolée de ne pas avoir pris part à ton premier mariage mais je ne connais rien au tradition terrestre et je ne voulais pas paraître ridicule. Mais je vais me rattraper cette fois, je te le promets.
-Tout ce que je te demande c'est de ne pas inviter trois cents personnes, couina Isabelle à travers ses larmes.
Maryse et Jocelyne rirent de cette plaisanterie et trinquèrent ensemble au futur mariage. La robe fut rangée avec précaution, Isabelle ne voulait pas l'essayer avant d'avoir Clary à ses côtés, elle ne voulait même pas l'essayer avant la transformation de Simon.
-Je pense que se marier à la fin de l'été serait parfait. On pourrait faire ça ici, on inviterait une cinquantaine de personnes pour le repas et tout le monde rentrera chez lui après le dîner.
-On rentrera ainsi directement à New-York ?
-Exactement, nous pourrons rentrer quelques jours après et ensuite reprendre notre vie chez nous.
-Tu n'aimes pas vivre ici ? s'étonna Jocelyne.
-Ce n'est pas ça, en réalité j'aime beaucoup Idris comme tous les chasseurs mais ma vie n'est pas ici. J'ai l'impression d'être dans ma maison de vacance.
-Je comprends. Si j'ai fait le choix de rester vivre ici, c'était pour éloigner Luke de la meute. J'ai toujours eu l'impression de ne pas être bien accueillie et je n'aimais pas l'idée qu'il pouvait se faire tuer pour une histoire de pouvoir.
-C'est normal.
-Donc pour en revenir à la robe, tu comptes la modifier ? demanda Jocelyne visiblement désireuse de changer de sujet.
-Non, je vais devoir trouver les bonnes chaussures pour aller avec et...
Un flash se fit dans l'esprit de la brune. Clary ne lui avait toujours pas rendit les chaussures de sa mère, si elle le découvrait, elle était morte ! Isabelle devait absolument lui réclamer avant la fin de la journée.
-Et rien du tout, je sais ce que je vais porter, j'en parlerais à Clary.
-Pour son rendez-vous avec Jace, elle portait sa robe de demoiselle d'honneur de mon mariage, je l'ai trouvé ravissante.
-Moi aussi, avoua Isabelle trop vite.
-Tu l'as vu ?
-Elle est venue me demander un conseil maquillage, mentit à moitié Isabelle.
Isabelle détourna la conversation sur la météo en fin d'été. C'était la saison des orages à Idris, il y avait toujours beaucoup de pluie et l'air était très humide.
-C'est un peu risqué pour un mariage.
-Mais non Isabelle, la cérémonie se tiendra à l'intérieur de notre véranda qu'on fera décorer pour l'occasion et la réception se passera sous une tente dans le jardin.
-Vous avez toute la place nécessaire en plus !
Un grand boom retentit dans la maison, faisant sursauter les femmes qui se saisir de leur arme. Elles quittèrent la pièce en silence et descendit vers le bruit. En bas des escaliers, Robert et Luke étaient affalés, se tenant par les épaules chacun. Ils chantaient une chanson paillarde de New-York, ou plutôt beuglaient du point de vu d'Isabelle, tout en essayant de se relever.
-Visiblement, ils ont essayé de monter.
-Quelle honte, soupira Maryse.
-Je crois qu'il est temps de rentrer pour nous, répondit Jocelyne. Merci pour l'invitation et vraiment toutes mes excuses pour Luke, ce n'est pas son état habituel.
Jocelyne releva son mari avec beaucoup de difficulté mais il se laissa faire malgré ses protestations.
-Jocelyne touuut va bien, s'écria-t-il.
-Mais oui.
-Tu te rends compte que notre fille elle est presque mariée.
-On verra ça plus tard.
-Moi j'te l'ai toujours dit que Jace il était bien, insista Luke.
-Mais oui, soupira Jocelyne.
-En plus tu imagines, ils ont presque eu un bébé. Tu imagines ?
-Tais-toi Luke, Clary pourrait entrer d'une minute à l'autre.
-D'accord chut ! souffla Luke en posant son index sur sa bouche.
Il marcha jusqu'à la porte et se retourna.
-Eeeeh Rob' ! T'sais quoi, la prochaine fois on ira boire chez moi j'ai d'la bonne réserve.
-Tu m'fra goûter s'te truc français là, répondit Robert en titubant.
-C'est du calvas qu'on dit. C'est trèèèès bon tu verras.
-Bon ça suffit Luke, on rentre !
Jocelyne grimaça en direction d'Isabelle et de Maryse. La mère de famille envoya son mari à la douche avant de se coucher.
-Mais j'ai faim moi ! couina le mari.
-Tu mangeras demain !
-Mais !
-Il n'y a pas de mais Robert, tu me fais honte à te sâouler comme ça sans aucune raison.
Isabelle eut un sourire devant l'état de son père, quasiment couché par terre dans les escaliers.
-Alors j'suis pas d'accord. Déjà je fête le mariage de ma fille préférée.
-Je suis ta seule fille, rappela Isabelle en riant.
-Justement, je t'aime encore plus. En plus je fête le mariage de mon fils avec un homme et en plus une créature obscure qu'on connait depuis toujours. Et puis après je fête aussi le très très très très très très probable mariage entre notre autre fils et Clary. Parce que Clary elle est gentille tu vois, elle ne cherche pas d'ennui. C'est pas sa faute si son père c'est Valentin, enfin non c'est juste son géniteur, parce que son papa c'est Luke. Tu sais qu'il lui a appris à faire du vélo à l'âge de six sais faire du vélo toi Isabelle ?
-Oui.
-C'est bien ma fille. Et bah Luke il a aimé Clary dès le premier regard parce qu'elle était exactement comme sa mère. Il a juré de la protéger. C'est pour ça qu'il est devenu le chef de la meute de New-York.
-On sait tout ça papa, maintenant va te laver s'il-te-plaît.
-Oui Robert, tu nous fatigues à parler pour ne rien dire.
Robert renifla et se releva avec beaucoup de mal.
-Vous êtes vraiment trop méchante, je vais le dire à Alec et à Jace. Eux ils sont cools.
Maryse chassa le père de famille ivre à l'étage et se moqua de lui une fois certaine qu'il se douche. Elle proposa à Isabelle de préparer un plat rapide puis de monter se coucher, elle était exténuée. Elles coupaient les crudités en vu d'une salade fraîche quand Clary, Alec, Magnus et Jace débarquèrent dans la maison.
-Vous avez vu l'état de Luke ? demanda Jace en se marrant.
-Et encore, tu verrais papa, rit Isabelle.

Jour deux. Isabelle avait passé la première nuit sans Simon. Si elle avait pu dormir c'était grâce au sorcier qui lui avait donné un puissant remède contre l'insomnie. Il était environ neuf heure du matin quand elle se leva, prête à affronter une journée sans l'homme de sa vie.
-Je le vois après-demain, se dit-elle dans le miroir.
Isabelle tourna la bague qu'elle portait à l'annulaire gauche, complètement nerveuse au fond d'elle. Comment se passait la préparation de Simon ? Avait-il vu Raziel en vision ? Avait-il froid ? Avait-il peur ? Avait-il mal ? Isabelle inspira pour se calmer, elle ne devait pas céder à la panique. Elle entendit du bruit en bas, signe que quelqu'un était réveillé. Elle trouva sa mère dans le salon, un livre de couture à la main et un café à côté d'elle. Son père somnolait sur le sofa, le visage tourné vers les rayons du soleil. Jace jouait au carte avec Alec et Magnus.
-Bonjour. Où est Clary ?
-Chez elle pourquoi ? répondit Jace.
-Oh j'aurais cru...
-On ne passe pas toutes nos nuits ensemble. Je l'ai raccompagné chez elle et je suis sagement rentré ensuite.
Isabelle alla dans la cuisine pour se servir sa dose de caféine nécessaire pour la journée. Elle embrassa le crâne de son frère.
-Tu devrais te couper les cheveux, tu peux presque te faire une tresse !
-N'importe quoi. De toute façon j'ai rendez-vous cet après-midi, on y va avec Jace.
-Une vrai activité de fille de se rendre chez le coiffeur ensemble.
-Nous au moins on fait autre chose que de lézarder au soleil, taquina Jace.
Isabelle bu une gorgée de la boisson chaude.
-Au fait, pourquoi tu n'es pas resté chez Clary ?
-J'ai loin d'avoir la côte avec sa mère.
-Oh je pense que tu te trompes. Si tu veux mon avis...
-Isa, la prévint Maryse.
-Bon très bien personne ne veut mon avis, j'ai bien compris.
Isabelle allait simplement dire qu'elle pensait que Jace devrait rester avec Clary à cause de ses cauchemars. Elle l'avait encore sentie agitée toute la nuit. A un moment donné, Isabelle cru sentir ses paupières brûler, comme si un feu était trop près de ses yeux. Isabelle accepta de jouer avec les autres une fois revenue de la douche, Clary arriva après le déjeuné. Elle semblait épuisée, presque malade.
-Tu es affreuse, commenta Alec.
-Merci Alec.
-Je t'en prie.
Jace se leva et prit ce petit bout de femme dans les bras, il lui murmura quelque chose qui déclencha une vague de plaisir dans tout le corps de Clary, ce qui fit tiquer Isabelle.
-Je vous rappelle qu'on est là, Alec et moi, et qu'on peut sentir vos émotions.
-J'ai rien dit de spécial.
-Jace me disait qu'il dormirait avec moi cette nuit pour me rassurer c'est tout.
Isabelle avait envie de lui rire au nez.
-Et tu crois que je n'ai pas senti cette vague d'hormone en toi ? Pour un peu je lui aurais sauté dessus.
-Excuse-moi Isabelle mais je ne suis pas attiré par les femmes plus grandes que moi. Je préfère les petites rousses toutes mignonnes à croquer. Que je vais d'ailleurs croquer cette nuit.
-Bordel prenez une chambre ! Protesta Alec en se levant de sa place.
-Chéri, on peut très bien prendre une chambre dans le palace Herondale, on dit qu'ils ont des chambres vides en ce moment, plaisanta Magnus en entrant dans la pièce.
-On a fait l'amour dans toutes les chambres, lança Jace en souriant.
Clary ouvrit la bouche à s'en décrocher la mâchoire. Choc. Colère. Honte. Désir.
-Je ne te crois pas, rétorqua Alec en plissant les yeux à la recherche des émotions de son parabatai.
-Tu iras voir la chambre au troisième étage, tu sais celle avec le lit à baldaquin bleu et noir. Je crois qu'il doit rester une culotte de Clary quelque part.
-Où se trouve la culotte de Clary ? demanda Maryse en rejoignant le groupe.
-Nul part, protesta la propriétaire de ladite culotte. Tu vas arrêter Jace !
-Non j'aime beaucoup trop te voir rougir. Bon alors on y va ?
Clary secoua la tête.
-Non aujourd'hui je ne vais pas faire de cheval avec toi.
Alec et Magnus éclatèrent de rire, Isabelle eut un petit sourire.
-Bande de pervers ! s'écria Clary rouge de honte. Je parle d'équitation !
-Ignore ces imbéciles Clary, soupira Jace.
-J'ai promis à Isabelle d'aller avec trouver la première tenue de combat de Simon.
-Oh bah très bien, de toute façon je ne voulais pas faire d'équitation avec toi, je voulais simplement me balader. On le fera en soirée.
Jace posa ses lèvres sur le front de sa petite amie et se tourna brusquement vers Alec.
-Tu viens le moche ?
-Alec est le plus beau du monde.
-Ah c'est sûr que tu es objectif Magnus !
-Plus que toi en tout cas !
-Les garçons, soupira Maryse.
Isabelle prit le bras de Clary et quitta la maison rapidement. Elles avaient des choses à faire, des sujets à aborder et surtout Isabelle voulait passer chez sa parabatai pour récupérer les chaussures de sa mère.
-Quel est le programme pour cet après-midi ? demanda Clary.
-On va passer à la boutique de vêtement pour homme près de la place de l'Ange et on va acheter la tenue de combat que portera Simon pour sa transformation.
Clary s'arrêta de marcher et prit Isabelle dans ses bras.
-Je sais que c'est dur mais on s'en sortira tous ensemble, le plus important c'est de rester fortes toutes les deux, pour Simon. On va aller faire du shopping et ensuite on ira à la maison.
-Justement en parlant de chez toi, tu ne m'as pas rendu les chaussures de ma mère ! reprocha Isabelle en fronçant les sourcils.
-Elles sont chez Jace, dans une des chambres du premier étage.
-T'es pas croyable Clary !
Les deux femmes riaient quand elles entrèrent dans la boutique. Elles furent aidées par un vendeur, cherchant la taille la plus appropriée pour le futur chasseur d'ombre. Elles quittèrent la boutique très chic et se dirigèrent vers la maison des parents de Clary.
-Qu'est-ce-que tu aimerais comme cadeau de mariage ?
-Je n'ai pas d'idée. Dans notre communauté on offre des choses utiles pour le couple.
-Je vois.
-Parfois on offre des armes, des vêtements, des meubles, un cheval.
-J'ai compris Isabelle, pas besoin de me faire ta liste de mariage.
Clary donna un coup de coude à son amie et sourit. Jocelyne retrouva les filles après avoir terminé sa leçon de dessin et de rune.
-Je n'arrive pas à croire que les enfants ont école l'été, marmonna Clary.
-Ce n'est pas vraiment l'école, on apprend à survivre et les runes sont très importantes pour nous, répondit sa mère. Et puis les enfants sont plutôt attentif puisque c'est leur seule leçon de la journée pour eux. D'ailleurs le petit Edouard est le meilleur dans le traçage de la rune de force.
-Moi j'étais la plus forte pour la rune de vitesse, sourit Isabelle. Hodge disait que j'étais née pour la vitesse et le feu. Enfin bref ça remonte à loin tout ça. Et si on mangeait ?
-Isabelle, il n'est pas encore sept heure du soir, la réprimanda Jocelyne.
-Il n'y a jamais d'heure pour se faire plaisir. Bon je propose qu'on aille chez Jace pour récupérer les chaussures, on mangera chez lui.
-Tu t'invites comme ça ?
-Tout à fait. Allez Clary on y va.
Clary serra le bras de sa mère et suivit son amie en soupirant, elle n'avait pas envie de crapahuter jusqu'à chez son petit ami, à l'autre bout de la ville. Isabelle parla sans s'arrêter, elle raconta des anecdotes sur son enfance, des bêtises faites avec Alec, les nombreuses disputes entre elle et Jace, la naissance de Max, sa première rune. Elle parlait à rythme très rapide, nerveusement.
-Isabelle tais-toi, supplia Clary. J'ai mal à la tête et je n'arrive même plus à te suivre.
-Désolée Clary, c'est nerveux.
-Tu sais dans quelle chambre se trouvent les chaussures ?
-Quelque part au premier étage. Je commence par les chambres à gauche de l'escalier et tu prends celles de droite.
-C'est pas possible Clary !
Isabelle était exaspérée par Clary, dans combien de chambre avait-elle été avec Jace ? Pourquoi n'était-elle pas fichue de retrouver ces satanées chaussures ? Isabelle découvrit la première chambre avec surprise, elle était toute blanche, sans rien à l'intérieur. Elle en aurait fait une salle d'entraînement si elle était plus grande. Il n'y avait rien dans la pièce, alors Isabelle la referma derrière elle. La seconde pièce coupa le souffle à la chasseuse d'ombre. Elle n'eut pas besoin de lire le mot "bébé" sur la porte pour comprendre qu'il s'agissait de la chambre d'un enfant. Peut-être la chambre de Jace ? Isabelle fut tentée d'appeler Clary pour lui montrer le beau berceau en bois sombre qui était dans un coin de la pièce mais se ravisa. Elle ferma la porte derrière elle, et s'approcha du lit de bébé. Il y avait une photo d'un couple, la femme blonde était enceinte de quelques mois seulement et portait une robe longue, l'homme était souriant avec un regard déterminé.
-Papa et maman, lut Isabelle en bas de la photo.
Alors c'était les parents de Jace, Isabelle était dans ce qui aurait dû être la chambre de son frère adoptif. La vie était tellement cruelle, et dire que Jace aurait pu avoir des parents aimants, vivre dans le plus beau manoir d'Idris. Elle essuya une larme qui perlait de son oeil et se pencha sur le lit. Elle vit une peluche en forme de Phœnix dans le berceau, le tout était protégé par une couverture marron et grise tricotée à la main.
-Isa ! hurla Clary.
La chasseuse reposa la peluche et se prépara à bondir hors de la chambre d'enfant.
-Isa j'ai trouvé les chaussures !
Clary se rapprochait, Isabelle se dépêcha de regagner le couloir car elle savait que le lit d'enfant ferait mal à Clary, elle penserait à sa fausse-couche et Isabelle n'était pas assez forte pour soutenir son amie.
-Ah te voilà Isa, tu étais où ?
-Dans cette pièce là mais il n'y avait rien d'intéressant.
-Pourquoi je sens ton appréhension ?
-Je pense à Simon et...
-Ne me mens pas Isabelle s'il-te-plait. Tu as vu quoi dans cette maudite pièce ?
-La chambre que Jace était censé avoir si ses parents se seraient pas morts.
-J'ai envie de voir ça.
-Tu sais Clary, tu ne devrais pas t'infliger ça maintenant, tu auras tout le temps de la voir quand cette maison sera devenue la tienne. On devrait descendre et manger un morceau.
-Je veux juste jeter un oeil.
-Fais comme tu veux, de toute façon tu n'en fais toujours qu'à ta tête. Tu es égoïste, tout comme ton père.
Isabelle laissa Clary, oui elle était un peu injuste mais elle en avait marre de l'égoïsme de Clary. Egoïsme qui allait les faire souffrir toutes les deux. Isabelle avait la tête dans un paquet de chips quand elle entendit Clary entrer dans la cuisine.
-Depuis quand tu manges des chips ?
-Depuis que je n'ai rien trouvé de potable à manger. Tu en veux ?
Clary prit une chips. Elle posa le Phoenix sur la table et y déposa un regard doux.
-Je ne savais pas que les chasseurs d'ombres ont des peluches à la naissance. Moi j'avais Monsieur Noisette, et toi ?
-J'avais un lapin blanc que j'ai donné à Max à sa naissance.
-Je voyais les parents chasseurs d'ombres, rudes, sans coeur. Je n'avais jamais imaginé qu'ils étaient aimant et doux comme l'a été ma mère.
-Ta mère est une chasseuse d'ombre, rappela Isabelle en avalant une chips, elle t'a élevé comme l'a élevé sa mère. Je ne comprends pas pourquoi tu penses ça.
Clary haussa les épaules sans répondre. Elle se plongea dans un silence sans émotion, juste quelque chose de calme pour Isabelle. Quant elle eut fini son paquet de chips, elle s'attaqua à la réalisation d'un repas sans se prendre la tête. Clary l'aida en allant cueillir des fruits rouges pour un dessert. Elle revint avec un panier presque plein, les yeux pétillants.
-Quoi ?
-Jace adore les framboises, ça doit venir de ses parent car il y a en a beaucoup dans le jardin.
-C'est probable. Tu t'occupes du dessert ?
Isabelle venait de sortir les pommes de terre du four quand la porte d'entrée s'ouvrit. La cuisine était séparée de plusieurs pièces de cette porte, pourtant elle entendait parfaitement la conversation des deux hommes.
-La prochaine fois que tu voudras aller chez le coiffeur, tu iras tout seul, bougonna Jace.
-Oh c'est bon, c'est pas si terrible contrairement à moi.
-C'est pas si terrible ? C'est pas si terrible ? hurla Jace. J'ai un côté plus long que l'autre et j'ai été obligé de littéralement me battre contre la coiffeuse pour qu'elle ne me colore pas les cheveux !
-Arrête de te plaindre, elle trouvait tes cheveux magnifiques.
Isabelle et Clary échangèrent un regard moqueur, visiblement les garçons étaient énervés. Isabelle trouva l'absence de Magnus très étrange. Jace entra le premier dans la cuisine, un peu surpris de voir sa soeur et sa petite-amie dans la pièce. Comme il s'était arrêté net dans l'encadrement de la porte, Alec lui fonça dessus.
-Préviens quand tu t'arrêtes mec, marmonna-t-il.
-Génial moi qui voulait bouder dans mon coin c'est loupé.
-Merci, rétorqua amèrement Clary.
-Je ne disais pas ça pour toi mon ange.
Isabelle nota l'effort du chasseur blond pour apaiser une tension naissance et inutile.
-Je voulais bouder dans ma chambre puis venir te chercher pour dîner au bord de la rivière.
-Je me passerais de la rivière.
-Clary, soupira Jace.
Clary se tourna vers son petit-ami et haussa les épaules, Isabelle sentait bien qu'elle n'avait pas envie de faire la fête tout simplement. La petite rousse sourit au blond et plongea son regard dans le sien. Isabelle détourna la tête, gênée par cet échange visuel intime. Elle éprouva une pointe de jalousie et se demanda comment s'en sortait Simon.
-Je peux arranger ça, chuchota Clary à Jace en caressant ses cheveux.
-Tu es coiffeuse maintenant ?
-Non mais j'ai souvent coupé les cheveux de Luke ces dernières années et aussi ceux de Simon parfois.
-On fera ça après manger, vous avez préparé quoi les filles ?
-Pommes de terre gratinées au four et bacon grillé, pour le dessert des framboises à la crème fouettée. D'ailleurs, tu devrais penser à faire plus de course si tu veux réellement vivre ici, conseilla Isabelle. J'ai eu du mal à trouver de quoi préparer un repas.
-Je ne t'ai rien demandé Isa et d'ailleurs je ne compte pas encore vivre ici, j'aime beaucoup trop me faire servir comme un prince par Maryse.
-J'ai préparé à manger pour m'occuper, d'ailleurs ta cuisine est un vrai bazar comme toutes tes chambres là !
Les quatre jeunes passèrent à table, Alec riait avec Clary sur la coupe de cheveux de Jace. Ce dernier préférait les ignorer et se concentra sur son repas.
-Où est Magnus ?
-Il est parti rendre visite à des amis qui ne sont pas très loin d'Idris, il revient demain soir.
-Tu ne te sens pas perdu ?
-Non Isa, je vais très bien sans lui. Je ne suis pas si accro à Magnus, je sais me débrouiller sans lui derrière moi.
Isabelle leva les yeux au ciel, par l'Ange Alec pouvait vraiment raconter n'importe quoi. Bien sûr qu'il était accro au sorcier ! Quand le dessert fut avalé et qu'une tournée de café fut distribuée, la nuit était tombé sur le manoir. Isabelle se demanda si elle devait rentrer chez elle ou dormir là ? Que faisait Clary d'ailleurs ?
-Vous pouvez rester dormir là si vous voulez, il y a de la place, proposa gentiment Jace.
-Je prends une chambre où vous n'avez pas fait de cochonnerie, lança Alec en plissant les yeux.
-Oh il y a toujours la chambre de bébé de Jace, sourit Clary.
-Parce que vous avez fait ça partout ailleurs ? répondit Alec estomaqué.
-Ah non, on a pas essayé sur la table de la salle à manger. Il faudra essayer.
Jace, Clary et Isabelle éclatèrent de rire. Alec lança des éclairs à travers ses yeux, éclairs qui ne firent que redoubler l'hilarité générale.
-Au fait, je ne t'ai pas rendu ton doudou, dit Clary en donnant le phoenix à Jace.
-Je ne savais même pas que c'était à moi.
-C'était dans ton berceau. Tu n'es jamais allé dans cette pièce ?
-Je n'ai pas eu le courage, j'ai demandé à Alec de la nettoyer pour moi. Quand j'ai vu la pièce qui servait de chambre à mes parents biologiques, j'ai demandé à Magnus de tout retirer et de la rendre toute blanche, neuve. Je ne veux pas avoir l'impression que leur fantôme imprègne ma maison. J'ai déjà le sentiment de ne pas être chez moi alors vivre avec leur souvenir ? Non merci !
-Ta chambre est très belle. Elle est marron et blanche, très sobre. Il y a des citations en latin sur les murs et des runes de force et de protection. Un mobile avec des animaux mythologiques est suspendu au dessus du berceau et...
-Clary, je ne veux pas savoir ça pour le moment. Je n'ai jamais connu cette chambre qui semble parfaite pour un enfant. Je n'ai eu le droit qu'à un lit simple et des armes dans ma chambre, je ne veux pas me dire que je suis passé à côté d'une vie simple et parfaite. Alors s'il te plaît ne me donne pas matière pour le faire.
Clary fut blessée mais accepta. Isabelle en voulut immédiatement à Jace de se montrer presque cruel. La petite rousse venait de parler d'un sujet sensible pour elle, sans montrer de souffrance, elle venait de tourner la page. Isabelle devait en toucher un mot à Jace avant de se coucher. La fille Lightwood laissa les autres nettoyer la cuisine et alla prendre une douche froide, elle resta un long moment sous l'eau pour se vider la tête et quand elle fut certaine qu'elle avait suffisamment de force pour ne pas craquer, elle chercha les trois autres. Elle ne trouva que Jace, assit dans le salon d'été sur le balcon du deuxième étage. Il regardait le ciel, les yeux perdus au loin.
-Je peux m'asseoir avec toi ? demanda timidement Isabelle.
-Bien sûr.
Isabelle étendit ses jambes devant elle, prenant une position confortable.
-Tu te sens comment ?
-Honnêtement, j'ai un peu de mal à gérer. Entre mes émotions, la fatigue, les émotions de Clary, c'est un vrai tourbillon.
-Votre lien est très fort c'est vrai, contrairement à celui entre Alec et moi.
-Ne dis pas n'importe quoi, répondit Isabelle en posant sa main sur celle de son frère.
Isabelle était très contente d'avoir mis les choses au plat avec Jace. Ils avaient eu une très violente dispute au sujet de Clary, elle avait tellement souffert de l'éloignement entre son parabatai et Jace qu'elle ne raisonnait plus correctement.
-D'ailleurs où est-il ?
-Il dort dans sa chambre.
-Sa chambre ?
-Oui, il a pris une des chambre du troisième étage la première fois qu'on est venu. Tu peux en choisir une aussi. Clary aussi devrait en choisir une, elle ne devrait pas être obligée de dormir tout le temps avec moi.
-Ce que tu peux être bête parfois Jace, soupira Isabelle mais en gardant un sourire. Clary est heureuse de passer chaque nuit avec toi, tu sais qu'elle a recommencé ses cauchemars donc elle a besoin de toi. Surtout quand elle te vois mourir chaque nuit.
-Elle est forte.
Isabelle aquiécia en silence.
-En parlant de notre petite rousse préférée, tu l'as un peu blessé pendant le repas.
-Pourquoi ça ?
-Quand elle parlait de ta chambre de bébé, c'était ça façon de te faire comprendre qu'elle allait mieux au sujet de sa fausse-couche. Elle a beaucoup parlé avec maman de la perte d'un enfant ces derniers temps. Je crois sincèrement qu'elle a tourné la page, qu'elle est prête à être à nouveau heureuse.
Jace eut un énorme sourire.
-Je ne dis pas qu'elle est prête à avoir un enfant maintenant Jace attention, je pense simplement que tu peux commencer à parler de votre avenir sans avoir peur de la brusquer.
-Je comprends Isabelle. Pourquoi tu dis ça ?
-Elle est entrée dans ta chambre est n'a rien ressenti de très fort, ou je n'ai rien perçu de douloureux venant d'elle. Un peu de regret peut-être mais rien de tragique.
-Ça lui fait du bien d'être à Idris, répondit simplement Jace.
C'était totalement vrai. Idris faisait étrangement grandir les chasseurs d'ombres en visite. C'est comme si ce pays leur montrer que la vie était courte. Ils ne pouvaient pas se permettre de rester sur les drames qu'ils avaient vécu. C'était dans leur peau de relever la tête et de devenir plus fort. Jace passa un bras autour de sa soeur et elle posa la tête dans son cou. Ils restèrent là, à regarder les étoiles et la nature, jusqu'à ce que la jeune femme s'endorme.
-Isa, chuchota une petite voix douce. Isa va te coucher dans un lit tu serras mieux.
Isabelle suivit Clary jusqu'à l'intérieur de la maison et s'arrêta devant une chambre au hasard. Elle avait vu Jace sourire en indiquant que c'était la chambre rose puis s'était écroulée dans le lit moelleux et frais qu'elle occuperait probablement très longtemps.

Jour trois. Dernier jour avant avant de revoir son mari. Isabelle ouvrit les yeux alors que le jour venait à peine de se lever sur le manoir. Comme toujours, elle était la première à être debout mais aujourd'hui, elle ne ferait pas de cuisine ! Non Isabelle voulait simplement rester dans le lit à ne rien faire et à attendre le lendemain matin. Elle regarda le soleil matinal brûler et réchauffer la pièce. Elle se leva pour ouvrir la fenêtre et prit un grand bol d'air frais. Isabelle aimait tellement l'odeur d'Idris, ça sentait l'herbe, les fleurs, la paix. Si le bonheur avait un parfum, ça serait l'air qu'on respirait à Idris. Pourtant Isabelle devait avouer que sa mère n'avait pas tord, ce pays n'était pas sa maison, cette chambre n'était pas la sienne, ce manoir n'était pas chez eux. C'était juste pour les vacances. Isabelle eut soudain le mal du pays, voulant rentrer à New York et revoir les grattes-ciels de la ville. Bien sûr elle voulait aussi Simon avec elle, aller boire un café dans son bar préféré, danser le soir au charivari, manger le matin chez Taki et aller embêter Magnus le midi. Voilà ce que voulait Isabelle, au fond elle s'en moquait si Simon restait un Terrestre, elle l'aimait quand même. En fait, elle avait demandé à Simon de se transformer pour sauver l'honneur de sa famille. En épousant un Nephilim qui avait réussi à tuer des démons en étant encore terrestre, elle redorait le blason des Lightwood. De la pure vanité. Ce n'était que par vanité qu'elle prenait le risque de perdre son mari. Isabelle avait très souvent reprocher à Clary d'être égoïste, mais elle l'était aussi. La porte de la chambre où dormait Isabelle s'ouvrit dans un grand fracas et des petits bras entourèrent la taille d'Isabelle.
-Ah non Isabelle, ne tombe dans la déprime comme ça. Déjà c'est mauvais pour les rides à venir, puis tu n'as pas le temps aujourd'hui pour ça.
-Comment ça pas le temps ?
-Et ben, tu dois préparer la cérémonie de demain matin. Tu dois inviter les personnes que tu souhaites voir, tu dois apporter la tenue de combat de Simon à un Frère pour qu'il lui donne avant demain matin, on doit préparer un repas de fête pour le midi et surtout tu dois te faire ultra sexy pour tes retrouvailles avec Simon !
-Je ne sais pas si ...
-Tatata pas de discussion on prend un petit dej' rapide et direction la place de l'Ange.
Clary semblait prête à partir conquérir le monde. Isabelle la suivit et remarqua à l'instant que Clary portait une robe violette et noire alors que la veille, elle avait un short en jean et une chemise blanche trop grande pour elle.
-Tu as des vêtements ici ? demanda Isabelle en descendant les escaliers.
-Ça me parait logique. Je viens parfois ici sans prendre de vêtements de rechange donc j'en ai qui trainent.
-J'ai l'impression que ça ressemble à un début d'emménagement.
-Ne dis pas n'importe quoi Isabelle, je n'ai même pas encore dix-huit ans.
-Tu sais bien que la plus part des chasseurs d'ombres sont mariés avant cet âge.
-Tu t'es mariée à dix-neuf an !
-Oui mais moi je n'ai pas grandi ici et puis mon mari ne possède pas le plus beau manoir du pays !
-N'exagère pas Isabelle, dit Jace en apparaissant dans la salle à manger avec une assiette pleine de crêpes fumantes. Servez-vous il y en a d'autres qui arrivent.
En effet, trois minutes plus tard, Alec arriva avec un plateau chargé de tasse à café, crêpes et sucre. Jace annonça qu'il allait à la garde aujourd'hui donner une leçon de combat, Alec expliqua vaguement qu'il avait une course à régler et Clary s'excusa au près de son parabatai mais elle ne serait pas disponible pour la journée. Jace fut le premier à partir sans oublier d'embrasser "son ange" comme il disait si souvent, Alec le suivit dix minutes plus tard et les deux femmes se regardèrent dans le blanc des yeux.
-Tu lui as dit quoi hier soir ?
-De quoi parles-tu ?
-On ne répond pas à une question par une autre question Isabelle.
-Je ne comprends pas ta question c'est tout.
-Ne fais pas l'innocente Isa, je sais que vous avez parlé de quelque chose d'important.
-J'ai simplement dit à Jace que tu allais bien. On a trouvé qu'Idris t'allait bien.
-J'arrive pas à y croire, soupira Clary.
-Quoi ? s'étonna Isabelle devant la soudaine colère de son amie.
-Tu utilises notre lien pour parler de moi à Jace.
-Ne me fais pas croire que tu ne parles de Jace avec Alec. C'est tout à fait logique à mes yeux puisque nous somme la personne qui comprend le mieux son parabatai. Je vis à travers toi Clary, je peux tout ressentir. Quand tu as fait ta fausse-couche, je l'ai senti. J'ai cru que ça venait de mon propre corps. Tiens, je sens maintenant que ça ne te blesse plus autant d'en parler. Crois-moi Clary, je fais pour ton bien.
-Je sais Isabelle, je sais. Allez va t'occuper des affaires de Simon, tu peux entrer chez moi, la clé de secours se trouve en dessous du rebord de la fenêtre de la cuisine, indiqua Clary.
Après une bonne heure à déambuler dans les rues d'Alicante, Isabelle entra dans la maison déserte des Graymark. Elle entra directement dans la chambre de Clary et prit la housse de vêtement noire posée sur le lit de la jeune femme. Isabelle regarda avec attendrissement les photos accrochées au mur, il y avait une photo de Clary et Jace très ressente, ils dormaient sur le canapé, elle allongée et lui assit, la main dans ses cheveux. Oui Clary et Jace était parfait ensemble, pourquoi en avait-elle douté ? Isabelle se remémorait toutes les fois où elle avait été contre la relation entre Clary et Jace. Isabelle sortait de la maison avec la housse à la main quand elle aperçut son frère près de l'entrée de la Cité Silencieuse. Elle le rattrapa et le héla.
-Qu'est-ce-que tu fais là ?
-Et toi ?
-Je viens donner la tenue de combat pour Simon. Je te repose la question : qu'est-ce-que tu fais là ?
-Je voulais vous faire la surprise mais très bien. Quand Simon aura sa première marque, il devra choisir une arme pour l'accompagner de sa vie de chasseur d'ombre. Je pensais que lui offrir un arc que j'ai choisi pour lui serait un geste symbolique.
-Merci Alec.
Isabelle prit son frère dans ses bras et entra dans le lieu qu'elle détestait le plus au monde.
Bonjour Isabelle Lightwood. Tu as apporté la tenue ?
-Oui. J'ai également les bottes en cuir et une stèle toute neuve comme demandé.
As-tu pensé à la faire bénir par le chasseur dont il est le plus proche ?
-Je suis sa fiancé, c'est moi la plus proche de Simon !
Il me semble que ce jeune homme partage sa vie avec une autre chasseuse depuis l'enfance. L'as-tu fait toucher par Clarissa Morgenstern ?
Isabelle s'énervait un peu de ce manque de confiance.
-Pour qui me prenez-vous ? Bien sûr que Clary l'a bénie ! Elle a même marqué sa stèle d'une rune de confiance et une autre de force. J'ai moi-même gravé la stèle d'une rune d'amour.
Voilà une décision sage Isabelle. Tu portes bien la réputation de ta famille, forte et honnête. Ton futur mari peut puiser toute la force en toi. Va maintenant, je m'occupe du reste.
-Comment va-t-il ? couina Isabelle.
Le Terrestre est fort. Il a déjà rencontre l'Ange. C'est un bon présage mais rien n'est garanti.
Le Frère s'effaça parmi les murs froids de la Cité. Isabelle s'obligea à ne plus ressentir de peur, Simon avait rencontrer l'Ange, tout irait bien. Tout irait bien. Elle se répéta ça toute la journée pour ne pas sombrer dans une sorte de folie. C'était dur mais Isabelle réussi à organiser la cérémonie. Elle avait invité sa famille, celle de Clary, les Penhallow, les Blackthorn, et la vendeuse de fleur que Clary et Isabelle aimaient bien. Le repas du midi était au frais, elle n'avait pas pris le risque de cuisiner et s'était contentée d'acheter un plat de poisson et de petit légume. Pour la nuit qu'elle réservait à Simon, Isabelle savait que son mari l'aimait au naturel, de toute façon il serait probablement trop fatigué pour faire quoi que se soit. Quand elle eut fini toutes les tâches, elle remarqua alors qu'elle était exténuée. La chasseuse d'ombre s'autorisa une pause dans le salon de sa maison, un livre à la main. Quand Magnus entra comme un prince dans la pièce, elle remarqua à peine sa présence.
-On dirait que la journée a été longue, dit-il.
-Ne m'en parle pas. Comment vas-tu ?
-Bien. Les travaux de mon palace commenceront à la fin de l'été.
-C'est génial, tu vas enfin arrêter de squater ici. Tu sais qu'on est pas un hôtel de sorcier ?
Magnus éclata de rire.
-C'est pour toutes les fois où vous venez chez moi sans invitation ! Sinon, où est ton frère ?
-Probablement avec notre autre frère.
-Et Clary ?
-Aucune idée, peut-être avec ses parents.
-Et tes parents ?
-Je ne sais pas ! Bon sang Magnus, je ne suis pas une réceptionniste d'hôtel ! Je n'ai pas arrêter de courir dans tous les sens aujourd'hui. Tu n'as qu'à te servir de tes pouvoirs pour les retrouver. Fiche-moi la paix !
Magnus gémit sur la colère constante des femmes et se mit à la recherche de son fiancé. Ce ne fut qu'à la tombé de la nuit que la maison s'anima un peu. Isabelle était trop épuisée pour participer à une conversation, elle se contenta d'avaler son repas et d'aller dans sa chambre. Une fois toutes les lumières éteintes, elle soupira.
-Plus qu'une nuit.


Comme toujours, une review = un extrait du prochain chapitre !

Passez une excellente semaine, à vendredi prochain. Que l'Ange veille sur vous mes Nephilim !

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